10 septembre 2016

Blois2016 : Partir

 




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Partir au cinéma : Les Temps Modernes

 


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Partir, l'affiche officielle de Blois2016

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et la version Economie à Blois2016



Le programme Histoire au 09.09
http://www.rdv-histoire.com/sites/default/files/fichiers/programme_des_rvh_2016.pdf


 Le programme Economie
(avec : Bruckner, Lenglet, Attali, Védrine, Peyrelevade...)
http://www.rdv-histoire.com/sites/default/files/fichiers/prog_economie_rvh_2016.pdf

 

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La présentation du thème par Catherine Brice (Paris-Est) page 6 du programme

Le texte :

« Cette année, le thème proposé par les Rendez-Vous de l’Histoire de Blois est vaste, polysémique, contrasté.

 Partir, c’est mourir un peu, bien sûr; et l’actualité ne peut que nous inciter, d’abord, à voir immédiatement derrière ce mot les innombrables réfugiés qui quittent leur pays en guerre pour rejoindre aujourd’hui l’inhospitalité de l’Europe. Et avec eux, il y a ces réfugiés économiques, les migrants, mais aussi, les réfugiés climatiques, de plus en plus nombreux. Partir, c’est donc fuir la catastrophe, la guerre, la misère. C’est aussi prendre acte d’une société mondiale de plus en plus mobile, de plus en plus «sur le départ».

Les Rendez-Vous de l’Histoire feront à ces thèmes toute la place nécessaire, en mettant en perspective les conditions du départ, conditions politiques, juridiques, sociales, géographiques, mais aussi les modalités du déplacement et de l’installation (les diasporas constituant un cas spécifique et omniprésent) et, dans certains cas, on n’oubliera pas le retour qui permet d’éclairer les logiques de ces déplacements.
Mais les intervenants s’attacheront aussi à montrer comment les mobilités forcées contribuent à définir les critères d’appartenance à un Etat, une nation, ou une patrie, que ce soit celle du départ ou de l’arrivée. Réfugiés, exilés, migrants seront donc au cœur des propositions de Blois.

Mais partir, ce peut aussi être un déplacement moins dramatique suscité, au premier chef, par la curiosité : voyages scientifiques, voyages d’études, voyage de plaisir. Mieux connaître la planète, la décrire, l’organiser, la hiérarchiser, en jouir : depuis des siècles, les hommes investissent des espaces plus ou moins lointains, dans l’espoir de les découvrir, mais aussi de les maîtriser.
Maîtrise politique, économique, scientifique et curiosité artistique, scientifique ou géographique : les motivations du départ sont bien souvent entremêlées, mais, ici, relèvent autant du plaisir que de la domination, l’imposition brutale, ou pas, d’une vision du monde qui trouvera son climax dans les entreprises colonisatrices du XIXe siècle.
La religion a également sa place dans le départ: qu’on soit contraint de fuir les persécutions religieuses, ou que les systèmes religieux tentent de convertir, là encore on part : pour le martyr, pour la propagation de la foi, ou pour le Refuge, pour visiter et prier, dans des pèlerinages qui définissent les contours d’une géographie du sacré, mais aussi d’une économie de la foi qui marquent durablement les lieux.

La perception du départ, sa préparation, son déroulement occuperont également les historiens invités à Blois : la durée du voyage annoncé découle, pour beaucoup des moyens de transport, de la maîtrise (réelle ou escomptée) du parcours. Partir pour plusieurs années sans véritable repère, sans carte fiable, dans des contrées peu maîtrisées par les pouvoirs en place est bien sûr une entreprise radicalement différente des voyages toujours plus encadrés et balisés de nos siècles récents : et pourtant, le départ reste lié au sentiment de l’aventure, de l’exotisme, du danger. De la pérégrination aux vacances, le départ reste ce moment où « l’inconnu » devient inquiétant, excitant, nécessaire. Partir pour la guerre, c’est aussi une aventure dramatique mais qui, reconnaissons le, constitue sans doute une apparente constante depuis l’aube des temps.

Et puis, il y a des départs plus spirituels : extases, transes, paradis artificiels… des évasions qui n’ont pas le même but suivant nos civilisations. On peut s’évader pour découvrir la vérité, ou bien pour lui échapper. Les drogues peuvent aussi bien révéler une dimension cachée que recouvrir la réalité d’une voile rassurant, mais trompeur.
Enfin, il y a bien sûr le départ par excellence, celui qui est sans retour : la mort. On ne meurt pas de la même façon, le passage de la vie au trépas reste une des formes les plus encadrées, les plus interrogées depuis la nuit des temps ». Catherine Brice

 

Parmi les activités proposées :
http://www.rdv-histoire.com/sites/default/files/fichiers/programme_des_rvh_2016.pdf

Frontières, ordre ou désordre et souveraineté
Passages et circulations de migrants - minorités et diasporas
Migrations de travail
Les voyages marchands au M-A

Les explorateurs, les voyages scientifiques

Les missionnaires
Le chant du départ - la guerre - les conquêtes coloniales

La gauche et les vacances
Les paradis artificiels


La guerre d'Espagne, une guerre d'extermination
Les chemins de la liberté

expos
Ulysse, les chants du retour
Frontières
Migrations : la vision cartographique


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28 janvier 2012

L'université, leurre et piège

 

 

L'Université, leurre de la droite, piège de la gauche - Le Monde 270/01/2010

Point de vue de Guy Burgel, géographe et urbaniste, professeur à Nanterre
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/27/l-universite-leurre-de-la-droite-piege-de-la-gauche_1635200_3232.html

« Non seulement la loi Pécresse n'a rien réglé, mais elle a fait prendre du retard sur la solution des quatre grands problèmes qui se posent à l'Université ... »

- L'articulation entre université pour tous et élitisme républicain
- Le second défi est pédagogique
- Le troisième chantier, en apparence gestionnaire et financier, est politique...
Il faut moins craindre la privatisation rampante de l'enseignement supérieur public que la prolifération d'officines privées qui prospèrent sur le déclin de l'Université
- Le dernier choix tient à la place des étudiants étrangers (circulaire Guéant)

« C'est autant de bombes à retardement, qui attendent la gauche si elle accède au pouvoir, parce qu'elles la mettent devant ses contradictions ».

Guy Burgel
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Burgel

Guy Burgel - Université, une misère française, 2006
http://www.lelitteraire.com/article2804.html


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