25 mai 2014

Le commerce du 6 juin 44

 

Une pause après deux jours de colloque et une soirée réconciliation franco-allemande.

Une suggestion de lecture déjà évoquée :
Muriel de la Souchère, L’influence de la fiction américaine sur le récit télévisuel français du débarquement de Normandie : du Jour le plus long au Soldat Ryan - http://communication.revues.org/4892
Au début des années 1960, à la télévision, la fiction prend la place des images tournées en 1944.
La priorité n'est plus l'authenticité et la vérité historique, mais la réponse à l'attente supposée des télespectateurs.

dday-market

En grande surface, l'histoire comme support de commerce.
Olivier Wieviorka, Rémy Desquesnes au milieu des tasses, des assiettes et des gâteaux secs

 

dday-mag2014

D-Day, 6 juin, débarquement, un excellent support pour l'édition et la presse :
les magazines vendus dans une autre grande surface


cout-jazz

Le jazz débarque ...
Le 6 juin, une marque et un support de communication...
A Coutances, le 24, France 3 Basse-Normandie a filmé le groupe caennais Barouf Orkestar

 

coutances-44a

1944 : Coutances se souvient
Une expo photo dans la ville

 

cout44-cath

Une photo trompeuse : les maisons sont en ruines,
pas la cathédrale.

 

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« Scène de liesse dans la Manche » dit la légende, sans préciser le lieu ni la date.

Les discours hostiles n'ont pas disparu et reprennnent du service
(cf. les viols, Mary Louise Robert intervient dans La face cachée du Débarquement
le docu rediffusé par Direct 8 le 25 mai au soir (Histoire interdite)

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29 janvier 2011

Une marque de territoire ...

extrait de la dernière chronique d'Alain Rémond dans Marianne,  n° 718, 22/01/2011

« Je viens de recevoir un carton d’invitation (en tant que Breton, j’imagine), ainsi rédigé :

« Jean-Yves Le Drian, président du conseil régional de Bretagne, président de la Conférence des régions périphériques maritimes (CRPM), est heureux de vous convier le 9 février 2011 à 20 heures, pour vous présenter une démarche originale ».

Laquelle?
Celle-ci : « Avec la création d’une marque de territoire, qui sera lancée le 27 janvier, la Bretagne s’engage en ce début d’année 2011 dans une démarche d’attractivité ambitieuse pour enrichir, dynamiser et rajeunir son image. L’engagement, le sens du collectif, l’ouverture, l’imagination : ces valeurs sont le reflet de l’identité bretonne et le fondement de cette nouvelle marque. »
Une marque de territoire !
Un pince-fesse pour lancer une nouvelle marque !
La Bretagne, une marque !
Je m’étrangle, je défaille, je suffoque, je syncope.
On est envahis par les marques, colonisés par les marques, lobotomisés par les marques, et voilà qu’on va faire de la Bretagne une marque !
Pis une « marque de territoire ».
Pis une marque de l’identité bretonne.
La Bretagne lancée comme une marque de camembert.
Avec plein d’identité dedans.
On n’en peut plus, des marques.
La marque, c’est du marketing.
La marque, c'est du commerce pour un produit.
La marque, c’est du formatage.
Et la Bretagne se laisserait réduire à une marque, 100 % lait cru, moulé à la louche ?
Tous les Bretons se laisseraient coller une marque sur le front, signe de leur identité bretonne?
Des Bretons label rouge, certifiés bio, comme des poulets fermiers?
Tous enrôlés sous la « marque de territoire »

Alain Rémond, Faut voir, Marianne

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