28 mai 2020

Réduire la dépendance ?

 

 

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- Réduire la dépendance à la mondialisation ?

« La crise sanitaire nous invite à nous interroger
sur la capacité de nos systèmes de production à faire face aux aléas »
Arnaud Florentin et Elisabeth Laville – Le Monde idées 22.05.2020

Classer pays et régions en fonction de leur degré de « résilience productive »,
c’est-à-dire de leur capacité à surmonter l’interruption des chaînes logistiques qui les relient à l’extérieur.

https://www.lemonde.fr/idees/

https://www.lemonde.fr/economie-mondiale/

 
- La relocalisation, une fausse bonne idée ? Le Monde 24.05.2020
Isabelle Méjean, prof à l’Ecole polytechnique, a reçu le Prix du meilleur jeune économiste 2020
https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/24/isabelle-mejean-la-relocalisation-est-une-fausse-bonne-idee_6040611_3234.html

« si on revient en arrière, pour construire des chaînes de valeur moins fragmentées et plus résistantes aux chocs, les coûts de production vont augmenter, et le consommateur paiera la note. »

«  la relocalisation est une fausse bonne idée. Le problème de la fragmentation des chaînes de production ne provient pas de la distance géographique, mais du niveau de concentration. Relocaliser la production de gants chirurgicaux de Malaisie en Slovaquie ne résoudra pas mécaniquement le problème qui nous concerne aujourd’hui. La fragilité sera la même. Il convient au contraire de diversifier les sources d’approvisionnement pour réduire notre exposition à des risques spécifiques à certains pays ou à certaines entreprises ».


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15 juin 2016

Qui sont les ouvriers d’aujourd’hui ?

 

- Qui sont les ouvriers d’aujourd’hui ?
Perrine Mouterde, Le Monde 07.06.2016
http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/06/07/qui-sont-les-ouvriers-aujourd-hui_4941062_1698637.html

Maçons, chauffeurs, soudeurs, jardiniers, métalliers, commis de cuisine, dockers, ostréiculteurs… Selon l’Insee, la France compte 6,3 millions d’ouvriers, 20,5 % des emplois (40 % vers 1970). En moins de quinze ans, l’industrie a perdu près de 1,4 million d’emplois.

La moitié d’entre eux travaillent désormais dans le tertiaire. La frontière entre ouvriers et employés est devenue floue, mais les ouvriers sont plutôt des hommes (80%), les employées des femmes (75 %).
Plus d’un ouvrier sur 2 est un enfant d’ouvrier.

« Des jeunes travaillent six mois dans une usine, puis sont au chômage, puis se retrouvent deux mois dans une société de surveillance, ajoute Henri Eckert. Ils vivotent d’emplois ouvriers en emplois non ouvriers. Ce sont des précaires avant d’être des ouvriers. »

Les ouvriers sont peu visibles dans les médias.
Syndicats et partis politiques qui parlaient en leur nom ont perdu leur influence et leur rôle social.

« Invisibles et souvent précaires, privés d’une représentation forte et valorisante, les ouvriers n’ont pourtant pas disparu. Pour Cédric Lomba, la notion de classe [populaire] a un sens. La bourgeoisie est la classe la plus mobilisée pour défendre ses intérêts, mais ce n’est pas parce que les autres classes sont moins mobilisées qu’elles n’existent pas ».


- Dans les entrepôts, la folle cadence des ouvriers de la logistique
Perrine Mouterde s’est intéressé le 6 juin aux 700 000 « nouveaux ouvriers ».
30 % des salariés sont des intérimaires, le secteur applique « la chasse aux temps morts », celle des débuts du fordisme dans l’industrie automobile.
http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/06/06/dans-les-entrepots


- Moi, Anthony, ouvrier d’aujourd’hui, dans « raconter la vie », la collection initiée par Pierre Rosanvallon
http://clioweb.canalblog.com/archives/2014/04/03/29583259.html


- Luttes sociales, la vie d’après, Le Monde 17.05.2016
http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/05/17/luttes-sociales-la-vie-d-apres_4920495_1698637.html


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