03 février 2018

Commémorer Maurras (1868-1952) ?

 

La référence à Maurras retirée du « Livre des commémorations nationales » Le Monde

composition du Haut Comité aux Commémorations nationales -
http://francearchives.fr/article/38299

- Les 2 pages sur Maurras ont été signés par Olivier Dard
Charles Maurras, Olivier Dard, Armand Colin, 2013
compte rendu Pascal Cauchy Histoire@Politique 19.11.2014
http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=1&rub=comptes-rendus&item=506

Il a sans doute influencé l'article Maurras dans Wikipedia
Toute correction susciterait sans doute une violente guerre d'édition.

Commémorer n'est pas célébrer
Pascal Ory, JN Jeanneney, Le Monde Opinions 28.01.2018
http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/01/28/commemorer-ce-n-est-pas-celebrer_5248372_3232.html


Commémorer n'est pas célébrer : un insupportable sophisme
collectif, Libération 02.02.2018
http://www.facebook.com/francois.heilbronn/posts/10213291412293308

Polémique Charles Maurras - Michel Guerrin, Le Monde Opinions 02.02.2018
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/lm/maurras-guerrin.pdf


Il est difficile d’évoquer Maurras « dans le cadre de commémorations publiques »
Sébastien Ledoux, Le Monde Opinions 31.01.2018
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/lm/maurras-ledoux.pdf

Le cas Maurras, Commémorer, c'est bien plus que célébrer
CVUH, L'Humanité 02.02.2018,
à venir sur le site http://cvuh.blogspot.fr/
« les ambiguïtés mémorielles servent avant tout à cacher des entreprises de réhabilitation d'un nationalisme autoritaire, fermé, xénophobe et antisémite qui a régné dans les années1930...Il n'est nul besoin d'une commémoration nationale pour lire Maurras et prendre connaissance de son influence ».

L'ultra-nationalisme n'a pas empêché l'historien Raoul Girardet de faire carrière,
et la TV des années 1980 a donné beaucoup d’espaces à Pierre-André Boutang


Plusieurs pages dans Libé 02.02.2018
dont les points de vue de
- Olivier Dard : Maurras est représentatif...
- André Loez : Les notes de bas de page ne suffisent pas
« arrêtons de croire que les livres sont publiés hors de tout contexte...
et que le travail des historiens suffit à prendre le recul nécessaire face aux horreurs antisémites ».

- Gisèle Schapiro
Pourquoi republier Drieu la Rochelle (Gallimard), Rebatet (R Laffont)
Céline (Gallimard après Denoël), Maurras (Bouquins chez Laffont) ?
GS dénonce la responsabilité des éditeurs et une opération mercantile
(La loi de 1881 n'interdit pas la publication d'ouvrages antisémites...)


- Maurras,
la haine de la République et l'appel au coup d'Etat,
la détestation des juifs, des francs-maçons, des métèques et des pédagogues protestants.
l'appel au meurtre contre Léon Blum...
http://clioweb.canalblog.com/archives/2018/02/03/36111745.html


1 rappel :
« le patriotisme, c’est d’abord l’amour, le nationalisme, c’est d’abord la haine,
le patriotisme, c’est d’abord l’amour des siens, le nationalisme, c’est d’abord la haine des autres. »
Romain Gary, Pour Sganarelle, Gallimard 1965 page 371
http://savatier.blog.lemonde.fr/2012/05/01/rendons-a-romain-gary-ce-qui-lui-appartient/

Les commentaires à la suite du blog Emmanuel Debono ne rassurent pas
http://antiracisme.blog.lemonde.fr/2018/01/27/letrange-surprise-de-la-celebration-de-charles-maurras/


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13 novembre 2017

La chanson de Craonne

 


- La chanson de Craonne, Lhistogeobox 13.04.2017
http://lhistgeobox.blogspot.fr/2017/04/la-chanson-de-craonne.html


refrain :

Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne, sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés,
C'est nous les sacrifiés !

« La chanson de Craonneest aujourd'hui le morceau le plus connu et le plus enregistré de tous ceux nés de la Grande Guerre. Grâce aux travaux des historiens, et en particulier Guy Marival, nous en savons désormais davantage sur la genèse de cette chanson ».

« La Chanson de Lorette se réfère aux violents combats qui ont lieu en Artois, autour de Notre-Dame de Lorette, au printemps 1915. Le texte se stabilise en 1917. Un soldat parle dans son carnet d'une "Chanson moderne des sacrifiés" et note : "chanson cré[é] le 10 avril 1917 sur le plateau de Craonne".
La version transcrite par P. Vaillant-Couturier en 1934 est gravée sur disque en 1952 ».

L'article s'appuie sur l'ouvrage d'André Loez: "14-18. Les refus de la guerre. Une histoire des mutins" 2010]
André Loez met à mal l’image traditionnelle de Pétain, en particulier son rôle dans la résolution de la crise.
Pour lui, c'est moins une remobilisation volontaire qu'un délitement ordinaire qui explique la résolution des mutineries.


- La Chanson de Craonne  France 2 - "13h15" 43 minutes - 12.11.2017

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-dimanche-12-novembre-2017_2453074.html

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12 août 2014

14-18 : consentement et violence

 
Philippe Olivera, « Histoire des violences et violence (sociale) de l’histoire.
À propos de la “nouvelle histoire” de la Grande Guerre »
in François Buton, André Loez, Nicolas Mariot & Philippe Olivera (coord.), « L’ordinaire de la guerre », Agone, n°53, mars 2014
http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=3888

Le centenaire (1914 ? 1914-1918 ?) met en avant un consensus supposé.
Pourtant, les controverses n'ont pas manqué dans l'historiographie de la Grande Guerre : cf. Frantz Fischer et le rôle de l'Allemagne de Guillaume II (1961). Après 2000, la guerre de tranchées entre les tenants d'une histoire culturelle dominante (Péronne) et les défenseurs d'une histoire sociale (CRID 14-18) a été intense.
Les auteurs de Retrouver la guerre (Péronne) dénoncent le « pacifisme rampant » des historiens précédents.
Selon eux, « des millions d’individus ont manifesté une acceptation massive de la violence ; ils ont « voulu et continué la guerre », avec une ferveur résolue, sinon enthousiaste ». Tout s'expliquerait alors par une supposée « culture de guerre » faite « de haine de l’ennemi, de pulsions de violences, de sentiment patriotique et de souffle millénariste ».

Pour PhO, « la nouvelle histoire de la GG est une histoire sans complexe de dominants pour les dominants, dont l’essentiel du propos est de nier la domination sociale en confisquant la parole des dominés… » (cf la lecture des mutineries de 1917).
  « En attribuant à tous et à chacun l’origine et la responsabilité de la violence, la thèse de la brutalisation, version cheap de la banalité du mal, accable les combattants ordinaires et dédouane les dirigeants, déjà épargnés de leur implication dans le déclenchement du conflit par toute une littérature apologétique qui en fait des somnambules pris dans des engrenages » …
« Derrière la cause brandie de l’autonomie scientifique face aux pacifismes... point n’est besoin de chercher loin les gros sabots du discours décomplexé qui traverse aussi bien le champ des sciences sociales que celui du champ politique ».

rappels :
1914-1918 : Guerre de tranchées entre historiens, Jean Birnbaum, Le Monde, 10.03.2006
http://clioweb.free.fr/dossiers/14-18/tranchees.htm

1914-1918 : Retrouver la controverse
François Buton, André Loez, Nicolas Mariot & Philippe Olivera , La vie des idées, 10.02.2008
« Les violences extrêmes qu’on observe pendant la Grande Guerre s’expliquent-elles par la culture de guerre, la brutalisation des sociétés, le consentement des soldats, la contrainte ? Tout en livrant un plaidoyer pour une science ouverte qui relierait professionnels, amateurs et enseignants, une équipe d’historiens et de politistes montre que les choix historiographiques engagent, au-delà des logiques universitaires, une réflexion sur l’individu, les catégories sociales, l’État et la manière de faire de l’histoire ».
http://www.laviedesidees.fr/1914-1918-retrouver-la-controverse.html
http://www.laviedesidees.fr/_Mariot-Nicolas_.html

dossier Historiographies de la Grande Guerre, Non-Fiction
dont Au-delà de la « contrainte » ou du « consentement »
Les hiérarchies sociales au front
débat entre Emmanuel Saint-Fuscien et Nicolas Mariot :
histoire culturelle (la « transgression partagée de l'expérience de la violence extrême ») ou histoire sociale ?
http://www.nonfiction.fr/article-7124-dossier__historiographies_de_la_grande_guerre.htm

De la guerre comme affrontement historiographique, Blois 2013,
audio d'une table ronde entre Mariot, Loez, St-Fuscien, Mazurel.
http://clioweb.canalblog.com/tag/loez

André Loez, 14-18. Les refus de la guerre. Une histoire des mutins, 2010
CR par Antoine Prost
http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=1642

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16 octobre 2013

Guerre et affrontement historiographique

 

De la guerre comme affrontement historiographique
Blois 2013 - Jeudi 17h30 à 19h - Salle Kléber Loustau, Conseil général

Table ronde avec Damien Baladin, Mission du Centenaire de la GG,
André Loez, professeur en classes préparatoires à Paris, membre du CRID 14-18,
Nicolas Mariot, chargé de recherches, CNRS,
Hervé Mazurel, maître de conférences à l’université de Bourgogne,
Emmanuel Saint-Fuscien, maître de conférences, EHESS.

La table ronde du jeudi est en ligne en vidéo (1h27 mn)
http://www.youtube.com/watch?v=23B5YSdux6c


Au-delà de la controverse caricaturale contrainte/consentement, il s’agira ici de discuter des véritables enjeux historiographiques
et épistémologiques qui animent la recherche sur la PGM et sur le phénomène guerrier en général.
   
André Loez a publié notamment
14-18. Les refus de la guerre: Une histoire des mutins  2010
Les 100 mots de la Grande Guerre 2013)

La grande guerre - Carnet du centenaire de André Loez (avec Nicolas Offenstadt) - 2013
14-18 Vivre et mourir dans les tranchées de Rémy Cazals et André Loez 2012
 Obéir/désobéir : Les Mutineries de 1917 en perspective de André Loez et Nicolas Mariot 2008

Hervé Mazurel a publié Vertiges de la guerre. Byron, les philhellènes et le mirage grec

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