31 mai 2018

Un caméraman dans la Résistance

 

forrestier

 

Félix Forestier, un caméraman dans la Résistance
Franck Mazuet 55 mn
Du maquis du Vercors au procès du maréchal Pétain, Forestier saisit le retour de la République dans un pays traumatisé par l'Occupation (et aussi en politique, le passage rapide de la 2GM à la guerre froide)

rediffusion le jeudi 30 mai sur LCP 20h30
(le docu a déjà été diffusé en juin 2015, il le sera à noveau le mercredi 6 juin à 0h30)
suit un débat avec
Alexis Corbière, Denis Lefèbvre, Alya Aglan, Fabrice Grenard.
http://lcp.fr/emissions/droit-de-suite/288074-la-resistance-entre-mythe-et-realite

Forestier, filmographie
http://www.imdb.com/name/nm3460278/


Syvlie Lindeperg a analysé le rôle de Forestier dans le Vercors (La voie des images).
Elle participe au documentaire, elle évoque l'impact des débuts de la guerre froide
sur le choix des images et le sort des films (Le Chanois 1948).
Pour répondre à la demande, certains combats ont été mis en scène et filmés après la Libération.
Ces images ont parfois été reprises par des réalisateurs peu regardants sur la source de leurs archives.
http://clioweb.canalblog.com/tag/lindeperg

Voir aussi Dans le maquis du Vercors,
une émission de la série Mystères d'images 2014
http://www.youtube.com/watch?v=zoq7QREIgB8
http://clioweb.canalblog.com/archives/2017/12/10/35944265.html

Le CLCF et la Libération de Paris
http://clioweb.canalblog.com/archives/2014/09/05/30533517.html

Traces filmées de la Résistance, coffret vendu par l’INA en 2015, article de L'Humanité
http://www.humanite.fr/sous-la-surface-des-films-maints-debats-dissimules-570623
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14 décembre 2017

Les archives audiovisuelles

 

dans une semaine de la Fabrique,
Archive (3/4) Les archives audiovisuelles

avec S Lindeperg H Fleckinger C Gautier
http://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire


Parmi les enjeux abordés :

- Pourquoi utiliser les archives audiovisuelles ?
pour faire de l'histoire (ex de la place des femmes lors du conflit à propos de Lip)
pour faire une histoire du cinéma ?
pour étudier une activité de création artistique ?

- L'accès aux archives audiovisuelles a été difficile pour les pionniers,
à cause des supports au temps de l'analogique et par méfiance méthodologique

- La « vérité » des images ?
La conviction que les images restituent le réel mieux que les historiens est trompeuse.
Elle fait oublier tout le travail à faire sur les conditions (économiques, sociales, politiques, techniques...) de production de ces images, sur leur réception, sur les interprétations divergentes possibles.

- La TV commande, paie et diffuse des documentaires qui déforment et dénaturent  les archives :
recadrage, colorisation, sonorisation, confusion entre public et intime, au mépris des formes originelles de ces archives...
Pourquoi ces documentaires refusent-ils de laisser une place pour une réflexion critique du spectateur ?
(voir ce que Sylvie Lindeperg écrit dans La voie des images à propos des séries Apocalypse )

- Que faire face à l'inflation actuelle de vidéos produites (cf. smartphones)
  Les procès de Nuremberg, c'est environ 40 heures de vidéo, le procès Eichmann, environ 500 heures, le TPI pour le Rwanda,  15 000 heures.
  Quels outils utiliser pour une analyse approfondie ? quels logiciels ?

- La numérisation prend la suite de la mise en microfilm des archives les plus menacées.
  Elle ne concerne qu'une part très modeste de l'ensemble d'un dépôt d'archives.
- L'évolution de la fréquentation des archives est un sujet important, mais souvent oublié.


Archives 4/4 : L'Etat et les archives
avec Françoise Banat-Berger, Jean-Louis Debré et Gilles Morin
http://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/archive-44-letat-et-les-archives

 

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12 décembre 2017

A qui appartiennent les images ?

 

appartiennent

 
mercredi, dans la FabriqueFC,
Archive (3/4) Les archives audiovisuelles
http://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire


parmi les invités, Sylvie Lindeperg, auteur avec Ania Szczepanska de l'ouvrage
A qui appartiennent les images ? editions MSH 2017

 

Sommaire
Introduction – Sylvie Lindeperg et Ania Szczepanska
Le singulier destin des images d'archives – Sylvie Lindeperg
Des images protégées par le droit ? – Nathalie Chassigneux
Les dilemmes d'une institution d'archives – Xavier Sené
Des archives comme les autres…ou presque – Agnès Magnien
Le documentaire historique à la télévision : les clés de la dispute – Serge Lalou
Le film comme contre-histoire – Jean-Gabriel Périot
Des images sans propriétaire : pour une déontologie des usages – Marie-José Mondzain
Les mots de la « querelle » – Ania Szczepanska
http://www.editions-msh.fr/livre/?GCOI=27351100374750&fa=description


présentation 1
 
« Les images d'archives - bien précieux à la fois matériel et immatériel - sont aujourd'hui indispensables pour écrire et penser l'histoire.
Pourtant, à l'heure où le numérique révolutionne leurs conditions d'accès, de reproduction et intensifie leur circulation, elles ne bénéficient pas d'un statut équivalent à celui des archives écrites ou des oeuvres d'art.
Leur valorisation tout comme leurs métamorphoses soulèvent de nombreuses questions : politiques, juridiques, éthiques, économiques et esthétiques qui nécessitent une réflexion interdisciplinaire »

présentation 2
« Dans nos sociétés « iconophages », l'attrait pour les archives audiovisuelles s'accroît, menaçant parfois l’intégrité des images qui façonnent notre mémoire et nos imaginaires du passé. Leur importance est cruciale et pourtant elles ne bénéficient pas d’un statut équivalent à celui des archives écrites ; elles ne profitent pas non plus pleinement des protections accordées aux œuvres d’art.
Parallèlement, la révolution numérique modifie en profondeur les conditions d’accès, de circulation et de reproduction des images, posant de constants défis aux institutions chargées d’en assurer la conservation et la communication.

Ainsi, les usages des images d’archives soulèvent des questions politiques et éthiques tandis que leurs coûts freinent l’expérimentation de formes plus innovantes d’écriture de l’histoire dans le cadre de dispositifs pédagogiques et scientifiques.
Parce qu’elles sont entrelacées, ces questions nécessitent une réflexion de fond associant historiens, juristes, philosophes, conservateurs, cinéastes, producteurs… Le présent ouvrage se propose d’amorcer ce dialogue nécessaire en dépliant les questions liées à la conservation, à l’interprétation, à la circulation et aux usages des images d’archives ».

extraits en ligne :

1 - http://theconversation.com/a-qui-appartiennent-les-images-1-84289

2 - http://theconversation.com/a-qui-appartiennent-les-images-2-84338


- Le singulier destin des images d’archives : contribution pour un débat, si besoin une « querelle »
Sylvie Lindeperg, dossiers de l'audiovisuel - INA mai 2014
http://www.ina-expert.com/e-dossiers-de-l-audiovisuel/le-singulier-destin-des-images-d-archives-contribution-pour-un-debat-si-besoin-une-querelle.html
http://www.ina-expert.com/dossiers-magazines-et-collections-de-livres/e-dossiers-de-l-audiovisuel.html

L’image comme trace : confronter l’intelligible à la perte
Des images abusées
Tout et son contraire
Les artifices d’une« réalité augmentée »
Pour une réflexion éthique sur la maltraitance des images


- L’utilisation des images d’archives dans le documentaire
Sylvie Lindeperg et Ania Szczepanska, Pessac 2017, audio 22 minutes



- Sylvie Lindeperg a écrit et dirigé une quinzaine d'ouvrages parmi lesquels :
Les Écrans de l'ombre
http://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_2000_num_55_1_279837_t1_0191_0000_3
Clio de 5 à 7. Les actualités filmées de la Libération : archives du futur
http://journals.openedition.org/questionsdecommunication/7297
Nuit et Brouillard. Un film dans l'histoire
http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=1073
La Voie des images
http://journals.openedition.org/temoigner/842


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10 décembre 2017

1944. Dans le maquis du Vercors

 

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- 1944. Dans le maquis du Vercors

Mystères d’archives - saison 4 - 2015

Juin 1944. Félix Forestier, cameraman professionnel,
est envoyé depuis Paris pour filmer la Résistance dans le maquis du Vercors.
Il reçoit l'éide du réalisateur Georges Coutable et du jeune opérateur Albert Weill
Ses images uniques, plus tard égarées, n’ont été retrouvées qu’en 2013.

En 1945, pour réaliser Au coeur de l'orage, JP Le Chanois vient dans le Vercors
tourner après coup ce qu'il considère comme les images manquantes.
L'élaboration du film projeté en 1948 doit tenir compte des réactions (gaullistes, FTP, etc.).

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vercors1944

Pourquoi le maquis du Vercors est-il devenu un symbole de la Résistance française ?

http://www.arte.tv/fr/videos/050356-005-A/mysteres-d-archives/

ou http://www.youtube.com/watch?v=zoq7QREIgB8


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La caméra américaine, une Bell & Howell 35 mm Eyemo
3 objectifs, 4 kg - 1 bobine de 30 m (100 feet) permet de filmer environ 1 minute à 24 i/s.
http://en.wikipedia.org/wiki/Eyemo

 

vercors1944-forestier

Félix Forestier
lors d'une reconstitution de la dissimulation de la caméra et des films après guerre

 

- Sylvie Lindeperg, La voie des images Verdier 2013
http://clioweb.canalblog.com/archives/2013/02/28/26529314.html

Les lundis de l’histoire, 25.02.2013 - 44e mn, Sylvie Lindeperg
http://www.franceculture.fr/emissions/les-lundis-de-lhistoire/la-resistance-et-ses-images

http://www.univ-paris1.fr/fileadmin/IGPS/habillage/pages/Conferences/Ete_1944_programmation.pdf


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01 décembre 2017

Le nazisme, une société de camps

 
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KL - A History of the Nazi Concentration Camps
Nikolaus Wachsmann - Farrar, Straus and Giroux 2015
http://us.macmillan.com/excerpt?isbn=9780374535926


The New York Times, 12.07.2015
http://www.nytimes.com/2015/07/12/books/review/kl-a-history-of-the-nazi-concentration-camps-by-nikolaus-wachsmann.html
The Guardian 12.07.2016
http://www.theguardian.com/books/2016/jul/12/kl-a-history-of-the-nazi-concentration-camps-nikolaus-wachsmann-review
The New Yorker 06.04.2015
http://www.newyorker.com/magazine/2015/04/06/the-system-books-kirsch

Laqueur, London Review of Books 24.09.2015
http://www.lrb.co.uk/v37/n18/thomas-laqueur/devoted-to-terror

Three things made the nazi camp system possible.
First, unlike prisons, the camps were increasingly able to operate outside the legal system.
Second, the concentration camps were an economic resource, a reservoir of slave labour.
Third, the KL and radical anti-Semitism came to be useful to each other.

In 1942 ‘the Holocaust transformed the concentration camp system. Two great Nazi crimes began to share a common history.
But what we often think of as the almost fatalistically inevitable confluence of Jewish extermination and the concentration camps turns out instead to be strangely contingent.

Peter Gengler, UNC Chapel Hill  25.05.2017
http://traces.unc.edu/blog/review-of-wachsmann-kl-a-history-of-the-nazi-concentration-camp
Marcus Fielding
http://www.rusinsw.org.au/Papers/2017BRUP03.pdf


KL - Une histoire des camps de concentration nazis, Nikolaus Wachsmann, Gallimard 2017
« Le camp de concentration (KL) est constitutif du nazisme. Il en est le miroir le plus fidèle.
Dès les premières heures du régime, il sert d'abord à éliminer les opposants politiques dans des bâtiments réquisitionnés en pleine ville, puis très vite est érigé hors des zones urbaines selon une architecture particulière. De concentration des prisonniers sans droits, il élargit ses fonctions selon les besoins de l'État : instrument de la terreur idéologique, il devient la machine de l'épuration sociale (malades mentaux, asociaux, homosexuels), le centre d'une économie du travail par le mortel esclavage de la main-d'œuvre (les prisonniers russes et les Slaves au premier chef), un univers de convois ferrovaires et de rampes de sélection, d'expérimentations médicales selon les pathologies des différentes catégories de déportés, l'épicentre enfin du génocide des populations juives et tziganes en provenance de tous les pays occupés. D'emblée, le camp fut le règne de la violence absolue, sitôt que la garde en fut confiée à la SS des camps dont les rangs s'ouvrirent aux militants de base sans autre formation idéologique que les sanglantes batailles de rues.
Le camp ne répond pas seulement aux évolutions du régime nazi, il est un univers en soi avec ses propres règles, mélange de bureaucratisme tatillon et d'arbitraire déchaîné, sur lequel entend régner Himmler.
Un univers dont les Allemands ne pouvaient ignorer l'existence ».
Nikolaus Wachsmann est professeur d'histoire contemporaine à Birkbeck College (université de Londres)
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/NRF-Essais/KL

27 camps principaux et plus de 1 100 camps satellites
des camps meurtriers, moins de la moitié des déportés survivent
http://www.scienceshumaines.com/kl-une-histoire-des-camps-de-concentration-nazis_fr_38805.html

Un système conçu par les nazis pour dominer par la terreur l'Allemagne et l'Europe conquise.
« Le système, qui relevait de l’inspection des camps (IKL) dirigée par Theodro Eicke,
passe au printemps 1942 sous le contrôle de la branche économique de la SS (le WVHA) d’Oswald Pohl.
Après Dachau, c’est Sachsenhausen qui occupe une place centrale, avant que celle-ci ne soit tenue par Auschwitz... »
http://www.lemonde.fr/livres/article/2017/11/30/histoire-du-nazisme-l-archipel-du-kl_5222456_3260.html


- Le nazisme, une société de camps
"Wir haben nicht einmal alle Nazi-Lager erfasst" Zeit Online 04.03.2013
42.500 Orte des Naziterrors – waren Tausende davon bisher unentdeckt?
Nein, sagt Historiker Geoffrey Megargee im Interview. Nur habe niemand das Puzzle zusammengefügt.
http://www.zeit.de/wissen/geschichte/2013-03/interview-holocaust-studie


- Der Ort des Terrors. Geschichte der nationalsozialistischen Konzentrationslager, 9 volumes,
Wolfgang Benz / Barbara Distel - C.H.Beck, 2005-2010,

1 : Die Organisation des Terrors,

2 : Frühe Lager, Dachau, Emslandlager,
3 : Sachsenhausen, Buchenwald,
4 : Flossenbürg, Mauthausen, Ravensbrück,
5 : Hinzert, Auschwitz, Neuengamme,
6 : Natzweiler, Groß-Rosen, Stutthof,
7 : Wewelsburg, Majdanek, Arbeitsdorf, Herzogenbusch (Vught [1] ), Bergen-Belsen, Mittelbau-Dora,
8 : Riga. Warschau. Kaunas. Vaivara. Plaszów. Klooga. Chelmo. Belzec. Treblinka. Sobibor,
9 : Arbeitserziehungslager, Ghettos, Jugendschutzlager, Polizeihaftlager, Sonderlager, Zigeunerlager, Zwangsarbeitslager)


Les différents types de camps, le lexique des camps
http://www.cercleshoah.org/spip.php?page=recherche&recherche=lager


Nazi concentration camps
715,000 détenus dans les camps en janvier 1945
http://en.wikipedia.org/wiki/Nazi_concentration_camps
http://fr.wikipedia.org/wiki/Camps_de_concentration_nazis
Liste des camps
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Nazi_concentration_camps
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_camps_de_concentration_nazis


rappels :
Robert Antelme L'espèce humaine
http://clioweb.free.fr/camps/antelme.htm

«  Je rapporte ici ce que j’ai vécu.
L’horreur n’est pas gigantesque.
Il n’y avait à Gandersheim (un commando dépendant de Buchenwald) ni chambre à gaz, ni crématoire.. »

« Nous sommes tous, au contraire, ici pour mourir. C’est l’objectif que les SS ont choisi pour nous.
Ils ne nous ont ni fusillés ni pendus mais chacun, rationnellement privé de nourriture, doit devenir le mort prévu, dans un temps variable ».


- Nuit et Brouillard, un film dans l'histoire, Sylvie Lindeperg
http://clioweb.free.fr/camps/nuitetbrouillard.htm

« Le crématoire est hors d’usage. Les ruses nazies sont démodées...
Qui de nous veille de cet étrange observatoire pour nous avertir de la venue des nouveaux bourreaux ? » Jean Cayrol


- La déportation dans les camps nazis

http://clioweb.free.fr/camps/deportation1.htm
http://clioweb.free.fr/camps/deportes.htm


 

camps-belin1983

 Autres cartes des camps dont celle de Leçons des ténèbres (FNDIRP-UNADIF)
http://clioweb.free.fr/camps/cartescamps.htm



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18 mai 2017

L'Histoire à venir Toulouse 18-23 mai

 

hav-2017

 

L’Histoire à venir, Toulouse 18 - 21 mai 2017
http://2017.lhistoireavenir.eu/

Twitter
http://twitter.com/lhistoireavenir
http://twitter.com/search?q=%23havenir&src=typd

 

histoireavenir-photos

hav-invites-6li

montage photo partiel GCerez

Les intervenants en ordre alpha :
http://2017.lhistoireavenir.eu/invites/

 

«Réengager le savoir, mettre la recherche en lumière,
renouer le dialogue citoyen avec le passé et l’histoire,
renforcer le pacte entre la démocratie et la connaissance :
voilà l’ambition de L’histoire à venir,
une manifestation annuelle dont la première édition se tiendra à Toulouse du 18 au 21 mai 2017 ».

65 événéments
programme
http://2017.lhistoireavenir.eu/page/documents/programme_hav_web.pdf


Du silex au Big Data
Le métier d’historien pour mieux comprendre les enjeux des bases de données numériques

Écrire l’histoire
la démarche de l’historien, le travail sur les sources, les manières de l’écrire

Histoire et démocratie
Que peut l’histoire aujourd’hui ? comment la transmettre ?

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Parmi les conférences, tables rondes et ateliers :

Écrire l’histoire des futurs du passé
Conférence de Patrick Boucheron

Histoire populaire de la France,
Histoire mondiale de la France, même combat ?
Labo d’histoire, Patrick Boucheron et Michèle Zancarini-Fournel

La voix des sans-voix
Quelles archives pour celles et ceux qui n’en laissent pas ?
Labo d’histoire, Alban Bensa, Claire
Judde de Larivière et Célia Keren.

Sources, terrains et matériaux :
comment se construit l’anthropologie
Labo d’histoire, Nicolas Adell, Alban Bensa et Anne Both.

L’avenir des sciences humaines
Conférence, Ivan Jablonka

L’archéologue, un historien comme les autres ?
Conférence, Anne Lehoërff

Redécouvrir aujourd’hui les traces du Moyen Âge :
l’apport des nouvelles méthodes
Labo d’histoire, Hélène Débax et Florent Hautefeuille


À qui appartiennent les images ?
Labo d’histoire, Natacha Laurent et Sylvie Lindeperg
Vie et destin d’une image-icône : la fillette du camp de Westerbork (1944)
Atelier, Natacha Laurent et Sylvie Lindeperg

Peut-on éclairer le peuple ? Le dilemme des Lumières
Conférence, Antoine Lilti

Comment pirater les livres au siècle de Voltaire
Conférence, Robert Darnton

Les archives de la Shoah
Labo d’histoire, Patrick Cabanel et Claire Zalc

 

tlse-hav

 

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27 janvier 2016

Le procès Eichmann : la médiatisation

 

eichmann-trial

source : Eichmann:Trial as National Catharsis (June 8, 1961)
USHMM Holocaust Encyclopedia
http://tinyurl.com/eichmann-trial


- A Jérusalem, le procès Eichmann est pensé comme un « Nuremberg du peuple juif ».
Il faut constituer le génocide des juifs en événement singulier, il faut souligner l’unicité du peuple juif

Le procès s’ouvre le 11 avril 1961 à la Maison du Peuple de Jérusalem.
Le procureur est Gideon Hausner, Eichmann est défendu par l'avocat allemand Robert Servatius.
The prosecution case was presented over the course of 56 days, involving hundreds of documents and 112 witnesses (many of them Holocaust survivors)
http://en.wikipedia.org/wiki/Adolf_Eichmann

Près de 450 places sont réservées aux journalistes, israéliens ou étrangers. La médiatisation exceptionnelle fait de ce procès un événement fondateur. Le procès est filmé par Leo Hurvitz. De larges extraits de Nuit & Brouillard, le chef-d’oeuvre d’Alain Resnais sont projetés lors de ce procès.
Eichmann est condamné à mort le 15 décembre 1961, exécuté dans la nuit du 31 mai 1962


- « Le Moment Eichmann » questionné par les historiennes Sylvie Lindeperg et Annette Wieviorka
Télérama 14.01.2016
http://television.telerama.fr/television/le-moment-eichmann

 

moment-eichmann

- Le moment Eichmann - Sylvie Lindeperg, Annette Wieviorka dir. Albin Michel 2016
http://www.albin-michel.fr/201601/COLLECTIF-Le-moment-Eichmann


Introduction
Beth Mishpat ! Ce que fut le procès d’Adolf Eichmann
Sylvie Lindeperg et Annette Wieviorka

Échos et relais
1. Chroniques judiciaires
Isabelle Delpla
2. Eichmann sur les ondes : la radio et la fabrique d’un procès historique
Amit Pinchevski, Tamar Liebes et Ora Herman
3. Hurwitz à Jérusalem : du procès comme série télévisée
Sylvie Lindeperg et Annette Wieviorka
4. Une époque devant le tribunal. Le procès Eichmann à la télévision d’Allemagne fédérale
Judith Keilbach
5. De l’écriture de l’histoire : le documentaire face au prétoire
Julie Maeck
6. Le procès de Jérusalem et la représentation de la Shoah en URSS
Vanessa Voisin
7. Le procès Eichmann à la télévision américaine
Jeffrey Shandler
8. Traumatisme à la Cour
Shoshana Felman

Empreintes et postérités
1. Eichmann à Jérusalem : confection, statut et réception du texte
Michèle-Irène Brudny
2. De l’usage de l’archive dans Un spécialiste
Stewart Tryster
3. Reprise de vues, rigueur historique et licence poétique : à propos d’un remake du procès Eichmann
François Niney
4. Adolf Eichmann sur les écrans allemands : entre docu-drama et docu-fiction
Matthias Steinle
5. L’empreinte du procès Eichmann dans le cinéma israélien
Ophir Levy


- Nuit et Brouillard à Jérusalem,
d'après Lindeperg, Nuit et Brouillard, un film dans l'histoire.
http://clioweb.free.fr/chronique/aphg405.pdf


- Isabelle Delpla, Le mal en procès. Eichmann et les théodicées modernes, Paris, Hermann, 2011 -
CR pour La vie des idées
http://www.laviedesidees.fr/Retour-sur-le-proces-Eichmann.html

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Petite

 

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01 février 2015

Nuit et Brouillard, ce soir sur HD1

 


La chaîne HD1 a diffusé le dimanche 1er février, à minuit, Nuit et Brouillard,
le chef d'oeuvre d'Alain Resnais en 30 minutes,
avec un texte de Jean Cayrol lu par Michel Bouquet, musique d'Hanns Eisler.

Le film est une commande du Réseau du souvenir et du Comité d'histoire de la 2GM,
après l'exposition de la rue d'Ulm « Résistance, Libération, Déportation » (nov 1954-jan 1955).
Il est financé en partie par les ministères de l'éducation et des anciens combattants.

voir également :
La déportation dans les camps nazis :
http://clioweb.free.fr/camps/deportes.htm

http://clioweb.free.fr/camps/deportation1.htm
http://clioweb.canalblog.com/tag/auschwitz

Le Cercle d'étude : http://www.cercleshoah.org/


Dans Télérama, François Ekchajzer répète l'attaque simpliste habituelle (« pas de juif » dans le commentaire)
de ceux qui oublient qu’un film ce sont aussi des images, par exemple celles du convoi de Westerbork
[Resnais n'avait pas accès aux images des militaires français].
FE laisse aussi planer une ambiguïté sur le képi (une exigence de la gendarmerie française) ...


Il mentionne « Nuit et Brouillard, Face aux fantômes » un docu de Jean-Louis Comolli et Sylvie Lindeperg
et « Nuit et brouillard, un film dans l'histoire », l’ouvrage de référence de l'historienne (2007).
http://clioweb.free.fr/camps/lindeperg.htm
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http://clioweb.free.fr/camps/nuitetbrouillard.htm

Y lire comment un film sans juif est exploité lors du procès Eichmann,
utilisé en classe en France (en 16 mm en noir & blanc, puis en VHS
et aujourd'hui en couleurs en DVD, avec pause possible pour l'analyse des images)
diffusé par la TV française en 1980 après l’attentat de la rue Copernic,
ou distribué en cassettes VHS après la profanation de Carpentras.
Ou encore déstructuré par une chaîne de TV américaine en 1959...


En mars dernier, j'avais regroupé quelques réponses aux détracteurs de ce film,
http://clioweb.canalblog.com/archives/2014/03/06/29373720.html

Une formule récurrente peut lasser :
« redécouvrir ce film hors du cadre scolaire
et de la pompe mémorielle permet d'en apprécier la valeur intrinsèque »

« Hors du cadre scolaire ? »
Pourquoi ce dénigrement systématique du travail mené dans les classes ?
Pour donner raison à ceux qui voudraient privatiser toute l’éducation ?
Pour vanter les industriels qui truquent les images d’archive, sous prétexte de rendre tout « ludique » et vendeur,
y compris les amoncellements de cadavres produits
par une dictature portée au pouvoir dans un pays considéré jusqu'alors comme civilisé ?

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26 août 2014

CLCF : La Libération de Paris

 

- Le 25 aout 2014, France 3 a diffusé Ils ont libéré Paris, le docu Serge de Sampigny (93 minutes)
http://www.france3-44lafranceliberee.com/#!ils-ont-libr-paris/czfy

Ce très long documentaire illustre les modes télévisées actuelles :
de la colorisation obligatoire, et des témoins (ou leurs proches) qui parlent 70 ans après.
Pour finir sur une jeune ouvreuse qui aimait les Allemands avant de fréquenter des Américains et d'épouser un Français.
Un cas essentiel à la compréhension du passé ?

 

liberation-paris-expo1944

Une exposition est présentée au musée Carnavalet dès novembre 1944


- 'Vive Paris' - the Liberation of Paris in 1944 -

9 mn par #Movietone - Tweeter 02.09.2014
http://www.youtube.com/watch?v=3KrmAwx0XHc



1944 : La Libération de Paris
, le film réalisé par André Zwobada pour le CLCF,
monté par Roger Mercanton, commentaire de Pierre Bost existe sur Youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=2SeuiYHrCGs


En 1944, le CLCF - Comité de Libération du Cinéma Français - a filmé les combats (du 19 au 26 août)
et a sorti en salle  La Libération de Paris, un film de 30 minutes présenté dans la capitale dès le 29 août.


Selon Sylvie Lindeperg (La voie des images), trois éléments ont été mis en boite :
- La bataille de rue menée par les FFI avec l'aide des Parisiens,
- L'arrivée des avant-gardes de la division Leclerc et les combats des FFL dans la capitale,
- Le discours de de Gaulle à l'Hôtel de Ville et le défilé des Champs Elysées.
CR Anne Roche, Témoigner - http://temoigner.revues.org/842

Toujours selon elle, le documentaire met en scène le soulèvement du peuple en armes,
et place cette lecture symbolique dans la longue tradition du Paris des barricades et de l’insurrection.
Le montage évite de montrer les cadavres et écarte les scènes d’épuration.
Il minore le rôle des FFL et de la division Leclerc ; il ne montre pas le défilé des troupes alliées le 28 août 1944.


paris-ustroops
http://www.youtube.com/watch?v=3KrmAwx0XHc



dg-paris-libere
Par contre, le montage du CLCF souligne l’état de grâce temporaire et met en valeur la liturgie gaullienne : 
le discours de l’Hôtel de Ville (Paris « libéré par son peuple avec le concours des armées de la France » (sic)),
et le défilé des Champs Elysées.

De Gaulle dans Paris libéré, c'est un des sujets traité dans Mystères d'archives, Serge Viallet, réalisateur
http://www.arte.tv/fr/1944-de-gaulle-dans-paris-libere/7133768.html
http://www.arte.tv/fr/mysteres-d-archives-toutes-les-emissions/7766482.html



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- D-Day to Berlin, le documentaire de George Stevens comporte une séquence sur la Libération de Paris.
La photo de couverture du dvd souligne le rôle de l'armée américaine.
George Stevens's D-Day to Berlin : http://www.imdb.fr/title/tt0162344/

Dachau was a Terrible Shock : How can a human being do this to another human being ?
http://www.dailymotion.com/video/x3j9e6_liberation-of-dachau-in-color_people



- Les images de la fusillade à proximité de Notre-Dame sont exploitées en Allemagne par la propagande nazie

 

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21 août 2014

Paris 1944 : Georges Dukson, le lion noir

 

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« Le général de Gaulle descendant les Champs-Élysées - À droite, le nègre Dukson ».

Photo de Serge de Sazo citée par René Dunan, Ceux de Paris août 1944
Cliché reproduit par Libération et cité sur Twitter.
https://twitter.com/libe/status/502353902831169536 - 21 août 2014 - 09:17
Libération de Paris : Pourquoi il n'y a (presque) pas de Noirs sur les photos, Libération, 20.08.2014
http://www.liberation.fr/photographie/2014/08/20/paris-libere-uniquement-par-des-soldats-blancs_1083150


2 sources majeures :
- 1 -  Dukson, « un oublié de l'histoire » de la Libération, Éric Lafon, Fondation de la Résistance,
http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/dukson-oublie-histoire-liberation_photo10.htm


2 - Georges Dukson, « le lion noir du XVIIe »,
in Sylvie Lindeperg, La Libération de Paris, La voie des images, éditions Verdier, pages 90-92, 98

« Un autre héros de quartier, Georges Dukson, apparaît trois fois dans le film du CLCF (comité de libération du cinéma français) sans que Pierre Bost y prête attention. Louis Félix et Gilbert Larriaga connaissaient bien ce jeune combattant noir à l’accoutrement pittoresque - chemise blanche ouverte et pantalon retroussé sur les mollets - dont ils avaient filmé les faits d’armes. Originaire du Gabon, cet ancien prisonnier de guerre évadé vivait de menus larcins dans un hôtel borgne des Batignolles lorsque sonna l’heure de la Libération. Le 19 août 1944, quand les FFI s’emparèrent de la mairie du XVIIe, il se porta volontaire et participa à tous les combats de la rue de Rome et du boulevard des Batignolles, escortant les patrouilles, attaquant les camions ennemis, faisant feu sur les tireurs allemands, conquérant un char de la Wehrmacht. Blessé au bras lors d’un accrochage, Dukson ne pouvait plus tenir un fusil mais il repartit à l’assaut, armé de bouteilles incendiaires.

Surnommé « le lion noir du XVIIe », ce combattant splendide et rugissant ne passa pas inaperçu aux Batignolles. Il est aisément repérable dans les images du CLCF : escortant un officier allemand; juché sur un char conquis; soutenu par deux camarades, le bras en sang, juste après la fusillade. Le 26, devenu sous-lieutenant des FFI, Dukson fit le pari de s’infiltrer dans le cortège du général de Gaulle sur les Champs-Elysées. « Le lion noir » en pleine gloire commençait à perdre « le sens de la mesure » : devenu une célébrité dans son quartier [i1] ne [put] retourner à sa vie misérable ». Réquisitionnant un ancien garage allemand, Dukson se lança dans le marché noir, les vols et les perquisitions abusives, à l’image d’un héros fourvoyé de Cayatte. Sur ordre des autorités militaires, des FFI procèdèrent à son arrestation pour le conduire à la prison du mont Valérien ; profitant d’un arrêt, Dukson s’évada et fut abattu d’une balle qui lui fracassa la cuisse. Il mourut pendant son opération à l’hôpital Marmottan ».

« Si le cinéma et la photographie ne les avaient saisis en pleine action, Anita (Anne-Marie Dalmasso) et Dukson seraient des absents de l’histoire. Ils demeurent pourtant sans nom ni destin dans le film du CLCF qui privilégie un carrousel d’images et de figures anonymes tournant a vive allure pour composer le tableau du Paris libéré. Le film devait privilégier un acteur collectif, la population parisienne tout entière campée en résistante ».

La journée du 26 fut couverte par une marée de photographes et d’opérateurs…

« Les rushes réservent une surprise à tous ceux qui les examinent avec soin : au pied de l’Arc de triomphe, au tout début de la cérémonie, un opérateur a filmé le général et sa suite qui se dirigent vers la tombe du Soldat inconnu ; le sous-lieutenant Dukson entre soudain dans le champ, tel le Zelig de Woody Allen. Il a réussi à se mêler aux hommes de Leclerc, et marche à quelques pas de Charles de Gaulle. L’histoire du « lion noir » est complétée par deux plans tournés par des cinéastes amateurs. Le premier, pris quelques secondes plus tard sous un autre angle, montre la scène de face : Dukson a maintenu sa position et se trouve à moins d’un mètre du héros du jour qui le dissimule en grands partie, laissant percer le seul point blanc de son bras en écharpe. La suite du plan, passée au ralenti, révèle le geste prompt d’un Saint-Cyrien qui lui touche l’épaule pour le faire reculer, ouvrant la voie au préfet Fleuret. « L’homme caméléon » réapparaît pourtant dans les premières minutes de la descente des Champs-Elysées : dans le second plan du film des amateurs, on le voit marcher fièrement à la gauche du Général, chemise boutonnée, chaussettes sagement tirées sur les mollets. C’est au tour d’un officier de lui barrer la voie, lui intimant d’un geste de quitter 1e cortège. Une photographie permet de reconstituer toute la scène : on y voit un soldat pointer sa mitraillette en direction de l’intrus. Sorti manu militari du cortège, Dukson ne réapparaît plus dans 1es images filmées du défilé. Dans la cérémonie de renaissance de l’Etat Républicain, le combattant ardent du XVIIe était déjà un indésirable, bientôt un vaincu de l’histoire ».
Photo publiée par Pierre Bourget, Paris 1940-1944, Plon 1979. Elle est commentée par Eric Lafon sur le site de la Fondation de la Résistance, rubrique « autour d’une photographie ». http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/dukson-oublie-histoire-liberation_photo10.htm

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Georges Dukson, photo Serge de Sazo (détail)

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