03 février 2017

La presse et les Révolutions russes

 

revue de presse en cours de rédaction

 

Gallica, Les principaux quotidiens numérisés
http://gallica.bnf.fr/html/und/presse-et-revues/les-principaux-quotidiens


L'Humanité 1917
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb327877302/date1917.item

Le Figaro 1917
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date1917.item

Le Figaro 18 mars 1917 : Abdication du Tsar en faveur de son frère
Une Constituante fixera la forme du gouverment

Le Petit Parisien
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34419111x/date

 

huma-17031917


L'Humanité, 17 mars 1917
La Révolution triomphe en Russie
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k254857j/f1.item.zoom

 

Titres de L'Humanité
14 mars 1917
La crise russe s'aggrave. La douma suspendue
15 mars
La crise russe, la situation à Petrograd, Conseil extraordinaire des ministres
16 mars
La crise russe - qq bons pronostics

17 mars, France : à la suite de la démission du ministre de la guerre Lyautey, le gouvernement Aristide Briand démissionne. Ribot lui succède le 20 mars.

18 mars
Le tsar abdique en faveur de son frère
21 mars
un manifeste du gouvernement provisoire au peuple russe
Pour la Liberté et l'Egalité au dedans. Pour la Victoire sur l'Ennemi
23 mas
Nicolas II et l'impératrice arrêtés sur l'ordre du GP
Ils sont gardés militairement à Tsarkoie-Selo
24 mars
L'esprit de la Révolution russe
28 mars
Premiers actes. Mission socialiste en Russie

figaro18031917

Le Figaro, 18 mars 1917 - Abdication du Tsar en faveur de son frère
Une Constituante fixera la forme du gouverment
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k291350g/f1.item.zoom

 

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huma-09111917

L'Humanité, 9 novembre 1917
Un coup d'état en Russie - Les Maximalistes maîtres à Pétrograd - Kerensky a été déposé
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2550936/f1.item.zoom

 

figaro09111917

Le Figaro, 9 novembre 1917 - Les Maximalistes triomphent
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k291586d/f1.item.zoom



9 novembre : en Russie, les maximalistes triomphent - Kerensky a été déposé
10 novembre : La seconde révolution russe
11 novembre : La seconde révolution russe - Où l'on revoit Kerensky
12 nov : La manoeuvre pacifiste des soviets - les propositions de paix des soviets
14 nov Le désordre russe
15 nov : Le désordre russe, dépêches contradictoires
16 nov : Le désordre russe

Le Figaro, 1 décembre 1917 :
L'anarchie russe. Maximalisme ou Coalition
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k291608q/f1.item.zoom

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05 septembre 2015

Le manifeste de Zimmerwald - sept 1915

 

zimmerw

Le manifeste de Zimmerwald - source M. Larrere, http://twitter.com/LarrereMathilde
Berner Tagwacht (Berne Reveille )
« The organ of the Social-Democratic Party of Switzerland, published in Berne from 1893. In 1909-18, it was edited by R. Grimm.
At the outbreak of the First World War it carried articles by Liebknecht, Mehring and other Left-wing Social-Democrats.
From 1917 the newspaper gave open support to the social-chauvinists ».

http://www.marxists.org/glossary/periodicals/b/e.htm
https://de.wikipedia.org/wiki/Berner_Tagwacht



La conférence de Zimmerwald
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_de_Zimmerwald
http://en.wikipedia.org/wiki/Zimmerwald_Conference

« En septembre 1915, sur l’initiative du parti socialiste italien, une conférence réunit à Zimmerwald, près de Berne, quarante délégués socialistes (dont Lénine, les Allemands Ledebour, et Hoffmann, les Français Bourderon et Merrheim). Ils rédigèrent un manifeste demandant aux « Prolétaires d’Europe » d’exiger la paix sans annexions ni indemnités de guerre.
Le manifeste de Zimmerwald eut peu d’écho ». Nathan 1962


La conférence de Zimmerwald  5-8 septembre 1915
Compte-rendu officiel et Manifeste
http://www.marxists.org/francais/inter_com/1915/zimmerwald.htm
en anglais
http://www.marxists.org/archive/trotsky/1914/war/part3.htm#zimman



Prolétaires d’Europe !

Voici plus d'un an que dure la guerre ! Des millions de cadavres couvrent les champs de bataille. Des millions d'hommes seront, pour le reste de leurs jours, mutilés. L'Europe est devenue un gigantesque abattoir d'hommes. Toute la civilisation créée par le travail de plusieurs générations est vouée à l'anéantissement. La barbarie la plus sauvage triomphe aujourd'hui de tout ce qui, jusqu'à présent, faisait l'orgueil de l'humanité.

Quels que soient les responsables immédiats du déchaînement de cette guerre, une chose est certaine : la guerre qui a provoqué tout ce chaos est le produit de l'impérialisme. Elle est issue de la volonté des classes capitalistes de chaque nation de vivre de l'exploitation du travail humain et des richesses naturelles de l'univers. De telle sorte que les nations économiquement arriérées ou politiquement faibles tombent sous le joug des grandes puissances, lesquelles essaient, dans cette guerre, de remanier la carte du monde par le fer et par le sang, selon leurs intérêts.

C'est ainsi que des peuples et des pays entiers comme la Belgique, la Pologne, les Etats balkaniques, l'Arménie, courent le risque d'être annexés, en totalité ou en partie, par le simple jeu des compensations.

Les mobiles de la guerre apparaissent dans toute leur nudité au fur et à mesure que les événements se développent. Morceau par morceau, tombe le voile par lequel a été cachée à la conscience des peuples la signification de cette catastrophe mondiale.

Les capitalistes de tous les pays, qui frappent dans le sang des peuples la monnaie rouge des profits de guerre, affirment que la guerre servira à la défense de la patrie, de la démocratie, à la libération des peuples opprimés. Ils mentent. La vérité est qu'en fait, ils ensevelissent, sous les foyers détruits, la liberté de leurs propres peuples en même temps que l'indépendance des autres nations. De nouvelles chaînes, de nouvelles charges, voilà ce qui résultera de cette guerre, et c'est le prolétariat de tous les pays, vainqueurs et vaincus, qui devra les porter.

Accroissement du bien‑être, disait‑on, lors du déchaînement de la guerre.

Misère et privations, chômage et renchérissement de la vie, maladies, épidémies, tels en sont les vrais résultats. Pour des dizaines d'années, les dépenses de la guerre absorberont le meilleur des forces des peuples, compromettront la conquête des améliorations sociales et empêcheront tout progrès.

Faillite de la civilisation, dépression économique, réaction politique, voilà les bienfaits de cette terrible lutte des peuples.

La guerre révèle ainsi le caractère véritable du capitalisme moderne qui est incompatible, non seulement avec les intérêts des classes ouvrières et les exigences de l'évolution historique, mais aussi avec les conditions élémentaires d'existence de la communauté humaine.

Les institutions du régime capitaliste qui disposaient du sort des peuples : les gouvernements ‑ monarchiques ou républicains, ‑ la diplomatie secrète, les puissantes organisations patronales, les partis bourgeois, la presse capitaliste, l'Eglise : sur elles toutes pèse la responsabilité de cette guerre surgie d'un ordre social qui les nourrit, qu'elles défendent et qui ne sert que leurs intérêts.

Ouvriers !

Vous, hier, exploités, dépossédés, méprisés, on vous a appelés frères et camarades quand il s'est agi de vous envoyer au massacre et à la mort. Et aujourd'hui que le militarisme vous a mutilés, déchirés, humiliés, écrasés, les classes dominantes réclament de vous l'abdication de vos intérêts, de votre idéal, en un mot une soumission d'esclaves à la paix sociale. On vous enlève la possibilité d'exprimer vos opinions, vos sentiments, vos souffrances. On vous interdit de formuler vos revendications et de les défendre. La presse jugulée, les libertés et les droits politiques foulés aux pieds : c'est le règne de la dictature militariste au poing de fer.

Nous ne pouvons plus ni ne devons rester inactifs devant cette situation qui menace l'avenir de l'Europe et de l'humanité.

Pendant de longues années, le prolétariat socialiste a mené la lutte contre le militarisme; avec une appréhension croissante, ses représentants se préoccupaient dans leurs congrès nationaux et internationaux des dangers de guerre que l'impérialisme faisait surgir, de plus en plus menaçants. A Stuttgart, à Copenhague, à Bâle, les congrès socialistes internationaux ont tracé la voie que doit suivre le prolétariat.

Mais, partis socialistes et organisations ouvrières de certains pays, tout en ayant contribué à l'élaboration de ces décisions, ont méconnu, dès le commencement de la guerre, les obligations qu'elles leur imposaient. Leurs représentants ont entraîné les travailleurs à abandonner la lutte de classe, seul moyen efficace de l'émancipation prolétarienne. Ils ont accordé aux classes dirigeantes les crédits de guerre; ils se sont mis au service des gouvernements pour des besognes diverses; ils ont essayé, par leur presse et par des émissaires, de gagner les neutres à la politique gouvernementale de leurs pays respectifs; ils ont fourni aux gouvernements des ministres socialistes comme otages de l'« Union sacrée ». Par cela même ils ont accepté, devant la classe ouvrière, de partager avec les classes dirigeantes les responsabilités actuelles et futures de cette guerre, de ses buts et de ses méthodes. Et de même que chaque parti, séparément, manquait à sa tâche, le représentant le plus haut des organisations socialistes de tous les pays, le Bureau socialiste international manquait à la sienne.

C'est à cause de ces faits que la classe ouvrière, qui n'avait pas cédé à l'affolement général ou qui avait su, depuis, s'en libérer, n'a pas encore trouvé, dans la seconde année du carnage des peuples, les moyens d'entreprendre, dans tous les pays, une lutte active et simultanée pour la paix dans cette situation intolérable, nous, représentants de partis socialistes, de syndicats, ou de minorités de ces organisations, Allemands, Français, Italiens, Russes, Polonais, Lettons, Roumains, Bulgares, Suédois, Norvégiens, Hollandais et Suisses, nous qui ne nous plaçons pas sur le terrain de la solidarité nationale avec nos exploiteurs mais qui sommes restés fidèles à la solidarité internationale du prolétariat et à la lutte de classe, nous nous sommes réunis pour renouer les liens brisés des relations internationales, pour appeler la classe ouvrière à reprendre conscience d'elle‑même et l'entraîner dans la lutte pour la paix.

Cette lutte est la lutte pour la liberté, pour la fraternité des peuples, pour le socialisme.. Il faut entreprendre cette lutte pour la paix, pour la paix sans annexions ni indemnités de guerre. Mais une telle paix n'est possible qu'à condition de condamner toute pensée de violation des droits et des libertés des peuples. Elle ne doit conduire ni à l'occupation de pays entiers, ni à des annexions partielles. Pas d'annexions, ni avouées ni masquées, pas plus qu'un assujettissement économique qui, en raison de la perte de l'autonomie politique qu'il entraîne, devient encore plus intolérable. Le droit des peuples de disposer d'eux‑mêmes doit être le fondement inébranlable dans l'ordre des rapports de nation à nation.

Prolétaires !

Depuis que la guerre est déchaînée, vous avez mis toutes vos forces, tout votre courage, toute votre endurance au service des classes possédantes, pour vous entretuer les uns les autres. Aujourd'hui, il faut, restant sur le terrain de la lutte de classe irréductible, agir pour votre propre cause, pour le but sacré du socialisme, pour l'émancipation des peuples opprimés et des classes asservies.

C'est le devoir et la tâche des socialistes des pays belligérants d'entreprendre cette lutte avec toute leur énergie. C'est le devoir et la tâche des socialistes des pays neutres d'aider leurs frères, par tous les moyens, dans cette lutte contre la barbarie sanguinaire.

Jamais, dans l'histoire du monde, il n'y eut tâche plus urgente, plus élevée, plus noble; son accomplissement doit être notre œuvre commune. Aucun sacrifice n'est trop grand, aucun fardeau trop lourd pour atteindre ce but : le rétablissement de la paix entre les peuples.

Ouvriers et ouvrières, mères et pères, veuves et orphelins, blessés et mutilés, à vous tous qui souffrez de la guerre et par la guerre, nous vous crions : Par‑dessus les frontières par‑dessus les champs de bataille, par‑dessus les campagnes et les villes dévastées :

Prolétaires de tous les pays, unissez‑vous !

Zimmerwald (Suisse), septembre 1915.



Pour la délégation allemande
 : Georg Ledebour, Adolf Hoffmann
Pour la délégation française : A. Bourderon, A . Merrheim
Pour la délégation italienne : G. E. Modigliani, Constantino Lazzari
Pour la délégation russe : N. Lénine, Paul Axelrod, M. Bobrov
Pour la délégation polonaise : St. Lapinski, A. Varski, Cz. Hanecki
Pour la Fédération socialiste interbalkanique :
Au nom de la délégation roumaine : C.Racovski
Au nom de la délégation bulgare : Vassil Kolarov
Pour la délégation suédoise et norvégienne : Z . Hőglund, Ture Nerman
Pour la délégation hollandaise : H. Roland Holst
Pour la délégation suisse : Robert Grimm, Charles Naine

source : http://www.marxists.org/francais/inter_com/1915/zimmerwald.htm


rappels : Les tentatives de paix dans la Grande Guerre (Nathan 1962 + Wikipedia)
http://clioweb.free.fr/dossiers/14-18/paix-14-18.pdf

Les défenseurs de la paix (1899-1917) - Les pacifistes
http://clioweb.canalblog.com/tag/defenseurspaix


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24 octobre 2010

expos : Lénine, Staline et la musique

expos :

- Gérôme, le peintre qui maudissait l'art moderne
La rétrospective au Musée d'Orsay, jusqu'au 23 janvier 2011 - Le Monde culture

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- Lénine, Staline et la musique
Cité de la Musique, du 12 octobre 2010 au 16 janvier 2011
http://www.cite-musique.fr/minisites/1010_lenine/index.htm
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Le dossier de presse  (24 pages) est à télécharger  à l'adresse
http://www.citedelamusique.fr/pdf/dp_presse/101004_lenine-staline-musique.pdf

La Fabrique du 18/10/2010 avec Pascal Huynh et Nicolas Werth
http://www.franceculture.com/player?p=reecoute-2948001#reecoute-2948001
La version en mp3 semble foireuse
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-18.10.2010-ITEMA_20247925-0.mp3

« Lénine, Staline et la musique », le choix d'une expo pédagogique - une page web de France-Culture


chagall_violoniste

source : dossier de presse, Cité de la musique


 Au sommaire du dossier de presse :
* Utopies
-- Vers la révolution d'Octobre
  La Russie et les avant-gardes
  Effervescence musicale

-- L'art et la révolution
  La création musicale révolutionnaire
  Hymnes et éducation
  création musicale savante
  protagonistes du renouveau musical
  le courant machiniste
  le voyage en URSS de Prokofiev

-- Révolutions scéniques
  spectacles vivants
  victoire sur le soleil
  l'opéra-studio de Léningrad
  Chostakovitch, le nez
  Meyrehold et la musique
  spectacles révolutionnaires
  mystères et poèmes synthétiques
  vers le réalisme socialiste

** Réalisme socialiste
-- L'idéal soviétique
  La vitrine du régime
  musique légère et patriotique
  nouveaux canons officiels et création indépendante
  (Prokofiev, Chostakovitch, Khatchatourian)
  le rôle des interprètes
  œuvres encensées, œuvres condamnées
  thématiques du réalisme socialiste
   (sabotage industriel, sport, kolkhozes,
   folklore, jeunesse

-- la grande guerre patriotique
  l'identité russe
  les artistes et la guerre
  le blocus de Léningrad

-- Ennemis du peuple
  apothéose de Staline,
  le jdanovisme
  la culture musicale juive
  le goulag

leboulon

source : dossier de presse, Cité de la musique

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