11 mars 2017

Fukushima 2017


blog Fukushima
Pierre Fetet : http://fukushima-open-sounds.net/carte/pierre-fetet/
La France sans nucléaire en 2050, c'est possible !
Paris, pl République, 11 mars 14h30
Manifestation contre le retour forcé des populations en zone contaminée, contre les JO de Tokyo en 2020 et pour l'arrêt du nucléaire en France

Fukushima, puits sans fond - Libération
Le pouvoir japonais veut que nous vivions l'après-Fukushima dans le déni,
Akira Mizubayashi, Libération 11.03.2017

Penser avec Fukushima, Michael Ferrier 26 et 27 janvier 2017
Les actes du colloque intitulé Penser avec Fukushima (Paris juin 2014) ont été publiés


Situation en mars 2017, IRSN

Sylvestre Huet, Twitter + blog Le Monde

Checking radiation levels in the Fukushima area, BBC 07.03.2017

January 21 Fukushima Radiation Measures
Only 20% of planned waste site secured
Dying robots and failing hope : Fukushima clean up falters six years later (vaciller)

A Fukushima, les robots meurent aussi, par François Leclerc 06.03.2017
Fukushima, il faudra plus d'une vie François Leclerc 02.01.2016

rappel 2015-2016

2015, Fukushima 4 ans après : quel bilan de la catastrophe ? Loïc Chauveau, Sciences et Avenir

« Fabrique de la résilience » : le remodelage du territoire japonais cinq ans après le tsunami du 11 mars 2011
Remy Scoccimarro, Toulouse, 10 Mars 2016

Fukushima, cinq ans après, le temps contre l'espace
Philippe Pelletier , La lettre d'Orion, 9 mars 2016



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19 août 2016

Cartographic Japan




- Cartographic Japan  A History in Maps (source Twitter JCF)
Kären Wigen, a geographer and historian at Stanford
Sugimoto Fumiko, a historian at the University of Tokyo
and Cary Karacas, a geographer at the College of Staten Island
+ 47 contributors. University of Chicago Press 16.03.2016
(20 pages , dont le sommaire, à consuter sur Google Books)



I - Visualizing the Realm : XVI to XVIIIth Century
Japan in the world
Domestic space

II - Public Places, Sacred Space
Mapping the city
Sacred sites and cosmic visions

III - Modern Maps for Imperial Japan
defining the borders
transforming the landscape
managing an Empire

IV - Still under construction : Cartography and Technology since 1945
up from ashes
growing pains in a global metropolis
new directions in the Digital Age

extraits :
« Cartographic Japan is divided into four parts. The first section, covering the 16th through 18th centuries, explores the rise of a “robust cartographic culture” ranging from small maps of villages by and for local elites to massive artworks that found their way to European markets ».

Part II of the collection is largely concerned with the 18th- and 19th-century rise of commercial cartography

In Part III, attention shifts to the proliferation of maps chronicling Japan’s urbanization, industrialization, militarization, and expansion from the mid-19th century through the end of World War II

The final part of the collection is devoted to mapping after 1945 — an understudied era
The newly salient phenomenon of citizen mapping in the wake of earthquake and tsunami of March 11, 2011 »



Nagoya 1821

-  Cartography in Japan
Unno Kazutaka, chap 11

History of Cartography, John Brian Harley & David Woodward,U Chicago Press 1994

+ chap 14,
Japanese Celestial Cartography before the Meiji Period, Kazuhiko Miyajima


- Japoniæ insulæ, The mapping of Japan: Historical Introduction and Cartobibliograhy of European Printed Maps of Japan to 1800
by Jason C. Hubbard 2012 - 444 pages with 374 colour illustrations
Review by Sir Hugh Cortazzi

- History of maps in Japan - Wikipedia

Old maps of Japan

Historical Maps of Japan


Japanese Historical Map Collection contains about 2,300 early maps of Japan and the World. Berkeley

Old maps online, Japan

The Map Room
Map found of famous fortress that vexed shogun Ieyasu (1542-1616)
By Shinya Okudaira July 13, 2016
The map of the Sanada Maru fortress believed to have been drawn around 1690 has been found in Matsue.
On the web, the diagram is rotated 180 degrees to have the north face upward. (Provided by the Matsue History Museum)



Himeji castle, 1761 map


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Cartography in Japan 1994



Nagoya 1821

Cartography in Japan
Unno Kazutaka

dans History of Cartography,
John Brian Harley & David Woodward,U Chicago Press 1994
(volumes disponibles en ligne en pdf, avec illustration monochrome)


+ chap 14,
Japanese Celestial Cartography before the Meiji Period,
Kazuhiko Miyajima

extraits de la conclusion
du chap 11 :

« No other civilization has preserved as many original eighth-century map documents »

« It is in the sixteenth century that coordinated efforts were made to survey and map the provinces, beginning
in 1591 with the government of Toyotomi Hideyoshi.... Large-scale maps of 1:21,600 that covered the country from northernmost Honshu to the Ryukyus were completed in the middle of the seventeenth century.

« There was no wholesale transmission of European scientific mapping until the nineteenth and twentieth centuries.
« From the mid-eighteenth century, the influx of Dutch books, globes, and maps, the introduction of the heliocentric Copernican system, and the translation of Dutch atlases of the world and treatises on globe
making into japanese enlarged the Japanese scope of the world through Dutch eyes »

The jesuit Matteo Ricci ‘1552-1610) ' s world map was printed in several versions and became the basis of a printed map trade for maps designed to be hung in houses or published in books and encyclopedias

« A quite different tradition, that of the Buddhist world map (map of the Five Indias), was apparently current in
the seventh century (although the earliest surviving map is from the fourteenth), and survived until the mid-nineteenth century ».

« More comparative studies between the cartographies of Japan, China, and Korea need to be undertaken »


- History of maps in Japan - Wikipedia

Old maps of Japan



Edo 1824 - Commons




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09 août 2016

Les Japonais et la guerre


9 août 2016 - Le Monde
Les Japonais ont commémoré mardi 9 août l’attaque nucléaire qui, trois jours après celle de Hiroshima, détruisit Nagasaki il y a soixante et onze ans, tuant soixante-quatorze mille personnes. A 11 h 2, l’heure exacte à laquelle la bombe atomique explosa le 9 août 1945, une cloche a retenti et les habitants se sont figés pour une minute de silence

sur le bombardement en 1945 et la cérémonie de 2015



Michael Lucken
Les Japonais et la guerre 1937-1952, Fayard 2013

compte rendu Arnaud Doglia, Cipango 20  2013

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15 août 2015

Japon : Le déni de la défaite


2015 - Déni de défaite au Japon - Le Monde 13.08.2015

Akihito, l’empereur du Japon (81 ans) a exprimé, samedi 15 août, de « profonds remords » pour la Seconde guerre mondiale, à l’occasion du 70e anniversaire de la capitulation. Mais trois ministres se sont rendus au sanctuaire controversé de Yasukuni - Le Monde 15.08.2015

1945 le 15 août, discours d'Hiro-Hito. L'empereur accepte la capitulation et échappe à une destitution ou un procès.
Le document officiel est signé le 2 septembre.
. Un tribunal militaire international juge les principaux dirigeants :
28 sont accusés, 7 sont condamnés à mort et exécutés en 1948 (dont Tojo Hideki, ex-premier ministre).
. Par la loi fondamentale de 1947 le Japon « renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la Nation » (article 9).

Le trou de mémoire des nationalistes L'histoire 413, jt 2015
En 1995 le premier ministre Murayama déclare que le Japon avait « infligé à de nombreux pays, notamment à [ses] voisins asiatiques, des peines et des dommages immenses, au travers de guerres d'agression ou d'une domination coloniale ».

« 70 ans après la 2GM, ombres et lumières de la pensée japonaise d’après-guerre »
Un récent colloque international vient d’avoir lieu à Tokyo, à la Maison franco-japonaise.

Depuis soixante-dix ans, la perception de la défaite (requalifié en après-guerre) est au Japon un enjeu politique.
La gauche et la majorité de la population estiment qu’il faut tirer les leçons du militarisme.
« Les intellectuels japonais de l’immédiat après-guerre ont fait preuve d’une lucidité peu commune pour décrypter l’ultranationalisme ».
« Aucun historien ne remet en cause la dimension d'agression de la guerre contre la Chine ou la réalité du massacre de Nankin, même si des discussions sur le nombre de victimes persistent »

La droite proclame qu’il n’y a rien à apprendre de la défaite.
Elle considère la capitulation comme imméritée : à ses yeux, le Japon impérial avait le grand dessein de contrer l’impérialisme occidental.

Shinzo Abe veut tirer un trait sur les dispositions pacifiques et veut pouvoir déployer des troupes combattantes à l’étranger. Il n’a pas les moyens d’une réforme constitutionnelle, mais l’armée japonaise dispose d’un budget équivalent à celui de la France.

« Plusieurs facteurs favorisent le regain de vigueur de ce « déni de défaite » : l’arrivée de nouvelles générations qui n’ont pas connu la guerre, ce qui est le cas de la majorité des parlementaires ; la mémoire de celle-ci qui s’estompe ; les inquiétudes des jeunes (aggravation des inégalités, isolement social) ; la montée d’un populisme de droite qui se veut rassembleur ; l’absence d’une opposition politique crédible après la faillite de l’arrivée au pouvoir du Parti démocrate (2009-2012)… »

« Shinzo Abe cherche à mettre l’histoire au service du prestige national. Sa politique risque d’attiser les antagonistes régionaux (avec la Chine et la Corée du Sud, qui dénoncent la remilitarisation du ­Japon). Elle reste mal acceptée par les Japonais qui demeurent, dans leur grande majorité, attachés au pacifisme constitutionnel ».


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11 mars 2015

1945 : Le Japon en guerre



« Dans la nuit du 9 au 10 mars 1945, 335 B-29, des avions au large rayon d’action, ont déversé plus de 1 700 tonnes de bombes sur le nord et l’est de la capitale japonaise. Le déluge de bombes explosives et d’engins incendiaires a réduit à néant plus de 40 kilomètres carrés (un tiers de la ville)
et tué 95 000 personnes ».

L'histoire a besoin de complexité.
Michael Lucken semble en avoir introduit bcp dans l'ouvrage Les Japonais et la guerre.

résumé par Olivier Wieviorka, cela donne :
« Ferme quant aux objectifs, le pouvoir japonais a, pour parvenir à ses fins, plutôt misé sur la persuasion que sur la contrainte »
« la guerre fut davantage le produit des circonstances que le fruit d’une décision préméditée »

Pertes humaines :
La Chine a perdu de 3 à 4 millions de militaires, de 7 à 16 millions de civils, dans une guerre provoquée par le Japon dont les dirigeants militaires n’ont reculé devant aucune atrocité.

Alors le Japon de 1937-1945 un pays victime ?
C’est ce que les nostalgiques du militarisme voudraient croire et faire croire.

- "Très suspectes photos d'Hiroshima..."
En 2008, Le Monde, à la suite de la Repubblica avait pris des photos du séisme de 1923 pour celles du bombardement de 1945, à partir d’une collection achetée par la Hoover Institution à Stanford
Michael Lucken, publiait alors 1945 – Hiroshima : les images sources


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12 décembre 2014

Une rigueur doublée de bonté ?



La Guerre du Pacifique, Le livre scolaire.

Histoire du Pacifique - 2 GM - Le Japon en guerre : Une rigueur doublée de bonté ?
La Fabrique de l'histoire, émission archives, 10.12.2014 3/4

Michaël Lucken, auteur de Les Japonais et la guerre : 1937-1952, (Fayard, 2013).
Sarah Mohamed-Gaillard, Inalco, L'archipel de la puissance : la politique de la France dans le Pacifique Sud de 1946 à 1998, (PIE-Peter Lang, 2010)

Un double rappel :

- oui la  seconde Guerre mondiale a été vraiment mondiale et totale,
beaucoup que 14-18 où les opérations majeures ont eu lieu en Europe.
(Un récent manuel de première illustre 14-18 par un planisphère et 39-45 par une carte d'Europe !)

- oui, la guerre du Pacifique a disparu de l'horizon scolaire.

Dans un Duroselle de terminale (1965), elle occupe 8 pages.
On y traite de conquête de la Mandchourie, de la Chine, de Tojo et de Pearl Harbor, de Singapour, de "sphère de coprospérité de la Grande Asie Orientale
de la mer de Corail, de Midway, d'Okinawa, d'Hiroshima et de Nagasaki, de la capitulation signée sur le Missouri.
Pas du massacre de Nankin ni du procès des criminels de guerre (le programme s'arrête en 1945).

Dans un manuel de première (2011 programme Chatel-Wirth), le Pacifique, c'est 8 lignes en tout et pour tout !
(massacre de Nankin, unité 731, "femmes de réconfort",
mais sans place pour mettre en contexte ces horreurs perpétrées par l'armée japonaise).

Un reportage sur le procès des criminels de guerre a été diffusé dans la Fabrique.
Le procès de Tokyo est beaucoup moins connu ici que le tribunal de Nuremberg, Tojo moins que Göring.
N'aurait-il pas été possible de rappeler qui étaient les 7 condamnés à mort (sur 28 prévenus) ?
ex-premiers ministres : Hideki Tojo - Koki Hirota
ex-ministre de la guerre : Seishiro Itagaki
ex-généraux : Iwane Matsui (cf. Nankin), Kenji Doihara, Heitaro Kimura, Akira Muto
Quels étaient leurs choix politiques ?
Comment ont-ils pu conditionner tout un peuple ?

En partant de l'agitation des nostalgiques autour du sanctuaire Yasukuni, n'aurait-il pas été possible d'aller au delà d'une guerre pour le pétrole, de traiter davantage de politique, du rôle de l'empereur ou des grandes entreprises démantelées après 1945 ?  Comment un pays agresseur peut-il tenter de se présenter en victime ?

Pourquoi un tel accent sur les circonstances, sur le hasard au risque de minorer une politique délibérée d'agression ?
La tendance actuelle incite parfois à s'intéresser à la vision des bourreaux. Leur propagande est redoutable : Hitler aussi sait parler de liberté quand il annexe la région des Sudètes et commence le démantèlement de la Tchécoslovaquie.
En Asie, l'expression « rigueur doublée de bonté du bushido » ne peut pas masquer la réalité : « l'occupation militaire japonaise se révéla fort rude » : pillage, travail forcé, atrocités et massacres... « l'ordre nouveau » asiatique se révéla souvent pire que « l'ordre nouveau » allemand - écrivent les auteurs du manuel Belin 1983, p 43.


L'histoire culturelle à la mode serait-elle un moyen discret
de dédouaner les élites de leur responsabilité, en 1941 comme en 1914, en Asie comme en Europe ?


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29 août 2014

Japon : les femmes pour la paix


Japon . Armées pour le pacifisme

Au Japon, le PLD et Shinzo Abe a modifié en douce la Constitution dont l’article 9 stipule que le «peuple japonais renonce à jamais à la guerre […] et à la menace ou à l’emploi de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux». Nobusuke Kishi, son grand-père, a été étiqueté criminel de guerre et incarcéré trois ans durant avant d’être réintégré Premier ministre.

Des femmes se battent contre cette politique. C’est le cas de Keiko Ota, une avocate et mère de deux garçons, dont l’article décrit l’intervention dans un « café constitution ».

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22 août 2013

Japon et négationnisme


- Japon 2013 : un négationnisme par omission - Le Monde

« Lors des cérémonies du 68e anniversaire de la capitulation du Japon, le 15 août 1945, le premier ministre, Shinzo Abe n'a exprimé aucun regret pour les souffrances infligées par les militaristes de son pays envers le reste de l'Asie ».

« Trois ministres et une centaine de parlementaires sont venus s'incliner à Yasukuni » le sanctuaire qui honore les morts pour la patrie (et 14 criminels de guerre condamnés après 1945 par le Tribunal international) et incarne l’idéologie militariste.

« beaucoup de Japonais ne partagent pas le négationnisme de leurs dirigeants actuels »

- Quand le maire d'Osaka juge « nécessaires » les « femmes de réconfort », Le Monde 18.05.2013
La pirouette du maire d'Osaka, Le Monde 28.05.2013 : « Toru Hashimoto se dit victime de citations tronquées. Pour tenter de redresser son image, il a renvoyé dos-à-dos le Japon et les autres nations qui ont mené des guerres sans trop se préoccuper du sort des femmes qui servaient au repos de leurs troupes »
Comfort women system, l'armée japonaise et la prostitution organisée :
http://en.wikipedia.org/wiki/Comfort_women  - http://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_de_réconfort

- Le rebond ambigu de la puissance japonaise, Le Monde, 06.06.2013 (« les sorties révisionnistes, sinon négationnistes, de Shinzo Abe enveniment les relations avec ses voisins, écornent l'image du Japon à l'extérieur et irritent Washington »).


- La mémoire vive du Japon, Le Monde des livres 24.05.2013 à propos de l'ouvrage de Mickael Lucken
vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=kOiTH03wGY4


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09 décembre 2012

Le Japon et le déni de l'histoire


Le Japon et son histoire - Stupeur et reniements - Libération Le Mag - 07.12.2012

Du massacre de Nankin à la Seconde Guerre mondiale, l’archipel nippon entretient avec son passé une relation complexe, faite de non-dits et de tabous. Perceptible jusque dans les manuels scolaires, ce malaise persistant ne devrait pas manquer de resurgir à la veille des législatives.

« Le Japon n’a pas le monopole de l’évitement et de l’euphémisme »…. « Des pans entiers de l’histoire contemporaine sont remisés, atténués, aseptisés : la période 1937-1945, avec ses quelque 3,1 millions de morts civils et militaires, ses massacres et ses viols, ses expérimentations bactériologiques sur des milliers de cobayes humains de l’unité 731, le débat sur la responsabilité de l’empereur d’alors et des dignitaires militaires dans cette colonisation semble floutée, mise entre parenthèses ».
Cette histoire ne figure au programme que pour une seule des trois années de collège. «L’enseignant doit transmettre un programme qui court des origines de l’homme dans sa caverne à 1960, et en plus sur l’ensemble du monde ! ». La 2 GM est traitée en 17 pages dans un manuel de 350.

Le manque de contextualisation, d’analyse et de débat est un produit du système : « Seule compte la mémorisation des dates et des noms, pas la réflexion. Notre système éducatif vise à enseigner l’histoire uniquement comme un moyen pour entrer à l’université. Donc les lycéens apprennent par cœur pour réussir ce concours sans jamais débattre en classe ».

Censure et autocensure. « Depuis les années 1950, la classe politique (les conservateurs du Parti libéral-démocrate (PLD)) a pris l’histoire en otage ». Ils ont mis en place un système d’homologation redoutable : près de 80 % des manuels ont été refusés (censurés). « Si ce parti revient au pouvoir, après trois années d’opposition, il entend «revitaliser l’éducation», revoir les manuels scolaires et réexaminer les relations passées du Japon avec ses voisins. Le malaise pourra continuer ».

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