13 mai 2013

Nouveaux profs, tout changer ?

 

libe-profs


Nouveaux profs, tout changer ?
La une et 3 pages dans Libération ce matin.


- Les profs demandent leur mutation

- «On ne fait pas ce métier pour la paie»
- «Je ne me vois pas à 65 ans devant des élèves»
- En Allemagne, les disparités sont région
- En Espagne, déprime et baisse salariale

- «Internet oblige à repenser les cours».
Le zapping de la culture TV n'aurait-elle pas davantage d'impact sur les comportements que l'accès permanent à internet ?
http://www.liberation.fr/societe/2013/05/12/internet-oblige-a-repenser-les-cours_902376
A lire en ligne demain mardi

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01 février 2013

Grenoble : Etats généraux

 

Libération - Etats Généraux de la République
1er et 2 février 2013A la MC2 de Grenoble

Le programme
http://fr.scribd.com/doc/122551552/Programme-des-Etats-generaux-de-la-Republique


vendredi
Culture numérique et jeunesse inculte ?
Marc Le Glatin, Olivier Tesquet, Hortense Vinet
Modérateur : Xavier de la Porte
Débat organisé par La Ligue de l’Enseignement et Terra Nova

samedi
 Quelle école idéale pour l’Europe ?
François Dubet, Bruno Julliard, Philippe Sultan : membre de la Fondation Copernic
Débat organisé par les fondations Jean-Jaurès et Copernic

Internet : quelles révolutions ?
Mehdi Benchoufi, Sabine Blanc, Jérémie Zimmermann
Débat organisé par Les Engagées

Une autre économie est-elle possible ?
Patrick Viveret, Anne-Cécile Ragot
Débat organisé par Greenpride


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16 janvier 2013

Neutralité du Net

 

Neutralité du Net : tout flux le camp - Libération
http://www.ecrans.fr/Neutralite-du-Net-tout-flux-le,15795.html

Une table ronde « Net neutralité à eu lieu à Bercy.
« un réseau neutre est un réseau qui transmet toutes les données sans aucune discrimination, avec la meilleure efficacité possible »
Pour Tim Wu (Columbia), les opérateurs se concentrent naturellement sur leur rentabilité à court terme et sont tentés d’augmenter leurs profits en faisant payer les émetteurs d’information en fonction du type d’application utilisée (fixe ou mobile, par exemple) ou du type de contenu (texte, vidéo, voix sur IP, etc)… Seule la loi peut contraindre les opérateurs à la respecter.

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07 janvier 2013

La marchandisation universitaire

 

La mondialisation universitaire
Entretien avec l'historien Christophe Charle - La vie des idées - 04-01-2013
http://www.laviedesidees.fr/La-mondialisation-universitaire.html

extraits :
- Internet et les universités ?  « Comme toute mutation technique, Internet peut constituer la meilleure ou la pire des choses pour ceux qui sont attachés à un certain idéal démocratique et ouvert des universités.

La meilleure, s’il permet d’effacer un certain nombre d’obstacles à la diffusion des savoirs, des cours et des difficultés de communication entre collègues ou entre universitaires et étudiants quels que soient l’origine, l’âge, la motivation. La pire si, comme c’est pratiqué dans certaines universités privées à but lucratif, il s’agit de fournir des « kits » d’enseignement uniformisés, conformes à une routine ou à des objectifs utilitaristes, et destinés à transformer l’enseignement supérieur en un marché standardisé comme un autre … »

« Ces visions technophiles de l’avenir universitaire oublient aussi qu’un cours n’est pas un manuel lu devant un micro, ni une performance aguichante devant une caméra. Surtout si les cours ne sont pas nourris par le travail parallèle des enseignants chercheurs, on peut directement les supprimer et les remplacer par des polycopiés obligatoires sur tout le territoire. La diversification des enseignements supérieurs et des publics et l’accélération des flux d’informations sur lesquels reposent les enseignements rendent l’adaptation permanente des formules pédagogiques indispensable, alors que des formules vidéo ou audio enregistrées risquent, du fait des coûts, de pousser à la stagnation, au choix des enseignements standardisables ou à la reproductibilité au moindre coût, incompatible avec la modification continue des contenus ».

 

- La marchandisation de l’enseignement supérieur dans le monde :
.... Journée d'études de l'ARESER - 05.10.2012
..... http://www.ihmc.ens.fr/La-marchandisation-de-l.html

« ... il existe encore de très grands écarts quant au processus de « marchandisation ». La philosophie néolibérale de l’étudiant client et la volonté de gérer les établissements comme des entreprises pour réduire la dépense d’origine publique gagne du terrain partout, y compris dans les pays de tradition social-démocrate ou étatiste. Toutefois il faut rappeler, si l’on se place dans une perspective de moyenne durée, que la vision libérale ou privée de l’enseignement supérieur était déjà dominante au XIXe siècle dans les pays anglophones, voire dans certains segments de l’enseignement supérieur français (par exemple, l’École libre des sciences politiques créée en 1872, ancêtre de « Sciences-Po », ou les facultés catholiques, les écoles de commerce ou d’ingénieurs financées par des fonds privés). Elle a subi une phase de reflux avec l’émergence de l’idée d’État-providence étendue à l’enseignement supérieur et la volonté de démocratisation des études après 1945. Mais le balancier est reparti dans l’autre sens à partir des années 1980 sous l’effet des difficultés économiques, de l’alourdissement des coûts de l’enseignement supérieur et des politiques de restriction budgétaire.
Cette vision a conquis une partie de la planète trente ans plus tard, mais pas la totalité, et elle a pris des formes extrêmement différentes selon les continents  ».


- Lire également la référence à l'histoire des universités en Allemagne, et au corporatisme négatif lors de la République de Weimar :
« ... devant l’augmentation rapide des effectifs, la féminisation et le déclin de statut des universitaires et des étudiants provoqué par diverses crises de cette période, les « mandarins » allemands sont devenus de plus en plus conservateurs et hostiles au régime républicain, tandis qu’une partie importante des étudiants, inquiets devant la menace du chômage, a basculé plus tôt encore que l’électorat vers les organisations liées au parti nazi. Arrivé au pouvoir, ce dernier a pratiqué une politique universitaire régressive dont les universités allemandes ont mis très longtemps à se remettre après 1945 ».

 

charle

Christophe Charle - source France-Culture
Liste des publications, page IHMC - format pdf oct 2012


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27 décembre 2012

Blogs politiques 2012

 

- Carte de la blogosphere politique - Le Monde 
http://www.lemonde.fr/politique/visuel_interactif/2012/12/26/carte-de-la-blogosphere-politique-2013_1809704_823448.html


- E
tat des lieux du Web politique français et de ses mutations
par Linkinluence
http://politicosphere.blog.lemonde.fr/2012/12/26/la-tectonique-des-plaques-du-web-politique-francais/#more-451

 

Internet, contre-média politique

. Une droitosphère en expansion - Le Monde

Républicaine " ou " Mdame Michu ", blogs et sites tenus par des militants ou des sympathisants de l'UMP contre le pouvoir socialiste se multiplient, tandis que les blogueurs piliers de la " gauchosphère ", qui ont mené durant cinq ans un combat quotidien contre NS, hésitent entre soutien à la nouvelle majorité et critique

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/12/26/une-droitosphere-en-expansion-face-a-une-gauchosphere-en-plein-doutes_1809718_823448.html

. Juan et Politeeks : deux piliers de la gauchosphère, deux attitudes

Ce sont deux piliers de la gauchosphère. Juan a tenu cinq ans durant la chronique minutieuse de la présidence NS sur son blog " Sarkofrance ". Politeeks, lui, critiquait régulièrement l'ancienne majorité sur le sien, " Intox2007 ". Tous deux ont continué à bloguer après la victoire du PS, mais si le premier choisit le " soutien critique ", le second a rapidement repris son indépendance.



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 source : iconographie Le Monde

 
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17 septembre 2012

Souvenons-nous du monde d'avant

 

Souvenons-nous du monde avant internet
André Gunthert - Totem - 15.09.2012
http://culturevisuelle.org/totem/1678


La conclusion d'AG :

« Pendant toute cette semaine, je me suis aperçu, médusé, de toutes les questions que j’avais pris l’habitude d’adresser à mon environnement, sachant que j’avais de grandes chances d’obtenir un résultat. La puissance documentaire d’internet a élargi le monde et augmenté notre vision dans des proportions inimaginables.
Plus que des réponses, le savoir infini du web nous a appris à ne plus jamais refuser de nous demander comment, qui et pourquoi. Plus encore que la connaissance, il nous a apporté un émerveillement, une vigilance et un questionnement inépuisables.

Alors chaque fois qu’un pédant vante la déconnexion avec les trémolos du retour aux sources, souvenons-nous de tout ce que nous aspirions à savoir, de tout ce que nous étions malheureux de ne pas comprendre, et de tout ce que nous n’osions même pas demander ».

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07 septembre 2012

Réponse aux ennemis d'Internet

 

Titiou Lecoq, Ma réponse aux «élites» qui détestent l'InternetSlate.fr
http://www.slate.fr/story/61313/internet-ennemis-reponse?

extraits :

« Non, le web n'est pas un monstre fasciste mangeant le cerveau des humains.
Non, nous n'évoluons pas dans le far-west de la jungle du chaos.
Non, cela n'a rien à voir avec Auschwitz. Et non, ce n'est pas l'immédiateté le problème ».

Titiou Lecoq dresse un Florilège des propos anti-web classés par «métiers»


Puis elle répond sur le fond à ces attaques :

« Mais alors, face à un tel nombre de personnalités s’insurgeant devant l’abomination du web, peut-on simplement répondre qu’ils racontent des conneries?
Oui.
Ils déversent des torrents d’inepties. Pour la simple raison qu’ils ne connaissent pas ce dont ils parlent. Ce qu’ils disent est faux.

Elle propose un décryptage des éléments récurrents de leurs discours.
1. Le monstre de l’Internet
2. La jungle
3. Le point Gowin
4. L'immédiateté

Elle conclut : « Ne minimisons pas le traumatisme que représente Internet pour ceux qui avaient l’habitude d’être écoutés,  regardés, à qui on servait la soupe à température sans que personne ne les remette jamais en question.

Internet a donné une voix à ceux qui n’avaient jusqu’alors que la possibilité de se taire. Cette brusque ouverture donne lieu à des exagérations qui sont sans doute proportionnelles au sentiment de frustration et d’exclusion des sphères de paroles traditionnelles.

Rappelons trois éléments:
1 - La démocratisation d’Internet est récente, ses usages ne sont pas figés, il y a une éducation au web qui se fait petit à petit.

2 - La majorité des internautes ne commente pas. Réduire Internet à ses trolls, c’est méconnaître tous les autres utilisateurs.

3 - L’humanité n’est pas faite que de gens intelligents, mais tant qu’ils respectent la loi, même les abrutis ont le droit de s’exprimer - par contre personne n’est obligé de les lire ».

Titiou Lecoq est journaliste indépendante et blogueuse
http://www.slate.fr/story/61313/internet-ennemis-reponse?


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30 août 2012

Pétrarque - Internet et la démocratie



Internet, stade final de la démocratie ? - Rencontres de Pétrarque 2012

Invité(s) :
Dominique Cardon, Fabrice Apelboin, Fleur Pellerin

http://www.franceculture.fr/emission-les-rencontres-de-petrarque-internet-stade-final-de-la-democratie-2012-08-25
l'émission au format mp3
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12533-25.08.2012-ITEMA_20394200-0.mp3


Ecouter notamment Dominique Cardon sur les relations entre Internet et la démocratie représentative (vers la 35e minute).

Il reprend des analyses présentes dans un entretien avec Hubert Guillaud en sept 2010, mis en ligne sur Internetactu le 19.08.2011
Pourquoi l’internet n’a-t-il pas changé la politique ? 
http://internetactu.blog.lemonde.fr/2011/08/19/dominique-cardon-pourquoi-linternet-na-t-il-pas-change-la-politique/

Notes personnelles et extraits de l'entretien :

Certains médias voudraient voir dans internet un signe de modernisation de la vie publique (cf la campagne d'Obama en 2008), ou une solution miraculeuse à la crise de la démocratie.

DC, internetactu : « Internet ne révolutionne pas la représentation politique traditionnelle.
… Ce n'est que bien plus tard que l'idée de démocratie électronique, de vote en ligne, de présence des partis sur la toile est venue se greffer, comme un corps presque étranger, sur l'esprit d'internet. Alors ce que font aujourd'hui les partis pour réinventer le dialogue avec les militants et les électeurs, c'est très bien... mais il faut reconnaitre que ce n'est pas l'endroit où l'internet est le plus brillant. Les dispositifs institutionnels de consultation ne réunissent pas grand monde ».
« L'usage des réseaux sociaux permet, dans des circonstances particulières, comme les campagnes électorales ou les débats sur des thèmes chauds d'actualité, de sortir du périmètre strict de l'organisation partisane et de faire transpirer le militantisme politique vers la société ».

Selon Dominique Cardon, Internet et la démocratie sont deux domaines qui ne sont pas superposables.Il estime qu'internet modifie peu la compétition pour les postes de pouvoir, ou seulement à la marge. La démocratie représentative n'est pas menacée, la légitimité reste fondée sur l'élection.


L'Internet des pionniers avait une visée politique : changer la société par l'espace public mais sans se soucier de la prise du pouvoir.

« Internet libère l'expression des individus, et le droit de porter, sans contraintes ni censures, leur propos dans un espace public ».
« Le web social a permis de démocratiser l’autoconstruction narrative en l’inscrivant dans les pratiques de la vie ordinaire. Il permet aux internautes les moins dotés en capital culturel de se mettre en scène sous des formes beaucoup plus brèves, légères et faciles que la rédaction d’un blog ».

Cette action d'Internet est surtout décelable dans les mouvements sociaux et dans les formes d'engagement. On ne vote pas sur Internet. L'essentiel, c'est le consensus : pas la recherche de l'unanmité, mais l'accord trouvé par débat et étapes successives.

Dans ce militantisme en réseau, Dominique Cardon voit plusieurs formes communes :
- Le refus d'une organisation par le haut et d'une affiliation permanente.
Le centre est vide, il n'y a pas de porte-parole permanent.
(avec des exceptions : cf le charisme et le magister moral d'un Richard Stallmann pour le logiciel libre)
- L'absence d'un programme exhaustif
- L'individu est au centre. Il prend part à un mouvement et peut se retirer à tout moment. La force de ce type de mobilisation, c'est la coordination par essaim, une coordination faible, mais qui peut faire masse (cf le TCE de 2005).
- Dans ces espaces, la définition des règles, des procédures de la participation, absorbe beaucoup de temps et d'énergie. DC ne croit pas aux consultations décrétées par le haut, avec un site web vitrine. En général, le débat se fait
sur d'autres espaces, non prévus au départ.

Il plaide pour l'ouverture des donnés publiques, condition d'un regard critique et responsable dans un Internet indomptable (cf  les sites web regards citoyens ou  sourcemap)
Les citoyens sont placés face à leur propre responsabilité. Le travail des élus devient moins simple, mais est-ce vraiment un problème ?


qq observations entendues :
- Ce sont les hippies qui ont inventé internet. Les militaires ont juste apporté beaucoup d'argent.
cf Fred Turner. Aux sources de l'utopie numérique. De la contre-culture à la cyberculture : Steward Brand, un homme d'influence. http://cfeditions.com/

- Jusqu'ici Internet a su échapper à la mesure d'audience façon TV commerciale et publicité.

- Dans le web des pionniers, l'internaute s'effaçait derrière les liens et l'accent était mis sur les contenus. Avec l'arrivée de facebook, l'internaute affirme d'abord et avant tout sa subjectivité


A lire également sur le web, à propos de l'ouvrage La démocratie Internet (Le Seuil,09.2010) :

Histoire politique d'Internet
http://www.wethenet.eu/2011/02/la-democratie-internet/

Dominique Cardon et Fabien Granjon, 2010, Médiactivistes, Les Presses de Sciences Po
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12 août 2012

AFAG : les 4 shérifs censeurs du web



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source : Mediamediorum



Vier Sheriffs zensieren die Welt - Die Zeit 06.08.2012

Wie Apple, Facebook, Amazon und Google dem Internet ihre Gesetze aufzwingen.
4 shérifs censurent le monde. Comment Apple Facebook Amazon et Google imposent leurs lois sur l'internet
http://www.zeit.de/2012/32/Zensur-Apple-Facebook-Amazon-Google

1/4 : Vier Sheriffs zensieren die Welt
2/4 : Google & Co. erweisen sich zunehmend als moralisch verkniffene Bibliothekare
3/4 : Internetsurfer nehmen heute an einer Reihe von gigantischen Experimenten teil
4/4:  Auf einmal scheinen Gedankenspiele nah zu sein


La Une de l'hebdomadaire allemand Die Zeit titre sur la censure du Web par les quatre géants américains (Apple, Facebook, Amazon et Google) :

« Photos d'hommes ou de femmes bloquées par Facebook, censure effectuée au nom de Community Standards discutables, chansons censurées, applis politiques censurées sous prétexte de diffamation, oeuvres d'art masquées, filtrage politique des recherches en fonction des exigences des régimes politiques en place mais, plus encore, filtrage par les moteurs de recherche en fonction de l'activité passée de l'internaute, de sa situation actuelle... »
http://mediamediorum.blogspot.fr/2012/08/censure-sur-le-web.html - (source : Nicole)


« Pourquoi ne protestez-vous pas ? » ( Warum protestiert ihr nicht? ), demande le romancier Benjamin Stein.Il redoute que les citoyens n'abdiquent leurs responsabilités et se laissent aller, naïfs, à une nouvelle forme de totalitarisme.
http://www.zeit.de/2012/32/Zensur-Interview-Benjamin-Stein

 

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Jeff Bezos, Mark Zuckerberg, Larry Page et Tim Cook - source Die Zeit



Die Zeit n° 32, 2 août 2012
- adaptation d'extraits - source NM

Les réponses sont effrayantes : c'était simplement un test. Ou :  des statistiques. C'est tout.
Ainsi les dirigeants esquivent les questions qui pourraient fâcher : « Ne vous inquiétez pas. Il n'y a rien à savoir ».

Qui  demande dérange.

Justement, vous avez raison de vous inquiéter. D'être très inquiet.

Un test, Statistiques.  Ce sont les réactions d' un employé de Facebook contre les critiques des membres du réseau social . « Blockwart 2.0» et  «  un peu Stasi, le tout », avait-elle maugrée lorsqu'elle était interrogée par ses connaissances à propos de Facebook. Les informaticiens de Facebook ont déjà remarqué que les usagers utilisaient des pseudonymes, au lieu de leurs vrais noms. La maison n’aime pas que ses membres aient des secrets. Aussi, depuis quelques semaines, Facebook se sert de son interface pour interroger le cercle de connaissances des suspects identifiés et pose la question: « Est-ce le vrai nom de votre ami ? »
http://www.zeit.de/2012/30/Social-Network-Facebook
Un test ? Quel genre de test ? Est-ce que les gens sont prêts à dénoncer leurs amis s'ils y sont invités par un logiciel?
L'espionnage par Facebook est juste un cas parmi d'autres, dans lequel les sociétés de premier plan  imposent leurs règles aux internautes avec des méthodes douteuses.

Vers la même époque Apple a refusé de diffuser un jeu satirique que Frédéric Jacobs (San Francisco) a programmé pour l'iPhone. Le jeu s'appelle « Syriens en colère » ; dans un univers coloré de bande dessinée, il critique le régime brutal du président Bachar al-Assad.
Pourquoi n'est-ce pas autorisé chez Apple? Par ce que ce serait « diffamatoire ou injurieux » affirme l’entreprise US.

Apple censure le discours politique. Combien de fois encore ?

Ou Amazon : début juin Amazon a retiré Le livre noir de  WWF du programme. L'auteur Wilfried Huismann appartient à une organisation environnementale proche de l'industrie ; le différend juridique est devenu évident . Amazon a banni le livre, avant même que le tribunal ait statué. Dans les faits, un seul groupe privé peut-il décider seul de ce qui nous pouvons lire ?

Ou Google : il filtre les résultats de son moteur de recherche mondial d'après l'orientation politique, parfois d'après les intérêts personnels des utilisateurs. Le fond blanc du site suggère la neutralité ; la réalité est bien moins simple.

Qu'est-il arrivé ici ?
L'Internet des pionniers était un espace de liberté. Où on pouvait découvrir des mondes inconnus et ne pas se retrouver. Un lieu, en effet anarchique et sauvage. Mais libre.

… Résumé :
 Apple, Facebook, Google et Amazon veulent tout sécuriser. Les quatre shérifs décident pour nous : la technique leur permet de censurer sans effort. Y compris sur des sujets qui mériteraient un débat au sein de nos sociétés.

Les 4 shérifs refusent de répondre aux questions
Google ne répond pas aux questions sur ses algorithmes.
Apple censure des mots comme motherfucking (putain)
Chez Apple, il est aussi impensable de montrer un sein nu de femme, même en peinture (un nu de Max Beckmann, l' expressionniste allemand est censuré).
Frau im bett -  1932, 40*80 cm
http://p0.storage.canalblog.com/02/78/119589/54539137.jpg
Lying Nude - 1928
http://www.bloomberg.com/photo/-lying-nude-/168380.html
Pas question de diffuser une publicité pour l'exposition  « Femmes » à  la  Pinacothèque de l'art moderne de Munich.
Frauen - Pablo Picasso, Max Beckmann, Willem de Kooning
Munich - Die Pinakothek der Moderne 2012 - http://www.pinakothek.de/node/20674

Que filtre Apple ou pas ?
Chez Apple, il est impossible d'évoquer le travail des enfants (en Afrique ils sont utilisés pour chercher les matières premières nécessaires aux smartphones) ou de parler de suicides d'ouvriers dans les usines en Chine.
Aucune réponse.

 Facebook  surveille même les conversations de ses membres. Le prétexte : la protection des mineurs contre les pédophiles. Mais un tel combat peut-il légitimer des atteintes réelles aux droits individuels ? Les Etats de droit ont besoin d'un tribunal pour décider, avant d' intercepter des conversations téléphoniques ou fouiller des maisons. Facebook n'a pas voulu commenter officiellement le sujet.

Des exemples par pays suivent.
http://www.zeit.de/2012


 

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02 juillet 2012

Internet dans l'Histoire

 

Histoire de l’Internet, l’Internet dans l’histoire

Les numéros thématiques sur l’histoire de l’Internet appliqué aux sciences sociales se multiplient ces derniers temps (cf SHMC, Eric Guichard...). Deux nouveaux chemins d’accès aux recherches des historiens :

- Le Temps des médias, no 18 
Le sommaire n’est pas encore en ligne sur le site web,
mais il l’est chez Cairn : http://www.cairn.info/revue-le-temps-des-medias.htm
http://www.histoiredesmedias.com/-Le-Temps-des-Medias-.html

extraits :
Aux origines américaines de l'Internet
La gouvernance de l'Internet. Une internationalisation inachevée
Révolution 0.1
Les médias sociaux : une histoire de participation
R@S : la naissance d'un acteur majeur de l'« Internet militant » français
Protester sur le Web chinois (1994-2011)
La mémoire culturelle d'Internet : le folklore de Usenet
Les langues sur Internet : de l'hégémonie de l'anglais au règne de la traduction
 « A l'image de l'Homme » : cyborgs, avatars, identités numériques
Réseaux de communication horizontale, un aperçu à travers le temps
L'historiographie de sites Web : quelques enjeux fondamentaux
L'histoire de l'Internet au prisme des STS


- Une demi-journée a été organisée par la Société d’histoire des médias à l’INA
Le compte rendu est à lire en ligne
http://www.histoiredesmedias.com/Compte-rendu-de-la-journee-d-etude.html


4 chantiers ont été abordés lors de la journée du 21 mai 2012 :

1 - Faire l’histoire de l’internet comme d’un média parmi d’autres (quelles sources ? quels concepts pour une histoire largement auto-référencée ?)
« Sortir d’une perspective techno-centrée, portée notamment par le discours des entreprises qui promeuvent les technologies, qui tend à parler trop vite de changement radical, pour interroger l’épaisseur sociale, le contexte composite de production et d’usages des technologies ».
Quelle gouvenance ? Le CR parle de « Pluralité normative » (Lessig) résultat d’un arbitrage entre l’architecture technique, la loi, les pratiques, les exigences commerciales.
Au temps du télégraphe, les polémistes vilipendaient déjà la dégradation du langage, la perte de l’intimité …

2 - Relier l’histoire de l'Internet à celle des autres médias.
Un moyen d’échapper au couple extase - effroi
Enjeux de la conservation du web, types de source, indexation et métadonnées …
Louise Merzeau - http://prezi.com/s4ftpmd52cj8/ateliers-dlweb/

3 - Faire l’histoire des médias autrement à cause d’internet.
« Comme le montre par exemple Janet Abbate, l’internet contribue à bousculer des catégories acquises, à relier technologie et contenu, ou bien production et usages, mais aussi la catégorie du « national », ce qui contribue à revenir sur l’histoire des médias telle qu’elle s’est écrite jusqu’à ce jour ».

4 - Relier l’histoire de l’Internet à l’histoire contemporaine.
cf les lectures actuelles de la notion de démocratie (généralité et particularité, redistribution ou reconnaissance).

Philippe Rygiel : quelle formation informatique des historiens ? quelle collaboration entre historiens et informaticiens ? Faut-il développer un groupe d’intermédiaires ?


Un changement à obtenir des marchands :
L'abonnement à 2 numéros de la revue coûte 45 euros.
La vente à la découpe des articles coûte près de 100 euros (19*5).
Curieuse exploitation commerciale des gains de productivité permis par l'Internet.


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