13 janvier 2014

WP, sismographe de l'éphémère

 

Mika, Julie Gayet, Dieudonné: Wikipédia, sismographe de l'éphémère - Thierry Noisette,  L'esprit libre 12.01.2013
http://www.zdnet.fr/actualites/mika-julie-gayet-dieudonne-wikipedia-sismographe-de-l-ephemere-39797000.htm

« L'article de Wikipédia sur Julie Gayet, consulté 13.000 fois en décembre 2013, a été vu 600.000 fois vendredi 10 janvier et encore 174.000 fois hier samedi  ».
http://wikiscan.org/?menu=dates&date=20140110&list=pages&filter=main&sort=hits


- pour voir les stats des sujets récemment consultés par les internautes :
http://wikiscan.org/?menu=live&date=24&sort=hits&filter=main

- choisir une date
http://wikiscan.org/calendrier
par exemple : le 7 mai 2012
http://wikiscan.org/?menu=dates&date=20120507&list=pages&filter=main&sort=hits
ou le 16 mai 2011
http://wikiscan.org/?menu=dates&date=20110516&list=pages&filter=main&sort=hits

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31 mai 2011

Le côté obscur de Google


Sous le titre Le côté obscur de Google (avril 2011),
Payot a édité en poche la traduction d'un ouvrage de 2007 :
 
Luci e ombre di Google (2007) - La face cachée de Google (2008)

L'ouvrage est disponible en ligne en français
( pour le télécharger en pdf : 

http://www.ippolita.net/5.html 
http://www.ippolita.net/files/Facecacheapostille.pdf

Pour les lecteurs pressés, lire la libre conversation de Multitudes avec Karlessi, un membre du collectif Ippolita (2009). http://multitudes.samizdat.net/Contre-l-hegemonie-de-Google
http://www.cairn.info/revue-multitudes-2009-1-page-62.htm

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Les auteurs, des libertaires italiens, s'étonnent de la grande passivité des internautes.

Google a su magistralement exploiter notre besoin de simplicité. Sa publicité est bien moins intrusive que celle des autres commerçants, mais sa gestion des contenus est invasive. Les auteurs questionnent la technique du moteur plébiscité par tous (« le coeur opaque de technologies »).
Ils interrogent les discours sur l'open source qui ne sont, selon eux, qu'un masque pour dissimuler la machine redoutable de profilage publicitaire des internautes. Comment croire qu'une entreprise privée puisse vouloir incarner le bien commun ? « Don't be evil ? Tout le monde y croit, ou presque, parce que tout monde rêverait que cela puisse être vrai ».  Comme toute entreprise capitaliste, Google a au moins deux ambitions : faire de l'argent, beaucoup d'argent ; étendre sa domination toujours plus loin sur les contenus numérisés ».

« L'enjeu nous semble moins de critiquer Google, aussi utile que cela puisse être, que de savoir si nous sommes capables d'agir pour préserver et développer des espaces d'émotion sans profilage, d'imagination sans publicité ».

« Ippolita a créé les « scookies », un système permettant aux internautes de s’échanger entre eux leurs biscuits numériques pour mettre un zeste de chaos dans l’organisation si magnifiquement « profilée » du moteur de recherche, de ses robots et de ses pubs si bien personnalisées ».

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La version poche publiée par Payot comporte une postface qui épingle le contrôle social (le flicage consenti) source de profits pour les multinationales du web 2.0. A
insi avec Facebook, tout ce qui est affiché sur l'écran  devient la propriété exclusive de Zuckerberg. Le rêve humaniste de la connaissance globale a cédé la place aux bavardages planétaires, à la pseudo intimité entre mille oreilles et mille yeux indiscretssur fond de connotation politique clairement réactionnaire. 
La situation est grave...

Lire également (et soutenir) La Quadrature du Net : http://www.laquadrature.net/fr
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blackle

http://fr.blackle.com/ - http://www.blackle.com/

 

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14 avril 2011

Internet rend-il méchant ?


un article d'Erwan Desplanques, Télérama 3196, 13 avril 2011

Extraits : 
... « On les appelle les trolls. Ces internautes inondent les sites d'information de leurs commentaires acides, voire haineux ... »

Jean-François Kahn a enterré son blog l'été dernier, fatigué « des dynamiteurs, pollueurs, obsédés et allumés ». Sophie Rostain a fermé son blog sur Médiapart, perturbée... « par les cabales et les règlements de comptes. A côté, certains lecteurs demandaient à être mes « amis », comme si nous étions dans une cour de récré. Je voulais faire part de mon expertise, et voilà que je me retrouvais au centre d'une communauté de post-ados »...

« Personne ne naît troll, tout monde peut le devenir » (Antoine Casilli, Liaisons numériques)

Le nombre de commentaires a explosé. Les sites web font appel à des sociétés extérieures pour faire la chasse aux trolls et aux propos racistes. Rue 89 ferme l’espace de commentaires quatre jours après la diffusion de l’article. Des animateurs slaloment entre les trolls et les habitués qui papotent entre eux (à Rue 89, 80 % des commentaires sont rédigés par seulement 10 % des abonnés, voici aussi la nature des commentaires sur un blog comme la République des livres ), et repèrent les contributeurs efficaces, ceux qui font avancer l'information et le débat (et parfois corrigent des erreurs).

« Tel est le credo actuel des sites d'info : valoriser le lecteur, le responsabiliser tout en restant vigilant. L'internaute n'est donc pas un vrai méchant. Il est à la fois, potentiellement, le pire troll et le meilleur remède à l'anarchie ».
[ Les habitués du web savent d'expérience que l'écriture électronique aggrave les différends et les inimitiés ]

[ Sur Framablog, entre professionnels et militants du logiciel libre, généralement les commentaires viennent compléter l'article, l'enrichir ou le nuancer. Pas chercher à démolir son auteur.
Dans La République des livres, c'est souvent de l'entre-soi, entre une poignée d'habitués de connivence.
Sur Libération ou Le Monde, à la suite de nombreux articles, les commentaires sont en théorie modérés. Pourtant les invectives y occupent une grande place, parfois sans lien avec le sujet abordé. De plus de nombreux propos pourraient figurer sur des sites de droite extrême ... Pour les sujets sensibles, plusieurs commentaires interrogent sur la source : les
internautes ne seraient-ils pas des professionnels en service commandé par un parti politique, envoyés pour contrer l'analyse des journalistes ...] 

Article peut-être à venir en ligne ? http://www.telerama.fr/idees/
Lire également Antonio Casilli, Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Seuil) http://www.liaisonsnumeriques.fr/

 

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