22 novembre 2017

Caen : Mémoires des Massacres du XXe

 

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Mémoires des Massacres du XXe siècle
CRHQ + Memorial de Caen - 22-23-24 novembre 2017

programme en pdf sur le site du CRHQ
http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/crhq/4865

et en direct et en pdf sur l'agenda du Mémorial
http://www.memorial-caen.fr/les-evenements/lagenda



Mercredi 22 novembre - 14 h - 20 h

DIRE LA MÉMOIRE : LES MOTS

15h45 - Représentations complémentaires et mémoires en conflit dans le Liban d'après-guerre : le cas des druzes et des chrétiens. - Dima de Clerck

Le questionnaire de la Commission Centrale Historique Juive de Pologne :
la collecte de témoignage des survivants comme vecteur d’une première mémoire de l’événement (1944-1945) - Judith Lindenberg

Les veuves du massacre d'Ascq (avril 1944) : mémoires et silences. Jean-Paul Barrière

18 h Conférence : « Daech, la machine génocidaire contre les Yezidis » par Patrick Desbois

 

Jeudi 23 novembre - 9 h - 20 h

PATRIMONIALISER : LIEUX ET NON-LIEUX

9h - Les espaces de la mémoire dans le Cône sud américain (Chili, Argentine, Paraguay) - Luc Capdevila

- La commémoration des villages brûlés pendant la Seconde Guerre mondiale : analyse comparée d’une mémoire victimaire en Europe. - Alexandra Goujon

- Des sites des massacres coloniaux au Cameroun comme non-lieux de mémoire. L’emblématique cas des chutes de la Métchié (1957-1959) - Eloge Brice Tiemeni Sigankwe


LES MÉMOIRES OFFICIELLES

10h30 - Les jours et les mois qui suivent. Aux sources du souvenir du massacre de Thiaroye, déc 1944 - début 1950. Martin Mourre

Les soviétiques et le procès de Coblence (1962-1963) : enjeux politiques, diplomatiques et mémoriels d'une campagne de propagande". -  Vanessa Voisin

Enjeux mémoriels de massacres de civils commis pendant la guerre de Corée - Jae Yeong Han

Les mémoires de Guernica (26 avril 1937) en Espagne : village martyre de la barbarie nazie, emblème de la paix ou haut lieu du nationalisme basque ? -  Sophie Baby


LES MÉMOIRES OFFICIELLES

14h - Les espaces de la mémoire de la dictature au Brésil : le Memorial da Resistência de Sao Paulo et la Comissao Nacional da Verdade. - Janine Gomes da Silva

Les États-Unis et la question de la reconnaissance internationale du génocide des Arméniens. - Julien Zarifian

La mort de masse à l’ère atomique : mémoire mythique et mémoire historique (1945). - Michael Lucken


L’INTIME ET LE VOISINAGE

15h45 - La mémoire collective à l’épreuve de la politique de l’oubli : le cas des Arméniens en Turquie à travers trois générations. - Nazli Temir Beyleryan

Les représentations antithétiques des massacres de Volhynie (1943). - Nadine Fonta

18h30 - Projection du documentaire « Les ombres, un conte familial », 2013, Leïla Férault-Levy.

 

Vendredi 24 novembre - 9h30 - 16h45


DÉSIGNER, IDENTIFIER, ÉVALUER

9h30 - De "l’incident" au "massacre colonial" : le bombardement d’Haïphong et sa construction mémorielle (20 novembre 1946).  Thomas Vaisset

Autour de la mémoire empêchée du ravin de Kashktak à Tomsk (fédération de Russie) : cartographie 3D d’une trajectoire géo-historique (1937-1940)
- Michel Neyroud  + Oleg Nikolaevich Goussev

Le combat des chiffres. Mémoire, histoire et politique autour du nombre de personnes "disparues" pendant la dernière dictature militaire argentine (1976-1983) - Mario Ranalletti

Mémoires de massacres liés à la dernière séquence de la question d’Orient, dans l’espace public grec, au tournant du XXe siècle. Nicolas Pitsos

La politique mémorielle du génocide des Tutsis (1994) : entre fantasme et réalité.

 

LA MÉMOIRE ARMÉNIENNE

14h - Une mémoire qui résiste à travers les mots : le lexique du génocide des Arméniens dans la langue kurde. - Adnan Celik

Devenir descendant de génocidaire en Turquie : analyse des mémoires des Jeunes-Turcs unionistes. - Duygu Tasalp

Post-mémoire(s) du génocide des Arméniens. Étude comparative sur la 4e génération en Turquie, Arménie et en Diaspora. - Derya Firat,

Quelle(s) représentation(s) des massacres du XXe siècle dans les manuels d’histoire de l’école primaire ? - Nathalie Rezzi


Conclusions
par Stéphane Michonneau


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21 novembre 2011

Le musée selon Borja-Villel

 

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source : http://www.madridemotion.com/es/disfrutar-del-mejor-arte-en-el-museo-reina-sofia/


L'Espagnol qui bouscule les musées
Manuel Borja-Villel, directeur du Reina Sofia de Madrid, dénonce ces établissements gérés comme des entreprises. Il a inventé, pour sa collection permanente, une présentation novatrice et iconoclaste
Le Monde - Culture et idées, 19/11/2011

Extraits :

En quoi cette impasse des musées est-elle liée à la crise ?
« La collection est au cœur des musées. Depuis des décennies, ils se battent pour obtenir les meilleures œuvres. Ils sont jugés, classés à l'aune de la rareté. Le problème, c'est que ce sont les collectionneurs privés qui possèdent l'argent et les œuvres. Si un musée veut un Warhol ou un Giacometti, il lui faut des dizaines de millions d'euros, qu'il n'a pas. S'il reste fondé sur la rareté et sur la propriété, le monde des musées va être pris dans une économie de l'excès ».

« Depuis la fin des années 1970, on a vu l'essor d'un modèle qui me semble dépassé : créer un bâtiment qui est une oeuvre en soi, en faire un lieu de spectacles au service du tourisme. Le musée est devenu un centre commercial, dans lequel les visiteurs-consommateurs ne viennent pas apprendre, mais reconnaître des noms. On voit ce que ce modèle a fait naître : un art contemporain lié à l'économie et à la finance. Les artistes plébiscités par ce système, Damien Hirst ou Jeff Koons, sont des animateurs de spectacles. On n'est pas loin de l'impasse économique actuelle qui révèle en fait une crise de la démocratie ».


Pour répondre à la crise, les musées font appel au mécénat, augmentent le prix d'entrée... Ce sont les solutions ?

« Ils ouvrent aussi des filiales à l'étranger, louent des oeuvres à des musées riches aux Etats-Unis ou au Japon, vendent des expositions clés en main, voire leur marque, louent des espaces à des entreprises, veulent un bâtiment toujours plus grand pour accueillir toujours plus de visiteurs. Ce modèle fondé sur l'expansion est dangereux. Il vise à ce que les établissements se cannibalisent entre eux. Il est anti-écologique. Il finit par considérer (?). C'est déjà le cas quand on lui demande de faire des entrées sans chercher à savoir ce que nos enfants ont appris à la sortie. Ou quand il est contraint de monter des expositions paresseuses et spectaculaires. Le musée finit par oublier sa mission première qui vient du modèle révolutionnaire français : être le lieu de la démocratie et de l'éducation. Je crois que ce modèle ancien est condamné à la défaite, car le musée, à l'avenir, sera plus pauvre dans un monde plus grand ».

Placer des gestionnaires à la tête des musées, est-ce la même logique ?
« Bien sûr. L'historien d'art est menacé en Espagne comme ailleurs. C'est un gros problème, qui dépasse le cadre du musée : des hôpitaux, par exemple, sont de moins en moins dirigés par des médecins. Comme si le savoir et les idées gênaient, pouvaient faire surgir des changements qui font peur. Il faut des historiens d'art à la tête des musées, des intellectuels ouverts à toutes les disciplines de l'esprit. Le responsable d'un musée doit rechercher de nouveaux dispositifs d'exposition, et non pas être écrasé par la gestion. Nous avons de plus en plus besoin d'une vision esthétique marquée avec une dimension éthique. Ces qualités sont rarement celles du gestionnaire ou de l'homme d'affaires ».

Comment en sortir ?
« Un musée, d'abord, ne doit plus se comporter en propriétaire d'oeuvres qu'il garde ou loue, mais au contraire favoriser les échanges, partager. Et puis sa politique ne peut plus être centrée sur des trésors, chercher l'oeuvre rare de plus. Enfin, pour moi, ce qui compte, c'est inventer à partir de la collection des narrations et des lectures qui vont stimuler le public. Inventer des récits partagés. Raconter plusieurs histoires de l'art et non l'histoire de l'art. Faire comprendre que cette histoire n'est pas figée et unique, mais chorale.

[…] Pour raconter des histoires de l'art, la photographie, le cinéma, la danse sont aussi importants que la peinture ou la sculpture. Il n'y a pas d'art majeur ou mineur. Il y a Picasso, Dali, Miro, mais aussi des photos anonymes... Le public ne veut plus seulement consommer mais agir. Chacun peut créer ses propres récits avec Internet. C'est la même chose pour notre accrochage, très fragmenté, rythmé, avec toutes sortes de supports ».


Autres extraits de cet article :
http://museesansmusee.wordpress.com/2011/11/20/un-modele-depasse/

Manuel Borja-Villel, directeur du Reina-Sofía, à Madrid, est en quête d’un nouveau modèle muséal.
Le Journal des Arts - n° 324 - 30 avril 2010
http://www.artclair.com/jda/archives/docs_article/75283/manuel-borja-villel-directeur-du-reina-sofia.php

 

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source : Musee nacional - Reina-Sofia - Madrid

 

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Posté par clioweb à 09:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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