15 novembre 2016

1 seul fascisme, plusieurs nuances



[Note to self] Pourquoi le débat sur Trump et les algorithmes de Facebook est complètement débile
Antonio A. Casilli, 14.11.2016
http://www.casilli.fr/2016/11/14/note-to-self

Facebook a-t-il facilité l’élection de Trump ?
Antonio C Casilli refuse de participer à un débat qu'il considère débile :
- « Les médias sont tous responsables, les nouveaux comme les anciens, les sociaux comme les traditionnels »
- Ceux qui sont ciblés par ces accusations cherchent à s’en absoudre

Il rappelle trois principes :
« Le fascisme triomphe dans les urnes parce qu’il est une force historique que nous n’avons jamais défait, et qu’il faut le combattre au quotidien ».

« Notre propre responsabilité... ne doit pas nous aveugler vis-à-vis des collusions de ceux qui détiennent les clés des plateformes et configurent les moyens de production qui encadrent notre force de travail implicite »

« L’offre d’un seul fascisme disponible en différents coloris, va de pair avec l’oppression des usagers de technologies numériques, marginalisés, forcés d’accepter une seule offre de sociabilité, centralisée, normalisée, policée, exploitée par le capitalisme des plateformes qui ne proposent qu’une seule modalité de gouvernance opaque et asymétrique, mais disponible via différents applications ».

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30 mai 2014

Zeev Sternhell, une passion française

 

Zeev Sternhell, une passion française - Le Monde des livres, 28.05.2014
http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/05/28/zeev-sternhell-une-passion-francaise_4428262_3260.html
Fascisme français : le débat continue - Le Monde des livres, 28.05.2014
http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/05/28/fascisme-francais-le-debat-continue_4428253_3260.html

- La démocratie est vulnérable partout - Rue 89 24.05.2014
http://rue89.nouvelobs.com/2014/05/24/lhistorien-israelien-zeev-sternhell-democratie-est-vulnerable-partout-252418


L'historien publie des entretiens avec Nicolas Weill : Histoire et Lumières : changer le monde par la raison. Albin Michel

Il a 7 ans quand il voit les Allemands tirer à vue sur les juifs du ghetto. Sa mère et sa sœur sont déportées ; elles ne reviendront jamais. «  Sauvé par une famille polonaise, il est envoyé vivre auprès d’une tante, en France. Au lycée d’Avignon, il découvre la culture française, notamment la laïcité, dont il demeure un admirateur inconditionnel . Et qu’il regrette de ne pas voir s’appliquer en Israël ».

Pour lui, « la France a été le berceau du fascisme ». Vichy n’est pas un le résultat d’un hasard, mais le produit d’une droite révolutionnaire et de la haine des Lumières et de la démocratie.
Ni droite ni gauche. L'idéologie fasciste en France, Le Seuil, 1983

Sa conception a choqué les héritiers de Réné Rémond, pour qui il n’y avait que trois droites, et pour qui la France avait été immunisée contre la tentation du fascisme.
Michel Dobry, dir. « Le Mythe de l’allergie française au fascisme » (Albin Michel, 2003)

« Le débat, lui, est appelé à rester figé, Sternhell et moi sommes chacun de part et d’autre de la faille historiographique. Il n’y a pas de compromis possible » dit JF Sirinelli dans l’entretien.
Il poursuit : dans la crise actuelle « des Etats-nations dans un monde globalisé », « les valeurs des Lumières …doivent être un combat, un aiguillon et une façon de continuer à lire la situation historique ».

Selon Sternell, « …par sa conception d’une nation fermée sur elle-même et son culte d’un pouvoir fort, le FN est plus proche de ce qu’a été Vichy que des idées démocratiques fondées sur les Lumières »

« La vraie exception française, ce n’est pas celle d’une prétendue « allergie » au fascisme. C’est celle des Lumières. Les principes qui en sont issus … sont des abstractions, des fictions inventées par la raison humaine, et qu’il faut défendre jour après jour. Elle est là, la gloire de la France ».


Zeev Sternhell dans Rue 89 : « Je suivais mes recherches, je suivais une piste, j’écrivais ce que je trouvais... Mais comme je ne cherchais pas à faire carrière dans le système Sciences-Po, je pouvais me permettre de dire ce que je pensais ! Je vais être honnête : si j’avais été un produit de Sciences-Po et que j’espérais y faire carrière, peut-être que je ne l’aurais pas écrit. Si j’avais été un produit de Sciences-Po, peut-être que je ne l’aurais même pas pensé... ».

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13 juin 2010

Carlo Ginzburg

Carlo Ginzburg, « Lectures de Mauss ». Lors d'une conférence organisée par l'EHESS en hommage à Marc Bloch, l'historien , un des pionniers de la microhistoire, propose une lecture de l'Essai sur le don, de Marcel Mauss (1925) : « comprendre ce que Mauss a lu (Franz Boas, le Rousseau du Contrat social et de l'Emile..) nous aide à comprendre, en positif comme en négatif, comment Mauss a été lu par la suite... ( par Bataille, Kojève, Levi-Strauss ou Lefort ) ».

Le site de l'EHESS propose une transcription intégrale. http://cmb.ehess.fr/document326.html
Le Monde Idées en a aussi publié une version « Ecouter la leçon de l'anthropologie »

Pour La Fabrique de l'Histoire, E Laurentin a diffusé un entretien avec l'historien ce vendredi.
version en mp3 : http://tinyurl.com/fc-ginzburg-mp3

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A lire sur le web, Carlo Ginzburg, « L’historien et l’avocat du diable » Genèses 2003-4 et 2004/1 (no 53 et 54) un très long et très intéressant entretien ( la microhistoire, histoire sociale ou approche culturelle, la distinction entre EMIC et ETIC, le choc entre une culture paysanne orale et la culture savante et livresque des élites, le rapport entre histoire et littérature (Hayden White et le tournant linguistique...). Son père, un intellectuel antifasciste, prof de littérature russe, a été assigné à résidence surveillée dans les Abruzzes, avant de mourir dans la section allemande de la prison de Rome.
http://www.cairn.info/revue-geneses-2003-4-page-113.htm
http://www.cairn.info/revue-geneses-2004-1-page-112.htm

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Carlo Ginzburg, « Je préfère faire confiance au réel. Son imagination est beaucoup plus puissante que la mienne », Florence Noiville dans Le Monde des livres, 19.01.2006, à la suite d'un article de Nicolas Offenstadt sur « Marc Bloch ou l'esprit de curiosité ». http://www.ddooss.org/libros/732596_sup_livres_060119.pdf

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De près, de loin. Des rapports de force en histoire
Entretien avec Carlo Ginzburg réalisé par Philippe Mangeot (Vacarme 2002)
http://www.vacarme.org/article235.html

Les futurs du fascisme. 4 extraits d'un entretien en vidéo avec la revue Po&sie
http://www.pourpoesie.net/index.php/bord/texte/62/
http://www.pourpoesie.net/index.php/bord/texte/63/
http://www.pourpoesie.net/index.php/bord/texte/64/
http://www.pourpoesie.net/index.php/bord/texte/65/

Le juge et l'historien (l'affaire Sofri, revue de presse)
http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-jugehisto.html

Jean Boutier et Philippe Boutry, « L’invention historiographique », Enquête, Interpréter, Surinterpréter, 1996, mis en ligne le 16 janvier 2008. « En définitive, l’édition critique des interrogatoires de Menocchio vient davantage compléter que remettre en cause le travail textuel et analytique de Ginzburg. Si, au regard de l’interprétation manichéenne de Del Col, l’interprétation chamanique de Ginzburg ne constitue peut-être pas, à proprement parler, une surinterprétation, elle est à coup sûr une interprétation coûteuse ». http://enquete.revues.org/document473.html

The Microhistory Network
http://microhistory.eu/home_.html

On the dark side of history
Carlo Ginzburg talks to Trygve Riiser Gundersen
http://www.eurozine.com/articles/2003-07-11-ginzburg-en.html

Ginzburg - the Uses of Case-study - Warwick University
Discussions of Ginzburg’s Work
http://www2.warwick.ac.uk/fac/arts/history/undergraduate/modules/hi323/seminar7/

- Bibliographie : ouvrages en italien

- Ouvrages traduits en français
 

ginzburg2

http://history.memphis.edu/

 

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