14 janvier 2011

Qui veut la peau des Services Publics ?

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Qui veut la peau des Services Publics ?

Un ouvrage et une émission souvent mal nommée d'Isabelle Giordano (France Inter, jeudi 13 janvier 2011). A archiver et écouter en différé en mp3
ou
http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=10765&BD=13012011
http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10207.xml
 

 

Selon l'animatrice, il faudrait se résigner à la dégradation actuelle et se soumettre à la privatisation généralisée :
- Il n'y a plus d'argent dans les caisses (un déficit de 1600 Mds),
- C'est la politique mise en place chez tous nos voisins
( lire dans la presse, l'appel au refus de laisser brader l'Hôtel de la Marine)
 

37 Jacques Cotta :
« Pourquoi faudrait-il considérer comme moderne et inéluctable, non pas des réformes mais des contre-réformes  qui consistent à s'emparer de ce qui est socialisé pour le confier à des intérêts privés ? Pourquoi toujours prendre l'argent dans la poche du plus grand nombre ? Ne pourrait-on pas prendre l'argent là où il est ?
Je ne résigne pas, je m'indigne...  »

« C'est un discours de vieux », lui rétorque Olivier Pastré qui caricature le propos en le réduisant à un discours sur le « Toujours Plus ».

La rhétorique de Pastré semble très révélatrice.
A une affirmation qui déplait, il prétend opposer « un fait »,
mais à « un fait » qui ne lui convient pas, il répond par une caricature
( « mettre un hôpital à tous les coins de rue ? je voudrais bien, mais c'est hélas impossible »
ou encore « Thatcher est allée trop loin...  heureusement aujourd'hui nous ne sommes pas aussi brutaux »

.
IG fait tout son possible pour laisser le dernier mot à Pastré, en espérant une formule choc, du genre « Comment faire Mieux avec beaucoup Moins », « Travailler plus pour gagner...»

En fait, c'est à J Cotta que ce dernier mot revient. Il propose de
. Prendre l'argent là où il est et arrêter de siphonner les fonds publics,
. En finir avec les directives européennes qui imposent de démembrer les services publics au nom d'une concurrence supposée libre et non faussée...
. Déclarer que le bien social est au dessus de tout, notamment au dessus de l'intérêt à court terme des actionnaires.

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Jacques Cotta, source Marianne 2

.
-- Le coût du conseil en politique :

Ecouter  Pascal Clark sur France Inter
ou lire Pierre Haski sur Rue 89
http://clioweb.canalblog.com/


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