20 mai 2016

Une Charte de la désexcellence ?

 

Parmi les commentaires qui suivent le texte d'Olivier Ertzscheid, la mention d'une
Charte de la « désexcellence » - version 1.1  janvier 2014
http://lac.ulb.ac.be/LAC/charte.html
http://lac.ulb.ac.be/LAC/charte_files/Charte_Desexcellence_1-1.pdf


« Récupérée par la pensée néolibérale et managériale depuis les années 1980, « l’Excellence » a une dimension incantatoire qui peut prêter à sourire.
Il y a loin, en effet, entre les slogans des nouveaux managers et la réalité que ces slogans sont censés décrire ou produire.
Mais le sourire disparaît vite lorsqu’on mesure les effets concrets d’une gestion humaine fondée sur « l’Excellence » : hyper-compétition, dévalorisation des savoirs construits sur l’expérience, transformation continuelle des pratiques professionnelles, précarisation, indifférence aux contenus, évaluations standardisées et répétées... »

« Fruit d’une réflexion collective qui doit être poursuivie et élargie, la « Charte de la désexcellence » vise à dépolluer nos pratiques, en refusant de substituer la notion « d’Excellence » à un travail honnête et bien fait. Elle incite au recentrage sur les valeurs de partage, désintéressement, honnêteté, plaisir. Elle vise également à construire une université de service public, démocratique et accessible ; une autre université que celle qui se bâtit sous nos yeux ».

- L’université française dans l’ère de la précarité néolibérale
Pierre Guerlain, professeur de civilisation américaine, Université Paris-Ouest-Nanterre - Libération 29.06.2015
http://www.liberation.fr/societe/2015/06/29/l-universite-francaise-dans-l-ere-de-la-precarite-neoliberale_1339592

Avec le néolibéralisme, le sociétal est utilisé comme cache-misère du social.
Les diaparités deviennent la règle : une minorité gagne toujours davantage, alors qu’une part toujours croissante des enseignements est assurée par des précaires (506 euros par mois pour remplacer un maître de conférences)

La précarité est un processus de dé-civilisation. La mort du service public dans l’enseignement supérieur par le contournement des règles affecte tout le monde, et si l’université sombre, l’impact social sera général

parmi les publications de Guerlain,
Le retour du discours impérialiste aux États-Unis RFEA 2007-03
Le Tea Party : un mouvement protestataire financé par des milliardaires" Agone 47 2012
http://www.u-paris10.fr/m-guerlain-pierre-81701.kjsp


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19 avril 2016

AB - A quoi bon encore l’université ?

 

A quoi bon encore l’université ? par Antonia Birnbaum, Paris 8
Un texte d’humeur
http://lundi.am/A-quoi-bon-encore-l-universite

extrait :
« ...La formation professionnelle s’impose à l’université comme son ressort principal...  Elle soumet l’université au fonctionnement réel de l’économie, c’est-à-dire à la précarité, à la flexibilité, au chômage, à un travail salarié exclusivement conçu au regard de sa solvabilité et de son utilité pour la reproduction capitaliste de la société »...

« En France, la plupart des étudiants travaillent déjà dans des emplois crétins pendant leurs études, pour les financer, en vue d’avoir un autre emploi plus tard. Sera-t-il moins crétin ? Ailleurs les étudiants se surendettent. Bien sûr cela concerne également l’emploi à l’université, puisque les logiques précaires s’y imposent de plus en plus, entre vacataires, ATER, réduction de postes, suppression de budgets récurrents, et tutti quanti.

Quant aux titulaires ils bénéficient certes d’une position privilégiée. Pourtant, leur métier évolue à grande vitesse : plutôt que de passer de très longs étés à lire et à écrire, ils sont occupés à monter des projets et à chercher des financements. Dans les colloques, quasi vides, chacun regarde ses mails pendant que les autres débitent leurs propos, puis débite le sien. Un universitaire professionnel maîtrise le logiciel Excel, produit des maquettes de diplôme qui changent tous les deux ans, monte des conventions avec l’étranger, siège dans un comité d’évaluation ».


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18 septembre 2015

A quoi peut servir la morale scolaire ?

 

- La morale, à l'Ecole et à l'Assemblée. Nicole Ferroni, France-inter 16.09

dans le texte officiel, la morale enseigne à
« s'affirmer dans un débat sans imposer son point de vue aux autres »
« coopérer en vue d'un intérêt commun »
« distinguer l'intérêt particulier de l'intérêt général »
http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=90158

Ce texte ordonne « Aborder la laïcité comme liberté de penser et de croire ou de ne pas croire ».
Dans la loi de 1905, « La République assure la liberté de conscience ».
Pas la liberté de croire ou de ne pas croire
http://clioweb.free.fr/dossiers/1905/1905.htm


Pourquoi enseigner à des enfants ce que les députés ne pratiquent pas entre eux à l'Assemblée nationale ? poursuit N. Ferroni. Avec l’oeil sur la présidentielle 2017, le gouvernement met en place des choses concrètes, même quand elles sont bâclées
http://tinyurl.com/pxx9hbb
http://www.franceinter.fr/emission-le-billet-de-nicole-ferroni-lenseignement-moral-et-civique-lheure-qui-contrebalance-le-rest


- Est-il moral d’enseigner la morale à l’école ? L'Humanité 09.09.2015
Implications philosophiques d’une mesure gouvernementale - 4 tribunes contradictoires.
http://www.humanite.fr/est-il-moral-denseigner-la-morale-lecole-583460

Pour Pierre Kahn un des concepteurs, « c’est un programme assurément ambitieux, mais à la hauteur des enjeux actuels de la formation de l’homme et du citoyen ».  Pour Catherine Chabrun, « la morale ne s’enseigne pas, elle se vit »

Pour Ruwen Ogien, l’éducation civique répondait aux besoins.
« En 2012, Vincent Peillon a voulu imposer l’enseignement de la morale « laïque » à l’école républicaine comme remède à tous ses maux supposés : incivilités, rejet de l’autorité, échec scolaire, etc... [le ministre voulait ausser donner des heures supplémentaires à ses collègues profs de philo] Après son départ, cette idée avait sombré dans une sorte de coma... Elle a ressurgi après les tueries de janvier 2015 ».

Dans toutes les écoles de la République, une instruction civique est dispensée. Personne n’a jamais contesté l’utilité de ce programme. Pourquoi faudrait-il lui ajouter des cours de morale, une discipline dont il n’existe aucune définition qui fasse l’unanimité et dont on se demande, depuis Platon, si elle peut vraiment s’enseigner ? [en primaire, la leçon de morale a été discréditée et abandonnée au milieu des années 1960]

Personne n’a jamais contesté l’utilité de ce programme. Pourquoi faudrait-il le compléter par des cours de morale, une discipline dont il n’existe aucune définition qui fasse l’unanimité et dont on se demande, depuis Platon, si elle peut vraiment s’enseigner ?

L’éducation civique visait un ennemi extérieur contre lequel il fallait former de futurs soldats. Avec la morale, l’ennemi est intérieur. « Pour les conservateurs, le problème principal de notre société, c’est le soi-disant conflit de valeurs entre « civilisés » et « barbares » et non l’existence d’un système économique et social particulièrement injuste qui exclut des milliers de jeunes n’ayant pas la « chance » d’avoir la couleur, le nom ou la religion qu’il faut ». Le ministère peut-il, avec une  certaine forme de paranoïa, prendre le risque de consacrer l’hégémonie de ces idées conservatrices ?

Pour Bernadette Groison (SNES), le ministère a imposé un texte insuffisamment abouti. L’objectif est de rassurer les familles et l’opinion après les attentats de janvier dernier. « Le temps politique, une fois encore, a été privilégié au détriment du temps éducatif nécessaire pour stabiliser ces programmes ».
« Les conditions de mise en œuvre sont loin d’être réunies : où sont par exemple les formations et les ressources ? Comment évaluer l’esprit critique et la réflexion éthique personnelle ? »


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19 décembre 2014

Libération : Zéro pour les notes ?

 

 

zero

Une de Libération, 09.12.2014

- Un héritage de 1890
Régulièrement attaquées depuis leur instauration en 1890 en France, les notes sur 10 et sur 20 ont survécu à tout. Même à Mai 68.
http://www.liberation.fr/societe/2014/12/08/un-heritage-d-un-autre-siecle_1159562

En mars 1968, à Amiens, les responsables de l’éducation stigmatisent «les excès de l’individualisme qui doivent être supprimés en renonçant au principe du classement des élèves, en développant les travaux de groupe, en essayant de substituer à la note traditionnelle une appréciation qualitative et une indication de niveau (lettres A, B, C, D, E)».
« Alain Peyrefitte est emporté par les événements, Edgar Faure lui succède. Et c’est lui qui, avec l’aval du général de Gaulle, publie en 1969 une circulaire dans laquelle il est vivement conseillé d’abandonner les notes. Victoire ? Très partielle. Certains enseignants se plaisent alors à ajouter des «+» ou des «-», voire des «++», aux lettres, au moins aussi tordus qu’un 9,25/20. C’est surtout une éclipse de courte durée.
En 1972, sous la présidence de Pompidou, le gaulliste Olivier Guichard publie un décret rétablissant les notes de 0 à 20 dans les classes d’examens »


- Lettres, chiffres, smileys… panorama des différents choix de notation pratiqués à l’étranger
http://www.liberation.fr/societe/2014/12/08/dans-le-monde-une-echelle-tres-ouverte_1159557

Le CNESCO (Conseil national d’évaluation du système scolaire) a publié une comparaison internationale.
« L’Allemagne note de 1 à 6. Mais les enseignants ne vont quasiment jamais plus bas que le 5, qui devient de fait la note la plus faible. Dans le secondaire, les profs allemands affinent mais cela dépend des filières. Au Gymnasium (l’équivalent du lycée général), ils notent de 0 à 15 »

En Finlande, les enseignants ne descendent jamais en dessous du 4 (sur 10)
La Corée du Sud, qui a fait récemment une entrée remarquée en tête des classements, ainsi que le Québec, dont les résultats sont plus moyens, notent ainsi sur 100
Aux Etats-Unis, les enseignants utilisent six lettres de A à F. Mais ils vont rarement plus bas que D.
A l’opposé, en Angleterre on a récemment ajouté un A* (au-delà d’excellent)


- Les propositions du CSP pour l'évaluation (11.2014)
http://www.education.gouv.fr/cid75495/le-conseil-superieur-des-programmes.html


- Ecole : la fin des notes fait couac

- A Paris, le collège Budé se dénote

- Pierre Merle : « Cela n’indique pas ce qui va bien et ce qu’il faut travailler »

- Brighelli : « Cesser de noter les élèves en difficulté, c’est se moquer d’eux »

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21 avril 2013

des revues de SHS gratuites ?

 

Les revues de Sciences Humaines et Sociales peuvent-elles se permettre d’être gratuites ?
France-Culture - La grande table, 15.04.2013
http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-1ere-partie


Lundi dernier, La grande table débattait des réactions
à une recommandation de la Commission européenne
relative à l'accès aux informations scientifiques et à leur conservation (17.07.2012).

Invités :

Antonio A. Casilli, sociologue
André Gunthert, chercheur en histoire culturelle
Mathieu Potte-Bonneville, philosophe


extraits :
André Gunthert : Longtemps, en SHS, le savoir a circulé par l’édition de livres. Récemment, il y a eu deux changements : la numérisation, l’évaluation chiffrée à partir du nombre d’articles.... « les revues sont devenues d’un coup un outil essentiel du système mais on ne leur a pas donné plus de moyens. Une revue savante ne coûte pas très cher, elle repose surtout sur du bénévolat. Les auteurs ne sont pas payés. Le comité de rédaction n’est pas payé. L’évaluation des articles, la clé du système, n’est pas payée non plus... Donc, c’est du bricolage et cette activité n’est pas réellement intégrée au périmètre de la recherche publique ».

Dans ce paysage, trois types d’acteurs ont des intérêts différents et des contraintes différentes :
- Les mastodontes de l’édition scientifique, Elsevier et Springer en Europe, sont surtout concernés par les sciences de la nature. Leur situation d’exclusivité leur permet de facturer lourdement les abonnements payés par les BU. Ces acteurs privés deviennent richissimes en parasitant la recherche publique et son financement.
- En face, l’Open Access se développe ; c’est un mouvement militant qui combat la tendance à la marchandisation de la science. Il s’appuie sur internet pour deux formes principales : l’Open Edition et les archives ouvertes
- Les revues papier se sont mises à l’électronique ces 10 dernières années. En février, elles ont refusé les préconisations de la commission européenne et du MESR. Elles ont besoin d’argent pour payer l’impression ; elles ont imposé un embargo qui peut fermer l’accès aux articles pendant un an (parfois 5 ans). Elles s’opposent à toute publication complémentaire des chercheurs sur leurs blogs. http://www.openaccess-shs.info/motion/

Les tenants de l’Open Access ont répondu à Cairn dans une tribune. Il ne faut pas négliger la question des moyens : l’Open ne doit pas servir à masquer une réduction accrue des crédits publics en faveur de la recherche.
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/03/15/qui-a-peur-de-l-open-acces_1848930_1650684.html


Quand l’Etat n’assume plus son rôle, celui du financement de la recherche publique, l’auteur subit une triple dépossession : il ne reçoit aucun salaire pour son article, on lui demande de signer une cession de droits, et on lui interdit d’en diffuser des copies sur un blog ou une archive ouverte. Ce système fermé incite certains universitaires à développer des plates-formes comme Culture visuelle, et à se poser la question du choix du support de publication.

A. Casili décrit l’opposition aux USA entre les industriels de l’édition ( un CA de 65 Mds de $, une marge de 36 %, bien supérieure aux 8 % de Coca) et des scientifiques dont le travail n’est ni reconnu ni payé.
Il évoque le changement de temporalité : l’évaluation d’un article se fait surtout à postériori, par les commentaires qui suivent sa mise en ligne. Il évoque aussi la dérive du Gold, quand l’Open Edition est exploité par des marchands peu scrupuleux.

Mathieu Potte-Bonneville : « C’est un changement épistémologique. C’est un changement dans la considération-même de la valeur des travaux. […] Toucher à la circulation des textes est toucher à une économie de la véritée ».
Il décrit le Collège international de philo, et vante Intersections, l’ouvrage réalisé pour les trente ans du collège, un ouvrage disponible gratuitement en ligne (en pdf) mais en accès payant chez Apple.
http://30ansciph.org/spip.php?rubrique5#

vers la 18e : dans un extrait enregistré lors de l'AG de l'Open Edition, Claire Lemercier décrit la situation à Sciences Po : un chercheur n’a pas accès à toutes les revues (Cairn, Elsevier). Selon elle, si l'on ne veut pas que seuls des historiens lisent les historiens, alors il faut chercher des solutions pour étendre le cercle des lecteurs. Elle plaide en faveur d’un élargissement du public , celui des étudiants, des chercheurs à l’étranger, des enseignants du secondaire... Elle voit dans le libre accès immédiat le seul moyen de toucher ce grand public cultivé tant cherché par certains éditeurs.
AG de l’OpenEdition, le 26 mars 2013 à l’Institut de Géographie
http://leo.hypotheses.org/10552
Les interventions en audio
http://speakingofscience.docteo.net/2013/03/27/open-access-en-shs-lintendance-suivra/


PS : Cairn sait vendre à la découpe une revue.
Une illustration du tarif pratiqué par cette plate-forme :
Historicités du 20e siècle, le numéro spécial de Vingtième siècle est vendu 19 euros par Amazon.
Chez Cairn.info, 22 articles sont payants, à 5 euros l'un.
Soit un total de 110 euros pour l'ensemble du numéro !!

Le numérique ne devrait-il pas aider à réduire les coûts d'accès ? Les commerciaux ne connaîtraient-ils pas la longue traîne, et la possibilité de gagner davantage en acceptant de pratiquer des petits prix ? Pourquoi préfèrent-ils imposer des péages prohibitifs (qui sont une véritable incitation à la photocopie) ?


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05 janvier 2013

Fin de vie pour l'AERES

 

- Fin de vie pour l'AERES - Le Monde Recherche, 05.01.2013

Geneviève Fioraso : «  Je souhaite que l'AERES soit remplacée par une agence nationale entièrement redéfinie à partir des principes d'indépendance, de simplicité de fonctionnement et de procédures ainsi que de légitimité scientifique et de transparence ».

« L'AERES (Agence d'Evaluation de la Recherche dans l'Enst Sup) a été accusée d'être arrogante, bureaucratique, tatillonne, et de se comporter comme une agence de notation plutôt que d'évaluation ».

Bernard Meunier, membre de l'Académie de l’Académie des sciences :  « la recherche souffre d'un délire bureaucratique. Les chercheurs passent leur temps sur leur ordinateur à remplir des papiers. Il faut arrêter de les prendre pour des secrétaires ! »

« Récemment, l'AERES se disait prête à se réformer … Sur la notation, bien qu'elle soit contre sa suppression, elle était d'accord pour en discuter. Cela n'aura servi à rien » commente le journaliste du Monde. En toute neutralité ?


- « Voyages au pays de l’évaluation, ou de la signification de la novlangue évaluatrice »
comptes rendus de deux rencontres sur l’évaluation (27 mai, à Ulm, et 11 juin, à l’AERES)
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article473

L'AERES vue par Sauvons l'Université :
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?page=recherche&recherche=aeres


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29 août 2012

Evaluation : abrogation du décret Chatel

 

- Evaluation des profs : abrogation du décret Chatel du 7 mai 2012

Le décret chamboulant l'évaluation des enseignants, vigoureusement critiqué en janvier par les syndicats et publié malgré tout par Chatel le 7 mai, au lendemain de la défaite de Sarkozy (!), a été abrogé le 27 août.
http://www.liberation.fr/societe/2012/08/29/le-decret-sur-l-evaluation-des-enseignants-supprime


- Nos collègues de SES qui se battent depuis 2008 contre la chatelisation de leur discipline
demandent un moratoire du futur programme de Terminale et des futures épreuves du bac.

Ils ont été reçus par deux conseillers du ministre de l'Education.
Le compte rendu de l'entrevue du 24 août donne l'impression d'une rupture dans les méthodes et d'une écoute attentive.
Mais ""M Daniel indique qu’il est indispensable de faire le bilan de la mise en œuvre des nouveaux programmes avant tout changement""

Une structure type Conseil National des Programmes pourrait réapparaitre dans la loi d'orientation.
"Cela fixerait alors un cadre global pour permettre la réécritures de certains programmes scolaires".



- Selon Le Canard enchainé, la banque Morgan Stanley est prête à débourser 250 000 euros pour une conférence de 45 minutes, « photos comprises ». Faites le calcul : cela donne la minute de NS à 5 555 euros.
http://www.rue89.com/rue89-politique/2012/08/29/morgan-stanley
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- Et Bic créa le stylo-bille pour femmes - Rue 89
http://www.rue89.com/rue69/2012/08/28/et-bic-crea-le-stylo-bille-pour-femmes-234909

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28 juillet 2012

Les femmes de Picasso

 

picasso-femmes

Olga, Françoise, Dora ... source : Google images

 

Dans Les grandes traversées (F-Culture), une semaine sur Picasso.
[ Encore une fois, dans le domaine du visuel, la radio fait le boulot que la TV, publique ou commerciale, oublie de faire. Le web serait un excellent support pour une diffusion élargie de documentaires de qualité en histoire de l'art].


Archives (9-10 h):
Guernica
Kahnweiler, marchand de Picasso
Les femmes de Picasso témoignent
Témoignages de Marie-Thérèse Walter, Françoise Gilot, Geneviève Laporte, Fernande Olivier, Dora Maar.
http://www.franceculture.fr/emission-les-grandes-traversees-picasso-l-oeil-du-minotaure-archives

Le débat (10-11 h)-
Picasso et Matisse
http://www.franceculture.fr/emission-les-grandes-traversees-picasso-l-oeil-du-minotaure-debat

Le documentaire (11-12 h):
Exposer Picasso
Picasso et l'imaginaire de l'Espagne
Picasso dans l’histoire de l’art
http://www.franceculture.fr/emission-les-grandes-traversees-picasso-l-oeil-du-minotaure-doc


- Picasso, l'homme qui croquait ses femmes - L'Express - 09.07.1998
http://www.lexpress.fr/informations/n-numero-2-picasso-l-homme-qui-croquait-ses-femmes_629646.html

- Nombreuses illustrations (Guernica, Olga, Dora, Jacqueline, Geneviève, Françoise ...)
dans l'article Moi Picasso de Cristina Castello
http://humeursdemarisse.blogspot.fr/2009/03/moi-picasso-genie-et-chaman.html


- Picasso, un génie grâce aux femmes ?
Fernande et le rose
Eva et le cubisme
Olga et le retour au classicisme
Marie-Thérèse, Dora et le surréalisme
Françoise Gilot et le pacifisme
http://www.psychanalysemagazine.com/psychobiographie_pablo_picasso_genie_grace_aux_femmes.htm


http://fr.wikipedia.org/wiki/Pablo_Picasso


8 femmes dans la vie de Picasso : 
Fernande Olivier, Eva Gouel, Olga Khokhlova, Marie-Thérèse Walter, Dora Maar, Françoise Gilot, Geneviève Laporte, Jacqueline Roque ...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernande_Olivier

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eva_Gouel

http://fr.wikipedia.org/wiki/Olga_Khokhlova

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Thérèse_Walter

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dora_Maar

http://fr.wikipedia.org/wiki/Françoise_Gilot

http://fr.wikipedia.org/wiki/Geneviève_Laporte

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacqueline_Roque

 
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09 mai 2012

Evaluation des profs : un décret mort-né

 


- Décret n° 2012-702 du 7 mai 2012 portant dispositions statutaires relatives à l'appréciation et à la reconnaissance de la valeur professionnelle de certains personnels enseignants, d'éducation et d'orientation relevant du ministre chargé de l'éducation nationale

Chapitre IV : Dispositions modifiant le décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs agrégés de l'enseignement du second degré. Extrait :  ... un entretien professionnel intervient tous les trois ans ... L'entretien est conduit, pour les professeurs agrégés qui exercent des fonctions d'enseignement relevant de l'enseignement scolaire, par le chef de l'établissement dans lequel ils sont affectés
« Art. 7-1. - Pour les personnels qui exercent des fonctions d'enseignement relevant de l'enseignement scolaire, l'entretien professionnel est réalisé sur la base d'une autoévaluation. Celle-ci consiste pour l'enseignant à analyser et expliciter :
« 1° Sa capacité, en termes disciplinaires et didactiques, à faire réussir les élèves, dans le respect des programmes et des politiques éducatives ;
« 2° Son apport à l'amélioration de l'enseignement de la discipline dans l'établissement et à la diffusion des méthodes d'enseignement ;
« 3° Sa contribution à la mise en œuvre du projet d'établissement, au travail en équipe et à l'approche interdisciplinaire de l'exercice des fonctions ;
« 4° Sa participation à la qualité du climat scolaire dans l'établissement ;
« 5° Les besoins d'accompagnement et de formation dont il estime devoir bénéficier prioritairement.
« Pour chacun des critères d'autoévaluation énumérés aux 1° à 4°, l'enseignant précise les résultats obtenus au regard des objectifs qui lui ont été assignés.

Chapitre V : Dispositions modifiant le décret n° 72-581 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs certifiés
Chapitre VIII : Dispositions modifiant le décret n° 86-492 du 14 mars 1986 relatif au statut particulier des professeurs d'enseignement général de collège
Chapitre IX : Dispositions modifiant le décret n° 90-680 du 1er aout 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles
Chapitre X : Dispositions modifiant le décret n° 91-290 du 20 mars 1991 relatif au statut particulier des directeurs de centre d'information et d'orientation et conseillers d'orientation-psychologues
Chapitre XI : Dispositions modifiant le décret n° 92-1189 du 6 novembre 1992 relatif au statut particulier des professeurs de lycée professionnel
http://www.legifrance.gouv.fr/Texte=JORFTEXT000025824582


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- Un communiqué du PS précise que ce texte sera abrogé par le prochain gouvernement :
http://www.parti-socialiste.fr/communiques/concernant-les-nouvelles-modalites-devaluation-des-personnels-enseignants


Concernant les nouvelles modalités d’évaluation des personnels enseignants

Le texte portant sur l’appréciation de la valeur professionnelle des enseignants a été publié au Journal officiel du 8 mai 2012, après avoir été unanimement rejeté par les organisations syndicales présentes au Comité technique ministériel du 15 mars 2012.

La gestion de ce dossier important a constitué, de la part du gouvernement sortant, un modèle de mépris du dialogue social dont il fut coutumier, mais la date retenue pour la publication constitue aussi un passage en force du point du vue politique peu compatible avec les usages républicains et tout à fait inacceptable.

Le jeu de dupe, qui a consisté pour l’équipe de Luc Chatel à laisser croire, durant l’automne 2011, que les discussions au fond de ce dossier majeur se poursuivraient et porteraient à la fois sur la reconnaissance de la valeur de l’investissement des enseignants du service public d’éducation, ainsi que sur l’effet de cet investissement sur la qualité des enseignements dispensés à nos élèves, a constitué une caricature inacceptable de dialogue social. Aucun échange constructif n’a en réalité eu lieu.

Les atermoiements du gouvernement sortant ont de plus provoqué un doute sérieux dans l’encadrement des écoles, des collèges et des lycées sur les rôles effectivement dévolus, dans ce dispositif, aux corps d’inspection et de direction dans la pseudo-procédure d’évaluation proposée. Les nombreux amendements du ministre proposés dans une totale improvisation lors du Comité technique du 15 mars ont de plus montré le degré d’impréparation du dossier.

C’est pourquoi, dès la prise de fonction de François Hollande et la mise en place du nouveau gouvernement, ce texte sera abrogé.

[ Un rappel préalable : les profs sont évalués et notés, par un inspecteur général ou un IPR pour la partie pédagogique, par le proviseur ou le principal pour la partie administrative. Un parti politique peut avoir intérêt à faire croire le contraire aux électeurs. Ce qui est en cause, c'est ne n'est pas le principe de l'évaluation, mais la forme imaginée par le cabinet Chatel. Depuis 5 ans, le mot réforme a trop souvent servi à masquer ue entreprise de démolition : suppression de la formation des jeunes enseignants, postes supprimés, déstructuration de l'HG en lycée, etc.

Sur le site du Café, Jean-Louis Auduc y voit une ultime provocation du libéralisme autoritaire.
« Alors que le suffrage universel s’est clairement prononcé le 6 mai 2012 pour un candidat à la Présidence de la République qui a une autre vision de l’école que l’actuel ministre Luc Chatel, celui-ci vient de faire publier au Journal Officiel  du 8 mai 2012, le décret daté du 7 mai 2012 concernant les procédures d’évaluation des enseignants. » Un pouvoir désavoué par l'électorat utilise la période de transition pour laisser à son successeur un cadeau empoisonné sur un sujet très controversé ...


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28 février 2012

Education : néo-évaluation et politique

 


- A New York, tollé après la publication des évaluations de 18 000 enseignants - Le Monde AFP 27.02.2012

« Le principal syndicat d'enseignants de New York a dénoncé lundi 27 février la publication inédite des notes d'évaluation de 18 000 enseignants, estimant que ces données n'étaient absolument pas fiables. Après une bataille judiciaire de près de 18 mois, ces notes ont été publiées ce week-end, avec le nom des enseignants et leur école, par plusieurs médias new-yorkais, au grand dam de la Fédération unie des enseignants.
Les notes, qui oscillent entre 0 et 99, sont établies selon un mode de calcul complexe, basé notamment sur les progrès de leurs élèves du CM1 à la 4e, lors de tests standard en maths et anglais ».


- SES : programme chatel-medef, bac chatel

. sur le site SES de l'académie de Grenoble, un CR d'une réunion du 19 janvier à Paris et un powerpoint fait par l'IG. http://www.ac-grenoble.fr/disciplines/ses/index.php?lng=fr
. le site SES-ENS propose un nouveau service : un forum pour les enseignants de SES.

Le point de vue de l'APSES :
« ... Il existait donc des marges de manœuvre pour améliorer l’existant, en affinant et cadrant mieux les consignes données aux équipes concevant les sujets officiels par exemple, et ce sans déstabiliser à ce point l’esprit des épreuves de baccalauréat. On aurait même pu imaginer, soyons audacieux, que l’Inspection générale organise une enquête auprès des professeurs de SES, voire des lycéens eux-mêmes. On aurait pu imaginer qu’à partir des conclusions de cette enquête, soient mis sur pied des groupes de travail afin de s’appuyer sur l’intelligence collective des enseignants de SES ...

... la méthode empruntée pour modifier les épreuves autant que le résultat ne sont pas de nature à rassurer une communauté enseignante déjà préoccupée par le caractère encyclopédique, désincarné et morcelé des nouveaux programmes ».
Marjorie Galy, présidente de l’APSES
http://www.apses.org/tout-sur-l-apses/publications-apses/la-lettre-de-l-apses/article/lettre-de-l-apses-sur-les

 

- Vincent Peillon : «Pour l’école, on met tout sur la table»

Médiapart : http://www.mediapart.fr/article/offert/17794c395347183a09be62d2d73a1d9a
Copie sur le blog Sauvons l'Ecole - http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-vincent-peillon


- Ce que M. Hollande se prépare à garder de l'héritage Sarkozy (s'il est élu), selon Le Monde 27.02.2012
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/

EDUCATION
La Loi LRU. Tantôt critiquée, tantôt saluée comme une réussite, la réforme des universités que M. Sarkozy ne cesse de mettre en avant semble embarrasser le PS. "Ce n'est pas pour nous le sujet majeur, même s'il est emblématique", estime Vincent Peillon, chargé du pôle éducation, qui voit dans la question de son abrogation "un faux débat". "Ce qui est important, c'est ce par quoi on remplace, en l'occurrence une loi-cadre qui interviendra assez rapidement après une courte consultation", plaide-t-il.

La suppression de la carte scolaire. Cette réforme fut combattue par la gauche. Elle n'a pourtant pas entraîné de révolution sur le terrain. Pas sûr que le PS revienne sur ce dispositif, M. Peillon estimant lui-même que "les modèles précédents n'étaient pas formidables".

La formation des enseignants. Le gouvernement de François Fillon a ouvert la voie à une suppression des IUFM, au profit d'une (dé)formation en master des enseignants. Le PS annonce qu'il "reviendra entièrement sur la réforme de la formation des enseignants, qui a été détruite", selon M. Peillon.


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Posté par clioweb à 08:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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