18 octobre 2014

Des profs plus jeunes et très connectés

 

En 2014, des profs plus jeunes et très connectés
http://www.lemonde.fr/education/article/2014/10/16/en-2014-des-profs-plus-jeunes-et-tres-connectes_4506964_1473685.html

L’enquête quantitative réalisée en mars-avril 2014 pour la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN), auprès d’un échantillon représentatif de 1 409 enseignants de la maternelle au lycée

- Rajeunissement et féminisation
- des convictions et des valeurs fortes, une population toujours été plus ouverte que la moyenne des Français à l’altérité et aux droits de l’homme
- moins syndiqué, mais épouse des causes plurielles


Les enseignants apprennent encore bien peu à enseigner
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/10/09/les-enseignants-apprennent-encore-bien-peu-a-enseigner_4503144_3224.html

Un rapport d’inspection dresse un bilan sévère de la première année d’activité des ESPE (écoles supérieures du professorat de l’éducation) qui ont réintroduit une formation initiale mise à mal par Chatel.
http://www.education.gouv.fr/pid267/les-rapports-igen.html
http://observatoire-fde.fsu.fr/Rapport-de-l-Inspection-Generale.html

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27 septembre 2014

La formation des maîtres à la dérive ?

 

La formation des maîtres à la dérive ?
Libération publie une tribune rédigée par Philippe Berthuit, Anne-Marie Chartier, Benoit Falaize, Philippe Joutard, Philippe Meirieu http://www.liberation.fr/societe/2014/09/25/la-formation-des-maitres-a-la-derive_1108421

 « Ensemble, nous avons milité sans relâche pour une formation exigeante des maîtres qui associe tous les acteurs de l’Education nationale et n’oppose pas artificiellement les «contenus» et la «pédagogie». Ensemble, nous avons vécu, ces dernières années, des coups de boutoir institutionnels qui ont déstabilisé un édifice, qui était, certes, perfectible, mais qui, ressemble de plus en plus à un champ de ruines.

A l’heure où Najat Vallaud-Belkacem entre en fonction et où sont réaffirmées la priorité au primaire et la lutte contre les inégalités, nous sommes préoccupés par la situation ubuesque de la formation des enseignants du premier degré.

A la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, nous pensions qu’en vidant les IUFM de toute substance, son gouvernement porterait la responsabilité de la disparition de la formation des maîtres. C’est pourquoi la Refondation, voulue par Vincent Peillon, a été porteuse d’espoir. Malheureusement, la création des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espe) déçoit tous les acteurs. Elle risque même, à nos yeux, de compromettre l’avenir de notre école primaire, pourtant au cœur de notre République. Car il faut une école primaire forte, cohérente, dotée d’un projet culturel bien identifié, avec des maîtres formés et déterminés, sachant faire de leur polyvalence un moyen efficace de préparer leurs élèves, loin des inégalités sociales, à la complexité croissante du monde du XXIe siècle.

Or, que se passe-t-il ? Nous assistons à une séparation radicale entre, d’une part, les tâches d’enseignement - qui relèvent des universités - et, d’autre part, les tâches de recrutement, de mise en stage, d’évaluation et de gestion des personnels, qui relèvent, elles, des rectorats. La juxtaposition est devenue la règle : on ne «forme» plus nos «instituteurs» ; on les «enseigne», d’un côté, et on les «manage» de l’autre. Ce n’est pas seulement la désorganisation qui en découle qui est grave, c’est le «projet d’enseigner en primaire» lui-même qui s’est perdu en route. Comment espérer nourrir ce projet, lui donner un avenir, si l’on ne ressaisit pas dans une perspective nationale claire, incarnée au quotidien pour chaque futur maître, les morceaux d’un puzzle qui ne laissent apparaître aucun projet ?

Puzzle quand les formateurs, issus des premier et second degrés ou de l’enseignement supérieur, ne travaillent plus ensemble au service des étudiants et des stagiaires. Puzzle quand ils sont coupés des inspecteurs de circonscription et conseillers pédagogiques. Puzzle quand les cours ne sont affectés qu’en fonction des obligations de service des formateurs. Puzzle quand rien ni personne ne peut faire le lien entre les différents moments d’une même formation. Puzzle quand ceux qui préparent les concours ignorent les exigences des jurys de ces mêmes concours. Ainsi, dans ce puzzle, la réflexion sur le sens n’est nulle part. Les étudiants ne sont pas dupes : les plus débrouillards s’en accommodent tant bien que mal ; les plus motivés s’en désespèrent ; les plus en difficulté se découragent. Nul ne s’en soucie : la machine tourne, les obligations de service sont bien effectuées et il y aura, au final, «un professeur devant chaque classe». Mais les effets sur les élèves ne tarderont pas à se faire sentir. Car, nous le savons depuis longtemps : les personnes en formation ne font jamais, ensuite, ce qu’on leur a dit de faire, mais ce qu’on a fait avec elles : en l’occurrence, n’importe quoi !

Les Espe sont des coquilles vides. Malgré les efforts de certains acteurs, les futurs professeurs du premier degré font l’expérience de l’absence d’ambition nationale dans le domaine qu’ils ont choisi et - faisons-leur ce crédit - auquel ils croient assez pour y consacrer une vie professionnelle aux avantages matériels de moins en moins évidents comme le rappelle le dernier rapport de l’OCDE.

Il est donc temps de construire un cursus de formation des enseignants, unifié, aux finalités communes pour tous, aux modalités cohérentes avec l’Ecole que nous voulons. De définir, au-delà des bidouillages institutionnels, des conflits de territoire et de l’approximation permanente d’une organisation désormais dictée par les tableaux Excel, un projet de formation, avec des chapitres obligés, des exigences précisées, des méthodologies rigoureuses dans des unités à taille humaine. Les universités savent faire cela quand elles le veulent : en témoignent des licences et masters professionnels de grande qualité. Les professionnels de tous les corps de l’Education nationale ont accumulé une expérience dans ce domaine. Et, si nous ne nous ressaisissons pas ensemble, si, faute de prendre au sérieux la formation de ses enseignants, notre école primaire se délite ou se privatise. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas ».

http://www.profencampagne.com/m/article-124655809.html

 

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18 novembre 2013

Rythmes : un piètre pédagogue

 

Rythmes: le ministre de l'Education est-il un bon pédagogue ?
Véronique Soulé, blog C'est classe - 03.11.2013
http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2013/11/rythmes-le-ministre-de-l-education-est-il-un-bon-pedagogue.html

« On a beau être prof  et ministre de l’Education, on peut manquer de pédagogie. Prenez Vincent Peillon avec les rythmes scolaires. Au lieu d’expliquer simplement que les enfants apprennent mieux le matin à tête reposée qu’après le déjeuner quand ils ont un coup de barre, il est parti sur les mérites du périscolaire. Et il s’est pris les pieds dans les rythmes ».

Vincent Peillon ... voudrait mettre en avant sa grande oeuvre, la création des ESPE. Une réponse de gauche à la suppression de la formation au métier par Chatel et Sarkozy (sur les rythmes, Chatel a fui devant la difficulté).
Face à l'opposition des maires, notamment UMP, il change d'argumentation : il parle moins des bénéfices scolaires des quatre jours et demi, il parle davantage du périscolaire et de justice sociale. Sans être audible.

Pour Véronique Soulé, ce n'est pas le désastre, mais au moins le chaos. Selon elle, « Vincent Peillon a fait preuve, lui, de courage politique. Mais il ne suffit pas d’être convaincu d’avoir raison. Il faut réussir le passage à l’acte. Et pour cela expliquer et convaincre. Et là, le ministre (de l'Education) s’est révélé un piètre pédagogue ».

[Ajouter un élément : la direction du ministère a torpillé la réforme en mettant en place une énorme usine à gaz, sans se soucier des professionnels chargés de la faire vivre, des locaux nécessaires, du coût et de l'impact sur l'organisation du temps des familles. Cette direction voulait-elle d'emblée torpiller le retour à un horaire scolaire plus normal ?]

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02 mai 2013

Enseigner, un métier qui s'apprend

 

Régis Malet : « Il est au moins admis désormais qu’enseigner est un métier qui s’apprend » - L'Etudiant, 24.01.2013
http://www.letudiant.fr/educpros/entretiens/regis-malet-il-est-au-moins-admis-desormais-qu-enseigner-est-un-metier-qui-s-apprend.html

« l'enseignant n'est pas exclusivement un passeur de savoirs scolaires »
« il est admis désormais qu'enseigner est un métier qui s'apprend, au-delà de la seule maîtrise de connaissances académiques ».

« Les ESPÉ suscitent beaucoup d'espoir, mais aussi des craintes. La concertation sur l'école a mis en évidence l'importance de préparer les enseignants au travail réel plutôt que de vérifier des connaissances déjà validées par l'université. Elle a pointé l'urgence d'une orientation précoce vers le métier, comme dans les pays scandinaves. Je crains qu'en bout de course la pression de la logique académique s'impose de nouveau, que l'on grime un peu les IUFM et que l'on concède, plutôt qu'on ne confère la place que doit avoir l'apprentissage d'un métier, qui en effet s'apprend. Si tel était le cas, nombreux sont ceux qui continueront à chanter les louanges de la professionnalisation sans que le discours s'applique dans les faits ».


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30 avril 2013

LM - Des ESPE encore en chantier

 


- Des écoles du professorat encore en chantier  Le Monde Education  29.04.2013
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/04/29/des-ecoles-du-professorat-encore-en-chantier_3168110_3224.html

Dans la tête des ministres, les ESPE assureront la formation – initiale et continue – des enseignants et des personnels d'encadrement, de la maternelle au supérieur. Elles seront une composante des universités, dotées d'instances de décision et d'un budget propres. La formation en alternance, démolie par la chatelisation, sera valorisée.

« L'idée qu'enseigner est un métier qui s'apprend semble relever du bon sens, observe la sociologue Nathalie Mons. Et pourtant, nous arrivons à ce constat avec deux décennies de retard sur certains pays car nous avons privilégié l'idée de la vocation, du don, plutôt que de la formation ». La France enseigne d’abord les savoirs, la pédagogie vient ensuite. Les autres pays préfèrent l'apprentissage simultané des savoirs et des savoir-faire

La mise en place des ESPE donne l’impression de se faire dans la précipitation. « L'opacité dans laquelle se met en place la réforme conduit à des projets très disparates d'une académie à l'autre » et suscite beaucoup d’inquiétudes.

[ Encore une fois, pour supprimer l'HG en Terminale S, pour détruire la formation en alternance, un texte signé par un ministre suffit, surtout après une campagne méthodique et quelques soutiens complices.
Communiquer sur la « morale laïque » en train de devenir « enseignement laïque de la morale (et du civisme) », ce n'est pas trop compliqué. Mais effacer la chatelisation, Reconstruire une Formation Complète efficace, en tenant compte de points de vue divergents et d'une faiblesse des moyens financiers disponibles, c'est beaucoup plus difficile...  ]

- En Finlande et à Singapour, un cursus de très haut niveau  Le Monde Education 29.04.2013
« En Finlande les enseignants bénéficient d'une grande liberté pour la planification du cours – adaptable à partir d'un cadre national – et pour l'évaluation des élèves. Les inspections scolaires ont été supprimées dans les années 1990 tant le niveau de confiance dans les enseignants est élevé ».
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/04/29/en-finlande-et-a-singapour-un-cursus-de-tres-haut-niveau_3168111_3224.html

Lire également le point de vue de Philippe Watrelot (Les Cahiers pédagogiques).
http://clioweb.canalblog.com/archives/2013/04/27/27020590.html


- En Haute-Garonne, la droite utilise le soutien scolaire pour se faire de la pub.
Aucun cours de morale laïque n'est prévu.
N'est-ce pas un constat des dégâts provoqués par 5 ans de démolition ? interroge la FCPE locale.
http://www.liberation.fr/politiques/2013/04/28/en-haute-garonne-l-ump-a-l-esprit-cours_899672


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27 avril 2013

ESPErance ou des ESPÉ rances… ?

 

Le point de vue de Philippe Watrelot, juste avant la publication du projet de maquette des concours -
Chronique Education, 15.04.2013

« Ce n'est pas le moindre des paradoxes que la construction des ESPÉ qui est supposée mettre en avant la coopération et la mutualisation des moyens aboutisse à l'inverse et à des logiques de "territoires". Des ESPÉ pollués par les pesanteurs et les luttes de gouvernances auxquelles l’université nous a malheureusement habitués. Une formation qui risque de ne pas être à la hauteur des enjeux. Des Espé rances alors qu’il aurait fallu de l’air frais… »

http://philippe-watrelot.blogspot.fr/2013/04/des-espe-rances.html
http://philippe-watrelot.blogspot.fr/

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25 avril 2013

Concours : Vers une dégradation historique ?

 

Concours : Vers une dégradation historique ? - Le Café pédagogique, 24.04.2013

" Les didacticiens et les pédagogues n’ont pas à se réjouir de ces nouveaux concours. La forte coloration « professionnelle » des épreuves est un cadeau empoisonné. Cette caricature achèvera les didactiques et la pédagogie". André Ouzoulias , ancien professeur d'IUFM, juge les nouvelles maquettes des concours catastrophiques.

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2013/04/24042013Article635023867865534229.aspx

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