06 avril 2013

Les fruits du printemps érable

 

Les fruits du printemps érable - Le Monde, Culture et idées 05.04.2013
http://www.lemonde.fr/international/article/2013/04/04/les-fruits-du-printemps-erable_3154225_3210.html

Un an après la grève étudiante massive qui avait provoqué une alternance politique, le Québec a changé. La parole citoyenne s'est libérée et les clivages communautaires se sont estompés

« Les slogans scandés en 2012 avaient dénoncé la marchandisation du savoir. Un sommet sur l'éducation a été organisée en février, à Montréal, pour rassembler les acteurs du secteur et tâcher de rétablir le consensus, mais l'exercice n'a pas convaincu …

… Les étudiants, en réclamant la gratuité de l'université, ont lancé un débat profond sur la question des inégalités sociales dans l'accès à l'éducation supérieure. Cette revendication a permis de mettre au jour le sens historique de la démocratisation de l'enseignement supérieur. « Avant les années 1960, 4 % des Québécois fréquentaient l'université, indique Olivier Clain. Aujourd'hui, cette proportion est passée à 25 %. L'université a permis la création d'une classe moyenne au Québec, mais aussi de dépasser l'image du Canadien français dépossédé qui était la représentation nationale, il y a encore cinquante ans. Si le Québec continue à avoir les frais d'inscription à l'université les plus bas d'Amérique du Nord, c'est parce que l'éducation supérieure n'est pas qu'une question de réalisation personnelle : elle est une question éminemment politique ».

Brigitte Haentjens : « Le nouveau gouvernement n'est que moins pire que le précédent »


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06 septembre 2012

Québec : Charest le libéral battu

 

La fin de neuf ans de règne libéral au Québec - Le Soleil - 05.09.2012
http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/elections-quebecoises/201209/05/01-4571143-la-fin-de-neuf-ans-de-regne-liberal-au-quebec.php


Charest battu dans Sherbrooke - Le Soleil
http://www.lapresse.ca/la-tribune/sherbrooke/201209/04/01-4571050-charest-battu-dans-sherbrooke.php


Pauline Marois: une route de plus de 30 ans vers le sommet - Le Soleil
http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/elections-quebecoises/201209/05/01-4571145-pauline-marois-une-route-de-plus-de-30-ans-vers-le-sommet.php

 

marois

Pauline Marois - source : Le Soleil

 

- Au Québec, un électorat divisé en trois blocs de force presque égale
Le Monde 05.09.2012 parle de « transition » et de « gueule de bois électorale».

Avec 31,9 % des voix (56 élus), le PQ devance d'une courte tête le Parti libéral (fédéraliste, droite) du premier ministre sortant Jean Charest, qui a obtenu 31,2 % des suffrages exprimés (50 élus). Enfin, le nouveau venu, la Coalition avenir Québec (CAQ, droite nationaliste), a réalisé le score honorable de 27,1 % (19 élus).

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/09/05/au-quebec-une-election-de-transition_1755896_3222.html


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02 septembre 2012

Trêve générale au Québec

 

- Trêve générale au Québec - Le Monde enquête

Dans la Belle province, le temps est suspendu. Après le printemps érable, les manifestations contre la hausse des frais d'inscription à l'université voulue par les néo-libéraux, la grève a été arrêtée dans l'attente du résultat des élections générales qui se tiendront dans la province le 4 septembre.
Le Monde présente deux ouvrages liés à cette mobilisation :
Marc-Olivier Bherer Pour un printemps, Artmour, 306 p. 32 euros.
Nous ?, revue " Liberté ", nº 296


- Les rejetons du printemps érable - Le Monde

Parcours de plusieurs étudiants mobilisés contre la politique de Charest et des libéraux :
Julien Sirois, Joseph Baril, Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin.

Léo Bureau-Blouin est candidat du Parti Québécois,
Martine Desjardins fait campagne contre le Parti Libéral

Soutenons le mouvement érable et les étudiants québécois.
C'est le moyen de refuser d'être coincé entre la mendicité et la révolte - Gary Laski, Rue 89

http://www.rue89.com/2012/08/31/francais-soutenons-le-mouvement-erable-des-etudiants-quebecois-234930



- Libération en panne - 01.09.2012

libe-panne

http://www.liberation.fr/medias/2012/09/01/a-nos-lecteurs_843243


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09 juin 2012

Québec : Les enjeux


Au Québec, les raisons d'un soulèvement
- double page dans Le Monde Opinions - 07.06.2012
http://www.lemonde.fr/idees/2012/06/07/au-quebec-les-raisons


- L’accès à l'université, un acquis fragile et menacé


Pour Normand Baillargeon « si la hausse des frais d'inscription décrétée par le gouvernement Charest (Parti libéral) a pu susciter une résistance si passionnée, c'est d'abord que cette hausse s'en prend à ce qui est, au Québec, un acquis récent, précieux et qui demeure très fragile : l'accessibilité à des études supérieures ».

« Sur fond de martèlement de casseroles des citoyens qui se sont joints aux plus de 150 000 étudiants toujours en grève, ce Printemps Erable est donc révélateur de profondes tensions sociales depuis longtemps larvées et témoigne de l'affrontement entre deux visions antagonistes de l'éducation et de la société. Le vocabulaire employé pour décrire la crise actuelle est à cet égard éloquent :

. Pour les partisans de la hausse - le gouvernement, les recteurs, une certaine élite intellectuelle et médiatique, etc. -, on parle volontiers en des termes individualistes et économiques, qui sont ceux d'une relation marchande : les étudiants "boycottent" leurs cours, refusent de s'acquitter de leurs "droits" de scolarité et de payer leur "juste part".

. Pour les adversaires de la hausse, il s'agit plutôt d'une "grève", menée au nom du "bien commun" et par laquelle on refuse de payer des "frais de scolarité" en exigeant leur gel, voire la gratuité scolaire.

On peut raisonnablement le penser : cette crise laissera de profondes et peut-être douloureuses marques dans la société québécoise. Elle aura en tout cas permis à une génération de faire un véritable apprentissage de la vie politique et de ses combats et remis à l'ordre du jour des questions fondamentales dont on a pu un temps craindre qu'elles aient été oubliées ».
Normand Baillargeon suggère la tenue d’Etats Généraux de l’enseignement supérieur.


- Les autres lectures politiques sont à la limite de la caricature tant ils sont prévisibles :

. Une minorité boycotte les cours - Charest, le politicien conservateur à l’origine de la crise, affirme que sa « position est juste et équitable ». La loi 78 ? Il prétend qu'elle veut « protéger le droit de manifester » (sic).

. « Sous le bruit des casseroles, Louise Beaudoin (Parti Québécois) veut entendre la voix de l'indépendance ».

. « On prend aux jeunes l'argent nécessaire à la conquête du Nord » affirme Richard Desjardins, le vice-président de l'Action boréale.


- Au Québec, le pouvoir libéral de Jean Charest est usé.
Le texte de Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de la CLASSE n'est disponible que sur Internet.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/06/07/ce-qui-se-passe-au-quebec_1713962_3222.html

copie du point de vue étudiant :

« Le dictionnaire des synonyme a déjà été retourné plusieurs fois pour décrire la mobilisation ayant actuellement cours au Québec. Une grève étudiante sans précédent, qui s'est transformée au fil des semaines en mobilisation citoyenne historique, en grande partie grâce à l'intransigeance du gouvernement de Jean Charest. Depuis les dernières semaines, les médias internationaux se sont emparés de l'affaire. Les images de manifestations et d'affrontements font les manchettes partout à travers le monde. Que se passe-t-il au Québec ?

Les premières traces de la lutte actuelle sont à rechercher dès 2010. À la fin mars, le ministre des Finances du Québec Raymond Bachand dépose un budget qu'il qualifie lui-même dans les journaux de "révolution culturelle". Il n'aurait pas pu mieux dire: le budget est historique. Il contient une série de mesures de tarification et de privatisation des services publics : la hausse des frais d'inscription à l'université y est annoncée (75% en 5 ans), ainsi que l'instauration d'une "taxe-santé" annuelle de 200 dollars pour avoir accès au système de santé public et universel québécois et une augmentation de 30% des tarifs d'électricité. Déjà, on le voit: la hausse des frais de scolarité s'inscrit dans une vague beaucoup plus large de mesures d'austérité néolibérales.

C'est à partir du dépôt de ce budget incendiaire que la mobilisation s'ébranle, en crescendo jusqu'au 13 février dernier, où 11 000 étudiants et étudiantes déclenchent une grève générale illimitée. Rapidement, ce nombre gonflera, pour atteindre 300 000 grévistes le 22 mars, dont au moins 200 000 dans les rues de Montréal. Un moment clé de la grève : les étudiants et les étudiantes prennent conscience de l'ampleur et du potentiel de leur propre mobilisation. La lutte commence à s'élargir : les expressions "Printemps québécois" et "Printemps érable" naissent sur la bouche des manifestants. Cela se traduit aussi dans la rue. Les citoyens sont de plus en plus nombreux dans les rues. Des collectifs de poésie apparaissent. De nombreux événements de prise de parole sont organisés. Un mois plus tard, au jour de la Terre, les Québécois sont 250 000 dans les rues pour défendre le bien commun. L'ébullition politique est sociale est à son maximum. Chaque soir, des milliers de personnes descendent dans les rues, majoritairement les étudiants et les étudiantes.

Lorsque le gouvernement de Jean Charest adopte sous bâillon parlementaire la loi spéciale 78 qui suspend les sessions universitaires et encadre sévèrement le droit de manifester. C'en était trop : la marmite saute. La colère accumulée contre le gouvernement Charest en plus de 10 ans se traduit enfin dans la rue. Par dizaines de milliers, des familles québécoises descendent spontanément dans les rues casseroles à la main, et plus seulement à Montréal. Depuis, le tintamarre se fait entendre chaque soir, à 20 heures dans toutes les villes du Québec.

Le pouvoir libéral est usé. La montée de lait actuelle s'inscrit dans une escalade de l'insatisfaction qui s'étire sur plusieurs années : corruption, scandale des gaz de schiste, favoritisme envers le milieu des affaires, saccage de l'héritage social-démocrate du Québec, gestion déficiente des ressources naturelles. Quelle que soit l'issue de la grève étudiante, la vague de changement qui s'est ébranlé ce printemps ne s'arrêtera pas de si tôt. Contre tous les préjugés, la jeunesse québécoise a accepté de jouer son rôle historique : défendre la justice sociale. Et nous sommes des centaines de milliers. Difficile de ne pas être optimiste ».


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31 mai 2012

Monétiser l'information

 

- A Paris a eu lieu un News World Summit pour 600 membres du Global Editors Network (GEN).
« Pour faire face à la crise de la presse, les pistes explorées aujourd’hui s’appellent crowdsourcing, data journalisme, fact-checking... ». Des exemples : John Snow, un médecin suspecte une fontaine ; il établit une carte sur l’épidémie de choléra à Londres en 1854 – ou les passes (sic) de l’équipe d’Espagne de football lors de la Coupe du Monde

Trois jours de rédactions tout en émulsion
http://www.ecrans.fr/Trois-jours-de-redactions-tout-en,14780.html


« Internet reste un objet étrange dans les rédactions françaises »
http://www.ecrans.fr/Internet-reste-un-objet-etrange,14777.html

Dans l’entretien avec Bertrand Pecquerie, quelle est l’obsession ?
L’application qui va permettre de monétiser l’information, à l’échelle globale ou hyperlocale grâce à la pub (Cover It Live et ScribbleLive ne permettent pas d’intégrer de la pub !!)

« ... sur toute la planète, il n’y a 1 000 journalistes qui font du data ».
D’où vient le blocage face à la technologie ? de la culture des dirigeants ...

Le papier ?
L’information généraliste va tomber dans le domaine du gratuit… Dans chaque pays, un titre leader va exister et être profitable en terme de marché publicitaire … les autres ne vont survivre que s’ils choisissent la bonne niche.


- Printemps Erable -
Quand Canal + veut informer sur l'impasse actuelle au Québec, que montre le JT de 13 h, le 31 mai ?
des policiers à l'entraînement,
des policiers en train d'utiliser twitter (!) pour contrer les manifestants.
Serait-il plus difficile d'interroger des étudiants ou des membres du gvt Charest sur les vrais enjeux ?

A comparer avec cette tribune d'enseignants-chercheurs publiée par Le Monde 30.05.2012 :
Le Québec, entre colère et espoir
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/30/le-quebec-entre-colere-et-espoir_1709331_3232.html

- Roland Garros : Tjs sur Canal +, Barthès montrait l'astuce technique de BFM TV pour ses directs sur le tennis (29.05.2012). Faute d'accès aux images achetées par F Télévision, l'envoyé spécial du vide est filmé en haut d'un immeuble, avec au loin, à l'horizon, les courts de Roland Garros. :-):-)


Une historienne candidate du parti pirate
.. http://www.lejournalderobinson.fr/?p=8681

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27 mai 2012

Québec : l'impasse

 

libe-erable

Québec, La police démontée - Une de Libération, 26 mai 2012

 
Trois points de vue ce week-end sur la crise provoquée au Québec par Charest,
et sur les impasses du libéralisme autoritaire.

Nuits blanches à Montréal, Perrine Leblanc - Le Monde Opnions
http://www.lemonde.fr/ameriques/infographe/2012/05/12/printemps-erable

Grève au Québec : le pouvoir à l’ouest - Libération Rebonds
Christian Nadeau, professeur au département de philosophie de l’université de Montréal
http://www.liberation.fr/politiques/2012/05/24/greve-au-quebec-le-pouvoir-a-l-ouest_821186

78, une loi anti-étudiants - Libération Rebonds
Guillaume Bard, Estelle Dricot, Marcela Fajardo, Jean-François Lessard, professeur de philosophie et de sciences humaines à Montréal. http://www.liberation.fr/monde/2012/05/24/78-une-loi-anti-etudiants_821185

 

extraits :
Depuis plus de trois mois, le Québec vit une des pires crises sociales de son histoire. En février, le gouvernement Charest a décidé d'augmenter massivement les droits de scolarité. La somme visée est loin des chiffres imposés au Royaume-Uni, mais l'augmentation est spectaculaire.
Au départ, le gvt a annoncé qu’il ne négocierait jamais avec les étudiants. Après plus de deux mois de grève étudiante, il a enfin accepté de discuter à condition que ne soit pas abordée la question des droits de scolarité, le nœud du débat. Après moins de quarante-huit heures, ces négociations ont été rompues par le gouvernement.

Incapable de dénouer la crise universitaire et sociale, Charest a fait voter la loi 78 qui va à l’encontre des libertés d’expression, d’opinion et de manifestation et vise en fait tous les citoyens du Québec. Une clause «Henri VIII» permet à l’exécutif de modifier toute autre loi, de façon unilatérale et sans passer par le Parlement. Cette loi-matraque ne règle rien ; au contraire, elle n'a fait qu’envenimer la crise. A cette loi surprise s'ajoute depuis le 19 mai le règlement municipal P-6, qui interdit de manifester masqué dans les rues de Montréal.

La répression est brutale et aveugle... « mon père, qui ne manifestait pas, le jeudi 24 mai, mais qui, se demandant d'où venait tout ce boucan, a quitté son appartement et a marché un peu ; il est tombé dans une souricière avec quatre cent cinquante personnes. On les a arrêtés, puis relâchés » écrit Perrine Leblanc qui poursuit : « Les policiers sont fatigués, tendus, sous pression, ils sont pris en otage par une loi impossible à appliquer »

« L'Etat, par sa réponse brutale à la colère d'une génération qu'on disait perdue, sans nom, une génération mésestimée et accusée du crime d'individualisme, est responsable de l'entrée en fiction du Québec ».

Au nom de l’idéologie néo-libérale, le gouvernement veut provoquer l’endettement à vie des étudiants. La logique entrepreneuriale sert d’alibi pour tenter de démolir toute forme de solidarité et rompre avec l’héritage de la Révolution tranquille.

« La position dans laquelle un gouvernement [autiste] nous place est intenable. Comment un professeur peut-il donner un cours sur la démocratie, son histoire et sa valeur, alors qu’on lui demande d’être le complice de son déni ? Comment peut-il enseigner le concept de désobéissance civile chez Etienne de La Boétie, Henry-David Thoreau ou Hannah Arendt, alors qu’une apologie un peu trop vibrante de celui-ci peut lui coûter de 7 000 à 35 000 dollars canadiens [5 400 à 27 000 euros] d’amende ? »


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22 mai 2012

Québec 2012 : le Printemps Erable

 

 

etudiants-quebec

La manifestation du 3 avril 2012 - source : Le Nouvel Obs

- Photos de Mario Jean entre le 18 mars et le 25 avril
http://www.rue89.com/2012/05/09/le-printemps-des-etudiants-quebecois-six-semaines-en-images-231963

- Mardi 22 mai : « Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont envahi les rues du centre-ville de Montréal hier pour souligner les 100 jours du conflit étudiant, mais également pour dénoncer l'adoption par le gouvernement d'une loi spéciale qui restreint le droit de manifester ».Le Soleil 23.05.2012
Images de la manifestation du 22 maiindexées par Google images

- Mercredi 23 mai
Marée humaine à Montréal en soutien au conflit étudiant - Le Monde
Au Québec, le conflit étudiant s'étend et se radicalise
Cent jours après le début de la grève, un cortège massif a répondu, à Montréal, au vote d'une loi jugée liberticide
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/05/22/maree-humaine-a-montreal-en-soutien-au-conflit-etudiant_1705649_3222.html
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/05/23/au-quebec-le-conflit-etudiant-s-etend-et-se-radicalise_1705819_3222.html

 

- Conflit étudiant : 100 jours historiques et mouvementés.  Le Soleil

- Le printemps érable des étudiants québécois - dossier de Libération
http://www.liberation.fr/printemps-erable-quebec-2012,100159

Le Québec est paralysé depuis trois mois par une grève des étudiants. Ils dénoncent le projet du gouvernement libéral (centre-droit) de Jean Charest : augmenter de 82% les droits de scolarité pour arriver à près de 4.000 dollars par an. Au-delà, c'est le modèle libéral-autoritaire qui est contesté avec vigueur. Comme en Grande-Bretagne ou au Chili.
Le 14 mai, Line Beauchamp a démissionné. Elle était ministre de l’Education depuis août 2010.

"Au terme d'un marathon législatif de 20 heures, les parlementaires québécois ont adopté la loi spéciale 78.
La loi spéciale prévoit une suspension des cours pour casser la grève ; elle restreint le droit de manifester sans accord préalable avec la police, elle interdit tout rassemblement à moins de 50 mètres des établissements scolaires, avec de fortes amendes en cas de désobéissance. - AFP -

«Il va falloir une réponse d'exception à cette loi d'exception», réplique le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois. «On va la contester», promet le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin". source Le Soleil
La CLASSE (Coalition large de l’ASSÉ) refuse de se soumettre à cette loi répressive. La Classe est une coalition temporaire créée autour de l’ASSÉ afin de lutter contre la hausse des frais de scolarité.
http://www.bloquonslahausse.com/


- La formidable grève des étudiants québécois - Christian Laval, blog Médiapart - 17.05.2012
Aux Etats-Unis, la privatisation de l'enseignement supérieur a créé « une bombe à retardement ». La dette a quintuplé en 12 ans, elle dépasse 1000 milliars de $, soit 25 000 $ en moyenne par étudiant (Le Devoir, 14.05.2012)
http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-laval/170512/la-formidable-greve-des-etudiants-quebecois


- Les étudiants, premières victimes. Libération 22.05.2012
Le sociologue Eric Martin dénonce la logique néolibérale du gouvernement québécois, qui veut privatiser les services publics dans tous les secteurs.
« Le gouvernement évoque le sous-financement des universités. Mais elles ne manquent pas d’argent. C’est un prétexte. Pourquoi on ne veut pas nous expliquer les raisons pour lesquelles on compte changer les structures de financement des universités ? On veut augmenter l’apport des individus et du secteur privé. C’est un projet de reconversion de la façon dont on conçoit les services publics. Les étudiants sont les premières victimes de cette «révolution culturelle», mais ils ne seront pas les derniers. Tous les autres secteurs de la société vont devoir se résoudre à payer ».
http://www.liberation.fr/monde/2012/05/22/les-etudiants-sont-les-premieres-victimes-d-une-revolution-culturelle
 

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