25 juillet 2016

Complot et critique sociale

 

Contre la répression du complotisme, la critique réaliste des élites, Revue Frustration, blog Médiapart 14.07.2016
http://blogs.mediapart.fr/revue-frustration/blog/140716/contre-la-repression-du-complotisme-la-critique-realiste-des-elites

« En mettant en avant des logiques religieuses ou raciales, les théories du complot qui pullulent sur Internet détournent les gens de la réalité de notre problème avec les puissants : leur domination économique et financière.
En plus, à force de décrire les classes supérieures comme des gens surpuissants, capables d’organiser des manipulations énormes dans le but d’une domination mondiale, on cesse de voir l’énorme fragilité de toutes ces élites : le fait que leur pouvoir ne repose que sur la préservation d’un ordre économique fragile, instable et profondément injuste : le capitalisme ».



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05 mars 2015

L. Belot, La déconnexion des élites

 

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Laure Belot, La déconnexion des élites, Comment Internet dérange l’ordre établi, Les Arènes

 

Table des matières : http://ladeconnexiondeselites.fr/
présentation : http://www.dailymotion.com/video/x2gxf0j
https://twitter.com/curieusedetout

A partir d'une enquête et d'un article dans le Monde 26.12.2013,
Laure Belot a rédigé un livre dont elle fait en ce moment la promotion.
Elle était l'invitée des Matins de France-Culture
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/12/26/les-elites-debordees-par-le-numerique_4340397_651865.html
http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-pourquoi-nos-elites-n'ont-elles-pas-cru-aux-pouvoirs-d'internet-2015-03-05

« Le fait est que la société avance vite… bien plus vite que certaines élites, littéralement débordées»
Les fondateurs de Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft (GAFAM) font partie des vingt-cinq plus grosses fortunes de la planète.
Une réalité économique qui ne se vérifie pas en France.

Elle reprend une à une les professions qui se sont vu « bypassées » par Leboncoin, Expedia et les autres...
Elle s'interroge aussi sur le contrôle de ces Big Data


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29 décembre 2013

Les élites débordées par le numérique

 

Les élites débordées par le numérique - Le Monde 26.12.2013
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/12/26/les-elites-debordees-par-le-numerique_4340397_651865.html

« dans leur grande majorité, les élites tombent de l’armoire numérique et ne soupçonnent pas la lame de fond sociétale qui est en marche ».

«... les élites voient flou. Soit elles n'ont pas les bonnes jumelles, soit elles ne les placent pas au bon endroit. Des Roms à la burqa, " le débat public est phagocyté par de faux problèmes ", estime Dominique Lévy-Saragossi (Ipsos). Comme si ces débats pseudo-nationaux permettaient aux élites de garder la main et d'éviter d'affronter les vrais sujets, notamment cette mutation [de la société engendrée par l'usage du numérique] ».


Parmi les « experts » cités dans l'article : Marie Ekeland (France Digitale), JM Lech (Ipsos), D. Lévy-Saragossi (Ipsos), JM Billaut (BNP Paribas), Antonin Léonard (OuiShare), Charles Egly (Prêt d’union), D. Boullier (Sciences-Po), D. Rousseau (IUF), Adrienne Alix (Wikimedia) et ... Joseph Stiglitz

« L’élite a été formée à l’idée que la volonté générale ne peut être produite que par elle et non par la société, où il y a trop d’intérêts et de passion. C’est une culture de méfiance des risques de fauteurs de trouble » analyse D. Rousseau (Institut universitaire de France). Cette déconnexion marche en parallèle avec une autre :  « en bas, la société fonctionne sur elle-même, en réseau. Elle pense sans les élites, elle invente ses propres règles et se moque de les faire passer par le haut ».

L’attitude des « élites intermédiaires exacerbe ce double mouvement. Les intellectuels, les médias, les universitaires ont l’oreille des puissants. Ils rêvent d’appartenir à l’élite principale et cherchent donc à lui plaire. Ils adoptent les codes et les sujets de prédilection de celle-ci. Ils oublient donc de jouer leur rôle de passeur et de raconter ce qui arrive. « Bien sûr, il existe des penseurs connectés, mais même s’ils ont du succès, notamment par des livres, ils n’ont pas de capacité d’influence. »

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01 juin 2013

NYT- NYRB - How Austerity Kills

 

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L'austérité tue, Courrier International - 1178, 30.05.2013


Les articles en anglais :
- How Austerity Kills,
David Stuckler, Sanjay Basu - Op-Ed Contributors, The New York Times, May 12, 2013
http://www.nytimes.com/2013/05/13/opinion/how-austerity-kills.html

extraits :
« As scholars of public health and political economy, we have watched aghast as politicians endlessly debate debts and deficits with little regard for the human costs of their decisions. Over the past decade, we mined huge data sets from across the globe to understand how economic shocks — from the Great Depression to the end of the Soviet Union to the Asian financial crisis to the Great Recession — affect our health. What we’ve found is that people do not inevitably get sick or die because the economy has faltered. Fiscal policy, it turns out, can be a matter of life or death ».

« One need not be an economic ideologue - we certainly aren't - to recognize that the price of austerity can be calculated in human lives. We are not exonerating poor policy decisions of the past or calling for universal debt forgiveness. It's up to policy makers in America and Europe to figure out the right mix of fiscal and monetary policy. What we have found is that austerity - severe, immediate, indiscriminate cuts to social and health spending - is not only self-defeating, but fatal ».


- How the Case for Austerity Has Crumbled
Paul Krugman, NY Review of Books, June 6, 2013
http://www.nybooks.com/articles/archives/2013/jun/06/how-case-austerity-has-crumbled/

extraits :
« Why did austerity economics get such a powerful grip on elite opinion in the first place ? »

« The financial crisis of 2008 was a surprise, and happened very fast; but we’ve been stuck in a regime of slow growth and desperately high unemployment for years now. And during all that time policymakers have been ignoring the lessons of theory and history ».

« Inflation and low interest rates are bad for creditors even if they promote job creation; slashing government deficits in the face of mass unemployment may deepen a depression, but it increases the certainty of bondholders that they’ll be repaid in full. I don’t think someone like Trichet was consciously, cynically serving class interests at the expense of overall welfare; but it certainly didn’t hurt that his sense of economic morality dovetailed so perfectly with the priorities of creditors.

It’s also worth noting that while economic policy since the financial crisis looks like a dismal failure by most measures, it hasn’t been so bad for the wealthy. Profits have recovered strongly even as unprecedented long-term unemployment persists; stock indices on both sides of the Atlantic have rebounded to pre-crisis highs even as median income languishes. It might be too much to say that those in the top 1 percent actually benefit from a continuing depression, but they certainly aren’t feeling much pain, and that probably has something to do with policymakers’ willingness to stay the austerity course ».

« … policymakers and elite opinion in general have made use of economic analysis at all, they have, as the saying goes, done so the way a drunkard uses a lamppost: for support, not illumination. Papers and economists who told the elite what it wanted to hear were celebrated, despite plenty of evidence that they were wrong; critics were ignored, no matter how often they got it right ».


- The Excel Depression, The New York Times, April 18, 2013
http://www.nytimes.com/2013/04/19/opinion/krugman-the-excel-depression.html
http://tinyurl.com/nyt-pkrugman
http://krugman.blogs.nytimes.com/

« At the beginning of 2010, two Harvard economists, Carmen Reinhart and Kenneth Rogoff, circulated a paper, Growth in a Time of Debt, that purported to identify a critical “threshold,” a tipping point, for government indebtedness. Once debt exceeds 90 percent of gross domestic product, they claimed, economic growth drops off sharply ».

« Finally, Ms. Reinhart and Mr. Rogoff allowed researchers at the University of Massachusetts to look at their original spreadsheet — and the mystery of the irreproducible results was solved. First, they omitted some data; second, they used unusual and highly questionable statistical procedures; and finally, yes, they made an Excel coding error ».

- A Study That Set the Tone for Austerity Is Challenged - blogs New York Times 16.04.2013
http://economix.blogs.nytimes.com/2013/04/16/flaws-are-cited-in-a-landmark-study-on-debt-and-growth/?ref=business

Does High Public Debt Consistently Stifle Economic Growth ? A Critique of Reinhart and Rogoff
Thomas Herndon, Michael Ash, Robert Pollin,  Political Economy Research Institute, Amherst, MA - 15.04.2013
http://www.peri.umass.edu/236/hash/31e2ff374b6377b2ddec04deaa6388b1/publication/566/

Reinhart Rogoff Responding to our critics - The New York Times - 26.04.2013
http://www.nytimes.com/2013/04/26/opinion/reinhart-and-rogoff-responding-to-our-critics.html

krugman

Paul Krugman, W Wilson School of Public and International Affairs, Princeton
http://www.pkarchive.org/
Mark Thoma's blog Economist's View, http://economistsview.typepad.com


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04 avril 2012

En attendant la Peur

 

Au Château, en attendant la Peur - Daniel Schneidermann - Libération
http://www.liberation.fr/politiques/01012399743-au-chateau-en-attendant-la-peur

Extrait :

« … Ne rions pas de NS. Il a tenté, c’est de bonne guerre.

C’est son amie, la Peur. C’est son amante. C’est sa muse. Entre eux, quelle belle histoire. Il l’aime. Il la chouchoute. Il la bichonne. Elle lui a donné tant de joies, tant de triomphes. Il sait si bien la soumettre, la gérer, la modeler, en jouer, comme un peintre de sa palette, un crooner de ses trémolos. Ah quand elle s’est installée, quand elle plane sur le pays, quand il sent trembler dans le soir les campagnes et les banlieues, quand il entend claquer les portes qu’on claquemure, quand jusqu’au fond de ses os il ressent les frissons de la foule, quand il hume le fumet des mille anxiétés, ah il sait si bien alors protéger, rassurer, en déployant policiers et militaires. Il sait si bien poser sa voix, trouver le ton qu’il faut, ferme et caressant à la fois. C’est ainsi qu’il a construit sa légende. C’est ainsi qu’il a soumis le pays. A la force de son instinct, de ses réflexes.

Alors jugez de sa joie, quand apparut miraculeusement un tueur d’enfants et de militaires. Enfin il rajeunissait. Un tueur d’enfants ! Et prénommé Mohamed ! Il était partout. Il se déployait ! Il revivait ! Elle était de retour, la peur, son amie, son amante, sa muse.

Mais pour le dire trivialement : quand ça veut pas, ça veut pas ».

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- Le président des riches joue plus que jamais la posture d'un candidat anti-système en cohabitation avec les élites et le système médiatique...
http://elysee.blog.lemonde.fr/2012/04/03/


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