11 décembre 2014

Acrimed : l'édition en SHS

 

Acrimed organise le 31 janvier 2015 sa première journée de critique des médias.
http://www.acrimed.org/article4520.html

Parmi les articles mentionnés dans le magazine électronique n°151 (décembre 2014)
une allusion au documentaire les Nouveaux chiens de garde
que le patron de France TV se défend d’avoir censuré
http://www.acrimed.org/article4513.html

Un article sur L’édition en sciences humaines et sociales
1/2 : crise ou pas crise ?
http://www.acrimed.org/article4486.html
2/2 une crise de l’édition spécialisée
http://www.acrimed.org/article4489.html

Jean Pérès conteste le discours habituel sur la crise
Il le fait commencer en 1982 avec Pierre Nora - une vieille connaissance - qui stigmatisait en 1982
les étudiants (« dépourvus de toute curiosité intellectuelle » et préférant dépenser leur argent ailleurs)
et les auteurs : «  Rares sont ceux qui ont gardé le goût de la belle ouvrage. D'abord parce que bien écrire ne fait pas très scientifique. Ensuite, parce que la plupart ne savent plus le français, qu'on ne leur a pas appris à écrire, ni à aimer, ni à respecter. Enfin et surtout parce qu'il y a l'ordinateur. Celui-ci a bien des avantages, mais il a rapidement modifié la manière d'écrire en substituant un style de flux oral à une écriture de réflexion et de concentration ».

Jean Pérès cite deux articles de Bruno Auerbach
« Publish and perishLa définition légitime des sciences sociales au prisme du débat sur la crise de l’édition SHS », ARSS 2006,
http://www.cairn.info/revue-actes-de-la-recherche-en-sciences-sociales-2006-4-page-75.htm
« Production universitaire et sanctions éditoriales. Les sciences sociales, l'édition et l'évaluation », Sociétés contemporaines, 2009
http://www.cairn.info/revue-societes-contemporaines-2009-2-page-121.htm

Il évoque la tendance à l’hyperspécialisation et la réponse de L’Harmattan (nombreux titres, faibles tirages)

Le chiffre d’affaire de l’édition SHS s’élevait à 27 M d’euros en 2008 (répartis par moitié entre les livres et les revues). Les 9 M d’aides publiques n’ont rien d’indécent « au regard des quelque 90 millions d’euros collectés chaque année par les éditeurs sous couvert de divers droits de copie et de prêt ».

Il mentionne plusieurs initiatives numériques pour la diffusion des thèses et la valorisation de la recherche :
- http://www.theses.fr
- https://tel.archives-ouvertes.fr/
- HAL-SHS (Hyper article en ligne-sciences humaines et sociales)
https://halshs.archives-ouvertes.fr/

- Ethos au Royaume-Uni (300.000 thèses toutes disciplines)
http://www.ethos.ac.uk/

- Theses Canada (180.000).
http://www.collectionscanada.gc.ca/thesescanada/index-f.html

- Dart Europe propose plus de 500.000 thèses issues de 28 pays européens
http://www.dart-europe.eu/basic-search.php
- ROAR, répertoire des archives ouvertes dans le monde, recense 200 bases de données de thèses en ligne.
http://roar.eprints.org/view/type/theses.html

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29 octobre 2011

Le racket de l'édition scientifique privée

- « Le racket de l'édition scientifique » privée.
Une tribune de David Monniaux
publiée par Sciences 2, le blog de Sylvestre Huet,
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/10/une-tribune-le-racket-de-l'édition-scientifique.html


- Délinquance, justice et autres questions de société
Le blog de Laurent Muchielli
http://www.laurent-mucchielli.org/


- USA - Les revenus des plus riches ont augmenté de 275%
durant ces trois décennies, alors que les plus pauvres
n'ont vu leurs revenus augmenter que de 18%
A lire sur Great America, le blog de Lorraine Millot et Fabrice Rousselot
http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/


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07 novembre 2009

Histoire de l'édition - suite

1989-2009. Vingt ans de recherches sur l’édition et dans l’édition (suite)
http://www.imec-archives.com/  (activités, agenda)
http://www.imec-archives.com/activites_prgm/imec_20091030_381.pdf
(textes de Olivier Bessard-Banquy page 28, de JY Mollier page 31)

Elisabeth Parinet et Jean-Yves Mollier ont souligné l’importance du chemin parcouru par les chercheurs entre 1985 (publication des tomes 3 et 4 de l’histoire de l’édition) et la bibliographie disponible en 2009, aussi bien pour le nombre des études publiées que pour les domaines explorés, du livre à sa conception et à sa réception.
" Faut-il s’en réjouir, ou s’en alarmer ? " a plaisanté un participant.
On peut aussi ajouter la question de l'équilibre entre la nécessité d'une approche globalisante et le risque de cloisonnement lié à des spécialisations inévitables.
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JY Mollier a insisté sur la mise en place d’un réseau de chercheurs (historiens, littéraires, sociologues), avec des colloques internationaux tous les cinq ans (Sherbrooke en mai 2000 - Les mutations du livre et de l'édition dans le monde du XVIIIe au XXe siècle ; Le livre, l'édition et la lecture dans le monde contemporain à Sydney en juillet 2005. le prochain aura lieu en août 2010 à Amsterdam.
Il a bien entendu mentionné le rôle essentiel du centre d’histoire culturelle (SQY).
Il a aussi évoqué la multiplicité des centres d’archives, au delà du cas réussi de l’IMEC installée en province.
La page web de Jean-Yves Mollier :
http://www.chcsc.uvsq.fr/ficheschercheurs/Mollier/Mollier.html

L’histoire de l’édition, du livre et de la lecture en France de la fin du XVIIIeme au début du XXIeme siècle : approche bibliographique ( 1000 titres, 87 pages en pdf)
http://www.chcsc.uvsq.fr/semin/BIBLIOGRAPHIEHistoireeditionoctobre2009.pdf
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Olivier Bessard-Banquy a opposé les discours noirs et négatifs sur le sort du livre (la yaourtisation du livre dit un blog) et un réalité qui est surtout marquée par l’essor d’une édition qui a accompagné le dynamisme de la société : 20 000 titres (vers 1960), 63600 en 2008, 300 M d’exemplaires au milieu des années 1980, 468 M en 2008.
Il a aussi parlé de « grande littérature », et égratigné les bobos qui se contentent de la version poche des œuvres, au mépris de l’importance de la forme du livre.
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Son exposé a porté sur 10 points
L’explosion du nombre des ouvrages
L’accélération de la rotation en librairie
L’édition littéraire s’harmattanise (fabrication rapide)
Les livres se pochisent
Il y a de moins en moins d’éditeurs indépendants
Abandon des collections de textes exigeants au profit des coups éditoriaux
Face à la baisse de la demande, l’édition est le seul secteur qui répondre par l’inflation de l’offre
Il existe une fracture entre les grands éditeurs parisiens et les petits provinciaux
Scission entre la grande littérature (Pierre Michon ?) et la littérature à la mode
Sur le long terme, le sérieux paie davantage que la course au succès médiatique.

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Un malentendu (bulletin Terre Humaine) . "la collection Terre Humaine n'est pas une collection d'ethnologie. Elle voudrait être une collection de littérature. Mais pour  l'intelligentsia de St Germain des Prés, seul un romancier est un écrivain.
Jean Malaurie, invité d'Ali Baddou dans Radio Libre (vers la 66e mn).
Y écouter aussi Claude Levi-Strauss parler de Tristes Tropiques, d'opposition entre les résultats de la recherche et le pittoresque (vers la 57e mn)...
http://www.jean-malaurie.fr/
bulletin 11 Terre humaine
http://transpolair.free.fr/sciences/cea/terre_humaine.htm

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