30 octobre 2011

A SV school that doesn't compute

 

waldorf2

source : Jim Wilson / The New York Times


Grading the digital school.
Début septembre, dans le New York Times, Matt Richtel a enquêté sur les enjeux de l'école numérique, à partir de Kyrene, un district de l'Arizona.
 

Par la suite, deux autres articles ont été publiés.
- Inflating the Software Report Card (Trip Gabriel et Matt Richtel - The NYT - 08/10/2011).
A classroom software boom but mixed results despite the marketing hype
Un premier épingle les excès des vendeurs de logiciels éducatifs.
 

- Old school in Silicon Valley
A Silicon Valley School That Doesn’t Compute
Un autre vante la réussite des écoles Steiner-Waldorf
des écoles où la technologie est disponible mais n'est pas mise au centre de la pédagogie, des écoles fréquentées par les enfants des chercheurs de la Silicon Valley 23/10/2011
http://en.wikipedia.org/wiki/Waldorf_education



Education et technologies : Y croire ou ne pas y croire ?
Les 2 articles ont été traduits par Hubert Guillaud (Internetactu)

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27 octobre 2011

Serge Noiret : Digital history

 

Jean-Philippe Genet et Andrea Zorzi, Les historiens et l'informatique : un métier à réinventer - Ecole F de Rome -

Sommaire :
Introduction
Biblioteca digitale co-laboratorio : verso l'infrastruttura globale per gli studi umanistici
E-book ed ipertesti : un incontro possibile?
Vent'anni dopo : come il computer e la rete hanno cambiato gli archivi : un bilancio critico
Testi digitali : nuovi media e documenti medievali
Les pratiques de l'édition en ligne expériences et questionnement
Insegnare storia al tempo del web 2.0 : considerazioni su esperienze e problemi aperti
Digital humanites et critique historique documentaire : digital ou critical turn?
L’expérience de ménestrel douze ans dans l'internet médiéval.
Quelles perspectives pour la textométrie des états de langues passés?
Données et statistiques l'avenir du travail en ligne pour l'historien
Informatique et archéologie : une révolution tranquille?
Nouvelles méthodes, nouveaux usages de la cartographie et de l'analyse spatiale en histoire
Geographic Information Systems and Science : stato dell'arte, sfide future
Y a-t-il une histoire numérique 2.0?
De quoi le web est-il l'archive?
Internet est-il un aléthiomètre?
Conclusioni : fare storia 2.0.
Résumés des articles
Index
Table des matières.
 

Dans l’ouvrage dirigé par Jean-Philippe Genet et Andrea Zorzi,
Serge Noiret a écrit : Y a-t-il une histoire numérique 2.0 ?
Cet article est en ligne, c'est le seul disponible en ligne :
http://cadmus.eui.eu/bitstream/handle/1814/18074/Noiret_web-2-histoire-ecole-française-2010.pdf
http://cadmus.eui.eu/handle/1814/18074
http://eui.academia.edu/SergeNoiret


La Digital History: histoire et mémoire à la portée de tous
L’article de la revue RICERCHE STORICHE Anno XLI - numero 1 gennaio-aprile 2011 est aussi en ligne
http://cadmus.eui.eu/bitstream/handle/1814/17576/Noiret_Digital_History_2011_Ricerche_Storiche.pdf

Près d'une centaine de références sont indexées sur le site http://cadmus.eui.eu/
http://cadmus.eui.eu/browse?value=NOIRET+Serge&type=author

Informatica, storia e storiografia: la storia si fa digitale
http://www.fondazionecasadioriani.it/modules.php?name=MR&op=body&id=74

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21 septembre 2011

Grading the Digital School

 

Grading the Digital School : Technology in Schools Faces Questions on Value
Matt Richtel, New York Times - September 4, 2011
http://www.nytimes.com/2011/09/04/technology/technology-in-schools-faces-questions-on-value.html
cité par Pierre Mounier - http://twitter.com/#!/piotrr70
http://www.nytimes.com/pages/education/


Un article récent du New York Times permet de revisiter
ce que Serge Pouts-Lajus a qualifié naguère de « question impossible » :
comment prouver l’intérêt pédagogique des usages de l’ordinateur en classe ?

http://clioweb.free.fr/peda/impossible-spl.htm


En 2005, dans le district de Kyrene (Arizona) les autorités ont convaincu les électeurs de soutenir un plan ambitieux d’équipement des écoles : « classrooms are decked out with laptops, big interactive screens and software that drills students on every basic subject ». Le plan septennal n’est pas encore achevé, mais les responsables ont décidé d’anticiper et de consulter à nouveau les habitants sur l’opportunité de poursuivre cet effort.

Matt Richtel a mené une enquête approfondie et interrogé de nombreux acteurs. Il mentionne des exemples d’applications en classe : écriture d’un blog accompagnant l’étude d’une pièce de Shakespeare, analyse des 14 points de Wilson, leçon sur la Guerre de Sécession, et pour les plus jeunes pratique du calcul mental ou de la lecture sur TNI. L’article s’intéresse à l’évaluation des usages, au choc des argumentaires, à la communication mise en oeuvre.

Pour tenter de mesurer les acquis des élèves, une approche simpliste consiste à faire appel aux tests standardisés. Or à Kyrene, les résultats récents sont médiocres : « since 2005, scores in reading and math have stagnated in Kyrene, even as statewide scores have risen ».
Les tenants du numérique les relativisent : dans ce district, les résultats aux tests étaient déjà élevés en 2005. Ils préfèrent questionner l’opportunité et la nature des tests : « l’obsession évaluative » est un aspect de la gestion néo-libérale de l’école ; les critères retenus portent sur l’école du siècle dernier, ils ignorent les compétences nouvelles : « We cannot keep educating kids for the efficiencies of 1914 (when the multiple choice test was invented) » écrit Cathy Davidson (Duke University) sur son blog.
Une étude menée dans l’état du Maine suggère que des progrès en écriture et en maths ont suivi un effort d’équipement ; mails elle ne permet pas de distinguer ce qui tient aux machines de ce qui revient aux professeurs et à la pédagogie. D’autres études menées sur des territoires plus restreints existent mais elles peuvent alimenter des lectures opposées, et les conclusions ne sont pas généralisables.

Faute d’étude sérieuse permettant de trancher avec certitude, le débat se résume souvent au choc des opinions chez les différents acteurs, avec deux positions antagonistes : certains exaltent la coopération, d’autres font de la compétition (« la concurrence ») le dogme unique.

Pour les technophiles, le choix de la modernité est essentiel : il est impensable de former les élèves d’aujourd’hui avec les méthodes d’hier, mais il faut tenter d’anticiper les évolutions prévisibles.
Selon eux, le recours aux technologies éducatives peut aider à développer la curiosité, le goût du travail en équipe, le sens de l’autonomie, le regard critique sur les médias. Pour les plus engagés, le numérique peut changer radicalement le rôle de l’enseignant : « teachers should go from being “a sage on the stage to a guide on the side ».
Pour une génération née au milieu des écrans, de la TV ou des jeux vidéo, une enseignante estime que « computers play an important role in helping students get their ideas down more easily, edit their work so they can see instant improvement, and share it with the class ».
« We are not responsible as educators unless we are teaching not just with technology but through it, about it, because of it. We need to make kids understand its power, its potential, its dangers, its use. That isn't just an investment worth making but one that it would be irresponsible to avoid » poursuit Cathy Davidson.

« Do we need technology to learn ? » A l’opposé, les réfractaires estiment que « the push for technology is to the benefit of one group : technology companies ». Ils craignent que la course permanente à la nouveauté ne soit épuisante et coûteuse à l’excès. Ils estiment que les machines perturbent l’attention, qu’elles sont davantage source de distraction que d’instruction. Selon eux, les technologies absorbent une énergie qui serait mieux appliquée à l’apprentissage des « fondamentaux ».
Les conséquences de la crise économique et la politique de la chasse aux impôts renforcent leur analyse. Dans plusieurs états, dont le Texas, le financement de l’éducation est mis en cause : les effectifs des classes gonflent, des enseignants sont licenciés et le salaire des autres est gelé. « We have Smart Boards in every classroom but not enough money to buy copy paper, pencils and hand sanitizer » constate une mère de famille.


La technologie sert la communication de deux groupes : les industriels et les politiques.
Les premiers sont attirés par un marché très lucratif : « I joke I should have an office here, I’m here so often » dit un vendeur de vidéoprojecteurs. Les industriels suscitent des effets de mode et exploitent l’obsolescence du matériel : ordinateur portable à un euro par jour, netbooks, tablettes numériques. Mais pour eux comme pour certains médias, la pédagogie se résume souvent à la seule dimension ludique (cf l’edutainment, le croisement de l’éducation et de l’industrie du divertissement).

Pour certains politiques, la technologie devrait servir à imposer « une transformation révolutionnaire de l’école ». Aux Etats-Unis, en 1997 un comité mis en place par Bill Clinton a incité les écoles à s’équiper d’urgence, sans attendre les résultats des premières expérimentations. En 2010, le National Education Technology Plan vante le numérique qui peut « enable, motivate and inspire all students ».
La technologie sert également de vitrine. C’était une des dimensions de l’opération « Un collégien, un ordinateur portable » dans les Landes. Ou de la promotion du Tout Numérique dans les Yvelines : une plaquette de mai 2008 vante l’exemple d’Elancourt (78), une commune dont le député-maire a, par la suite, été chargé d’une mission sur la modernisation de l’école par la technologie.
A Kyrene, dans un contexte démographique défavorable, l’équipement a permis d’attirer de nouveaux élèves et d’obtenir une dotation plus importante. L’expérience a attiré l’attention : en 2008, une centaine d’éducateurs venant de 17 états sont venus observer sur place les mutations opérées.
Quel choix feront les électeurs et contribuables du district de Kyrene ? Une société sans numérique et sans impôts ou un futur technologique maîtrisé dès l'Ecole ?

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- Stagnant Future, Stagnant Tests: Pointed Response to NY Times "Grading the Digital School"

Dans la version en français pour InternetActu le21/09/2011 Hubert Guillaud cite Cathy Davidson pour sa critique d'une école qui se mettrait à la remorque des tests standardisés et des QCM, comme au temps de la Ford T : « We cannot keep educating kids for the efficiencies of 1914 (when the multiple choice test was invented) ».
« We are not responsible as educators unless we are teaching not just with technology but through it, about it, because of it.   We need to make kids understand its power, its potential, its dangers, its use.  That isn't just an investment worth making but one that It would be irresponsible to avoid » répond Cathy Davidson (Duke U, Caroline du N)

La fondatrice de Hastag a publié :
The Future of Thinking:  Learning Institutions for a Digital Age
Now You See It:  How the Brain Science of Attention Will Transform the Way We Live, Work, and Learn


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A lire également sur le New York Times - Education ou Technology 

What Will School Look Like in 10 Years? 
5 points de vue :
Karen Cator, director of educational technology, United States Department of Education
Tom Vander Ark, managing partner, Learn Capital
Larry Cuban, emeritus professor, Stanford University School of Education
Eileen Lento, education strategist, Intel
David Silvernail, director, Center for Education Policy, Applied Research and Education
http://bits.blogs.nytimes.com/2011/09/03/what-will-school-look-like-in-10-years/

Teaching as a Second, or Even Third, Career
http://www.nytimes.com/pages/education/

Digg Introduces Genre-Specific Newsrooms


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08 septembre 2011

Qu'apportent les digital humanities ?

 

Pierre Mounier : Qu'apportent les digital humanities ? Quelques exemples (1/2)
http://homo-numericus.net/spip.php?breve1011

Pierre Mounier : Qu'apportent les digital humanities ? Quelques exemples (2/2)
http://homo-numericus.net/spip.php?breve1012

La qestion initiale a été posée par Hubert Guillaud sur La Feuille en juillet 2010 (il cite les 12 projets soutenus par Google).
http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2010/07/22/quapportent-les-digital-humanities/

Elle a été posée également en juin 2011, lors du colloque Dans la toile des médias sociaux, à l'Institut Historique Allemand : Quels effets les médias sociaux ont-ils sur la culture scientifique ?  http://dhiha.hypotheses.org/25


Dans le premier article, Pierre Mounier met en avant deux exemples :

- « Why Net Censorship in Times of Political Unrest Results in More Violent Uprisings : A Social Simulation Experiment on the UK Riots ». Dans un article de just in time sociology Antonio Casilli et Paola Tubaro mobilisent à la fois un modèle théorique et un outil de simulation sur ordinateur pour tester et contredire la suggestion de Cameron (interrompre les liaisons électroniques dans un espace touché par des mouvements sociaux).

- « Le cinéma du chaos ». Matthias Stork a réalisé et diffusé sur Viméo une vidéo d’extraits de films anlysés et commentés en voix off. Selon lui, le « le cinéma populaire contemporain filme les scènes d’action en particulier n’obéit plus à aucune logique rationnelle ou narrative qui permette au spectateur de suivre et comprendre l’action qu’il est en train de regarder, mais à la volonté d’anesthésier son jugement en l’écrasant sous un flot démentiel et chaotique, un véritable déluge de violence et d’effets spéciaux ».


Dans un second article, Pierre Mounier nuance « un enthousiasme justifié » :

- L’engouement pour Google Ngram Viewer ne peut masquer ses faiblesses méthodologiques : le décompte d’occurrences est spectaculaire, mais il se fait à partir d’une base dont le contenu tient en partie au hasard.

- Casillii et Tubaro apportent la contradiction à Cameron. Ils opposent une recherche immédiate, largement diffusée au discours d'un politicien conservateur. Ils opposent un système multi-agents à « l’agent supposé rationnel, centré sur l’individu et faisant abstraction des dimensions sociales, culturelles ou de classe qui peuvent aussi agir sur les comportements individuels et collectifs ». Leur travail ne propose tout simplement pas « un cadre alternatif de compréhension de la réalité sociale mais corrige une affirmation singulière dans un cadre de pensée partagé avec les acteurs politiques dominants ».


Dans le cas de Bourdieu (La distinction) ou de Lahire (la culture des individus), « c’est ici le livre dans sa forme la plus traditionnelle qui est le plus adapté à l’exposition d’une théorie sociologique qui n’appartient qu’à son auteur et dont la sophistication a besoin de temps et de place pour s’exposer ».

Pierre Mounier voit plusieurs écueils à éviter : la fascination pour l’outil, l'utilisation de formats fragmentés, la recherche qui peut s'effacer derrière les impératifs de la communication ou les financements à court terme.

Il conclut : « Lorsqu’on regarde la manière dont les grandes théories scientifiques se sont établies dans leur champ, on voit comment c’est le plus souvent à la fois en publiant des ouvrages témoins particulièrement marquants, en produisant dans le même temps une instrumentation nouvelle plus efficace pour la conduite de la recherche et en faisant la démonstration de leur intérêt pour leurs contemporains. Il ne semble pas que les Digital Humanities doivent échapper à cette triple exigence ».



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24 juillet 2011

SH - Trois idées reçues sur Internet


Trois clichés sur Internet véhiculés par les médias :
. Les internautes forcenés n'auraient pas de relations sociales
. Internet serait le territoire de la jeunesse (cf le stéréotype des digital natives) 
. Internet serait un monde à part déconnecté du réel.

Un article d’Antonio Casilli dans un dossier de Sciences Humaines consacré à Nos vies numériques. Un des 4 articles en accès libre et gratuit : http://www.scienceshumaines.com/nos-vies-numeriques_fr_27528.html 


- Antonio Casilli indique une traduction littéraire, source possible de chacun de ces stéréotypes qui ont la vie dure :

. Joseph Weizenbaum dans Computer Power and Human Reason (1976) pour le portrait du « forcené de l’ordinateur », à la mise « négligée » et à l’hygiène « approximative » 

. Marc Prensky, Digital natives, digital immigrants, 2001

. Il cite William Gibson, Neuromancien (1984) pour l’image de « l’hallucination consensuelle vécue quotidiennement par des dizaines de millions d’opérateurs ». 


- Un minimum de bon sens appliqué aux usages développés par près de deux milliards d’internautes, une sociologie qui ne recule pas devant l’analyse de la stratification sociale suggèrent l’inanité de ces clichés.


. En 2007 , chez les étudiants, les interactions informatiques épousaient le rythme de la vie universitaire : les échanges sur Facebook se faisaient « pendant les cours (sic !) et les soirs en semaine »

. Les digital natives ? 
« Les membres de la soi-disant «génération Internet» ne sont pas tous des virtuoses du clavier » . Représentation fantasmatique des rejetons des classes moyennes, ces clichés  médiatiques mettent en avant le rôle des enfants, cibles d’une communication commerciale ; ils ont pour but de séduire les parents acheteurs : les convaincre que l’accès aux technologies serait essentiel les incitera à ne pas reculer devant la dépense ( pour le bien de leur enfant … et l'intérêt des industriels de l’électronique).

« Les nouveaux médias encerclent le monde ». La rupture entre espace physique et espace numérique devient caduque et contre-productive. 

« Internet est l’histoire d’un protocole de communication militaire conçu pour faire face à une apocalypse nucléaire. Il est aussi l’histoire d’une société civile qui s’en est appropriée ».

Internet, une création des militaires ?
Ne serait-ce pas une 4e idée reçue ?
Lire ou relire 
L’alchimie des multitudes, l’ouvrage de Francis Pisani et de D Piotet, dans sa première version en ligne, ou dans la seconde actualisée.
http://clioweb.free.fr/debats/alchimie.htm
  .

SH409-viesnumeriques

source : http://www.scienceshumaines.com/nos-vies-numeriques_fr_27528.html 




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28 juin 2011

Dans la toile des médias sociaux - 1

 

Dans la toile des médias sociaux
Nouveaux moyens de communication et de publication pour les sciences humaines et sociales
Leur impact sur la culture scientifique à l'université.

Colloque internationalmardi 28 juin 2011
Institut Historique Allemand,  8, rue du Parc-Royal 75003 Paris Métro: Saint-Paul, Chemin Vert
 http://calenda.revues.org/nouvelle20026.html

 

9h30-11h00 I. Nouveaux moyens de publication et de communication
Facebook, Twitter, Flickr et cie dans les sciences humaines et sociales / 
Présidence / Moderation: Torsten Reimer (JISC, London)

Michael Nentwich (ITA Wien), René König (KIT, Karlsruhe). Social Network Sites – une tendance pour les sciences ? 

Patrick Peccatte (EHESS,Paris).Utiliser Flickr dans un contexte d’archives iconographiques: le projet PhotosNormandie

Patrick Danowski (ISTA, Klosterneuburg). Ce que les bibliothèques peuvent apprendre de LibraryThing


11h30-13h00  II. Publications scientifiques et le Web 2.0 : Partager le savoir, commenter les textes 
Présidence / Moderation: Mareike König (DHI Paris)

Lilian Landes (BSB, München). Recensions dans le Web 2.0: l’avenir des comptes rendus de livres scientifiques?

Gloria Orrigi (CNRS, Paris). Liquid Publications: les publications scientifiques à la rencontre du Web

Klaus Graf (RWTH Aachen). Le potentiel scientifique des blogs scientifiques


14h00-15h30  III. Les médias sociaux à l’université : formation, enseignement et réseaux d’étudiants
Présidence / Moderation: Pierre Mounier (Cléo, Paris)

Marko Demantowsky (U Bochum). Histoire digitale – E-Learning – didactique de l’histoire digitale?
Avantages et desavantages de l’Internet pour l’étude historique

Sophie Mahéo (UD, Paris). Le réseau social universitaire Carnets2Descartes: publication, dynamique communautaire et engagement étudiant

Antoine Blanchard (CS, Paris). Braconner en SHS: quand les digital natives bousculent les frontières institutionnelles sur le Web


16h00-17h30 IV. Quels sont les effets des médias sociaux sur notre culture scientifique actuelle ?
Présidence / Moderation: Antoine Blanchard ( Paris)

André Gunthert (EHESS, Paris). Les médias sociaux dans la pratique de la recherche. Retours sur les usages, constats et enjeux 

Milad Doueihi (Université Laval, Québec). Humanités ou humanisme numérique? 

Peter Haber (Universität Basel). Entre méthodologie et pratique: L’écriture de l’Histoire au XXIe siècle 


17h30-18h00 V. Discussion générale 

Présidence / Moderation: Geert Lovink (INC, Amsterdam)


DHI-2011


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07 juillet 2010

Les humanités numériques

« Les ditigal humanities ou humanités numériques ne se veulent pas une discipline de plus ; elles ne sont pas non plus une « révolution », mais plutôt une évolution d'une recherche qui profite pleinement des nouvelles technologies ».
Place de la Toile, à écouter en différé
ou à archiver en mp3
http://tinyurl.com/pdt072010-humanitesnumeriques

Parmi les enjeux abordés :

- Le numérique touche tous les aspects de la vie intellectuelle, toutes les étapes de la recherche, de la constitution des bases de données à la diffusion des résultats, en passant par le traitement automatisé.
Comment faire reconnaître les nouvelles compétences et les nouveaux métiers par les institutions en place ? Quelles relations entre le chercheur et l'ingénieur ? Comment passer d'une culture empirique (où les compétences tiennent aux réponses apportées à des questions rencontrées) à une version plus formalisée et à des expériences planifiées ?

- Marin Dacos milite en faveur des formats ouverts : on connaît le dictionnaire qui a permis de les produire. Au contraire, avec les formats propriétaires ou fermés, on a le gâteau, mais on ne connait pas la recette ; on ne peut donc pas en refaire un nouveau.

- Dans le web documentaire, les données amassées et structurées peuvent aussi bien servir aux universitaires qu'au grand public.

- La recherche privée s'organise autour du brevet et du secret. La recherche publique tire son intérêt de la diffusion et de la reprise des travaux d'un chercheur par ses pairs. Mais il ne faut pas vouloir tout évaluer. L'invention scientifique a besoin de liberté. Un blog (carnet) de recherche joue un rôle important, celui d'un séminaire permanent. Il doit échapper aux  évaluations institutionnelles.

Marin Dacos a présenté le Manifeste des Digital humanities :
« ... Nous lançons un appel pour l’accès libre aux données et aux métadonnées... ».
« ...Nous appelons à l’intégration de formations aux digital humanities au sein des cursus en Sciences humaines et sociales, en Arts et en Lettres  ... ».
« ...Nous nous engageons dans l’édification d’une compétence collective ... qui a vocation à devenir un bien commun.. ».
Une version en latin est prévue.
http://tcp.hypotheses.org/318

C Welger-Barbosa a cité « Republics of Letters is a peer-reviewed, digital journal dedicated to the study of knowledge, politics, and the arts, from Antiquity to the present, with an emphasis on the early modern period ».
http://arcade.stanford.edu/journals/rofl/
http://arcade.stanford.edu/journals/rofl/categories/2/1

Parmi les autres adresses web mentionnées sur France-Culture :
    * Digital humanities / Centernet  http://digitalhumanities.org/centernet/
    * Digital humanities / CNRS http://www.digitalhumanities.cnrs.fr/
    * Blogo-Numericus http://blog.homo-numericus.net
    * Text Encoding Initiative http://www.tei-c.org/index.xml
    * Stéphane Pouyllau http://www.stephanepouyllau.org/
    * Lou Burnard http://users.ox.ac.uk/~lou/

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