01 décembre 2017

Le nazisme, une société de camps

 
kl-fsg

KL - A History of the Nazi Concentration Camps
Nikolaus Wachsmann - Farrar, Straus and Giroux 2015
http://us.macmillan.com/excerpt?isbn=9780374535926


The New York Times, 12.07.2015
http://www.nytimes.com/2015/07/12/books/review/kl-a-history-of-the-nazi-concentration-camps-by-nikolaus-wachsmann.html
The Guardian 12.07.2016
http://www.theguardian.com/books/2016/jul/12/kl-a-history-of-the-nazi-concentration-camps-nikolaus-wachsmann-review
The New Yorker 06.04.2015
http://www.newyorker.com/magazine/2015/04/06/the-system-books-kirsch

Laqueur, London Review of Books 24.09.2015
http://www.lrb.co.uk/v37/n18/thomas-laqueur/devoted-to-terror

Three things made the nazi camp system possible.
First, unlike prisons, the camps were increasingly able to operate outside the legal system.
Second, the concentration camps were an economic resource, a reservoir of slave labour.
Third, the KL and radical anti-Semitism came to be useful to each other.

In 1942 ‘the Holocaust transformed the concentration camp system. Two great Nazi crimes began to share a common history.
But what we often think of as the almost fatalistically inevitable confluence of Jewish extermination and the concentration camps turns out instead to be strangely contingent.

Peter Gengler, UNC Chapel Hill  25.05.2017
http://traces.unc.edu/blog/review-of-wachsmann-kl-a-history-of-the-nazi-concentration-camp
Marcus Fielding
http://www.rusinsw.org.au/Papers/2017BRUP03.pdf


KL - Une histoire des camps de concentration nazis, Nikolaus Wachsmann, Gallimard 2017
« Le camp de concentration (KL) est constitutif du nazisme. Il en est le miroir le plus fidèle.
Dès les premières heures du régime, il sert d'abord à éliminer les opposants politiques dans des bâtiments réquisitionnés en pleine ville, puis très vite est érigé hors des zones urbaines selon une architecture particulière. De concentration des prisonniers sans droits, il élargit ses fonctions selon les besoins de l'État : instrument de la terreur idéologique, il devient la machine de l'épuration sociale (malades mentaux, asociaux, homosexuels), le centre d'une économie du travail par le mortel esclavage de la main-d'œuvre (les prisonniers russes et les Slaves au premier chef), un univers de convois ferrovaires et de rampes de sélection, d'expérimentations médicales selon les pathologies des différentes catégories de déportés, l'épicentre enfin du génocide des populations juives et tziganes en provenance de tous les pays occupés. D'emblée, le camp fut le règne de la violence absolue, sitôt que la garde en fut confiée à la SS des camps dont les rangs s'ouvrirent aux militants de base sans autre formation idéologique que les sanglantes batailles de rues.
Le camp ne répond pas seulement aux évolutions du régime nazi, il est un univers en soi avec ses propres règles, mélange de bureaucratisme tatillon et d'arbitraire déchaîné, sur lequel entend régner Himmler.
Un univers dont les Allemands ne pouvaient ignorer l'existence ».
Nikolaus Wachsmann est professeur d'histoire contemporaine à Birkbeck College (université de Londres)
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/NRF-Essais/KL

27 camps principaux et plus de 1 100 camps satellites
des camps meurtriers, moins de la moitié des déportés survivent
http://www.scienceshumaines.com/kl-une-histoire-des-camps-de-concentration-nazis_fr_38805.html

Un système conçu par les nazis pour dominer par la terreur l'Allemagne et l'Europe conquise.
« Le système, qui relevait de l’inspection des camps (IKL) dirigée par Theodro Eicke,
passe au printemps 1942 sous le contrôle de la branche économique de la SS (le WVHA) d’Oswald Pohl.
Après Dachau, c’est Sachsenhausen qui occupe une place centrale, avant que celle-ci ne soit tenue par Auschwitz... »
http://www.lemonde.fr/livres/article/2017/11/30/histoire-du-nazisme-l-archipel-du-kl_5222456_3260.html


- Le nazisme, une société de camps
"Wir haben nicht einmal alle Nazi-Lager erfasst" Zeit Online 04.03.2013
42.500 Orte des Naziterrors – waren Tausende davon bisher unentdeckt?
Nein, sagt Historiker Geoffrey Megargee im Interview. Nur habe niemand das Puzzle zusammengefügt.
http://www.zeit.de/wissen/geschichte/2013-03/interview-holocaust-studie


- Der Ort des Terrors. Geschichte der nationalsozialistischen Konzentrationslager, 9 volumes,
Wolfgang Benz / Barbara Distel - C.H.Beck, 2005-2010,

1 : Die Organisation des Terrors,

2 : Frühe Lager, Dachau, Emslandlager,
3 : Sachsenhausen, Buchenwald,
4 : Flossenbürg, Mauthausen, Ravensbrück,
5 : Hinzert, Auschwitz, Neuengamme,
6 : Natzweiler, Groß-Rosen, Stutthof,
7 : Wewelsburg, Majdanek, Arbeitsdorf, Herzogenbusch (Vught [1] ), Bergen-Belsen, Mittelbau-Dora,
8 : Riga. Warschau. Kaunas. Vaivara. Plaszów. Klooga. Chelmo. Belzec. Treblinka. Sobibor,
9 : Arbeitserziehungslager, Ghettos, Jugendschutzlager, Polizeihaftlager, Sonderlager, Zigeunerlager, Zwangsarbeitslager)


Les différents types de camps, le lexique des camps
http://www.cercleshoah.org/spip.php?page=recherche&recherche=lager


Nazi concentration camps
715,000 détenus dans les camps en janvier 1945
http://en.wikipedia.org/wiki/Nazi_concentration_camps
http://fr.wikipedia.org/wiki/Camps_de_concentration_nazis
Liste des camps
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Nazi_concentration_camps
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_camps_de_concentration_nazis


rappels :
Robert Antelme L'espèce humaine
http://clioweb.free.fr/camps/antelme.htm

«  Je rapporte ici ce que j’ai vécu.
L’horreur n’est pas gigantesque.
Il n’y avait à Gandersheim (un commando dépendant de Buchenwald) ni chambre à gaz, ni crématoire.. »

« Nous sommes tous, au contraire, ici pour mourir. C’est l’objectif que les SS ont choisi pour nous.
Ils ne nous ont ni fusillés ni pendus mais chacun, rationnellement privé de nourriture, doit devenir le mort prévu, dans un temps variable ».


- Nuit et Brouillard, un film dans l'histoire, Sylvie Lindeperg
http://clioweb.free.fr/camps/nuitetbrouillard.htm

« Le crématoire est hors d’usage. Les ruses nazies sont démodées...
Qui de nous veille de cet étrange observatoire pour nous avertir de la venue des nouveaux bourreaux ? » Jean Cayrol


- La déportation dans les camps nazis

http://clioweb.free.fr/camps/deportation1.htm
http://clioweb.free.fr/camps/deportes.htm


 

camps-belin1983

 Autres cartes des camps dont celle de Leçons des ténèbres (FNDIRP-UNADIF)
http://clioweb.free.fr/camps/cartescamps.htm



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20 juillet 2017

Quelle évolution du CNRD ?

 

- Concours national de la Résistance et de la Déportation
arrêté du 23-6-2016 - J.O. du 28-6-2016
http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=103870


- La Refondation du CNRD (concours national de la Résistance et de la Déportation), Tristan Lecocq, IGEN

http://le-souvenir-francais.fr/la-lettre/la-refondation-du-concours-national-de-la-resistance-et-de-la-deportation/

Avant 2010, la 2 GM occupait trois chapitres dans un manuel de première :
la guerre mondiale, la France dans la 2 GM, la destruction des juifs par l'Allemagne nazie

Depuis Chatel, 1 seul chapitre met l'accent sur une guerre d'anéantissement.

1. Un concours adapté aux programmes, des procédures simplifiées, de nouveaux participants
« les thèmes annuels proposés seront adossés aux programmes d’enseignement, dans leur triple dimension académique, didactique et pédagogique »

2.Un concours mieux préparé, mieux harmonisé, mieux valorisé
« L’enseignement de la Résistance et de la Déportation comme objets d’histoire, en collège et dans les lycées, la réflexion sur les mémoires de la Résistance et de la Déportation comme objets d’histoire, le recul critique par rapport à un savoir en permanente évolution sont ainsi au cœur de la rénovation du CNRD »


- La revue Historiens & Géographes publie la tribune de Franck Schwab (APHG Lorraine)
http://www.aphg.fr/CNRD-vers-la-lobotomie

Dans un article mis en ligne le 30 mars 2017 sur le site du Souvenir français et intitulé « La refondation du CNRD », l’Inspecteur général Tristan Lecoq présente aux membres de cette honorable association ce que devrait être le nouveau Concours national de la Résistance et de la Déportation mis au point par les services de l’Education nationale. L’époque est aux refondations. Après avoir « refondé » l’école et peut-être avant de refonder la République - voire l’Europe - il fallait sans doute chercher à « refonder » le CNRD, même si, rappelons-le, celui-ci continue de se porter comme un charme puisqu’il est toujours, et de très loin, le premier concours scolaire du pays. Or, qui dit refondation du CNRD dit forcément redéfinition de ses objectifs. Les voici crûment formulés : « Le concours porte sur la résistance à l’occupant et à ses vassaux, sous toutes ses formes, extérieure et intérieure, militaire et politique, du 18 juin 1940 à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il porte sur la déportation et l’extermination des Juifs d’Europe par les nazis, ses étapes et ses espaces, ses processus et ses appareils, ainsi que la déportation d’autres minorités telles que les Tziganes. » Et c’est tout, fin des objectifs !

Le nouveau concours reste donc strictement centré sur la résistance des Français à l’occupant en faisant totalement l’impasse sur la dimension européenne du phénomène (pour la refondation de l’Europe, ce sera une autre fois...) alors qu’il aurait sûrement pu être judicieux de faire travailler les élèves sur la résistance allemande. Surtout, il limite désormais l’étude de la déportation au seul cas des personnes qui ont été déportées pour ce qu’elles étaient et qui appartenaient donc à ce que les historiens appellent aujourd’hui la « déportation de la persécution » : les Juifs et les Tsiganes, en premier lieu, mais aussi les membres de ces « autres minorités » que sont par exemple les homosexuels ou les Témoins de Jéhovah. A l’inverse, le futur concours va maintenant faire entièrement l’impasse sur l’« autre déportation », celle des personnes qui ont été déportées pour ce qu’elles faisaient et qui ont appartenu à ce que les historiens appellent la « déportation de répression ». Exit donc du concours le déporté résistant qui s’est battu pour la liberté et pour une certaine idée de l’Homme et de la société jusqu’à l’intérieur des camps de concentration. Plus rien désormais sur ces refondateurs de la République et sur leur expérience terrible du système concentrationnaire nazi. A l’heure où les programmes d’éducation morale et civique mettent l’accent sur la notion d’engagement, c’est tout à fait surprenant et c’est même, disons-le, quasiment scandaleux.

Nuit et Brouillard ; connais plus ; Charlotte Delbo et ses compagnes entrées à Auschwitz en chantant La Marseillaise : connais pas ; Robert Antelme : connais pas ; par voie de conséquence, Buchenwald, Dachau, Ravensbrück, Natzweiler, Mauthausen : connais plus. Et puisque parler des camps, c’est toujours parler d’Europe : Jorge Semprun, connais pas ; Boris Pahor : connais pas ; Ernst Wiechert : connais pas... Ce n’est plus de refondation dont il est question ici mais d’oblitération, voire même de lobotomisation de toute une partie de notre cerveau : celle où se trouve la mémoire de la déportation résistante que le concours a pourtant vocation à entretenir au même titre que la mémoire de la Shoah. Alors certes, en risquant volontairement leur vie pour le pays, les déportés résistants ont eu le mauvais goût d’avoir partie peut-être trop liée avec ce prétendu « roman national » tant décrié par certains « beaux esprits » de l’historiographie actuelle pour qui l’histoire de France n’est qu’une construction idéologique dépourvue de toute crédibilité (d’ailleurs, c’est bien connu, la France n’existe pas et personne n’a jamais eu envie de mourir pour elle). Mais faut-il que le concours « refondé » aille dans le même sens en reniant toute une partie de ce qui a fait jusqu’à aujourd’hui son identité ?

Peut-être pouvons nous rappeler, pour finir, ce que disait en 2009 dans la revue Le Déporté (n° 562) un autre inspecteur général de l’Education nationale récemment disparu qui fut, entre 1993 et 2001, le dernier déporté résistant ayant présidé le jury du CNRD. A la question « quel regard portez-vous sur la société actuelle ? », Jean Gavard - puisque c’est de lui dont il s’agit - répondit : « Je pense que si tout continue ainsi, un jour nous irons dans le mur. J’ai peur que ce qui se passe en ce moment nous ramène vers des tendances totalitaires. Car si les difficultés augmentent encore, il y aura toujours un homme providentiel qui prétendra sauver tout le monde. En France, on a cette inclination-là ; rechercher l’homme providentiel. L’Histoire nous l’a appris : Napoléon III, le général Boulanger et même Pétain car, à ses débuts, il a été accepté. Le risque existe, c’est certain. C’est pourquoi je pense que mes amis déportés résistants et tous ceux qui acceptent de travailler à nos côtés ont un rôle important et majeur à jouer. » Mais non, mais non cher Jean, l’Education nationale ne le pense pas puisque la mémoire de votre déportation, comme celle du Père Jacques, que vous avez fréquenté à Mauthausen, ou la mémoire de la déportation de Germaine Tillion à Ravensbrück - pourtant très officiellement célébrée lors de la dernière panthéonisation - disparaissent du concours que vous avez présidé. Et ne nous répondez pas, je vous prie : « Nous n’avons sûrement pas fait tous ces sacrifices pour aboutir à cette société de consommation qui s’étale sous nos yeux. Nous rêvions d’une société infiniment plus fraternelle. » Il faut être de son temps, savoir évoluer, que diable ! Répétez après nous : « Je refonde, tu refondes, nous refondons... »

Franck Schwab,
Rédacteur au Patriote Résistant
Ancien lauréat départemental du CNRD avec ses classes.
Le Patriote Résistant
n° 919 - mai 2017. Tous droits réservés.


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03 juillet 2017

Michel de Boüard, historien de la déportation

 

« Michel de Boüard, un historien de la déportation entre certitudes et inquiétudes »,
Thomas Fontaine, Annales de Normandie, 2012/1
http://www.cairn.info/revue-annales-de-normandie-2012-1-page-41.htm

« Historien médiéviste, Michel de Boüard est un des rares universitaires résistants et déportés à avoir travaillé et publié sur ces sujets de la répression et de la déportation...  ce pionnier de l’histoire de la déportation  s’inquiète progressivement de la manière dont cette histoire s’écrit - ou plutôt ne s’écrirait pas - pour finir par rompre toutes ses filiations »


Un cadre historiographique original : les filiations multiples de l’historien
   Une expérience à relater : le témoin
   Une histoire scientifique : l’universitaire au sein de la CHOLF et du CH2GM
   Une histoire qui doit être enseignée : le pédagogue
   Une expérience commune : l’ancien déporté responsable associatif
Les travaux de Michel de Boüard en histoire de la Déportation
   Un pionnier
   Face au savoir déporté
Filiations en conflit
   1964, l’affaire Meerschaum : quand une filiation l’emporte sur l’autre
   1969, l’épineuse affaire Olga Wormser-Migot
   1974, l’échec de la Statistique du CH2GM et des historiens
   1980-1981, l’idée d’une thèse sur l’histoire du camp de Mauthausen : confirmations


Conclusion
« Le parcours de Michel de Boüard est donc intéressant à plusieurs titres.
D’abord parce qu’indéniablement, par ses travaux, il est un des pionniers de l’histoire de la répression et de la déportation.

Ensuite, parce que ce positionnement scientifique s’accompagne d’une réflexion profonde de l’intellectuel ancien déporté sur la manière d’envisager cette histoire, qu’il conçoit à bien des égards comme particulière. Or, cette pensée qui en appelle en même temps à toute la rigueur de la démarche historienne et à la « mémoire vivante des témoins » est de plus en plus inquiète et, d’optimiste en 1954, devient clairement pessimiste trente ans plus tard. Nous y lisons une des explications de sa prise de position lors de l’affaire Roques, épisode particulièrement médiatique cette fois, venant ponctuer une série plus longue et sans guère d’écho. Ce soutien jeta dans l’ombre l’ensemble de l’engagement et de la réflexion de Michel de Boüard sur le sujet, rarement cité.

Ce parcours éclaire enfin l’historiographie française de la déportation et le cadre original dans lequel les travaux ont été menés, l’ensemble demeurant largement méconnu. L’impossibilité de Michel de Boüard de considérer que des anciens déportés, même minoritaires, puissent générer des recherches historiques trouve un écho aujourd’hui dans une partie de l’historiographie évoquant le « triomphe » de la mémoire. Mais il n’est que partiel et paradoxal au regard de l’intellectuel ancien déporté qui ne cessa aussi d’en appeler à l’indispensable mémoire « vivante » et « sereine » des témoins ».


- La déportation entre l’histoire et le mythe, Michel de Boüard
En décembre 1988, Historiens & Géographes, 321 a publié le texte
d'une conférence faite en 1986 pour la Régionale de Caen.

Les procédures pénales aboutissant à la Déportation (transcription partielle)
+ pages numérisées
http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/debouard86.htm


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30 juin 2017

Denise Vernay (1924-2013)

 

veil-vernay-2007

Simone Veil et Denise Vernay
cérémonie en hommage à leur frère Jean, déporté par le convoi 73 - photo Libération 2007
vue en plan plus large : http://www.amejdam.com/index_fichiers/Page717.htm



Denise Vernay, sa soeur, résistante et déportée à Ravensbrück est décédée en 2013
http://fr.wikipedia.org/wiki/Denise_Vernay

Entretien avec Denise Vernay Historiens &Géographes 413 2011
http://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00196.pdf


Denise Vernay et Anise Postel-Vinay dans La Fabrique de l'histoire 02.12.2012
http://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/la-poste-ou-lhistoire-des-communications-14

Les mentions sur Twitter : http://twitter.com/search?q=Denise%20Vernay&src=typd

 

DeniseVernayc1944

Denise Vernay vers 1944 - source : wikipedia


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22 mars 2017

La déportation, les suites - vidéos FMD

 

9mars-fmd


Les aspects médico-sociaux des suites de la déportation (surtout de répression) dans les camps nazis
9 mars Journée d’étude à Caen
http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/memorial/4477

 

fmd-9mars-Andre

La journée d'étude du 9 mars a été enregistrée.
Les vidéos des interventions sont en ligne.
http://fmd-9mars-suites-ms

 

tr-deportes

des extraits des 2 tables rondes sont également disponibles en vidéo via La Forge numérique
http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/forge/4546

 

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09 mars 2017

La déportation, les suites

 

9mars-fmd

 

8 mars, Mémorial de Caen
projection du film Héritages de Daniel Cling en présence du réalisateur
http://www.filmsdocumentaires.com/auteurs/146-daniel-cling


9 mars Journée d’étude
Les aspects médico-sociaux des suites de la déportation (surtout de répression) dans les camps nazis

http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/memorial/4477
http://fondationmemoiredeportation.com/2017/02/15/invitation-journee-detude-organisee-par-la-fondation-pour-la-memoire-de-la-deportation/

Que sait-on du retour des déportés ? Comment s’est-il déroulé et comment a-t-il été organisé ?
Comment avait-il été prévu par les autorités ? Comment s’est-il passé dans la réalité ?
De quelles archives disposons-nous pour travailler et éclairer ces questions ?
Quels souvenirs les rapatriés gardent-ils de ces formalités ?
Comment ces personnes ont-elles pu se construire et vivre après une telle expérience ?
Comment ce traumatisme de la déportation a-t-il pu avoir des répercussions sur leurs descendants
et comment ces descendants ont-ils été influencés par la déportation de leur parent ?

La journée a été enregistrée.
les vidéos sont en ligne.
http://fondationmemoiredeportation.com/journee-detude-sur-les-aspects-medico-sociaux-des-suites-de-la-deportation-extraits-des-interventions/

 

Le retour : archives et témoignages
Modérateur Yves Lescure
   Les archives du retour Dominique Hiéblot
    Le rapatriement : de la théorie à la réalité, Vanina Brière
    Les pathologies recensées sur les fiches de retour Jean-Michel André
    Etude des fiches médicales, le cas particulier des femmes dans l’étude des fiches médicales de retour, Pierre-Emmanuel Dufayel

 

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Table ronde : Le retour vu par les acteurs et les témoins
    Animée par Gaël Eismann
         Serge Wolikow

    Marie-José Chombart de Lauwe, déportée, présidente de la FMD
    Bernard Duval, déporté
    Jacques Moalic, déporté
    Annette Chalut, déportée et médecin


Les séquelles du stress et leurs transmissions
   Modérateur Jean-Michel André
        Les séquelles psychiques pérennes de la déportation Michel Pierre, psychiatre
        Epigénétique et transmission du traumatisme à la descendance Isabelle Mansuy

 

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Table ronde : Les descendants parlent…
    Animée par François Rouquet (Professeur Université de Caen, CRHQ)
        Noëlle Chombart de Lauwe, fille de déportée rentrée
        Robert Créange, fils de déporté non rentré
        Jacqueline Houlgate, fille de déportée, rentré
        Pierre Lecomte, fils de déporté rentré
        Jean-Marie Lilienfeld, fils de déporté non rentré
        Maryvonne Moal, fille de déporté rentré


Conclusion par Serge Wolikow

 

rappels :
CNRD 2015 - La libération des camps nazis, le retour des déportés
et la découverte de l'univers concentrationnaire
dossier documentaire sur le site de la Fondation de la mémoire de la déportation
http://clioweb.canalblog.com/tag/cnrd2015

La Libération des camps et le retour des déportés
Cercle d'étude de la déportation et de la shoah
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article336

 

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Cercleshoah : Le retour des camps

 

- La Libération et la vie au retour - CNRD 2015
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article336
et les pages suivantes (lien en bas de page)

1 - La Libération et les retours
dont marches de la mort
le retour des enfants
chronologie des évacuations et libérations

2 - Les premiers moments à l’arrivée
Le Lutétia, l'attente des familles, se refaire une santé

3 - Raconter au retour

4 - Se réinsérer socialement

5 - Des décennies après, quels bilans
une santé fragile, angoisses récurrentes, parcours réussis, militantisme, témoigner


deux témoignages :
- Les camps et après : le retour d’une adolescente déportée ***
(avec une fiche pédagogique)
Témoignage de Jacqueline Brin, née Houly, Convoi 76 :
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article397

- Le retour des camps de Charles Baron **
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article319


- L’hôtel Lutetia, centre de rapatriement en 1945
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article401

- Le retour des enfants déportés
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article364

- La vie après :
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article487

- Se réinsérer socialement : extraits de témoignages :
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article341

 

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02 octobre 2015

Germaine Tillion par elle-même

 

germaine-tillion-aix

Germaine Tillion en 2002 ?
http://sites.univ-provence.fr/webtv/cible.php?urlmedia=germaine_tillion_conscience_siecle

 

- RDV Blois « Germaine Tillion : les combats d’une ethnologue », conférence de Tzvetan Todorov.
jeudi 8 octobre 16:30, salle des Conférences du Château royal de Blois

- Une association à but scientifique et non lucratif s'occupe de son œuvre et de ses archives.
Elle a réalisé le documentaire « Germaine Tillion par elle-même ».
Il sera présenté à Paris le vendredi 16 octobre, 17h15
(Auditorium de l’Hôtel de Ville, 5 rue Lobau)
http://www.germaine-tillion.org/actualites/
http://www.germaine-tillion.org/

La projection sera suivie d'un débat
avec d'anciennes déportées, une ancienne du Centre des Services Sociaux en Algérie, et des amis de Germaine Tillion
L'exposition « Germaine Tillion, sage , savante , combattante » sera aussi présentée.

 

- Germaine Tillion (1907-2008), ethnologue, résistante et déportée.
L'entrée de cette femme engagée au Panthéon a suscité de nombreux hommages.
la page du Cercle d'étude : http://www.cercleshoah.org/spip.php?article453


- Deux expositions ont eu lieu au MRD de Besançon :
« Les armes de l'esprit, Germaine Tillion 1939-1954 »
« Germaine Tillion ethnologue dans les Aurès, 1934-1940 ».
page 12-13 : une vie en dates
http://www.citadelle.com/images/DP_GERMAINE_TILLION_V4_22-04_ZD.pdf

- « L'Algérie de G. T : entre ethnologie et politique »
un colloque a eu lieu en mai à l'EHESS.

- Germaine Tillion
BNF, Bibliographie sélective
http://www.bnf.fr/documents/biblio_tillion.pdf

Les combats de Germaine Tillion, par Violaine Ripoll
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/01/RIPOLL/7732

Le harem et les cousins. - Germaine Tillion. par R. G.
http://www.monde-diplomatique.fr/1966/07/R__G_/27346

Vivre pour comprendre
Un texte inédit de l’ethnologue Germaine Tillion
http://www.monde-diplomatique.fr/2009/04/TILLION/17026


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26 avril 2015

26.04.2015 : journée des déportés

 

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Source : Leçons de Ténèbres – Résistants et déportés (1940-1945), FNDIR-UNDAIF, Perrin 2004

 
La déportation nazie a provoqué la mort de plus de 10 millions de civils et prisonniers de guerre,
dont 6 millions de Juifs.
3 500 000 prisonniers soviétiques
1 100 000 détenus dans les camps de concentration
70 000 malades mentaux
150 à 250 000 Tsiganes

La loi n° 54-415 du 14 avril 1954 fait du dernier dimanche d’avril, proche de l’anniversaire de l’ouverture de la plupart des camps et libre de toute autre fête religieuse oucélébration nationale, la « Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation ».
http://www.afmd.asso.fr/IMG/pdf/loi_JNSD.pdf


26.04.2015 : « Le retour des déportés que nous commémorons aujourd'hui a symbolisé la défaite de la déshumanisation pratiquée systématiquement par les nazis et le triomphe de la liberté et des valeurs fondatrices de la civilisation. Les déportés rappellent, pour les avoir vécus, à quels désastres conduisent la violence, le mépris de la dignité humaine, le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie » **.

13.04.2015 : « Les déportés nous donnent aussi un grand exemple d’humanité. Parce que dans la Nuit et le Brouillard des camps, dans cet archipel de misère d’où les nazis avaient entrepris d'anéantir toute forme d’humanité, c’est encore la lumière de l’espérance qui les éclairait » *.

A Montchamp (14), la cérémonie a eu lieu à 11 h sous une pluie continuelle, comme en 2012.

source : dossier de presse
http://www.struthof.fr/fileadmin/struthof/templates/extensions/DP_70e_ANNIVERSAIRE_DE_FIN_DES_CAMPS_NAZIS.pdf
http://www.struthof.fr/

 

Journée nationale du Souvenir de la Déportation

Montchamp - 2015


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Montchamp 2015 - Le monument, le nom des déportés de l'arrondissement (détail)

60 noms, 15 fusillés à la prison de Caen le 6 juin 1944, 25 déportés (dont 22 décédés en déportation) :
8 à Mauthausen, 4 à Buchenwald, 4 à Neuengamme, 4 à Auschwitz, 2 à Dachau, 2 à Flossenburg...
O. Quéruel : http://www.memoire-viretuelle.fr/wp-content/uploads/2011/10/Liste-des-noms-%C3%A0-Montchamp.pdf

 

417

La lecture des noms des déportés

 

392

 

421

 

426

Les gerbes au pied du monument aux patriotes victimes des nazis


- * Message des anciens déportés :

« En cette période du 70ème anniversaire de la libération des camps de concentration et d'extermination, de la défaite du nazisme et du retour des déportés, nos pensées vont tout d'abord à tous ceux qui ne sont pas rentrés, victimes de la barbarie des oppresseurs nazis.
Nous voulons aussi rappeler la longue incertitude et l'anxiété des familles guettant le retour des survivants, notamment au Lutetia, la joie des retrouvailles pour les uns et la détresse devant l'anéantissement terrible de l'espoir pour les autres.

Le retour des déportés que nous commémorons aujourd'hui a symbolisé la défaite de la déshumanisation pratiquée systématiquement par les nazis et le triomphe de la liberté et des valeurs fondatrices de la civilisation.
Les déportés rappellent, pour les avoir vécus, à quels désastres conduisent la violence, le mépris de la dignité humaine, le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie.

Au lendemain des événements tragiques qui ont durablement ébranlé la conscience collective au mois de janvier dernier et réveillé nos sentiments patriotiques, nous voulons dire notre attachement à la République et à l'unité nationale.
L'oubli, la banalisation de l'horreur et de la violence, l'instrumentalisation de la peur et le rejet de l'autre sont les dangers réels qui menacent nos sociétés.

Cette Journée du Souvenir revêtira tout son sens si elle ne se limite pas à la mémoire du passé mais si elle s'inscrit aussi dans le présent et l'avenir. Il appartient aux nouvelles générations d'honorer l'action et les sacrifices des déportés en agissant pour que le respect de la dignité humaine, la solidarité et la liberté triomphent à nouveau dans un monde plus juste et plus pacifique ».

Ce message a été rédigé conjointement par La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.), La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (F.N.D.I.R.P.), La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (F.M.D.), L'Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus (U.N.A.D.I.F.).


- ** Message du Président de la République à l’occasion du Concert de la Liberté
organisé par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation le 13 avril 2015 au Théâtre du Châtelet

« À l’heure où nous célébrons le 70e anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination nazis, je tiens à saluer l’initiative de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, à l’origine de ce Concert de la Liberté.

La Liberté : y-a-t-il plus beau mot dans notre langue ? La Liberté est le premier des droits humains, celui sans lequel il n’y a pas de dignité possible, celui qui donne accès à tous les autres. Les poètes ont écrit son nom, les peintres lui ont donné un visage, la République en a fait le premier pilier de sa devise. C’est l’espérance de la Liberté que la France porte dans le monde depuis plus de deux siècles. C’est la flamme de la Liberté qui a guidé les résistants, les Français libres, les Justes, tous ceux qui se sont opposés à la barbarie nazie au péril de leur vie.
Je rends donc hommage à tous ses combattants, soldats en uniforme ou soldats de l’armée des ombres, qui, pendant la Seconde Guerre Mondiale ont payé de leur vie ou de leur jeunesse sacrifiée cet engagement.
Pourchassés, tués en raison de leurs opinions politiques, de leur religion, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap, exterminés méthodiquement, hommes, femmes, enfants, parce qu’ils étaient juifs ou tsiganes, le martyre des déportés nous rappelle à quoi conduisent toutes les idéologies et les fondamentalismes qui prétendent diviser l’espèce humaine en races, en religions, en origines.
Ce concert est d’abord un hommage rendu aux 89 000 déportés de répression et dont à peine plus de la moitié sont revenus. Aux 76 000 juifs promis à l’extermination et dont moins de 3 000 ont survécu.
Les déportés nous donnent aussi un grand exemple d’humanité. Parce que dans la Nuit et le Brouillard des camps, dans cet archipel de misère d’où les nazis pensaient anéantir toute forme d’humanité, c’est encore la lumière de l’espérance qui les éclairait.
Au nom de leurs camarades disparus et de leurs proches exterminés, au sein de leurs associations ou à titre personnel, ce sont les survivants qui ont aidé à reconstruire la France, à bâtir l’Europe, à doter le monde d’institutions internationales. Ce sont eux qui, encore aujourd’hui, transmettent cette mémoire à la jeunesse, avec la passion des justes.

Cet événement est un moment de recueillement et de mémoire, mais vous avez voulu qu’il soit aussi une fête autour de la musique. Il n’y a pas de plus belle manière de célébrer le message de volonté et de confiance dans la vie que nous adressent 70 ans après les déportés ».

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13 avril 2015

Lutetia 1945 : le retour des déportés

 

lutetia



Lutetia 1945 : le retour des déportés - Amis de la FMD
http://lutetia.info/


L'exposition
http://lutetia.info/?page_id=395

1 – La Réquisition de l’hôtel Lutetia comme Centre d’Accueil et de contrôle des déportés
http://lutetia.info/?page_id=267
2 - L’encadrement
3 - Dr Toussaint Gallet médecin chef du Lutetia
http://lutetia.info/?page_id=271
4 – Pathologies spécifiques à la déportation
http://lutetia.info/?page_id=451
5 - L’arrivée des premiers déportés
http://lutetia.info/?page_id=445
6 - Une initiative de résistants : Le Service Central des Déportés Israélites (SCDI)
http://lutetia.info/?page_id=400
7 – L’attente…
http://lutetia.info/?page_id=589
8 - Prise de conscience de l’ampleur de la tragédie
9 – Les enfants de Buchenwald
10 – Témoignages
http://lutetia.info/?page_id=544
11 - La Suède accueille des déportées de Ravensbrück
http://lutetia.info/?page_id=560
12 - Initiatives de déportés : FNDIRP – ADIR – La Suisse
13 - Les immigrés naturalisés ou réfugiés
http://lutetia.info/?page_id=494
14 - Au Panthéon : Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle
15 - Bilan


Les historiens
http://lutetia.info/?page_id=395
. MJ Bonnet : La réquisition du Lutetia, L’encadrement, Docteur Toussaint Gallet, Le SCDI, La Suisse, Les immigrés naturalisés ou réfugiés, Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle.
. A Boulligny :  Bilan
. C Breton : Pathologies, L’attente, Prise de conscience de l’ampleur de la tragédie, Témoignages, Initiatives de déportés.
. V Brière : Les enfants de Buchenwald
. E Brossard : L’arrivée des premiers déportés
. PE Dufayel : La Suède accueille des déportées de Ravensbrück


- Sur le site du Cercle : L'hôtel Lutetia
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article401

« Ce centre a fonctionné grâce à l’action de trois femmes : Elizabeth Bidault, résistante, Denise Mantoux, du service social du Mouvement de Libération Nationale et Sabine Zlatin, fondatrice de la Maison d’Izieu. »
D'autres témoignages sur l’accueil au Lutetia
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article339#outil_sommaire_1

A son retour de Monowitz et de Bergen-Belsen, Simon Igel a le souvenir d'un acccueil très chaleureux à Bruxelles.
Son passage à Paris l'a visiblement déçu.

 

Lutetia-plaque

Plaque de 1985
http://www.newyorker.com/books/page-turner/street-of-the-iron-poet-part-v

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