04 septembre 2012

Une rentrée sous contraintes

 

- « 50 % des profs contractuels en lettres et histoire n'ont pas de poste » le jour de la pré-rentrée. Libération
Près de 120 000 précaires travaillent pour le MEN, en CDD ou en CDI, mais sans disposer du statut protecteur de fonctionnaire
http://www.liberation.fr/societe/2012/09/03/il-y-a-50-des-professeurs-contractuels-en-lettres-et-histoire-qui-n-ont-pas-de-poste


La rentrée sous contraintes de Vincent Peillon - Le Monde Education
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/09/03/la-rentree-sous-contraintes-de-vincent-peillon_1754872_3224.html

Le ministre de l'éducation a tenté d'infléchir une rentrée préparée par son prédécesseur avant de lancer ses propres chantiers.
Le ton a changé. " Confiance ", " réussite de tous ", " refondation "... Les maîtres mots de Vincent Peillon sonnent plus agréablement aux oreilles des enseignants que ceux de son prédécesseur, Luc Chatel, qui parlait " autonomie ", " ressources humaines ", " personnalisation ".
La méthode elle aussi a évolué : le 5 juillet, le nouveau ministre a lancé une phase de concertation dont doit sortir, assure-t-il, le contenu de la loi d'orientation et de programmation sur l'école soumise au Parlement cet automne.

Mais, concrètement, à quoi peuvent s'attendre les 12 millions d'élèves et le million d'enseignants et de personnels qui reprennent, les 3 et 4 septembre, le chemin de l'école ?



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30 mars 2010

Vendre à la découpe, suite

Comment vendre à la découpe le service public,
De l’Etat-providence à l’Etat manager,
l'article de Laurent Bonelli et Willy Pelletier est enfin en ligne sur le site du Monde diplomatique.

Les auteurs analysent les formes du démantèlement des services publics conduit par des noblesses d’Etat qui s’en font gloire. Mais selon eux, l’efficacité de cette privatisation (baptisée "modernisation") tient surtout à un paradoxe : les salariés qui subissent cette politique n'ont d'autre choix que de s'accommoder, d'y participer et de la mettre en œuvre à tout instant.
Si vous manquez de temps, lire cette synthèse 

 
Que faire face à cette découpe planifiée ?

09 janvier 2010

Vendre à la découpe

Au départ, une expérience vécue récente : pour joindre EDF, pas simple de trouver le bon numéro et d'appeler au bon moment. Qui a imaginé les options proposées à celui qui téléphone ?

Il y aurait une vraie étude de cas à faire mener, sur la manière dont la technique des centres d'appel a été utilisée par plusieurs grandes entreprises privatisées pour faire la chasse aux emplois, pour démolir la connaissance du terrain et le service public de proximité. Au détriment du client supposé être « le roi ».

Le centre d'appel Ouest est à Bordeaux, pas encore en Mauritanie.
Les salariés en sont-ils recrutés sur leur maîtrise d'une " géo nomenclature " (Pontivy ? St Cyprin sur Dourdou ?) ou bien sur leur dextérité dans le maniement du GPS, de Google Maps et de Google Earth ?

Le hasard a fait intervenir un ancien élève croisé au collège, qui a été formé et a travaillé toute sa vie dans un service public, et qui, à qq mois de la retraite, doit subir les dégâts de la privatisation et a dû se mettre à la gestion informatisée à distance.

En somme, le syndrome FT appliqué à EDF (à ne pas confondre avec ERDF), une combinaison de privatisation, de gestion comptable, de technique mis au service du rendement maxi pour les actionnaires.

Cette expérience rejoint parfaitement le contenu de l'article « Comment vendre à la découpe le service public »
dans Le Monde diplomatique de décembre 2009.
L'analyse de Laurent Bonelli et Willy Pelletier traite de la combinaison du libéralisme économique et de la gestion autoritaire par un Etat thatchérien. Les auteurs soulignent « l'accommodement » des salariés à leur « brutalisation » par les « noblesses d'Etat...
L'article attend sa mise en ligne.
http://clioweb.free.fr/debats/decoupe-public.htm