19 juin 2015

CNRD 2016 : Résister par l'art et la littérature

 

Concours National de la Résistance et de la déportation

CNRD 2015-2016 :
Thème : « Résister par l’art et la littérature »
La brochure sera élaborée par la Fondation de la Résistance et diffusée en octobre 2015
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=90108


Les thèmes de 1961 à 2010
http://www.memoire-net.org/article.php3?id_article=158

2010/2011 : « La répression de la Résistance en France par les autorités d'occupation et le régime de Vichy ».
2011-2012 : « Résister dans les camps nazis »
2012-2013 « Communiquer pour Résister (1940-1945) ».
2013-2014: « La libération du territoire et le retour à la République ».
2014-2015 : « La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l'univers concentrationnaire ».

http://www.fondationresistance.org/

http://www.cercleshoah.org/spip.php?page=recherche&recherche=CNRD

 

silence-mer

source MRN - CRDP de Créteil - Google images


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17 avril 2015

F Marcot, dict de la Résistance, 2006

 

Dictionnaire historique de la Résistance - Résistance intérieure et France libre
sous la direction de François Marcot,
avec la collaboration de Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé,
Éditions Robert Laffont, Collection Bouquins, 1 248 pages, 2006


Présentation de l’ouvrage. Cécile Vast sur la liste H-Français

Portée et ambitions du Dictionnaire historique de la Résistance
En se démarquant à la fois de la vision convenue des années 50-60 et de la focalisation sur Vichy qui a marqué l’historiographie depuis les années 70, la recherche sur la Résistance n’a cessé de progresser en dehors du tapage médiatique, en élargissant le champ de ses préoccupations autour de problématiques renouvelées... S’ouvrant largement à l’histoire politique, culturelle et sociologique, aux apports de l’anthropologie, à l’histoire des représentations et des mentalités, ils se sont intéressés à des aspects jusque-là négligés ou traités de façon convenue. À rebours des visions simplificatrices des comportements des Français sous l’Occupation, ils considèrent la Résistance comme un processus social qui n’a pu exister, vivre et se développer que dans la dynamique des liens de complicité et de solidarité tissés dans et avec la société française. Cette recherche remet sérieusement en question l’idée caricaturale qui consiste d’une part à réduire la majorité de la population à une masse résignée, voire complice et s’accommodant tant bien que mal de l’Occupation, d’autre part à limiter la Résistance à une minorité, équivalente à celle des « collaborateurs », et supposée être, comme ceux-ci, isolée dans le pays.

Comme tout objet d’histoire, la Résistance relève d’un traitement scientifique qui n’a rien de spécifique, mais, comme les autres, elle requiert la prise en compte de sa part de singularité - voire d’étrangeté. Pour répondre à ce défi, les historiens doivent faire preuve d’invention en interrogeant leurs outils conceptuels : d’abord la notion même de résistance. Ils ont à questionner leurs méthodes : l’utilisation des témoignages et l’exploitation des données sociologiques par exemple. Ils doivent diversifier leurs catégories, de l’étude des actes et des acteurs dans leur espace « réel » à celle de leur dimension légendaire et mythique - qui n’a rien à voir avec l’affabulation. Ainsi ne voir dans la Résistance que la compétition des hommes dans leur lutte pour le pouvoir, se focaliser sur la centaine de chefs qui l’ont « dirigée », court le risque de négliger le sens qu’ils ont donné à leur engagement et d’ignorer la multitude de ceux dont l’aventure s’inscrivait dans une tout autre perspective. Limiter la Résistance à des approches organisationnelles (quelles structures et au profit de quels pouvoirs ?), politiques (quels projets et quels lendemains ?) ou militaires (quelle efficacité dans la libération du pays ?)... peut amener à dénaturer l’identité du phénomène.

Ces approches nouvelles, n’isolant plus les résistants du reste de la société, cherchant à saisir ce que ces « rebelles » partageaient avec les « autres » ont révélé l’image d’une Résistance moins héroïsante, plus humaine, replacée dans la complexité des comportements - sans être pour autant banalisée. Rassembler ces analyses, les préciser, les confronter aux travaux d’historiens étrangers sur les modes de résistance en Europe, tel a été l’enjeu des six colloques organisés autour du thème « La Résistance et les Français », à partir de 1993, avec le concours de l’Institut d’histoire du temps présent dirigé à cette date par Robert Frank. Ce dictionnaire en est l’un des principaux aboutissements.

Le Dictionnaire historique de la Résistance est le premier ouvrage de cette ambition et de cette forme. Il offre la première grande synthèse sur l’histoire de la Résistance française grâce à sa composition en trois parties précédées de grands textes qui font le point sur les grandes questions d’une histoire toujours en débats. Il constitue une somme de connaissances jamais réunies à ce jour avec ses 1003 articles, présentant systèmes d’occupation, acteurs, territoires, mouvements et réseaux, organisations civiles et militaires, actions et combats de la Résistance intérieure et de la France libre. Se plaçant du point de vue des acteurs, il décrit leur vie quotidienne, dit les valeurs qui les ont motivés et les passions qui les ont animés. On y trouve ainsi les articles : patriotisme, idée européenne, République, amours et sexualité, argent, doute, passions, tractions et bicyclettes, vie quotidienne.

Cet ouvrage, appelé à devenir très vite un livre de référence pour les étudiants, les professeurs et tous ceux qui s’intéressent à notre histoire, s’accompagne d’une réflexion originale sur ces années de combat et l’écriture de cette histoire. Le lecteur pourra y une référence, un nom, une date fondamentale et les explications claires s’y rapportant. Les détails et les lignes directrices d’une action de quatre ans en zone occupée, en zone « libre » et dans tous les territoires ralliées à la France libre, jusqu’à la Libération. Ainsi des 235 biographies, des articles sur la division Leclerc, la Résistance dans les 22 régions françaises, la presse clandestine ou la lutte armée. Toutes les formes de résistance sont étudiées, soit sous forme d’articles généraux (propagande, passage clandestin, sauvetage des Juifs, renseignements, imprimeries clandestines, lutte armée, maquis, liaisons) soit à la faveur d’études de cas précis portant sur des mouvements, réseaux, maquis, journaux clandestins ou des missions.

Enfin l’ouvrage propose une réflexion inédite sur la Résistance en revenant sur son action et sur son sens. Sans omettre de présenter les noms les plus connus de la Résistance et de la France libre, il s’intéresse aussi aux résistants « ordinaires ». Il remet en question la vision stéréotypée d’une France constituée d’une masse de Français résolument attentistes pris entre deux minorités agissantes, les résistants et les collaborateurs. Il montre les liens qui se tissent progressivement entre les résistants et les Français. Il décrit la diversité de la société résistante, avec ses héros qui n’en sont pas moins des Français de leur temps et ses gens ordinaires qui ont osé se lancer dans cette aventure incertaine : jeunes, femmes, Juifs, catholiques, protestants, étrangers, ouvriers, gendarmes, militaires, intellectuels, patrons, paysans, communistes, socialistes, monarchistes.


Les auteurs
Cet ouvrage a été rédigé par une équipe de 114 historiens de 6 nationalités qui ont travaillé sous la direction de François Marcot (professeur à l’université de Franche-Comté), avec la collaboration de Bruno Leroux (directeur historique de la Fondation de la Résistance ) et de Christine Levisse-Touzé (directrice du Mémorial du maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris, et du musée Jean Moulin - ville de Paris), et un comité scientifique composé de : Claire Andrieu (professeur à l’IEP-Paris), Christian Bougeard (professeur à l’UBO-Brest), Laurent Douzou (professeur à IEP-Lyon), Robert Frank (professeur à Paris I), Jean-Marie Guillon (professeur à l’université d’Aix), Pierre Laborie (directeur d’études à l’EHESS), Denis Peschanski (directeur de recherches au CNRS), Guillaume Piketty (directeur de recherches à l’IEP-Paris), Jacqueline Sainclivier (professeur à l’université de Rennes II), Dominique Veillon (directeur de recherches au CNRS).

Sommaire :
Introduction : Regards sur la Résistance et la France libre
Les grandes étapes de la Résistance
La France libre, la Résistance et la France
Systèmes d’occupation et pouvoirs
Qu’est-ce que la Résistance ?
Les résistants dans leur temps
La Résistance dans le siècle

Première partie : Acteurs et territoires
Vues d’ensemble
La Résistance : aventure individuelle et collective
Les liens entre les deux Résistances
Géographie de la Résistance intérieure
Géographie de la Résistance extérieure
La Résistance et les Alliés
Mouvements, réseaux et structures
Territoires et régions
Hommes et femmes

Deuxième partie : Événements et actions
Vues d’ensemble
La Résistance, l’occupant et Vichy
Multiplicité des formes d’action : redécouverte et invention
Résistance et action politique
Les enjeux de la lutte armée
Résistance et Libération
Les grands événements
Valeurs et projets
Actions et combats
Face à la répression

Troisième partie : Les résistants, leur temps et le nôtre
Vues d’ensemble
L’opinion et la Résistance
Pour une histoire culturelle (et sociale) de la Résistance
Résistance et identités
Héritage et mémoire de la Résistance
L’écriture de l’histoire de la Résistance
La Résistance, Vichy et le monde
La société résistante
Anthropologie de la vie résistante
Mémoires de la Résistance

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13 octobre 2014

CNRD 2015 : le dossier pédagogique

 

Mauthausen-1945

May 6 : Mauthausen survivors cheer the soldiers of the 11th Armored Division
of the U.S. Third Army one day after their actual liberation - source Wikipedia


CNRD 2015 : « La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l'univers concentrationnaire ».

La majorité des camps sont libérés par les troupes alliées au fur et à mesure de leur progression :
Les Russes libèrent notamment Auschwitz le 27 janvier, Sachsenhausen le 22 avril, et Ravensbrück le 30.
Les Britanniques Bergen-Belsen le 14 avril.
Les Américains Flossenburg le 23 avril, Dachau le 29, Neuengamme le 4, et finalement Mauthausen le 5 mai.
Les déportés prennnent le contrôle du camp de Buchenwald le 11 avril 1945, quelques heures avant l'arrivée des Américains (WP).

Le sujet incite à (re)lire Primo Levi et Robert Antelme.
En 2005, l’émission Radio Libre avait interrogé de nombreux témoins.
Sur le site du Cercle, Martine Giboureau propose un choix d'extraits de témoignages.
http://www.cercleshoah.org/

Le dossier pédagogique pour le CNRD 2015 est disponible au format pdf
sur le site de la FMD (Fondation de la Mémoire de la Déportation) :
https://fondationdeportation.files.wordpress.com/2014/09/concours-2014-2015-3.pdf

au sommaire :
Préambule : Le thème et ses limites
1 - Avant la libération - Le contexte historique
2 - Délivrance et liberté
3 - Retour et rapatriement
4 - Et après ?
5 - La découverte progressive des camps de concentration et d’extermination
6 - Pourquoi s’intéresser à la déportation 70 ans après ?
Renseignements bibliographiques et documentaires

La brochure du CNRD 2005 est toujours disponible sur le web :
« La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l'univers concentrationnaire »
http://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00016.pdf


03.12.2014 : Un dossier élaboré par Cécile Vast et Émeline Vimeux (avec l'équipe du MRD de Besançon)
est à télécharger sur le site académique de Besançon
http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/spip/spip.php?article1447

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16 septembre 2014

CNRD 2015 : Le retour des déportés

 


- CNRD 2015 : « La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l'univers concentrationnaire »
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=79102

Brochure annoncée en septembre sur le site de la FMD
http://fondationdeportation.wordpress.com/
http://www.fmd.asso.fr/

http://eduscol.education.fr/cid45607/concours-national-de-la-resistance-et-de-la-deportation.html
http://www.cndp.fr/cnrd/


- Libération des camps et retour des déportés, Martine Giboureau, Cercle d'étude de la shoah et de la déportation
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article336

« Et toi, comment as-tu fait ? … Comment as-tu fait en revenant ? Comment ont-ils fait, les rescapés des camps, pour se remettre à vivre, pour reprendre la vie dans ses plis ? C’est la question qu’on se pose, qu’on n’ose pas leur poser [1] » Charlotte Delbo, Auschwitz, III


1. Libération et retours
- Formes de libération (Soulèvement, Arrivée des Alliés, Fuite des SS, Évasions des marches de la mort)
- Des sentiments contrastés
- Quelles attitudes face aux Kapos et aux Allemands vaincus
- État physique et réalimentation
- Parcours de retours ou recherche d’un pays d’accueil

 2. Les premiers moments à l’arrivée
- La séparation d’avec les amis de déportation
- Premiers contacts avec le sol français
- Le Lutétia (L’attente des familles de déportés, Les formalités administratives)
- Arrivées hors Lutétia
- Des déportés à la rue
- Exemples individuels de solidarité
- Se refaire une santé
- Détresses psychologiques sans soutien

 3. Raconter au retour
- Besoin de raconter – les livres
- La difficile communication avec les proches
- Incompréhension et scepticisme
- L’expression par la création artistique

 4. Se réinsérer socialement
- La difficulté de se sentir comme les autres
- De maigres avantages matériels
- Le décalage avec les réalités d’avant-guerre
- La récupération de biens … ou son impossibilité
- La reprise des études : succès et échecs
- La marginalisation, les troubles psychiques
- Retrouver ses enfants

 5. Des décennies après, quels bilans ?
- Une santé toujours fragile, des séquelles à vie
- Angoisses et pulsions récurrentes, la vie à l’aune du camp.
- Voyages en famille et témoignages dans les écoles
- Des parcours personnels réussis
- Le militantisme
- Pardonner ?
- Croire en Dieu après les camps ?
- Vivre sa judéité
- La solidarité avec l’État d’Israël
- La reconnaissance publique des responsabilités de l’État français

Biographie et bibliographie

extraits :
Henry Bulawko affirme qu’il y a un devoir spécifique pour les déportés survivants :
« Oh ! Nous avons vite compris que le monde d’après-guerre n’était pas celui dont nous avions rêvé. Mais, contre vents et marées, nous avons conscience qu’une lourde responsabilité nous incombe. C’est à nous qu’il appartient de combattre la guerre, de dénoncer le racisme et l’antisémitisme, d’œuvrer pour la fraternité entre les peuples et entre les hommes. C’est à nous de démasquer ceux qui tenteraient à nouveau de diviser l’humanité entre races supérieures et inférieures. C’est à nous qu’il appartient de rappeler sans cesse ce que fut Auschwitz pour en éviter le retour. La tâche est bien lourde et il nous est arrivé, plus d’une fois, de vouloir renoncer. Mais on ne lâche pas pied facilement quand on a tenu bon là-bas. »

Sam Braun affirme comme un principe fondamental qu’avoir été déporté ne doit pas conduire à se positionner comme une éternelle victime devant bénéficier de privilèges (être protégé, ménagé) et encore moins comme ayant une sorte de supériorité morale (‘’J’ai été déporté, tu n’as rien à dire’’). « Je veux l’affirmer bien fort : nous sommes normaux et il faut nous dire certaines choses si ces choses doivent être entendues. Avoir été déporté, avoir vécu l’existence indicible des camps nazis, ne nous donne aucun droit mais nous impose, au contraire, des devoirs. […] Nous n’avons pas à nous glorifier de notre survie qui est due à la chance, à des circonstances particulières. Je ne suis maintenant ni la victime ni le héros d’une histoire malheureuse. Ces deux conditions sont indispensables pour devenir un être normal dans la quotidienneté de la vie.»

Charlotte Delbo témoigne  : « Devant tous ceux que je rencontre, je me demande : M’aurait-il aidé à marcher, celui-là ? M’aurait-il donné un peu de son eau, celui-là ? […] Ceux-là, je sais au premier regard qu’ils ne m’auraient pas aidé à marcher, qu’ils ne m’auraient pas donné une gorgée à boire, et que je n’ai pas besoin qu’ils parlent pour savoir que leurs voix sont fausses, fausses leurs paroles. […] Ceux dont je sais au premier regard qu’ils m’auraient aider à marcher sont si peu … »

Mado ajoute : « La vie que nous voulions retrouver quand nous disions : ‘’Si je rentre …’’ devait être grande, majestueuse, savoureuse. N’est-ce pas notre faute si la vie que nous avons reprise est fade, mesquine, triviale, voleuse, si les espoirs y sont mutilés et les intentions trahies ? »


Rappels
- La déportation dans les camps nazis :
http://clioweb.free.fr/camps/deportation1.htm
http://clioweb.free.fr/camps/deportes.htm


- CNRD, sujets précédents :
http://www.memoire-net.org/article.php3?id_article=158

2005. 1945 : libération des camps et découverte de l'univers concentrationnaire ; crime contre l'humanité et génocide.
La libération des camps de concentration et d'extermination nazis par les Alliés victorieux en 1945 prouve qu'une certaine idée de l'homme constituait l'enjeu essentiel du conflit. Montrez que la Résistance, sous toutes ses formes, est porteuse de cette valeur. Ce combat a-t-il encore des résonances aujourd'hui ?
Le dossier de la FMD pour 2005 est tjs en ligne
http://www.fmd.asso.fr/updir/36/memoire_vivante_special_e.pdf

1995 - Classes de Seconde, Première et Terminale : La libération des camps de concentration et d’extermination nazis par les Alliés victorieux en 1945 prouve qu’une certaine idée de l’homme constituait l’enjeu essentiel du conflit. Montrez que la résistance, sous toutes ses formes, est porteuse de cette valeur. Ce combat a-t-il encore des résonances aujourd’hui ?

1985 - Quarantième anniversaire de la Libération. Pourquoi la déportation et les camps de concentration ne doivent pas être oubliés. L'importance de ce souvenir pour le présent et l'avenir.

1975. « La Déportation, les camps de concentration, la libération des camps. »

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17 novembre 2013

CNRD : La Libération

 

La Libération vue depuis la Franche-Comté

Sur le site académique de Besançon,
télécharger une brochure qui traite du thème du Concours de la Résistance 2014 :

« La libération du territoire et le retour à la République »
(attention fichier de 120 Mo)

http://docplayer.fr/70700407-La-liberation-du-territoire-et-le-retour-a-la-republique.html

Le dossier a été élaboré par le Musée de la Résistance et de la déportation de Besançon et les services éducatifs des archives

8 thématiques sont abordées :
I - Attentes et espoirs
II - Les combats de l’été 1944
III - Joies
IV - Douleurs et massacres : la guerre n’est pas finie
V - Reconstruire
VI - Le rétablissement de l’ordre républicain
. 1. La transition démocratique
. 2. L’épuration
. 3. Élections et retour à la République
. 4. Le sort des prisonniers de guerre de l’armée allemande
VII - Retours
VIII - Premières mémoires
http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/spip/spip.php?article1328

fcomte-sommaire

Consulter le sommaire détaillé au format pdf

 

belfort-liberation


La Libération vue depuis la Franche-Comté - Académie de Besançon

 

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10 avril 2012

Simone Michel-Lévy, Résistante

 

simone-michel-levy




sml-pequeriau

Jacques Péqueriau, Simone Michel-Lévy
Héroïne et martyre de la Résistance PTT, Compagnon de la Libération - Cêtre édition - 2007
[ La couverture en couleurs de l'ouvrage est à comparer avec la photo en tenue de déportée,
imposée par les bourreaux et majoritaire sur Google Images
Sur le web, les Éditions Cêtre deviennent Cèdre ou Cètres, Flossenbürg devient Flensburg...]


CNRD 2012 - Résister dans les camps nazis -

La brochure du Musée de Besançon * rappelle le combat de Simone Michel-Lévy.
Cette résistante participe à la fondation du réseau Action-PTT. Elle est arrêtée le 5 novembre 1943 à la suite d'une dénonciation. Elle est déportée en février 1944 au camp de Ravensbrück… Elle poursuit son combat dans les camps ; elle est pendue par les nazis à Flossenbürg, quelques jours avant la libération du camp.
http://hg.ac-besancon.fr/wp-content/uploads/sites/63/2016/01/brochure-r%C3%A9gionale-CNRD2012.pdf

http://www.besancon.fr/gallery_files/site_1/346/353/781/47891/livret_resistance2012web.pdf

La biographie de la résistante figure sur le site de l'Ordre de la Libération
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/simone-michel-levy

http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/678.html

Elle figure également sur le site de la Mairie de Chaussin, sa ville natale.
http://www.ville-chaussin.fr/


Un timbre-poste a été émis en hommage le 19 avril 1958, dessiné par Albert Decaris.
http://www.leportaildutimbre.fr/af/laposte/dicotimbre/

La feuille Premier Jour avec la marque de la poste de Chaussin :
http://gravtoz.e-monsite.com/pages/decaris-albert/1159-simone-michel-levy-1906-1945.html
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simone-michel-levy

Simone Michel-Lévy - timbre gravé par Albert Decaris - 19.04.1958
source http://gravtoz.e-monsite.com


Le web permet d'accéder très simplement aux sources, en texte ou en images.
Trouver la bonne porte pour demander un droit de reproduction est beaucoup plus compliqué. :-):-)


besancon-cnrd2012

* Résister dans les camps nazis - service éducatif du Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon.
source : http://hg.ac-besancon.fr/wp-content/uploads/sites/63/2016/01/brochure-r%C3%A9gionale-CNRD2012.pdf



- Comité d'histoire de la Ville de Paris - Facebook
  Vendredi 13 avril 2018 - 11h00
  Hommage à Simone Michel-Lévy

Entrant dans la Résistance dès décembre 1940, Simone Michel-Lévy participe à la création du réseau Action PTT et assure par exemple, sous le pseudonyme de Madame Flaubert, la première liaison avec le groupe local de la résistance PTT d'Henri Le Veillé à Caen. Elle établit également plus de cent cartes professionnelles des PTT pour des jeunes réfractaires.

Simone Michel-Lévy porte le grade de commandant au titre des Forces françaises combattantes ; elle est l’une des six femmes Compagnons de la Libération.

La plaque sera installée sur le lieu de son arrestation, au café François Coppée.

 

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21 novembre 2011

Résister dans les camps nazis

 

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CNRD 2012 - Résister dans les camps nazis
On présentera les différentes formes qu’a pu prendre cette résistance et les valeurs qu’en transmettent les déportés par leurs témoignages.

Le Musée national de la Résistance a mis en ligne un dossier pédagogique organisé en 4 parties :
1 - Résister dans les premiers camps nazis (1933-1940)
2 - Résister dans le système concentrationnaire (1940-1945)
3 - Résister dans les centres de mise à mort (1942-1944)
4 - La résistance dans la mémoire des camps nazis : l’exemple de la France

Pour  télécharger le dossier de 32 pages en pdf :
http://www.musee-resistance.com/IMG/pdf/cndr2012__resistance_web.pdf

 

 

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18 décembre 2010

Besançon : CNRD 2011

La répression de la Résistance en France par les autorités d'occupation et le régime de Vichy

Lors d'une conférence qui a eu lieu le 25 novembre 2010 au Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, Cécile Vast a proposé une synthèse sur l'historiographie de ce thème du CNRD 2011. En prenant appui sur le colloque de 2005 à Caen (la déportation de répression), le livre mémorial de la déportation , les travaux des historiens (dont  Thomas Fontaine et de Gaël Eisman),  elle analyse cette répression à la fois du côté des bourreaux et du côté des Résistants.

Lire la version en pdf, notamment pour
. Le dispositif de répression, côté occupant, côté Vichy
. Les Résistants face à la répression...
. La Franche-Comté pendant l'Occupation
. Les sources disponibles
Elle reprend la chronologie proposée par Thomas Fontaine, avec comme bornes : juin 1940, été 1941, automne 1942, sept 1943, été 44, nov 1944.

Cécile Vast, La répression de la Résistance en France (Besançon 25/11/2010)
http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/spip/IMG/pdf_conference-cecile-vast.pdf

Bibliographie : http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/spip/IMG/pdf_CNRD2011Biblio.pdf

Lexique : http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/spip/IMG/pdf_LexiqueRepression.pdf

La dernière lettre d'Henri Fertet (16/09/2003)

Une brochure régionale est aussi en ligne dans la partie élèves, également au format pdf

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Extraits :

« Les effectifs des troupes allemandes dites de « sécurité » et de maintien de «l'ordre » s'élèvent à 100000 hommes fin 1941, puis à 200000 en 1943. A ce chiffre, il faut ajouter les troupes d'opération en 1942-1943 soit 400 000 hommes ; les effectifs montent à 1 million début 1944 ».

« L'armée allemande a pris l'initiative des exécutions massives en 1941, et a accompagné la radicalisation de la répression en 1943-1944. On est loin de l'image de l'armée propre »
« […] si la plupart des membres du […] MBF ne partageaient probablement pas l'antisémitisme radikal-völkisch des hommes de la Sipo-SD, reste que la lutte contre le "judéo-bolchevisme" […] n'était pas seulement une notion guerrière de la propagande nationale-socialiste, qu'ils auraient utilisée avec scepticisme, mais bien une idée profondément ancrée chez eux, devenue une simple évidence ». (G. Eismann, Hôtel Majestic. Ordre et sécurité en France occupée (1940-1944), p. 111-112).

« L'idéologie de Vichy obéit à une logique d'exclusion (D. Peschanski), consubstantielle à l'État français. Pour donner une explication à la défaite, Vichy développe l'idée de décadence et accuse que qu’il appelle « l'anti-France » : étrangers, juifs, francs-maçons, communistes, « ennemis intérieurs » auxquels s'ajoutent avec le temps les gaullistes…
Thomas Fontaine ... ne dissocie pas répression et politiques antisémites

Elle cite les « massacres de civils et de résistants en août et septembre 1944 : Saint-Genis Laval (banlieue de Lyon) le 19 août 1944, Maillé le 25 août 1944, Autun le 8 septembre. La Franche-Comté est particulièrement concernée par ces massacres tardifs (ligne de front) : Étobon en Haute-Saône le 27 septembre 1944 (39 tués), Banvillars (10 octobre 1944), Présentevillers (28 octobre 1944) ». Elle rappelle « qu'aucun bilan précis de ces massacres n'est établi, faute de synthèse nationale. Cela reste un angle mort de l'historiographie ».

« La répression est une composante essentielle de l'identité de la Résistance. Son étude permet de prendre en compte les dimensions culturelle, sociale et anthropologique de la Résistance ».
« Les sources sont abondantes : la presse clandestine, les correspondances et lettres de fusillés, les journaux personnels de prison (Bertrand d'Astier de la Vigerie, Honoré d'Estienne d'Orves, Agnès Humbert, etc.), les témoignages, les écrits, les romans, les films produits au moment de la Libération et après-guerre (L'armée des ombres de Jean-Pierre Melville, où la répression est particulièrement présente), les monuments dispersés dans les campagnes (inscriptions géographiques, locales, qui montrent la proximité de cette mémoire), la presse locale ».

« La Résistance est un phénomène social ». A la suite de Pierre Laborie, elle invite à la prudence devant le succès médiatique de l’expression « mythe résistancialiste » - lire dans l'article de Wikipedia la distinction entre résistancialisme (Rousso) et resistantialisme (abbé Desgranges repris par les néo-vichystes).

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- Cécile Vast a publié cet été  L'identité de la Résistance (Payot)
http://tinyurl.com/payot-vast-resistance

VAST

 

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15 décembre 2010

CNRD : La répression de la Résistance

- Sur le site du Cercle d'étude, le DVD : des résistants déportés juifs témoignent (Paulette Sliwka-Sarcey, Raphaël Esrail, Henry Bulawko, Jacques Lazarus) et le livret d'accompagnement vous attendent.
Ecrire en donnant vos coordonnées à Nicole Mullier.
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article43

Sur le site, de nombreux documents et témoignages, et le lexique Les mots de la France sous l’Occupation
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article129
http://www.cercleshoah.org/spip.php?rubrique39

.
- CNRD, des brochures régionales ou départementales sont indexées sur les sites académiques
http://www.netvibes.com/clioweb#Academies

. Besançon,
4 clics sont nécessaires pour accéder - enfin - à la bonne adresse :
http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/grenier/doc/livret_resistanceweb.pdf

. A Montpellier, bon courage pour repérer la brochure 2011...
http://pedagogie.ac-montpellier.fr:8080/disciplines/hist_geo/spip.php?article528
http://archives.herault.fr/plansite-2608.html

une sélection d'ouvrages sur
http://www.memoire-resistance-lr.fr/crhrd/deportation.html?id=s
(Le "dossier"  déportation tient en 220 mots...)

. Nantes,
Un dossier avec chacun des 5 départements...
Le glossaire mériterait au moins une relecture (cf la définition de terroriste, Résistant..)
http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/

Dijon annonce une demi-journée de réflexion le 04/02/2011

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20 octobre 2010

CNRD : La répression de la Résistance

repression_fdr

Le dossier proposé par la Fondation de la Résistance est disponible en deux versions, une en brochure, l'autre en ligne en pdf. Il est organisé en 3 parties :
- Le processus de répression (par les autorités d'occupation et le régime de Vichy)
- Résistants et Résistance face à la déportation
- Faire le bilan et juger la répression
(voir la page 29, le bilan chiffré mis en contexte par François Marcot)

Ce dossier très étoffé rendra de grands services aux élèves qui vont préparer le Concours de la Résistance (CNRD 2011)

- Un détail : page 15, l'escalade de la répression est datée de l'Eté 1944. Ne faudrait-il pas plutôt parler de l'année 44, soit en entier, soit les 6 premiers mois (Pour l'Affiche rouge, Manouchian est arrêté le 16 novembre 1943, le simulacre de procès a lieu du 15 au 18 février, les exécutions le 21 février).
http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/afficherouge.htm

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- Comment travailler avec internet ?

Une vingtaine de sites web sont mentionnés au fil du dossier, des sites en .com (http://museehistoirevivante.com :-) , .net  (http://www.france-libre.net),  .fr (http://www.musee-resistance31.fr ) ou .org (http://www.fondationresistance.org) ...

Une fiche conseil réaffirme avec justesse le rôle du prof surtout sur des sujets qui peuvent être très sensibles : « la recherche est délimitée par l'enseignant à un  thème ou à des mots-clés »

La suite de la fiche illustre une vision très frileuse, du même ordre que celle présente dans les manuels d'histoire 2de 2010. Cette lecture craintive est renforcée par une écriture très elliptique et réductrice, peut être liée au manque de place (une demi page, 2000 signes).

> « le recours à la photocopie est le plus souvent d'un faible intérêt »
Il serait souhaitable de ne pas confondre l'outil et ses usages.
Que ceux qui ne distribuent jamais de photocopies en classe lèvent le doigt !
Faites le détour chez un photocopieur proche d'une université...

> « la consultation erratique des sites  »,
> « passer en revue des dizaines de sites superficiellement  »

Ne faudrait-il pas distinguer plusieurs phases dans une recherche, notamment entre l'exploration préalable du web et l'exploitation fouillée de quelques sites web sélectionnés pour leur pertinence par rapport au sujet à traiter ?

> « Les sites privilégiés seront des sites officiels »

donc L'Ordre de la Libération, ou le mémorial charlesdegaulle... Dommage de se priver de sites web excellents comme http://www.memoire-net.org/ ou de http://www.crdp-reims.fr/memoire/

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- Une conférence de Michel de Bouard en 1986 avait suscité une vive controverse à propos de Roques. Dans sa première partie, l'historien, résistant et déporté, détaille Les procédures pénales menant à la déportation. La version publiée par Historiens et Géographes a été scannée (une version texte suit)
http://clioweb.free.fr/chronique/mdb/
http://clioweb.free.fr/dossiers/mdb/mdb.htm

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