07 janvier 2021

Les partisans de T sèment le chaos

 

nytimes-07012021

 

- Trump, le président insurrectionnel

https://www.lemonde.fr/international/


A Washington, des centaines de manifestants, chauffés à blanc un peu plus tôt par T.

 prenaient d’assaut le Capitole

à l’intérieur duquel étaient réunies les deux chambres du Congrès

pour certifier le résultat des élections.


Twitter et Facebook ont suspendu les comptes de T. après ces violences.



- 08.01.2021 :

Capitole
Sur FranceInfoTV, ce matin (8 janvier 2021), vers 8h,
pourquoi une telle insistance sur la tête de T et 1 vidéo sur Twitter ?

Pourquoi une allusion à NancyPelosi
et pas une mention du discours de Biden (diffusé par BFM :-) ?

« This is not dissent ... It’s disorder. It’s chaos. It borders on sedition and it must end now »

https://www.nytimes.com/2021/01/06/us/politics/biden-capitol-congress.html


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08 février 2020

Les E3C : Confusion, Chaos, Colère...



Les E3C : Confusion, Chaos, Colère...

Sauvons l'Université - 07.02.2020

http://www.sauvonsluniversite.com

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article8640


En solidarité avec les lycéennes, les lycéens et tous les collègues du secondaire
qui se mobilisent contre les réformes Blanquer.

Douze cars de CRS tous gyrophares allumés à l’aube devant le lycée Basch de Rennes,
contrôle des lycéens à l’entrée dans le lycée, intervention policière « musclée »
(comme on dit pudiquement) à Rennes, à Nantes, à Libourne, à Paris…
Est-ce un nouveau mai 68 ?
Non, ce sont les « Épreuves communes de contrôle continu », dites E3C de Jean-Michel Blanquer.

La présentation il y a plus d’un an des réformes voulues
par le Ministre de l’Education Nationale a soulevé d’emblée bien des inquiétudes :
différences de traitement des lycéens et lycéennes face à l’examen,
inégalités entre les territoires, installation d’une sorte de bachotage permanent pendant dix-huit mois,
lié aux modalités mal pensées d’un faux contrôle continu envahissant.
C’est peu de dire que ces problèmes et ces risques maintes fois exposés n’ont trouvé
ni écoute ni embryon de réponse au ministère de l’Education Nationale.

Tout se passe comme on pouvait le craindre :
- les programmes de 1ère qui ne suivent plus ceux de seconde conduisent
à une sorte de course infinie pour « rattraper » ce qui n’a pas été fait parce que non prévu,
- les conseils de classe ne réunissent plus tous les enseignants et toutes les enseignantes
d’une classe puisque l’éclatement des spécialités et des options conduit les enseignants
à accueillir le plus souvent des élèves de classes différentes
(d’où par exemple la distribution des élèves d’une classe
entre 4 ou 5 professeurs de la même matière selon les particularités de leur parcours).
- Surtout, l’évaluation permanente est désormais le principe organisateur de ces années de lycée
pourtant si cruciales pour la formation des jeunes gens :
en lieu et place de la réflexion critique fondé sur l’échange entre l’enseignant et ses élèves,
l’enchainement infernal des épreuves conduit les enseignants à faire le programme au pas de charge
et les adolescents sont forcés à un apprentissage mécanique.
Ils sont nombreux à raconter la situation d’anxiété perpétuelle dans laquelle ils sont plongés.

Tout cela a été annoncé et dénoncé. Tout cela est arrivé.


Mais le pire était encore à venir.

En effet, l’administration de l’Éducation Nationale de haut en bas
- de son ministre, aux recteurs, aux inspecteurs et jusqu’aux proviseurs -
s’est lancée dans une défense et illustration du bien-fondé de la réforme en cours
au mépris de la réalité de ce qui se passe dans les établissements.
Confusion, précipitation et opacité règnent en maîtresses
dans l’organisation des E3C,
les premières épreuves de la réforme du Bac.


Rien n’est respecté :
ni le cadre chronologique des épreuves qui devrait être commun
alors qu’elles sont étalées sur trois semaines - voire plus désormais
puisque de nombreuses épreuves ont été reportées sine die,
ni la gestion rationnelle des banques de sujet
(certains sujets n’ont pas été retirés desdites banques
et ont donc été redonnés quelques jours plus tard ailleurs, après avoir circulé sur internet !),
ni l’identification d’un protocole commun pour le choix des sujets ou les corrections des épreuves,
ni la logistique de ce qui est censé être une épreuve d’examen national :
horaires fantasques, espaces impropres à un examen,
absence de banalisation de la semaine concernée sont courants,
à quoi s’ajoute le scannage extrêmement chronophage de copies en partie inutilisables.

Face aux réactions de défiance ou de refus devant les E3C, réactions prévisibles et légitimes,
chez de nombreux lycéens et lycéennes comme chez un grand nombre d’enseignant.e.s,
la réponse apportée s’avère d’une dureté et parfois d’une violence inouïes, au sens strict du terme,
parfaitement étrangères aux coutumes de gestion des conflits dans le second degré.
Certains chefs d’établissement, après avoir interdit l’expression libre
des lycéens et lycéennes au sein des établissements,
ont appelé la police pour rompre des blocus conduits par des adolescents ;
des lycéens mineurs ont été placés en garde en vue jusqu’à 35 heures sans justification,
sans que leurs parents en soient prévenus ; certains ont été malmenés ;
d’autres, après avoir été identifiés comme des « meneurs », ont été emmenés en minibus
pour comparution au rectorat sans être accompagnés par des professeurs ou des parents d’élèves ;
à l’occasion, ceux qu’on accuse du blocus n’ont pas le droit de repasser les épreuves
et se retrouvent avec une note de 0/20 illégale
(que les universitaires devront « oublier » au moment des évaluations sur ParcourSup) ;
d’autres encore sont cadenassés dans leurs salles pour composer, alarme incendie désactivée,
ou filtrés par les CRS à Rennes (les informations qui remontent des réseaux sociaux sont
à cet égard concordantes et très alarmantes) ;
des enseignant.e.s sont menacé.e.s de rétorsions ;
d’absurdes rappels à un devoir de neutralité ou de « réserve » ont été adressés à des collègues du secondaire.

Quel autre mot que « répression », que beaucoup d’entre nous auraient trouvé naguère excessif,
pour nommer ce qui se passe autour de la mise en place des réformes de M. Blanquer ?

Dans ces circonstances, le tribune des « 50 chefs d’établissement parisiens »,
publiée récemment dans un grand quotidien du soir, est une véritable provocation :
rassemblés pour se plaindre des blocus de lycées
et en appeler à des interventions plus fréquentes des forces de l’ordre
en feignant de se soucier de la « fragilité » de certains de leurs élèves,
et sans faire la moindre allusion aux raisons de la protestation
ni même à ce que les réformes en cours font et feront subir justement aux plus fragiles,
ces irresponsables, confits dans l’obéissance à leurs « supérieurs », manifestent la même propension
à la surdité, à la morgue et à l’aveuglement qui règne actuellement au sommet de l’État.

Cette situation nous concerne tous, de la maternelle à l’Université :
ce qui est mis en jeu dans cette répression,
ce sont les libertés propres à l’exercice de nos métiers,
quel que soit l’âge de ceux et celles à qui nous transmettons des connaissances et des savoirs,
c’est la nature même d’un service public de l’enseignement (et de la recherche)
qui suppose à la fois d’articuler des droits et des devoirs,
de réaffirmer constamment le rôle social de notre travail
et de nourrir la tension éthique qui l’anime et le justifie.

La solidarité avec nos collègues du secondaire relève de la défense partagée de ce qui nous est commun.

Sauvons l’université !
7 février 2020


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08 septembre 2011

Qu'apportent les digital humanities ?

 

Pierre Mounier : Qu'apportent les digital humanities ? Quelques exemples (1/2)
http://homo-numericus.net/spip.php?breve1011

Pierre Mounier : Qu'apportent les digital humanities ? Quelques exemples (2/2)
http://homo-numericus.net/spip.php?breve1012

La qestion initiale a été posée par Hubert Guillaud sur La Feuille en juillet 2010 (il cite les 12 projets soutenus par Google).
http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2010/07/22/quapportent-les-digital-humanities/

Elle a été posée également en juin 2011, lors du colloque Dans la toile des médias sociaux, à l'Institut Historique Allemand : Quels effets les médias sociaux ont-ils sur la culture scientifique ?  http://dhiha.hypotheses.org/25


Dans le premier article, Pierre Mounier met en avant deux exemples :

- « Why Net Censorship in Times of Political Unrest Results in More Violent Uprisings : A Social Simulation Experiment on the UK Riots ». Dans un article de just in time sociology Antonio Casilli et Paola Tubaro mobilisent à la fois un modèle théorique et un outil de simulation sur ordinateur pour tester et contredire la suggestion de Cameron (interrompre les liaisons électroniques dans un espace touché par des mouvements sociaux).

- « Le cinéma du chaos ». Matthias Stork a réalisé et diffusé sur Viméo une vidéo d’extraits de films anlysés et commentés en voix off. Selon lui, le « le cinéma populaire contemporain filme les scènes d’action en particulier n’obéit plus à aucune logique rationnelle ou narrative qui permette au spectateur de suivre et comprendre l’action qu’il est en train de regarder, mais à la volonté d’anesthésier son jugement en l’écrasant sous un flot démentiel et chaotique, un véritable déluge de violence et d’effets spéciaux ».


Dans un second article, Pierre Mounier nuance « un enthousiasme justifié » :

- L’engouement pour Google Ngram Viewer ne peut masquer ses faiblesses méthodologiques : le décompte d’occurrences est spectaculaire, mais il se fait à partir d’une base dont le contenu tient en partie au hasard.

- Casillii et Tubaro apportent la contradiction à Cameron. Ils opposent une recherche immédiate, largement diffusée au discours d'un politicien conservateur. Ils opposent un système multi-agents à « l’agent supposé rationnel, centré sur l’individu et faisant abstraction des dimensions sociales, culturelles ou de classe qui peuvent aussi agir sur les comportements individuels et collectifs ». Leur travail ne propose tout simplement pas « un cadre alternatif de compréhension de la réalité sociale mais corrige une affirmation singulière dans un cadre de pensée partagé avec les acteurs politiques dominants ».


Dans le cas de Bourdieu (La distinction) ou de Lahire (la culture des individus), « c’est ici le livre dans sa forme la plus traditionnelle qui est le plus adapté à l’exposition d’une théorie sociologique qui n’appartient qu’à son auteur et dont la sophistication a besoin de temps et de place pour s’exposer ».

Pierre Mounier voit plusieurs écueils à éviter : la fascination pour l’outil, l'utilisation de formats fragmentés, la recherche qui peut s'effacer derrière les impératifs de la communication ou les financements à court terme.

Il conclut : « Lorsqu’on regarde la manière dont les grandes théories scientifiques se sont établies dans leur champ, on voit comment c’est le plus souvent à la fois en publiant des ouvrages témoins particulièrement marquants, en produisant dans le même temps une instrumentation nouvelle plus efficace pour la conduite de la recherche et en faisant la démonstration de leur intérêt pour leurs contemporains. Il ne semble pas que les Digital Humanities doivent échapper à cette triple exigence ».



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23 avril 2011

Pirates et hackers

Pirates et hackers, France 4, vend 15/04, 22 h 30 semble encore en ligne ce samedi 23/04

Le documentaire Pirat@ge retrace l’histoire d’Internet grâce aux témoignages de ceux qui l’ont construit, les hackers. Le journaliste Etienne Rouillon, coréalisateur avec Sylvain Bergère de Pirat@ge, part du postulat que le piratage a une influence plutôt positive sur l’évolution des technologies comme des usages.

avec notamment :
Daniel Domscheit - Berg (Openleaks)
Andy Muller-Maguhn - Porte-parole du Chaos Computer Club Berlin
Steven Liby auteur de Hackers : Heroes of the Computer Revolution 
John Draper Alias Captain Crunch
http://www.france4.fr/piratage/

« Pirat@ge », hackers ouverts - Libération Ecrans
http://www.ecrans.fr/Pirat-ge-hackers-ouverts,12515.html

écouter également Jean-Marc Manach (Bug Brother)
http://www.telerama.fr/idees/passage-en-revue-24-les-hackers,52352.php

 

 

 

 

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17 avril 2011

France 4 : Pirat@ge

Pirates et hackers, France 4, vend 15/04, 22 h 30
encore en ligne ce dimanche 17/04

" Le documentaire Pirat@age retrace l’histoire d’Internet grâce aux témoignages de ceux qui l’ont construit, les hackers.
Le journaliste Etienne Rouillon, coréalisateur avec Sylvain Bergère de Pirat@age, part du postulat que le piratage a une influence plutôt positive sur l’évolution des technologies comme des usages ".

avec notamment :
Daniel Domscheit - Berg (Openleaks)
Andy Muller-Maguhn - Porte-parole du Chaos Computer Club Berlin
Steven Liby auteur de Hackers : Heroes of the Computer Revolution
John Draper Alias Captain Crunch
http://www.france4.fr/piratage/index.php?page=article&numsite=6740&id_article=22232&id_rubrique=6743

Lire «Pirat@age », hackers ouverts - Libération Ecrans
http://www.ecrans.fr/Pirat-ge-hackers-ouverts,12515.html

Ecouter également Jean-Marc Manach (Bug Brother)
http://www.telerama.fr/idees/passage-en-revue-24-les-hackers,52352.php

 

 

 

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