01 octobre 2017

Centenaire de la Révolution russe

 

« L’embarrassante mémoire de la Révolution russe »,
Korine Amacher,  La Vie des idées , 14.04.2017
http://www.laviedesidees.fr/La-memoire-encombrante-de-la-Revolution-russe.html

« à analyser la longue liste des événements – expositions, publications, conférences, tables rondes, projets de recherche, événements mémoriels, films, documentaires – qui ont été approuvés par le comité d’organisation du centenaire de la Révolution, on se dit qu’à défaut de réconcilier une société russe aujourd’hui profondément divisée, l’année 2017 enrichira notre vision de la Révolution de 1917 »

à suivre, dans les semaines qui viennent
les lectures du centenaire de la prise du pouvoir par les Bolcheviks.



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17 avril 2017

1917 - La Chanson de Craonne

 

La Chanson de Craonne
un dossier sur l'histgeobox

Un billet qui doit beaucoup aux travaux de Guy Marival et André Loez
précise Julien Blottiere
http://lhistgeobox.blogspot.fr/2017/04/la-chanson-de-craonne.html

extraits de l'article :

La chanson de Craonne.
Ci-dessous le texte stabilisé qui s'impose au lendemain de la guerre par l'intermédiaire de Vaillant-Couturier. Aujourd'hui la version la plus connue.

Quand au bout d’huit jours, le repos terminé,
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c’est bien fini, on en a assez,
Personn’ ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot
On dit adieu aux civelots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s’en va là haut en baissant la tête…

Refrain :
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne, sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés,
C'est nous les sacrifiés !

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l’espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu’un qui s’avance,
C’est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l’ombre, sous la pluie qui tombe,
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes… (au refrain)

C’est malheureux d’voir sur les grands boul’vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c’est pas la mêm’ chose.
Au lieu de s’cacher, tous ces embusqués,
F’raient mieux d’monter aux tranchées
Pour défendr’ leurs biens, car nous n’avons rien,
Nous autr’s, les pauvr’s purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr’ les biens de ces messieurs-là. (au refrain)

Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront,
Car c’est pour eux qu’on crève.
Mais c’est fini, car les troufions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s’ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l’plateau,
Car si vous voulez faire la guerre,
Payez-la de votre peau


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05 octobre 2014

Le centenaire et ses limites

 

- Le centenaire à l'école - B. Girard, blog Rue 89
Dans sa déclinaison scolaire, empêtrée dans des injonctions administratives insistantes, cette opération mémorielle à grand spectacle n’a guère à voir avec l’histoire.
http://blogs.rue89.nouvelobs.com/journal.histoire/2014/10/05/1914-1918-lecole-ce-nest-plus-de-lhistoire-233593


Bernard Girard commente un entretien du Monde avec Laurent Wirth et une cérémonie en souvenir de la bataille de la Marne.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/09/16/amener-les-eleves-a-retrouver-la-grande-guerre_4488388_3224.html

Laurent Wirth met l'accent sur les thèses de Péronne : retrouver la guerre (perdue ?), jouer sur l'émotion pour « se mettre dans la peau d'un soldat » (l'expérience combattante). Dans cette logique, les soldats ont souffert et beaucoup sont morts. Ils ont été brutalisés, mais ils ont librement consenti.
Une autre histoire s'intéresserait plutôt aux rapports sociaux et politiques, à la réalité de la domination, aux responsabilités des militaires et des politiques, en un mot aux pourquois autant qu'au comment.

Alors, le centenaire, une volonté de légitimer le chauvinisme et « tous les déréglements qui ont conduit au carnage » ?  Jouer « la mise en scène morbide d'un passé manipulé », ou enseigner l'histoire ?



14-libertaire

Le Monde libertaire, la revue de la Fédération anarchiste publie un hors série :
- avec un dossier Morts par la France
- un portfolio de Jacques Tardi : Putain de guerre.
http://www.monde-libertaire.fr/

 

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12 août 2014

14-18 : consentement et violence

 
Philippe Olivera, « Histoire des violences et violence (sociale) de l’histoire.
À propos de la “nouvelle histoire” de la Grande Guerre »
in François Buton, André Loez, Nicolas Mariot & Philippe Olivera (coord.), « L’ordinaire de la guerre », Agone, n°53, mars 2014
http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=3888

Le centenaire (1914 ? 1914-1918 ?) met en avant un consensus supposé.
Pourtant, les controverses n'ont pas manqué dans l'historiographie de la Grande Guerre : cf. Frantz Fischer et le rôle de l'Allemagne de Guillaume II (1961). Après 2000, la guerre de tranchées entre les tenants d'une histoire culturelle dominante (Péronne) et les défenseurs d'une histoire sociale (CRID 14-18) a été intense.
Les auteurs de Retrouver la guerre (Péronne) dénoncent le « pacifisme rampant » des historiens précédents.
Selon eux, « des millions d’individus ont manifesté une acceptation massive de la violence ; ils ont « voulu et continué la guerre », avec une ferveur résolue, sinon enthousiaste ». Tout s'expliquerait alors par une supposée « culture de guerre » faite « de haine de l’ennemi, de pulsions de violences, de sentiment patriotique et de souffle millénariste ».

Pour PhO, « la nouvelle histoire de la GG est une histoire sans complexe de dominants pour les dominants, dont l’essentiel du propos est de nier la domination sociale en confisquant la parole des dominés… » (cf la lecture des mutineries de 1917).
  « En attribuant à tous et à chacun l’origine et la responsabilité de la violence, la thèse de la brutalisation, version cheap de la banalité du mal, accable les combattants ordinaires et dédouane les dirigeants, déjà épargnés de leur implication dans le déclenchement du conflit par toute une littérature apologétique qui en fait des somnambules pris dans des engrenages » …
« Derrière la cause brandie de l’autonomie scientifique face aux pacifismes... point n’est besoin de chercher loin les gros sabots du discours décomplexé qui traverse aussi bien le champ des sciences sociales que celui du champ politique ».

rappels :
1914-1918 : Guerre de tranchées entre historiens, Jean Birnbaum, Le Monde, 10.03.2006
http://clioweb.free.fr/dossiers/14-18/tranchees.htm

1914-1918 : Retrouver la controverse
François Buton, André Loez, Nicolas Mariot & Philippe Olivera , La vie des idées, 10.02.2008
« Les violences extrêmes qu’on observe pendant la Grande Guerre s’expliquent-elles par la culture de guerre, la brutalisation des sociétés, le consentement des soldats, la contrainte ? Tout en livrant un plaidoyer pour une science ouverte qui relierait professionnels, amateurs et enseignants, une équipe d’historiens et de politistes montre que les choix historiographiques engagent, au-delà des logiques universitaires, une réflexion sur l’individu, les catégories sociales, l’État et la manière de faire de l’histoire ».
http://www.laviedesidees.fr/1914-1918-retrouver-la-controverse.html
http://www.laviedesidees.fr/_Mariot-Nicolas_.html

dossier Historiographies de la Grande Guerre, Non-Fiction
dont Au-delà de la « contrainte » ou du « consentement »
Les hiérarchies sociales au front
débat entre Emmanuel Saint-Fuscien et Nicolas Mariot :
histoire culturelle (la « transgression partagée de l'expérience de la violence extrême ») ou histoire sociale ?
http://www.nonfiction.fr/article-7124-dossier__historiographies_de_la_grande_guerre.htm

De la guerre comme affrontement historiographique, Blois 2013,
audio d'une table ronde entre Mariot, Loez, St-Fuscien, Mazurel.
http://clioweb.canalblog.com/tag/loez

André Loez, 14-18. Les refus de la guerre. Une histoire des mutins, 2010
CR par Antoine Prost
http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=1642

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20 décembre 2013

Commemorationnite ?

 

- Commemorationnite ? Pierre Assouline, L'histoire 395

En 2010, pour Didier Méhu, les festivités organisées à Cluny autour du 11e centenaire de la fondation n'ont pas tenu compte des travaux historiques et n'ont pas servi la recherche.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_Méhu
L’historien médiéviste face à la demande sociale
http://www.academia.edu/3051765/_Lhistorien_medieviste_face_a_la_demande_sociale_

« On ne saurait trop le répéter : la commémoration est un combustible pour la mémoire, pas pour l'Histoire. Toute à ses mises en scène, elle s'emploie davantage à panser le passé qu'à le penser » écrit Assouline. A côté, la colloquite, dénoncée naguère par Jacques Le Goff, apparaît comme une affection bénigne. Quand les historiens vont-ils cesser de prêter main forte à une entreprise dont ils dénoncent les effets pervers ?

« Trop de commémoration ne risque-t-il pas de tuer la commémoration ? »

Pourquoi l'agenda des médias pèse-t-il tant sur le travail des historiens ?
Pourquoi la guerre occupe-t-elle tant d'espace dans les recherches en histoire ?

2 rappels :

- Le Café,
le mensuel, Histoire

141 - A la Une : préparer le centenaire de la Grande Guerre
143 - A la Une : la RMN et la Grande Guerre
144 - A la Une : le centenaire de la Grande Guerre (suite)
146 - 1998 -2013 : le web et l’enseignement de l’histoire entre deux commémorations
http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/schumaines/histoire/Pages/141_Sommaire.aspx

- 14-18, la folie éditoriale du centenaire, Les Echos, 06.12.2013
Les libraires indépendants face à la déferlante 14-18, engagée dès 2013, longtemps avant le centenaire du déclenchement de la guerre. http://m.lesechos.fr/tech-medias/14-18-la-folie-editoriale-du-centenaire-0203138087910.htm

 

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29 octobre 2013

Le centenaire en questions

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- Lire Commémorer sans travestir - Le débat n° 116
- Ecouter La Grande Guerre face à sa commémoration, Blois 2013 - http://www.canalc2.tv/video.asp?idvideo=12255
CR par Vincent Debise  - CR par Hugues Vessemont
Antoine Prost est aussi cité dans le CR d’une journée de l’APHG (avril 2013)

Lors d'une intervention pour l'APHG sur Les professeurs face au défi mémoriel (HG 421), Serge Barcellini fait le parallèle avec le bicentenaire de 1789, l'ensemble de la Révolution étant commémorée sur l'année de départ. Dans Le Débat, Joseph Zimet semble évoquer un agenda allant de août 2014 à décembre 2018 ...

La Mission du Centenaire a eu à valider 1200 projets, venant des collectivités territoriales ou des associations dans tout le pays, pas seulement des régions directement touchées par la guerre. Les titres endossent ces identités locales fortes et assumées : le département, la ville pendant la GG, en fait l'histoire des hommes et des femmes de ce lieu pendant la GG, leur vie plus que l’expérience combattante. Le front intérieur prenant le pas sur les armées et le champ de bataille. La guerre est perçue comme une épreuve imposée à l’ensemble de la société (imposée ou subie ?), avec un glissement possible vers la victimisation actuelle.

Une question : quelle sera l’implication de l’Etat en France ? F. Hollande a été invité en vain à Blois, mais il n’a pas encore fait connaître ses décisions.

2 supports sont mobilisés :
- Les monuments aux morts, avec le souci de mettre des visages et des parcours sur des noms,
- Les lettres (envoyées par les soldats ou reçues par les familles). Un projet a pour titre « nos vies en attendant vos lettres ».

Les discours nationalistes ( arrêter la ruée allemande, briser l’encerclement de l’Allemagne) ou ultra-nationalistes (la violence comme moteur des nations pour Friedrich von Bernardi) sont passés de mode.
Il conteste la vision d’une nouvelle guerre de Trente Ans : pour lui, ce serait dédouaner Hitler de ses responsabilités, et reprendre les arguments de ceux qui espéraient l’amadouer dans les années 1930.
Antoine Prost évoque le rôle des femmes, les ouvrières n’ont pas découvert le travail en 1914. Elles étaient nombreuses dans les usines avant 1914.

AP insiste sur la dimension politique : la Grande Guerre a été une épreuve pour les Etats. Les Empires paraissaient mieux armés que les démocraties pour mener la guerre. Pourtant, ils ont été balayés par la défaite ou par la Révolution. Les démocraties ont su tenir tête aux chefs militaires (cf le remplacement de Joffre en 1916). Elles ont été capables de diriger la mobilisation industrielle, maintenir un certain niveau de vie des populations et promettre de corriger les injustices (profiteurs…).
AP développe les relations qu’entretient en France le soldat-citoyen et l’Etat-nation républicain.
Dans les Empires centraux, la militarisation de l’économie et de la société ne peut empêcher la course à la défaite : même l’armée doit acheter au marché noir, et l’Etat perd sa légitimité.

La GG a démontré la nécessité d’un arbitrage international. Cet arbitrage aurait pu réussir : en 1928, l’Allemagne est réintégrée dans le jeu diplomatique. La crise de 1929-1932, les dictatures en ont décidé autrement. La nécessité de l'arbitrage a été réactivée après 1945, avec une réussite régionale : la construction européenne.

AP évoque des absents de ces commémorations :
- l’ensemble du monde ouvrier, dont le sort ne semble plus aussi central qu’au XXeme siècle.
- Le front russe et les Révolutions de 1917
- Il faudrait peut-être ajouter les défenseurs de la paix, ceux qui feront l’objet d’un colloque en janvier 2014.

En 2004, à Caen, Antoine Prost avait abordé le sujet sous un angle comparatif
La Grande Guerre : Armées, Combats, Sociétés (France, Allemagne, Royaume-Uni)
http://aphgcaen.free.fr/conferences/prost.htm

Depuis, l’histoire scolaire a voulu faire de 1914-1918 « une guerre mondiale », « une guerre totale », bien davantage que 1939-1945 (présentée dès lors depuis 2010 comme « une guerre d’anéantissement ») . Un manuel propose même un planisphère pour étudier la Grande Guerre, mais seulement une carte de l’Europe pour la 2 GM. En réalité, la GG n’est-elle pas avant tout une guerre européenne (avec des prolongements chez les coloniaux et les colonisés) ? Alors que la seconde est bien davantage mondiale (avec tant de difficultés à assumer dans les commémorations le front russe ou la guerre dans le Pacifique ?).

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24 octobre 2013

Blois 2013 : les vidéos en ligne

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Blois 2013 : les tables rondes de la Halle aux Grains ont été filmées, comme celles des années précédentes.
Elles sont visibles sur le site Canal C2, sans besoin de perdre son temps dans une très longue file d'attente.
http://www.canalc2.tv/video.asp?idEvenement=718

- Enseigner la guerre
- La Grande Guerre face à sa commémoration
- La Guerre juste existe elle ?
- Peut on faire la guerre au terrorisme ?
- Le Mali les enjeux d’une guerre
- Ou va la Syrie ?
- 2012 – 2013 une année vue par les historiens

Les enregistrements audio des autres tables rondes devraient suivre en novembre.

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blois2013-queue

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28 novembre 2012

1914-1944-2014, la polémique



- Une guerre peut en cacher une autre - Libération 09.11.2012

Une « Mission interministérielle des anniversaires des deux guerres mondiales » vient d'être créée avec
la volonté de « rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont lutté pour la défense de la France »
(article 2 du décret du 3 octobre 2012).
Face au rapprochement du centenaire de 1914 et des 70 ans de 1944, le sénateur radical Christian Namy dénonce la confusion mémorielle, des historiens parlent de régression mémorielle.

« Nous n’avons aucune intention de mélanger les anniversaires, explique-t-on au cabinet du ministre (Khader Arif).
Le centenaire sera de loin l’événement central, en nombre de cérémonies, de colloques, de touristes étrangers,
« ceci pour rassurer les élus pour qui c’est un enjeu économique ».
Mais nous ne voulons pas que sous prétexte que le centenaire est un événement exceptionnel,
on passe les 70 ans de 1944 par pertes et profits.
Car c’est un anniversaire exceptionnel, le dernier où il y aura de grands témoins survivants ».
http://www.liberation.fr/societe/2012/11/09/une-guerre-peut-en-cacher-une-autre_859469


- Polémique sur les célébrations - Le Républicain Lorrain 02.11.2012
http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/11/02/polemique-sur-les-celebrations

2014 : la commémoration qui ne passe pas…
http://www.agglo-sarreguemines.fr/2012/11/121110_RL_Visite-president-UL_Region.pdf


- Lors de l'AG de l'APHG, Serge Barcellini a traité des enjeux politiques, mémorielles et économiques
qui accompagnent cette polémique.

En 1964, de Gaulle commémore le débarquement en Provence et le cinquantenaire de 1914.
Il ignore l'anniversaire du 6 juin.
Après 1974, VGE a tenté de faire passer au second plan la commémoration du  8 mai 1945.
En 1984, 1914 et 1944 ont été commémorés au même niveau.
En 1994 et 2004, l'accent est mis sur 1944.

NS avait surdimensionné le centenaire, avec un GIP qui n'était rattaché à aucun ministère, donc directement à l'Elysée.
Le centenaire prévoyait de tout concentrer sur une seule année, à la manière de 1789 pour la Révolution.
5 opérations étaient envisagées : une semaine (très médiatique) à Sarajevo en juin, un 14 juillet avec un clone du défilé de 1919 (et les géants de Nantes), un 31 juillet (Jaurès),  un 2 août, un 11 novembre avec la panthéonisation de Maurice Genevois.
Le GIP de la Mission du centenaire (Légifrance)

La solution ne convenait pas à tous les belligérants, les Britanniques préférant commémorer 1916.
Les Américains voudraient une célébration planétaire pour le D-Day.

Pour le centenaire, la mémoire des lieux succède à celle des hommes.
Avec un enjeu touristique et financier évident
(cf son rapport sur  La Meuse face au défi du centenaire :
Une simple commémoration attirerait entre 50 et 300 000 personnes.
Une politique active de la mémoire en attirerait entre 1 et 4 millions ... :-)
http://www.verdun-meuse.fr/images/files/LA_MEUSE_FACE_AU_DEFI_DU_CENTENAIRE.pdf


A propos de 1944, il reprend l'argument du cabinet : en 2014, le 70e anniversaire sera une occasion exceptionnelle pour donner la parole aux acteurs et aux témoins (il resterait environ 10 000 résistants en vie sur les 270 000  encartés). L'émotion et la mémoire prendront le pas sur l'histoire.

[Le raisonnement n'est-il pas davantage fondé pour le soixantième anniversaire ?
(en 2004 : un résistant ou un soldat de 20 ans en 1944 avait alors 80 ans)
cf l'accueil des vétérans en Normandie en 2004
http://clioweb.free.fr/dossiers/vire/vire.htm#vire1944-2004 ]


La création d'une Mission interministérielle serait un moyen politique de reprendre la main sur l'ensemble,
et pour le ministre, d'exister ajoute Libération citant ses opposants.

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19 novembre 2010

Le marchand de fables

Le marchand de fables est passé - Libération 18/11/2010
Mardi soir à la télévision, NS a énoncé une série de contre-vérités. Décryptage.
http://www.liberation.fr/economie/01012302954-le-marchand-de-fables-est-passe

« Pardon, mais ce n’est pas exact. » A plusieurs reprises, lors de son intervention télévisée de mardi, NS a repris les trois journalistes qui l’interrogeaient. Un souci d’exactitude qu’il aurait été inspiré d’appliquer à son propre discours. Car le Président a truffé son intervention de bobards et autres approximations.
Outre les classiques contre-vérités (sur le poids des impôts en France, sur les 35 heures), il a aussi remanié les faits à propos de la composition du nouveau gouvernement ou encore des retraites, allant jusqu’à affirmer que le régime serait excédentaire jusqu’en 2020, du seul fait de la réforme.
Quant à sa désormais célèbre affirmation selon laquelle les Allemands sont dotés d’un bouclier fiscal, il a fini par admettre qu’elle était une contre-vérité (« les Allemands n’ont PLUS de bouclier fiscal », a-t-il reconnu pour la première fois). Hélas, dans la foulée, il a derechef inventé un autre bobard sur la fiscalité de nos voisins : « Les socialistes allemands ont supprimé il y a quelques années l’impôt sur la fortune ».

« … Nous avons préféré nous pencher sur les approximations, contre-vérités et autres bobards auxquels NS a pu se laisser aller mardi soir devant plus de 12 millions de téléspectateurs. Les âmes charitables diront que tout Président qu’il est, NS, dans les conditions du direct, a le droit à l’erreur, peut se tromper sur un chiffre, s’emmêler les pinceaux. Sans doute. Mais se serait oublier que le chef de l’Etat est depuis des années le meilleur professionnel de la communication de sa génération…. »

Les 9 intox :
Eric Woerth voulait partir
La place des centristes
Les lycéens centenaires
Des retraites excédentaires
Le pseudo ISF allemand
La France surimposée
Jeune ou vieux tous au travail
Les 35 heures, cette hérésie
Du mal de Villepin, moi ?

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- Voir dans Le petit journal (Yann Barthès, Canal+) du 17/11/2010
Le latin, l'imparfait du subjonctif...
Le « c'est faux » remplacé par un « ce n'est pas exact »...
« Je m'arrête là si vous le voulez, bien sûr » ...
http://www.canalplus.fr/index.php?pid=3351

dp_stabilo


Le stabilo de Pujadas...


md_2012


un candidat pour 2012, selon le Petit Journal...


 

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