01 août 2010

Like or Link ? Facebook ou Google ?

- To link or to like.

Une analyse d'Olivier Ertzscheid en deux versions,
une version courte pour Ecrans (03/06/2010),
une version longue sur le blog Affordance (16/05/2010)

« J'aime ou je n'aime pas. Un monde binaire. Entièrement binaire. Un monde sous-cloche. Un bouton-poussoir propriétaire, centré, exclusif, sans réciprocité, sans partage, ou avec la centralisation…comme condition du partage.
L'appréciation ou la dépréciation : le degré zéro du lien.
Une logique de prime, de gratification, une logique « assurancielle » dans le plus mauvais sens du terme »... Le mouvement est aujourd'hui presque à son terme. Le résultat est là. Sous la forme d'un choix à faire. Binaire.
To link or to like.
L'économétrie de l'attirance comme déconstruction systématique de l'économie du lien. Il nous faut [faudrait ?] choisir ».

[« J'aime » [I love ?], ou plutôt « j'apprécie » (j'apprécie la pertinence du contenu ? ou bien je fais du buzz autour de l'internaute et de ceux qu'il vante, à la manière des commerciaux de la publicité ??)].

« En cliquant sur le bouton Like et/ou en fournissant - sans en avoir toujours conscience - des données aux applications tierces de Facebook, les utilisateurs bâtissent un index parallèle également qualifié mais nécessairement propriétaire ».

« Le coeur du webOS envisagé par Google ou Microsoft est une fenêtre de navigation ouverte sur/dans le graphe du net, un graphe pavé de liens, cartographié au moyen d'algorithmes… Le coeur du webOS envisagé par Facebook en est l'exact inverse, dans la philosophie comme dans les moyens. Facebook propose de re-territorialiser à outrance et à son seul profit, un espace appartenant à tous. Facebook propose qu’une application propriétaire (la sienne) remplace, pour mieux l’effacer plus tard, une multiplicité d’algorithmes qui offrent une cartographie concurrentielle du web ».

« Après avoir été longtemps prisonniers du système Microsoft, puis encore empêtrés dans l’écosystème dominant de Google, n’avons nous fait tout ce chemin que pour nous retrouver, demain, dépendants d’une et une seule « application », d’une société qui a fait du « web social » son arme de distraction massive » ?

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- Prof 2.0 : Pourquoi je suis « ami » avec mes étudiants - Olivier Ertzscheid témoigne de sa pratique des réseaux sociaux dans son métier d’enseignant d'université (07/04/2010). http://www.ecrans.fr/Prof-2-Pourquoi-je-suis-ami-avec,9609.html

Posté par clioweb à 08:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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