28 juin 2016

Qu'est-ce qu'un événement ?

 

Qu'est-ce qu'un événement ?
Fabrice d'Almeida, invité d'Etienne Klein
dans l'émission La Conversation scientifique 16.04.2016
http://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/qu-est-ce-qu-un-evenement

Mais qu’est-ce au juste qu’un événement aux yeux des historiens ?
Comment les classent-ils ?
Comment les hiérarchisent-ils ?
En vertu de quels critères un événement se trouve-t-il qualifié d’« historique » ?


rappel :
Pourquoi et comment je suis devenu historien
dont Fabrice d'Almeida - André Versaille
JJ Becker, Pascal Ory, Claude Mossé, Marc Ferro, Nicole Bacharan, Eric J. Hobsbawm, etc.
http://tinyurl.com/jmuh8a9

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10 novembre 2015

Numérique, la Grande Stagnation ?

 

Éducation numérique, la grande stagnation
Fabrice d'Almeida Professeur d'Histoire à l'Université Panthéon-Assas (Paris 2), Huffington Post
http://www.huffingtonpost.fr/fabrice-d-almeida/education-numerique-la-grande-stagnation_b_8508414.html

«  Pourquoi autant de moyens attribués à la morale pour des résultats incertains alors que la progression scientifique et technique des enseignants produirait, elle, des effets de connaissance immédiats ? »
Deux minorités actives sont mises en cause par l'auteur : les syndicalistes, les technophobes

L’article fait la promotion d'un colloque sur la pédagogie numérique à Cachan, le 26.11.2015 (avec participation de l'auteur)
(entrée payante, accent prononcé sur les neurosciences)


Comme toujours, l’article fait l’impasse sur le rôle joué par les ordinateurs dans l’éducation technique
où effectifs et programmes sont adaptés à l’apprentissage voulu.
Dans les séries générales, les syndicalistes ne sont pas l’obstacle majeur, mais bien plutôt les effectifs : comment faire travailler utilement 36 élèves dans une salle  parfois exiguë ? Avant 2009, il existait des modules HG en seconde. Ils permettaient un travail de groupe en salle d’informatique . Chatel les a supprimés.

Les programmes conçus pour un survol permanent et accéléré incitent aux cours magistraux,
pas à l'éveil de la curiosité ou au traitement des données.

Si la pédagogie était au poste de commande, les programmes seraient écrits autrement et les élèves seraient au coeur des préoccupations : que veut-on leur enseigner, avec ou sans technologie ? Qu’ont-ils appris auparavant, en classe ou à domicile ? Comment encourage-t-on leur curiosité ? Les technologies utilisées en privé peuvent-elles servir les apprentissages ?

Malgré cette situation, depuis une génération, de nombreux collègues réalisent des prouesses pour utiliser et faire utiliser l’ordinateur en classe. Sur le web, les blogs de classe sont nombreux, mais discrets : ils s’adressent avant tout à un groupe d'élèves.
En fonction de ses savoir-faire et de ses centres d’intérêt, chaque internaute développe un usage personnel qui permet de tirer parti de la variété des outils disponibles. Les médias sociaux facilitent une veille mutualiste... 


L’Ecole numérique est une excellente vitrine politique,
aussi bien pour Chatel que pour Peillon.
Que reste-t-il des annonces de 2012 ?
. Une communication omniprésente, avec une multitude de « services » passant avant le travail scolaire
http://www.education.gouv.fr/panorama-services-numeriques/
. Une pub pour des structures que l’argent du MEN intéresse, mais la priorité n'est pas une vocation pédagogique.
http://www.education.gouv.fr/panorama-services-numeriques/


L'Ecole numérique est aussi un bon client pour les médias.
Le travail scolaire habituel n'est pas conçu pour un reportage télévisé : il n'est pas aussi rapide, pas aussi dérisoire qu'une publicité commerciale.
Le numérique est souvent mobilisé pour dénigrer tout ce qui est scolaire : ce n'est jamais assez visuel, jamais assez insolite, jamais assez ludique. Les médias imposent une course à l’anecdotique et au « nouveau » alors que l’exceptionnelle capacité d’archivage du web devrait encourager le travail de fond dans la durée.

Les discours des médias balancent entre l’extase et l’effroi. Ils utilisent le web comme une cible, l’accusant de porter toutes les dérives. Ils s’en servent abondamment pour leur propre promotion, une émission de radio ou de TV se terminant toujours par la mention d’un site web maison.

A la suite de Nicholas Carr, les magazines se lamentent devant la disparition supposée de la lecture dite longue et lente, tout en émiettant l’information au milieu de pleines pages de pub. Le livre reste la référence ultime, et la porte d’entrée assurée pour qui veut être invité à la radio ou à la TV.


rappel : Internet en débats, débats sur internet, dans chacune des Chroniques publiées depuis 1997
http://clioweb.free.fr/chronique.htm


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