26 octobre 2017

GMCC 2011 : histoire de la Résistance

 

gmcc-2011

Histoire de la Résistance : nouveaux chercheurs, nouveaux apports
Guerres mondiales et conflits contemporains - 2011/2 (n° 242)
http://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2011-2.htm



Avant-Propos
Laurent Douzou

Le BCRA 1940-1944
Sébastien Albertelli

De Vichy à la Résistance : les vichysto-résistants 1940-1944
Johanna Barasz

Du côté du musée de l'Homme : nouvelles approches de la Résistance pionnière en zone occupée
Julien Blanc

Sur l'expérience de la Résistance : cadre d'étude, outils et méthodes
Cécile Vast

Les premiers pas du CH2GM en histoire de la Déportation
Thomas Fontaine

Gendarmerie et maquis sous l'Occupation en France (1943-1944). Force est faiblesse
Emmanuel Chevet

Résistance(s) et société corse : cas singulier ou variante régionale ? juillet 1940-septembre 1943
Sylvain Gregori

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30 janvier 2017

Jean Texcier : Conseils à l'occupé



CONSEILS A L’OCCUPE juillet - août 1940

version pdf : http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/texcier-conseils-occupe.pdf


1. Les camelots leur offrent des plans de Paris et des manuels de conversation ; les cars déversent leurs vagues incessantes devant Notre-Dame et le Panthéon ; pas un qui n’ait, vissé dans l’œil, son petit appareil photographique. Ne te fais pourtant aucune illusion : CE NE SONT PAS DES TOURISTES.

2. Ils sont vainqueurs. Sois correct avec eux. Mais ne va pas, pour te faire bien voir, au devant de leurs désirs. Pas de précipitation. Ils ne t’en sauraient, au surplus, aucun gré.
 
3.  Tu ne sais pas leur langue, ou tu l’as oubliée. Si l’un d’eux t’adresse la parole en allemand, fais un signe d’ignorance, et, sans remords, poursuis ton chemin.

4. S’il te questionne en français, ne te crois pas tenu de le mettre toi-même sur la voie en lui faisant un brin de conduite. Ce n’est pas un compagnon de route.

5. Si au café, ou au restaurant, il tente la conversation, fais-lui comprendre poliment que ce qu’il va te dire ne t’intéresse pas du tout.

6. S’il te demande du feu, tends ta cigarette. Jamais, depuis les temps les plus lointains, on n’a refusé du feu – pas même à son ennemi le plus mortel.

7. S’ils croient habile de verser le défaitisme au cœur des citadins en offrant des concerts sur nos places publiques, tu n’es pas obligé d’y assister. Reste chez toi, ou va à la campagne écouter les oiseaux.

8. Depuis que tu es « occupé », ils paradent en ton déshonneur. Resteras-tu à les contempler ? Intéresse-toi plutôt aux étalages. C’est bien plus émouvant, car, au train où s’emplissent leurs camions, tu ne trouveras bientôt plus rien à acheter.

9. Ton marchand de bretelles a cru bon d’inscrire sur sa boutique : « Man Spricht Deutsch » ; va chez le voisin, même s’il paraît ignorer la langue de Goethe.

10. Si tu vois une fille en conversation d’affaire avec l’un d’eux, ne t’en offusque pas. Ce garçon en aura juste pour son argent – qui ne vaut rien. Et dis-toi bien que les trois quarts des Français ne se montreraient pas avec cette fille plus délicate que ce blondin de la Forêt Noire.

11. Devant le marivaudage d’une de ces femmes que l’on dit honnêtes, avec un de tes occupants, rappelle-toi qu’au-delà du Rhin cette jolie personne serait publiquement fouettée. Alors, en la détaillant, repère soigneusement la tendre place, et savoure d’avance ton plaisir.

12. Si la nécessité veut que tu t’adresses à une de ces sentinelles de bronze qui veillent aux Kommandanturs, ne te crois pas tenu de te découvrir, comme je l’ai vu faire. Porte sobrement l’index à la hauteur du couvre-chef. Sois ménager de tes grâces.

13. C’est entendu. Ils savent chanter en chœur et d’une voix juste. Mais c’est au commandement, comme pour un exercice respiratoire. Chez nous, le soldat chante faux et rarement en mesure ; mais il ignore la corvée du chant. Il chante quand ça lui chante.

14. La lecture des journaux de chez nous n’a jamais été conseillée à ceux qui voulaient apprendre à s’exprimer correctement en français. Aujourd’hui, c’est mieux encore, les quotidiens de Paris ne sont même plus pensés en français.

15. Abandonné par ta T.S.F., abandonné par ton journal, abandonné par ton parti, loin de ta famille et de tes amis, apprends à penser par toi-même. Mais dis-toi que, dans cette désolation entretenue, la voix qui prétend te donner du courage est celle du Dr Goebbels. Esprit abandonné, méfie-toi de la
propagande allemande !

16. Ils sont très « causants ». Ayant caressé les enfants, ils sourient à la mère et bientôt gémissent sur le sort de la France. Alors, suit le boniment : « Pauvres Français, vous avez été entraînés dans une funeste guerre par un gouvernement de coquins à la solde de l’Angleterre » - et ils récitent leur
couplet à n’importe qui, à propos de n’importe quoi. Leur Grande Muette est une bien grande bavarde.

17. A l’autre guerre, on les a tout de suite appelés : les boches. Ce n’était pas très élégant. Cette fois, on s’est contenté de dire simplement : les Allemands. Progrès certain dans la tenue si, à ce souci de correction, ne s’était mêlé, chez beaucoup, comme un secret désir d’abandon.

18. Aujourd’hui qu’ils sont partout, aux champs comme à la ville, un surnom leur est venu : les doryphores. Se fâcheraient-ils ? On aurait pu, pour la rime que tu sais, choisir le phylloxéra.

19. L’entomologie peut, d’ailleurs, fournir d’autres images. Du fond de l’horizon, ils arrivent en masses, obscurcissent le ciel, couvrant la terre. Ne songes-tu pas à une nuée de sauterelles vertes ? Raidis-toi. Ils finiront bien par user leurs mandibules.

20. Il est interdit de lacérer leurs affiches. Aussi te gardes-tu de les frôler – même par temps de pluie. Pourquoi diable leur Saint Vincent de Paul en uniforme a-t-il donc tant de mal à garder sa figure ?

21. Étale une belle indifférence ; mais entretiens secrètement ta colère. Elle pourra servir.

22. Je connais un philosophe qui, las comme toi de les voir circuler à pleins camions, a trouvé un curieux moyen de se consoler. «Nous avons vraiment fait trop de prisonniers ! », soupire-t-il simplement.

23. L’aigle allemand marche pompeusement et c’est le pas de l’oie. Partant en guerre contre l’Angleterre, il chante avec ostentation. Et c’est peut-être le chant du cygne.

24. Comme jadis les Ardennes, voici Paris renseigné et conseillé par les gazettes de leur confection. Bien peu de signatures ; mais, s’il est vrai que « le style, c’est l’Homme », tous les articles sont signés : Ferdonnet.

25. Pour constituer une rédaction de choix, il ne leur suffisait pas que la frontière fût ouverte ; ils ont fait ouvrir aussi les prisons de France. Tel qui avait plaidé pacifisme a troqué en riant ses chaussons de lisière contre une paire de bottes. Tel autre, fait prisonnier par erreur, a échangé, avec reconnaissance, sa vareuse de soldat contre une livrée de propagandiste. A la fin du mois, passant à la caisse, l’un et l’autre toucheront, sans étonnement, leurs trente deniers en papier sombre. La France paiera !

26. Leurs docteurs leur avaient dit que Paris était à la fois Sodome, Gomorrhe et Babylone ; que les délices de la chair s’y mêlaient affreusement aux plaisirs de la table et que tous les vices du monde s’y donnaient rendez-vous. Sans doute n’est-ce pas seulement pour avoir leur part de luxure qu’ils
ont mis tant d’empressement à gagner cette ville perdue.  En tout cas, aujourd’hui, ils baffrent dans les bons restaurants, sirotent à la terrasse des grands cafés, vident les confiseries, dévalisent les rayons de lingerie pour dames et, dans les librairies spéciales, il n’y aura pas assez de photos d’art pour satisfaire la friandise de ces soldats du Grâal. Prends patience. Ni Sodome, ni Gomorrhe, pas même Babylone. Peut-être, tout simplement, Capoue.

27. Tu me dis que, dans cette impressionnante et victorieuse organisation, faite surtout de discipline, si tu découvrais une faille tu respirerais mieux, car ce serait un mécanisme plus humain, et, partant, plus destructible. Très juste. Mais tu m’annonces aujourd’hui, d’un air triomphant, qu’ils ne prennent
pas toujours les clous pour traverser la chaussée et qu’ils négligent bien souvent de passer par le portillon du métro. Je te croyais plus sérieux.

28. Un citoyen romain acheta, pendant qu’Hannibal assiégeait la ville, un bout de terrain sur lequel campaient les Carthaginois. Il savait qu’Annibal n’était là qu’en passant.

29. Une dame que leur vue rendait au début littéralement malade me dit aujourd’hui d’un ton dégagé : « Je crois bien que je finis par ne plus les voir ». Quand elle avait si mal au cœur, j’aurais embrassé cette clairvoyante. Maintenant qu’elle digère tout si facilement, j’ai envie de mordre cette somnambule.

30. Tu grognes parce qu’ils t’obligent à être rentré chez toi à vingt-trois heures précises. Innocent, tu n’as pas compris que c’est pour te permettre d’écouter la radio anglaise ?

31. Tu en as déjà vu de toutes les couleurs. Les verts, les gris, les noirs se sont présentés les premiers. C’étaient les militaires. Puis sont venus les moutardes avec au bras une bague rouge comme en ont les cigares. C’étaient les militants. Voici venir les sans couleurs. Ils arrivent par paquets, avec leurs petits et leurs femmes. A les voir tu jurerais des civils. Vêtus de pacifiques vestons et de paisibles jupons, ils logent dans ta maison, écoutent à ta porte, épient tes gestes, dénoncent tes propos. Ils sont insonores. Aussi, quand ils marchent près de toi, n’entends-tu pas ce fameux bruit de bottes qui, en te faisant dresser l’oreille, te ferme automatiquement la bouche. Méfie-toi de tous. Aussi de toutes.

32. En prévision des gaz, on t’a fait suer sous un grouin de caoutchouc et pleurer dans des chambres d’épreuve. Tu souris maintenant de ces précautions. Tu es satisfait d’avoir sauvé tes poumons. Sauras-tu maintenant préserver ton cœur et ton cerveau ? Ne vois-tu pas qu’ils ont réussi à vicier l’atmosphère que tu respires, à polluer les sources  auxquelles tu crois pouvoir encore te désaltérer, à dénaturer le sens des mots dont tu prétends encore te servir ? Voici venue l’heure de la véritable DÉFENSE PASSIVE. Surveille tes barrages contre leur radio et leur presse. Surveille tes blindages contre la peur et les résignations faciles. Surveille-TOI. Civil, mon frère, ajuste avec soin ton beau masque de réfractaire.

33. Inutile d’envoyer tes amis acheter ces Conseils chez le libraire. Sans doute n’en possèdes-tu qu’un exemplaire et tiens-tu à le conserver. Alors, fais-en des copies que tes amis copieront à leur tout.
Bonne occupation pour des occupés.
 


Jean Texcier (1888-1957)

Né à Rouen, fils d’Henri Texcier, un universitaire républicain fondateur de la Dépêche de Rouen, Jean Texcier, admirateur de Jaurès, adhère au Parti Ouvrier Français en 1903. Pendant ses études de droit, il fonde son premier journal, L’Étudiant de Rouen
En 1907, à son arrivée à Paris, il adhère à la 5e section SFIO de la Seine ; il collabore à L'Humanité et à La Guerre sociale.
Réformé, Texcier s'engage en 1915 pour la durée des hostilités et sert comme téléphoniste...

Fidèle à la SFIO à Tours, partisan d'un socialisme de réformes et d'évolution, Texcier appartient au comité de rédaction de La Vie socialiste.
Mis à la retraite par le gouvernement de Vichy en 1941, Texcier est l'un des fondateurs du mouvement Libération-Nord avec Henri Ribière et Christian Pineau.

Après 1945, il devient l'un des grands éditorialistes : Combat, Libé-Soir, Gavroche, Clarté.
À partir de 1947, il siège au Comité directeur de la SFIO.

Les 33 « Conseils à l'Occupé » sont un des premiers textes spontanés clandestins, écrit en juillet 1940 et imprimé le mois suivant. Cette brochure clandestine se présente comme « un petit manuel de dignité ». Avec une ironie perçante, elle n'incite pas à la révolte mais au refus de toute compromission avec l'occupant

Cécile Vast, « Conseils à l'occupé », in Dictionnaire historique de la Résistance
http://museedelaresistanceenligne.org/media2616-iConseils-A#

 

jean-texcier

Jean Texcier (1888-1957)
http://museedelaresistanceenligne.org/media2210-Jean-Texcier

 

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27 mai 2016

Journée de la Résistance 2016



- La Résistance en France, JP Husson Histoire et mémoires
Qui étaient les résistants ?
L'organisation de la Résistance,
son rôle dans la Libération du pays
http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/bac/2GM/sujets/02resistance.htm

 
- Le Dictionnaire historique de la Résistance, dir François Marcot, bouquins 2006
http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/dico.htm

- Laurent Douzou, La Résistance française, une histoire périlleuse 2005
(voir aussi le point sur l'historiographie en 2015 dans Historiens&Géographes 430)


resistance-douzou


Le web archive surtout des références.
On peut aussi y trouver des copies de thèses, des articles,
des sites web en très grand nombre, une illustration de l'énorme travail d'histoire mené par les acteurs et leurs proches ...

Cécile Vast, Une histoire des Mouvements Unis de Résistance (de 1941 à l’après-guerre). Essai sur l’expérience de la Résistance et l’identité résistante,


2GM : La Résistance en France, bibliographie
et articles associés (2 GM, résistants, journaux, femmes, Limousin, Réseaux et mouvements, etc.)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Résistance_intérieure_française#Bibliographie

3 pages de bibliographie et de documentation
dans La Lettre 31 Les jeunes dans la Résistance - 2002
http://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00070.pdf

 

- Jean Moulin, héros et figure fédératrice
http://classes.bnf.fr/heros/arret/03_4_1.htm
Le discours d'André Malraux, 19 décembre 1964
http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_du_transfert_des_cendres_de_Jean_Moulin_au_Panthéon


- Résister à Hitler - Résistants et Résistance
Marc Bloch, Jean-Pierre Vernant, Germaine Tillion, Lucie Aubrac etc.
une sélection de sites web à la suite de la polémique déclenchée en 2007 autour de Guy Môquet
http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/resistants.htm

 

lucie-classe

Lucie Aubrac, Vannes 2000 
http://clioweb.canalblog.com/tag/aubrac


 

- dossier Histoire de La Résistance,
Historiens & Géographes 430, Mai-Juin 2015 et 431 sept-oct 2015
sommaire des deux parties du dossier
(historiographie, organisations, valeurs, Genre, Enseigner, etc.)
http://clioweb.canalblog.com/archives/2016/05/27/33877806.html


- Chercheurs en Résistance : pistes et outils à l’usage des historiens,
Julien Blanc et Cécile Vast [dir.], PUR 2014
http://clioweb.canalblog.com/archives/2015/04/17/31905372.html

Résistance et sociétés - blog jt 2011-mai 2014
Centre d'histoire et de recherches sur la Résistance (CH2R)
http://ch2r.hypotheses.org/

- La Résistance contre le nazisme en Allemagne,
Lettre 42, sept 2005
http://www.fondationresistance.org/pages/lettres/pdf/lettreresistance42.pdf
+ biblio
http://www.fondationresistance.org/documents/dossier_them/Doc00001.pdf

Des Allemands contre Hitler
http://clioweb.canalblog.com/archives/2015/05/12/32041355.html

Cercle d'étude -
La Rose Blanche - Les pirates de l’Edelweiss - Ernst Friedrich - Résistance par le "Travail allemand"
Rosenstrasse : La résistance des femmes allemandes - Aide aux juifs persécutés sous le nazisme à Berlin
http://www.cercleshoah.org/spip.php?rubrique66


http://www.cercleshoah.org/spip.php?article215

http://clioweb.free.fr/camps/allnazie.htm

 

resistance-femmes-2001    resistance-jeunes2002

L'action clandestine, les droits de l'homme, les jeunes, les femmes, les étrangers le monde rural, etc.
La Résistance dans le Concours de la Résistance (CNRD)
http://tinyurl.com/z5wnk4t


- Les Lettres de la Fondation de la Résistance (depuis le n° 20)
http://clioweb.canalblog.com/archives/2016/05/27/33877505.html

Les dossiers récents 72-81 :
maquis - CNR - mouvements - réseaux - France libre - Photographies - Résistances antérieures
Poches de l’Atlantique - L'épuration - Sortir de la guerre - JP Melville
http://www.museedelaresistanceenligne.org/pedago_espace.php?pave=3

 Approches de la Résistance
glossaire, portraits, thèmes...
http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/approche.htm




besancon-citadelle-2015

MRN Champigny, CHRD Lyon, Besançon, des musées de la Résistance et de la déportation
http://fr.wikipedia.org/wiki/Musée_de_la_Résistance_et_de_la_Déportation

 

- Les cérémonies à Montchamp (14) en avril de 2011 à 2016
 
http://clioweb.canalblog.com/tag/Montchamp 

 

journée-resistance-19e

Journée nationale de la Résistance 27.05.2016
Paris Mairie19e
15h30 éditeurs et écrivains de la Résistance
cercleshoah.org/spip.php?artic

 

 

 

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H&G 2015 : La Résistance

 

dossier La Résistance,
Historiens & Géographes 430, Mai-Juin 2015
http://www.historiens-et-geographes.fr/la-revue/No-430-mai-juin-2015/DOSSIER-La-Resistance-1ere-partie
Coordination : Jean-Marie Guillon et Bruno Leroux - 1re partie

Première Partie
- Introduction : Sébastien Albertelli, Julien Blanc, Jean-Marie Guillon, Bruno Leroux, Cécile Vast

- L’historiographie de la Résistance Laurent Douzou
- La Résistance en France, les étapes d’un processus de lutte de libération Jean-Marie Guillon
- L’effondrement et les débuts de la Résistance Julien Blanc
- Résistance intérieure et Résistance extérieure Sébastien Albertelli
- Résistance et population François Marcot
- Les organisations de la Résistance Jean-Marie Guillon et Bruno Leroux

- La diversité géographique de la résistance intérieure
Introduction : Bruno Leroux
a. La résistance en Alsace-Moselle Alfred Wahl
b. La résistance dans le Nord-Pas-de-Calais Yves Le Maner
c. La résistance en Bretagne Christian Bougeard et Jacqueline Sainclivier
d. La résistance en Provence Jean-Marie Guillon
e. La résistance à Lyon Laurent Douzou, Etienne Fouilloux et Dominique Veillon
f. La résistance à Paris Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé
g. La résistance en Ile-de-France Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé



La Résistance
Historiens & Géographes 431, sept-oct 2015
http://www.historiens-et-geographes.fr/la-revue/No-431-septembre-octobre-2015/Sommaire-no-431

Seconde partie
Coordination : Jean-Marie Guillon et Bruno Leroux - 2e partie

- La Résistance et la question de l'étrangeté. Héroïsation du souvenir, brouillages de la mémoire. Pierre Laborie
- Enseigner l'histoire de la Résistance ; le cadre du 70e anniversaire de la Résistance, de la Libération de la France et de la Victoire.  Tristan Lecocq
- Résistance et République. Jean-Marie Guillon
- Les valeurs de la Résistance. Cécile Vast
- Résistance et genre. Catherine Lacour-Astol
- La répression en France occupée 1940-1944. Thomas Fontaine


Pistes pédagogiques
Etudier un mouvement de résistance à travers la presse clandestine. Hélène Staes
Les carnets de Gleb Sivirine, chef du maquis Vallier. Emeline Vanthuyne
Le discours du général de Gaulle à l'Hôtel de Ville de Paris le 25 août 1944. Bruno Leroux
Les photographies de la Résistance intérieure. Leroux et Frantz Malassis

Le Chagrin et la Pitié . Chronique d'une ville française sous l'Occupation, un film documentaire de Marcel Ophuls, 1969 : contexte, intentions, réception. suivi d’une filmographie sélective La Résistance et les comportements des Français vus par le cinéma (1945-années 1970), Cécile Vast
Le Concours national de la Résistance et de la Déportation. Hélène Staes
Sources nouvelles Bruno Leroux
Bibliographie.

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03 août 2015

Besançon 1943 : les Fusillés de la citadelle

 

Le 26 septembre 1943, 16 résistants sont fusillés à la citadelle de Besançon
après jugement par le Tribunal militaire allemand. Parmi ceux-ci :

- 4 membres du groupe FTP Marius Vallet (du nom du premier fusillé de la citadelle) : Jean Compagnon, Balthazar Robledo (fondateur du groupe), Saturnino Trabado et Paul Paqueriaud. Ce dernier faisait le lien avec les :

- 12 membres du groupe FTP Guy Mocquet (mal orthographié, du nom de Guy Môquet) : Raymond Aymonnin, Henri Fertet (Compagnon de la Libération), Philippe Gladoux, Jean-Paul Grappin, René Paillard, Léon Puget, Roger Puget, Marcel Reddet, Gaston Retrouvey, Georges Rothamer, René Roussey et Marcel Simon, le chef du groupe.

Une stèle leur rend hommage en forêt d'Aveney. Elle a été inaugurée le dimanche 18 mai 1947. (source C. Vast + internet)


Les exécutions :
http://mairie-chouzelot.fr/histoire_1914_18_39_45.html
7h36
René Paillard (né le 13 avril 1925), lettre à ses parents, à Léon son camarade, à l'abbé Vernerey, curé d’Avanne, à Louis Vauthier son oncle
Gaston Retrouvey (né le 20 novembre 1924),  à ses parents
Henri Fertet (né le 27 octobre 1926), à ses parents
Marcel Reddet (né le 17 mars 1926), à ses parents, à sa soeur, à ses oncles et tantes, à son beau-père, au curé de Pugey
7h56
Philippe Gladoux, (né le 10 janvier 1926), à sa mère et son frère, à ses oncle et tante
Jean Grappin (né le 8 mai 1922), à ses parents
Raymond Aymonin (né le 7 janvier 1923), à ses parents
Jean Compagnon (né le 24 décembre1922), à ses parents
8h10
Marcellin Puget (né le 6 février 1914), à ses parents
Roger Puget (né le 23 janvier 1921, à ses parents
René Roussey
Georges Rothamer (né le 16 mars 1919), à ses parents et à sa femme
8h25
Saturnino Trabado
Balthazar Robledo
Paul Paquériaud (le 12 mars 1908), à sa femme et ses enfants
Marcel Simon (né le 27 février 1920), lettre à ses parents, au curé de Pugey, à son frère et à sa sœur, à André Ligier, son cousin, à son parrain Armand Butter
http://museedelaresistanceenligne.org/media4235-DerniA
http://lesamitiesdelaresistance.fr/lien23/045-besancon.pdf


- Besançon : Leur grand-père, ce héros, L’Est républicain 16.02.2015
http://www.estrepublicain.fr/doubs/2015/02/16/leur-grand-pere-ce-heros

La famille d’un résistant espagnol fusillé à la Citadelle en 1943, Saturnino Trabado, a ignoré ses faits d’armes pendant plus de 70 ans. Ses petites-filles étaient reçues hier à Besançon


« De leur grand-père, elles ne savaient que peu de choses. Qu’il avait fui le franquisme et quitté sa Galice natale en 1939, en laissant derrière lui sa femme et son petit garçon de 3 ans. Qu’il était employé en France, à Larnod dans le Doubs, aux établissements de travaux publics Carmille. Et qu’il était mort, quelque part dans le chaos du conflit ».

« A l’automne dernier, en effectuant des recherches sur internet, Mercè et Nùria tombent sur le blog de Jean-Jacques Compagnon, neveu de Jean Compagnon, l’un des fusillés ».

Twitter : Merces et Nuria Trabado, accueillies à la @CitadelBesancon où leur grand-père Saturnino a été exécuté en 1943
http://twitter.com/cecilevast/status/566999536640753665


La répression de la Résistance en Franche-Comté, CNRD 2010
http://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00146.pdf


vast-fusilles

Cécile Vast, « Je vais être fusillé ce matin... »
La citadelle de Besançon sous l’Occupation :
lieu et symbole de la répression de la Résistance en Franche-Comté (1941-1944)

L’ouvrage est consacré aux cent résistants fusillés à la citadelle de Besançon entre 1941 et 1944.
http://www.citadelle.com/images/FicheFusillesMRD_v3.pdf


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17 avril 2015

Chercheurs en Résistance

 

chercheurs-resist-pur

Chercheurs en Résistance : pistes et outils à l’usage des historiens,
Julien Blanc et Cécile Vast [dir.], PUR 2014
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3484
CR Non-Fiction http://www.nonfiction.fr/article-7501-de_la_memoire_a_lhistoire_de_la_resistance.htm


« L'histoire de la Résistance demeure un chantier essentiel »
L'ouvrage est issu de journées d'études à Besançon en juin 2009 et à Paris en mars 2010
Le CR rappelle le travail précoce et important réalisé par le Comité d'Histoire de la Seconde Guerre mondiale (Henri Michel). Inventer les sources d'un histoire future : correspondants départementaux, recueil de plus de 1500 témoignages, collecte de sources et d'archives - IHTP inauguré en 1980


- Parmi les ouvrages cités :
Laurent Douzou, La Résistance française: une histoire périlleuse.
http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/resistance-francaise-une-histoire-perilleuse_cr_lecture50.htm
Laurent Douzou, Faire l'histoire de la Résistance, PUR 2010
http://www.pur-editions.fr/couvertures/1273568370_doc.pdf

Dictionnaire historique de la Résistance dir. François Marcot
http://clioweb.canalblog.com/archives/2015/04/17/31906149.html

Julien Blanc, Au commencement de la Résistance. Du côté du musée de l'Homme. 1940-1941
Cécile Vast, L’identité de la Résistance, à partir d'une thèse sur les MUR (Mouvements unis de Résistance)
http://revuesshs.u-bourgogne.fr/lisit491/document.php?id=518

Sébastien Albertelli Les services secrets du général de Gaulle: le BCRA, 1940-1944.
Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre. De l'appel du 18 juin à la Libération
Johanna Barasz, «De Vichy à la Résistance. Les Vichysto-résistants 1940-1944», 2010


- sommaire de l'ouvrage :
http://www.pur-editions.fr/couvertures/1398252899_doc.pdf

Laurent Douzou, Propos introductif

Première partie : UNE HISTOIRE TOUJOURS EN CHANTIER
Julien Blanc, La Résistance pionnière : un territoire en friches
Sébastien Albertelli, Une Résistance londonienne ? L'étude du BCRA
Johanna Barasz, Les « Vichysto-résistants » : choix d’un sujet, construction d’un objet
Thomas Fontaine, Écrire l’histoire des déportations de répression

Sylvain Gregori, (Ré)écrire l’histoire de la Résistance corse : de l’enjeu mémoriel à l’essai historiographique
Cécile Vast, Sur l’expérience de la Résistance : modes d’appropriation, sens et construction identitaire

Deuxième partie : SOURCES ET ÉCRITURE DE L’HISTOIRE DE LA RÉSISTANCE

- Les documents à la source : fonctions, langages et représentations
Johanna Barasz, Les « Vichysto-résistants » : invention des sources
Emmanuel Chevet, Les archives de gendarmerie : notes de bas de pages, compléments d’objets ou sujets de l’histoire de la Résistance ?

- Archives et écriture de l’histoire
Sébastien Albertelli, Les archives du BCRA et l’écriture de l’histoire de la Résistance
Julien Blanc, Une source irremplaçable et biaisée : les dossiers d’homologation des résistants
Cécile Vast, Presse clandestine et documents internes des mouvements : lectures croisées

Biblio dans l'article Résistance intérieure en France
http://fr.wikipedia.org/wiki/Résistance_intérieure_française#Bibliographie


- Enseigner la Résistance et la déportation - vidéos ac-paris 11.2014
Résistance intérieure, France Libre et France combattante, Sébastien Albertelli
Résister et libérer, Jean-Marie Guillon
Résister et se souvenir, Laurent Douzou

Propositions pédagogiques : Eric Zdobych, Nathalie Dementiev, Michelle Lecreux
http://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p1_1062328/captation-video-enseigner-la-resistance-et-la-deportation


- Fondation de la Résistance :
http://www.fondationresistance.org/

- Résister à Hitler
: http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/resistants.htm

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F Marcot, dict de la Résistance, 2006

 

Dictionnaire historique de la Résistance - Résistance intérieure et France libre
sous la direction de François Marcot,
avec la collaboration de Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé,
Éditions Robert Laffont, Collection Bouquins, 1 248 pages, 2006


Présentation de l’ouvrage. Cécile Vast sur la liste H-Français

Portée et ambitions du Dictionnaire historique de la Résistance
En se démarquant à la fois de la vision convenue des années 50-60 et de la focalisation sur Vichy qui a marqué l’historiographie depuis les années 70, la recherche sur la Résistance n’a cessé de progresser en dehors du tapage médiatique, en élargissant le champ de ses préoccupations autour de problématiques renouvelées... S’ouvrant largement à l’histoire politique, culturelle et sociologique, aux apports de l’anthropologie, à l’histoire des représentations et des mentalités, ils se sont intéressés à des aspects jusque-là négligés ou traités de façon convenue. À rebours des visions simplificatrices des comportements des Français sous l’Occupation, ils considèrent la Résistance comme un processus social qui n’a pu exister, vivre et se développer que dans la dynamique des liens de complicité et de solidarité tissés dans et avec la société française. Cette recherche remet sérieusement en question l’idée caricaturale qui consiste d’une part à réduire la majorité de la population à une masse résignée, voire complice et s’accommodant tant bien que mal de l’Occupation, d’autre part à limiter la Résistance à une minorité, équivalente à celle des « collaborateurs », et supposée être, comme ceux-ci, isolée dans le pays.

Comme tout objet d’histoire, la Résistance relève d’un traitement scientifique qui n’a rien de spécifique, mais, comme les autres, elle requiert la prise en compte de sa part de singularité - voire d’étrangeté. Pour répondre à ce défi, les historiens doivent faire preuve d’invention en interrogeant leurs outils conceptuels : d’abord la notion même de résistance. Ils ont à questionner leurs méthodes : l’utilisation des témoignages et l’exploitation des données sociologiques par exemple. Ils doivent diversifier leurs catégories, de l’étude des actes et des acteurs dans leur espace « réel » à celle de leur dimension légendaire et mythique - qui n’a rien à voir avec l’affabulation. Ainsi ne voir dans la Résistance que la compétition des hommes dans leur lutte pour le pouvoir, se focaliser sur la centaine de chefs qui l’ont « dirigée », court le risque de négliger le sens qu’ils ont donné à leur engagement et d’ignorer la multitude de ceux dont l’aventure s’inscrivait dans une tout autre perspective. Limiter la Résistance à des approches organisationnelles (quelles structures et au profit de quels pouvoirs ?), politiques (quels projets et quels lendemains ?) ou militaires (quelle efficacité dans la libération du pays ?)... peut amener à dénaturer l’identité du phénomène.

Ces approches nouvelles, n’isolant plus les résistants du reste de la société, cherchant à saisir ce que ces « rebelles » partageaient avec les « autres » ont révélé l’image d’une Résistance moins héroïsante, plus humaine, replacée dans la complexité des comportements - sans être pour autant banalisée. Rassembler ces analyses, les préciser, les confronter aux travaux d’historiens étrangers sur les modes de résistance en Europe, tel a été l’enjeu des six colloques organisés autour du thème « La Résistance et les Français », à partir de 1993, avec le concours de l’Institut d’histoire du temps présent dirigé à cette date par Robert Frank. Ce dictionnaire en est l’un des principaux aboutissements.

Le Dictionnaire historique de la Résistance est le premier ouvrage de cette ambition et de cette forme. Il offre la première grande synthèse sur l’histoire de la Résistance française grâce à sa composition en trois parties précédées de grands textes qui font le point sur les grandes questions d’une histoire toujours en débats. Il constitue une somme de connaissances jamais réunies à ce jour avec ses 1003 articles, présentant systèmes d’occupation, acteurs, territoires, mouvements et réseaux, organisations civiles et militaires, actions et combats de la Résistance intérieure et de la France libre. Se plaçant du point de vue des acteurs, il décrit leur vie quotidienne, dit les valeurs qui les ont motivés et les passions qui les ont animés. On y trouve ainsi les articles : patriotisme, idée européenne, République, amours et sexualité, argent, doute, passions, tractions et bicyclettes, vie quotidienne.

Cet ouvrage, appelé à devenir très vite un livre de référence pour les étudiants, les professeurs et tous ceux qui s’intéressent à notre histoire, s’accompagne d’une réflexion originale sur ces années de combat et l’écriture de cette histoire. Le lecteur pourra y une référence, un nom, une date fondamentale et les explications claires s’y rapportant. Les détails et les lignes directrices d’une action de quatre ans en zone occupée, en zone « libre » et dans tous les territoires ralliées à la France libre, jusqu’à la Libération. Ainsi des 235 biographies, des articles sur la division Leclerc, la Résistance dans les 22 régions françaises, la presse clandestine ou la lutte armée. Toutes les formes de résistance sont étudiées, soit sous forme d’articles généraux (propagande, passage clandestin, sauvetage des Juifs, renseignements, imprimeries clandestines, lutte armée, maquis, liaisons) soit à la faveur d’études de cas précis portant sur des mouvements, réseaux, maquis, journaux clandestins ou des missions.

Enfin l’ouvrage propose une réflexion inédite sur la Résistance en revenant sur son action et sur son sens. Sans omettre de présenter les noms les plus connus de la Résistance et de la France libre, il s’intéresse aussi aux résistants « ordinaires ». Il remet en question la vision stéréotypée d’une France constituée d’une masse de Français résolument attentistes pris entre deux minorités agissantes, les résistants et les collaborateurs. Il montre les liens qui se tissent progressivement entre les résistants et les Français. Il décrit la diversité de la société résistante, avec ses héros qui n’en sont pas moins des Français de leur temps et ses gens ordinaires qui ont osé se lancer dans cette aventure incertaine : jeunes, femmes, Juifs, catholiques, protestants, étrangers, ouvriers, gendarmes, militaires, intellectuels, patrons, paysans, communistes, socialistes, monarchistes.


Les auteurs
Cet ouvrage a été rédigé par une équipe de 114 historiens de 6 nationalités qui ont travaillé sous la direction de François Marcot (professeur à l’université de Franche-Comté), avec la collaboration de Bruno Leroux (directeur historique de la Fondation de la Résistance ) et de Christine Levisse-Touzé (directrice du Mémorial du maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris, et du musée Jean Moulin - ville de Paris), et un comité scientifique composé de : Claire Andrieu (professeur à l’IEP-Paris), Christian Bougeard (professeur à l’UBO-Brest), Laurent Douzou (professeur à IEP-Lyon), Robert Frank (professeur à Paris I), Jean-Marie Guillon (professeur à l’université d’Aix), Pierre Laborie (directeur d’études à l’EHESS), Denis Peschanski (directeur de recherches au CNRS), Guillaume Piketty (directeur de recherches à l’IEP-Paris), Jacqueline Sainclivier (professeur à l’université de Rennes II), Dominique Veillon (directeur de recherches au CNRS).

Sommaire :
Introduction : Regards sur la Résistance et la France libre
Les grandes étapes de la Résistance
La France libre, la Résistance et la France
Systèmes d’occupation et pouvoirs
Qu’est-ce que la Résistance ?
Les résistants dans leur temps
La Résistance dans le siècle

Première partie : Acteurs et territoires
Vues d’ensemble
La Résistance : aventure individuelle et collective
Les liens entre les deux Résistances
Géographie de la Résistance intérieure
Géographie de la Résistance extérieure
La Résistance et les Alliés
Mouvements, réseaux et structures
Territoires et régions
Hommes et femmes

Deuxième partie : Événements et actions
Vues d’ensemble
La Résistance, l’occupant et Vichy
Multiplicité des formes d’action : redécouverte et invention
Résistance et action politique
Les enjeux de la lutte armée
Résistance et Libération
Les grands événements
Valeurs et projets
Actions et combats
Face à la répression

Troisième partie : Les résistants, leur temps et le nôtre
Vues d’ensemble
L’opinion et la Résistance
Pour une histoire culturelle (et sociale) de la Résistance
Résistance et identités
Héritage et mémoire de la Résistance
L’écriture de l’histoire de la Résistance
La Résistance, Vichy et le monde
La société résistante
Anthropologie de la vie résistante
Mémoires de la Résistance

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13 octobre 2014

CNRD 2015 : le dossier pédagogique

 

Mauthausen-1945

May 6 : Mauthausen survivors cheer the soldiers of the 11th Armored Division
of the U.S. Third Army one day after their actual liberation - source Wikipedia


CNRD 2015 : « La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l'univers concentrationnaire ».

La majorité des camps sont libérés par les troupes alliées au fur et à mesure de leur progression :
Les Russes libèrent notamment Auschwitz le 27 janvier, Sachsenhausen le 22 avril, et Ravensbrück le 30.
Les Britanniques Bergen-Belsen le 14 avril.
Les Américains Flossenburg le 23 avril, Dachau le 29, Neuengamme le 4, et finalement Mauthausen le 5 mai.
Les déportés prennnent le contrôle du camp de Buchenwald le 11 avril 1945, quelques heures avant l'arrivée des Américains (WP).

Le sujet incite à (re)lire Primo Levi et Robert Antelme.
En 2005, l’émission Radio Libre avait interrogé de nombreux témoins.
Sur le site du Cercle, Martine Giboureau propose un choix d'extraits de témoignages.
http://www.cercleshoah.org/

Le dossier pédagogique pour le CNRD 2015 est disponible au format pdf
sur le site de la FMD (Fondation de la Mémoire de la Déportation) :
https://fondationdeportation.files.wordpress.com/2014/09/concours-2014-2015-3.pdf

au sommaire :
Préambule : Le thème et ses limites
1 - Avant la libération - Le contexte historique
2 - Délivrance et liberté
3 - Retour et rapatriement
4 - Et après ?
5 - La découverte progressive des camps de concentration et d’extermination
6 - Pourquoi s’intéresser à la déportation 70 ans après ?
Renseignements bibliographiques et documentaires

La brochure du CNRD 2005 est toujours disponible sur le web :
« La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l'univers concentrationnaire »
http://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00016.pdf


03.12.2014 : Un dossier élaboré par Cécile Vast et Émeline Vimeux (avec l'équipe du MRD de Besançon)
est à télécharger sur le site académique de Besançon
http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/spip/spip.php?article1447

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17 novembre 2013

CNRD : La Libération

 

La Libération vue depuis la Franche-Comté
Sur le site académique de Besançon, télécharger une brochure qui traite du thème du Concours de la Résistance 2014 :
« La libération du territoire et le retour à la République » (attention fichier de 120 Mo)

Le dossier a été élaboré par le Musée de la Résistance et de la déportation de Besançon et les services éducatifs des archives

8 thématiques sont abordées :
I - Attentes et espoirs
II - Les combats de l’été 1944
III - Joies
IV - Douleurs et massacres : la guerre n’est pas finie
V - Reconstruire
VI - Le rétablissement de l’ordre républicain
. 1. La transition démocratique
. 2. L’épuration
. 3. Élections et retour à la République
. 4. Le sort des prisonniers de guerre de l’armée allemande
VII - Retours
VIII - Premières mémoires
http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/spip/spip.php?article1328

fcomte-sommaire

Consulter le sommaire détaillé au format pdf

 

belfort-liberation


La Libération vue depuis la Franche-Comté - Académie de Besançon

 

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18 décembre 2010

Besançon : CNRD 2011

La répression de la Résistance en France par les autorités d'occupation et le régime de Vichy

Lors d'une conférence qui a eu lieu le 25 novembre 2010 au Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, Cécile Vast a proposé une synthèse sur l'historiographie de ce thème du CNRD 2011. En prenant appui sur le colloque de 2005 à Caen (la déportation de répression), le livre mémorial de la déportation , les travaux des historiens (dont  Thomas Fontaine et de Gaël Eisman),  elle analyse cette répression à la fois du côté des bourreaux et du côté des Résistants.

Lire la version en pdf, notamment pour
. Le dispositif de répression, côté occupant, côté Vichy
. Les Résistants face à la répression...
. La Franche-Comté pendant l'Occupation
. Les sources disponibles
Elle reprend la chronologie proposée par Thomas Fontaine, avec comme bornes : juin 1940, été 1941, automne 1942, sept 1943, été 44, nov 1944.

Cécile Vast, La répression de la Résistance en France (Besançon 25/11/2010)
http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/spip/IMG/pdf_conference-cecile-vast.pdf

Bibliographie : http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/spip/IMG/pdf_CNRD2011Biblio.pdf

Lexique : http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/spip/IMG/pdf_LexiqueRepression.pdf

La dernière lettre d'Henri Fertet (16/09/2003)

Une brochure régionale est aussi en ligne dans la partie élèves, également au format pdf

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Extraits :

« Les effectifs des troupes allemandes dites de « sécurité » et de maintien de «l'ordre » s'élèvent à 100000 hommes fin 1941, puis à 200000 en 1943. A ce chiffre, il faut ajouter les troupes d'opération en 1942-1943 soit 400 000 hommes ; les effectifs montent à 1 million début 1944 ».

« L'armée allemande a pris l'initiative des exécutions massives en 1941, et a accompagné la radicalisation de la répression en 1943-1944. On est loin de l'image de l'armée propre »
« […] si la plupart des membres du […] MBF ne partageaient probablement pas l'antisémitisme radikal-völkisch des hommes de la Sipo-SD, reste que la lutte contre le "judéo-bolchevisme" […] n'était pas seulement une notion guerrière de la propagande nationale-socialiste, qu'ils auraient utilisée avec scepticisme, mais bien une idée profondément ancrée chez eux, devenue une simple évidence ». (G. Eismann, Hôtel Majestic. Ordre et sécurité en France occupée (1940-1944), p. 111-112).

« L'idéologie de Vichy obéit à une logique d'exclusion (D. Peschanski), consubstantielle à l'État français. Pour donner une explication à la défaite, Vichy développe l'idée de décadence et accuse que qu’il appelle « l'anti-France » : étrangers, juifs, francs-maçons, communistes, « ennemis intérieurs » auxquels s'ajoutent avec le temps les gaullistes…
Thomas Fontaine ... ne dissocie pas répression et politiques antisémites

Elle cite les « massacres de civils et de résistants en août et septembre 1944 : Saint-Genis Laval (banlieue de Lyon) le 19 août 1944, Maillé le 25 août 1944, Autun le 8 septembre. La Franche-Comté est particulièrement concernée par ces massacres tardifs (ligne de front) : Étobon en Haute-Saône le 27 septembre 1944 (39 tués), Banvillars (10 octobre 1944), Présentevillers (28 octobre 1944) ». Elle rappelle « qu'aucun bilan précis de ces massacres n'est établi, faute de synthèse nationale. Cela reste un angle mort de l'historiographie ».

« La répression est une composante essentielle de l'identité de la Résistance. Son étude permet de prendre en compte les dimensions culturelle, sociale et anthropologique de la Résistance ».
« Les sources sont abondantes : la presse clandestine, les correspondances et lettres de fusillés, les journaux personnels de prison (Bertrand d'Astier de la Vigerie, Honoré d'Estienne d'Orves, Agnès Humbert, etc.), les témoignages, les écrits, les romans, les films produits au moment de la Libération et après-guerre (L'armée des ombres de Jean-Pierre Melville, où la répression est particulièrement présente), les monuments dispersés dans les campagnes (inscriptions géographiques, locales, qui montrent la proximité de cette mémoire), la presse locale ».

« La Résistance est un phénomène social ». A la suite de Pierre Laborie, elle invite à la prudence devant le succès médiatique de l’expression « mythe résistancialiste » - lire dans l'article de Wikipedia la distinction entre résistancialisme (Rousso) et resistantialisme (abbé Desgranges repris par les néo-vichystes).

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- Cécile Vast a publié cet été  L'identité de la Résistance (Payot)
http://tinyurl.com/payot-vast-resistance

VAST

 

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