20 décembre 2016

Berlin - JF Kennedy 26 juin 1963

 

kennedy-berlin

JFK, Berlin 1963 : « This generation of Germans has earned the right to be free,
including the right to unite their families and their nation in lasting peace, with good will to all people »



« Ich bin ein Berliner », John F. Kennedy,  26 June 1963, Rathaus Schöneberg in West-Berlin
Wikisource, avec version audio
http://en.wikisource.org/wiki/Ich_bin_ein_Berliner


« I am proud to come to this city as the guest of your distinguished mayor, who has symbolized throughout the world the fighting spirit of West Berlin. And I am proud to visit the Federal Republic with your distinguished chancellor, who for so many years has committed Germany to democracy and freedom and progress, and to come here in the company of my fellow American, General Clay, who has been in this city during its great moments of crisis and will come again if ever needed.
Two thousand years ago, the proudest boast was « civis romanus sum ».
Today, in the world of freedom, the proudest boast is « Ich bin ein Berliner ».
I appreciate my interpreter translating my German !

There are many people in the world who really don't understand, or say they don't, what is the great issue between the free world and the communist world. Let them come to Berlin. There are some who say that communism is the wave of the future. Let them come to Berlin. And there are some who say in Europe and elsewhere we can work with the communists. Let them come to Berlin. And there are even a few who say that it is true that communism is an evil system, but it permits us to make economic progress. Lasst sie nach Berlin kommen. Let them come to Berlin.

Freedom has many difficulties and democracy is not perfect, but we have never had to put a wall up to keep our people in, to prevent them from leaving us. I want to say, on behalf of my countrymen, who live many miles away on the other side of the Atlantic, who are far distant from you, that they take the greatest pride that they have been able to share with you, even from a distance, the story of the last 18 years. I know of no town, no city, that has been besieged for 18 years that still lives with the vitality and the force and the hope and the determination of the city of West Berlin. While the wall is the most obvious and vivid demonstration of the failures of the communist system, for all the world to see, we take no satisfaction in it, for it is, as your mayor has said, an offense not only against history but an offense against humanity, separating families, dividing husbands and wives and brothers and sisters, and dividing a people who wish to be joined together.

What is true of this city is true of Germany--real, lasting peace in Europe can never be assured as long as one German out of four is denied the elementary right of free men, and that is to make a free choice. In 18 years of peace and good faith, this generation of Germans has earned the right to be free, including the right to unite their families and their nation in lasting peace, with good will to all people. You live in a defended island of freedom, but your life is part of the main. So let me ask you as I close, to lift your eyes beyond the dangers of today, to the hopes of tomorrow, beyond the freedom merely of this city of Berlin, or your country of Germany, to the advance of freedom everywhere, beyond the wall to the day of peace with justice, beyond yourselves and ourselves to all mankind.

Freedom is indivisible, and when one man is enslaved, all are not free. When all are free, then we can look forward to that day when this city will be joined as one and this country and this great Continent of Europe in a peaceful and hopeful globe. When that day finally comes, as it will, the people of West Berlin can take sober satisfaction in the fact that they were in the front lines for almost two decades.

All free men, wherever they may live, are citizens of Berlin, and therefore, as a free man, I take pride in the words « Ich bin ein Berliner » ».  

Une traduction française sur le site Intégrer Sciences-Po
http://www.integrersciencespo.fr/index.php?article284/explication-ich-bin-ein-berliner-kennedy

« Je suis fier d’être venu dans votre ville, invité par votre bourgmestre régnant. Votre bourgmestre symbolise aux yeux du monde entier l’esprit combattant de Berlin Ouest. Je suis fier d’avoir visité la République fédérale avec le chancelier Adenauer qui a depuis tant d'années engagé l'Allemagne dans la démocratie, la liberté et le progrès, et de venir ici en compagnie de mon compatriote américain le Général Clay, qui fut dans cette ville durant ses pires moments de crise et reviendra s'il en était un jour besoin.
Il y a deux mille ans, la fierté suprême était de dire : "civis Romanum sum". Aujourd'hui, dans le monde de la liberté, la fierté suprême est de dire : "Ich bin ein Berliner".
Je remercie mon interprète d'avoir traduit mon allemand !

Il ne manque pas de personnes au monde qui ne veulent pas comprendre ou qui prétendent ne pas vouloir comprendre quel est le litige entre le communisme et le monde libre. Qu’elles viennent donc à Berlin. D’autres prétendent que le communisme est l’arme de l’avenir. Qu’ils viennent eux aussi à Berlin. Certains, enfin en Europe et ailleurs, prétendent qu’on peut travailler avec les communistes. Qu’ils viennent donc ceux-là aussi à Berlin.

Notre liberté éprouve certes beaucoup de difficultés et notre démocratie n’est pas parfaite. Cependant nous n’avons jamais eu besoin, nous, d’ériger un mur pour empêcher notre peuple de s’enfuir. Je ne connais aucune ville qui ait connu dix-huit ans de régime d’occupation et qui soit restée aussi vitale et forte et qui vive avec l’espoir et la détermination qui est celle de Berlin-Ouest.

Le mur fournit la démonstration éclatante de la faillite du système communiste. Cette faillite est visible aux yeux du monde entier. Nous n’éprouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue à nos yeux une offense non seulement à l’histoire mais encore une offense à l’humanité.

La paix en Europe ne peut pas être assurée tant qu’un Allemand sur quatre serra privé du droit élémentaire des hommes libres à l’auto-détermination. Après dix-huit ans de paix et de confiance, la présente génération allemande a mérité le droit d’être libre, ainsi que le droit à la réunification de ses familles et de sa nation pacifiquement et durablement. Vous vivez sur un îlot de liberté mais votre vie est liée au sort du continent.

Je vous demande donc de regarder par-dessus les dangers d’aujourd’hui vers les espoirs de demain, de ne pas penser seulement à votre ville et à votre patrie allemande, mais d’axer votre pensée sur le progrès de la liberté dans le monde entier.

Ne voyez pas le mur, envisagez le jour où éclatera la paix, une paix juste. La liberté est indivisible et, tant qu’un seul homme se trouvera en esclavage, tous les autres ne peuvent être considérés comme libres. Mais quand tous les hommes seront libres, nous pourrons attendre en toute conscience le jour où cette ville de Berlin sera réunifiée et où le grand continent européen rayonnera pacifiquement.

La population de Berlin-Ouest peut être certaine qu’elle a tenu bon pour la bonne cause sur le front de la liberté pendant une vingtaine d’années.
Tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont citoyens de cette ville de Berlin-Ouest
et pour cette raison, en ma qualité d’homme libre, je dis : Ich bin ein Berliner. »


Autre analyse du discours :
http://premiereslfc.files.wordpress.com/2012/06/analyse-discours-jfk-1963-berlin.pdf



rappel Mystères d’archives 2013 - 1963 : John F. Kennedy à Berlin
Le gvt communiste de la RDA a fait tendre des rideaux rouges entre les piliers de la porte de Brandebourg.
Un immense panneau fixé sur le côté d'une camionnette met en cause le militarisme de la RFA.
http://clioweb.canalblog.com/archives/2013/02/15/26421997.html
 

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17 mars 2014

La Résistance en Allemagne

 

70e anniversaire de l’attentat du 20 juillet 1944
Droit à la résistance : la place du 20 juillet dans la mémoire allemande et française
Maison Heinrich Heine
http://www.maison-heinrich-heine.fr/fr/droit-a-la-resistance/

Lundi 17 mars 2014, 19h30
conférence de Wibke Bruhns, Meines Vaters land - Geschichte einer deutschen Familie (Ullstein 2005) / Le Pays de mon père. Histoire d’une famille dans la tourmente du nazisme
(trad. par Daniel Mirsky, Les Arènes 2009)

Mardi 18 mars 2014, 10h-18h30
Nouvelles recherches sur la Résistance en Allemagne

La mémoire du 20 juillet dans les premières années de la République fédérale
Le 20 juillet et la Bundeswehr
La représentation du 20 juillet 1944 au cinéma en République fédérale d’Allemagne
La mémoire de la Résistance en France et des résistances à Hitler en Allemagne. Essai d’étude comparée
La mémoire du 20 juillet 44 en France
Marc Olivier Baruch : Le droit à la résistance aujourd’hui

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04 août 2011

L’Allemagne et son cinéma

 

04.08.2011 - L’Allemagne au miroir de son cinéma

Dans le cadre d'une semaine consacrée par France-Culture à Marlène Dietrich, une émission sur l'histoire de l'Allemagne au XXe à la lumière de son cinéma. Avec Valérie Carré, Jean-Michel Frodon, François-Guillaume Lorrain
[ certains avis peuvent être écoutés avec distance, notamment à propos d'un dirigeant nazi ]

http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11890-04.08.2011-ITEMA_20300078-0.mp3


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Le cinéma allemand : 
http://www.cineclubdecaen.com/analyse/cinemaallemand.htm

( Le ciné-club de Caen sur Facebook : http://www.facebook.com/pageducineclubdecaen )

cine-goethe
source : http://www.goethe.de/kue/flm/weg/weg/lit/ges/deindex.htm
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Goethe Institut - The history of German cinema - Die Geschichte des deutschen Films
http://www.goethe.de/kue/flm/weg/weg/lit/ges/deindex.htm
http://www.goethe.de/kue/flm/weg/weg/lit/ges/enindex.htm
http://deutsches-filminstitut.de/

Le cinéma allemand, article Wikipedia, avec biblio
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cinéma_allemand
en anglais : http://en.wikipedia.org/wiki/German_cinema

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Monika Bellan, 100 ans de cinéma allemand, Ellipses, 2001

Siegfried Kracauer (1889-1966), De Caligari a Hitler : une histoire psychologique du cinema allemandLausanne : l'Age d'homme, reed 1984

Nathalie De Voguelaer, Le cinéma allemand sous Hitler : un âge d'or ruiné, L'Harmattan, 2001

Christian Delage, La Vision nazie de l'histoire : le cinéma documentaire du troisieme Reich, 1989

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Frédéric Sojcher, Exils, de Hitler à Hollywood
http://www.dailymotion.com/video/xdvftp_frederic-sojcher-realisateur-hitler_shortfilms

Exiles : From Hitler to Hollywood - 2008

---1/9 - http://www.youtube.com/watch?v=9og6IRlVjh4

2/9 - http://www.youtube.com/watch?v=UALEP5h8oWU

3/9 - http://www.youtube.com/watch?v=1vHQD6U5BCo

4/9 - http://www.youtube.com/watch?v=ACmJEfIFRds

5/9 - http://www.youtube.com/watch?v=--Y3vx53aiU

6/9 - http://www.youtube.com/watch?v=XCPBzu5MEIk

7/9 - http://www.youtube.com/watch?v=s4OYH4ojBbs

8/9 - http://www.youtube.com/watch?v=R1xsdkcw5VU

9/9 - http://www.youtube.com/watch?v=x5Xx1-nNEIc


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