28 février 2014

Les filles, osez les sciences !

 

Les filles, osez les sciences ! Maryline Baumard, Le Monde 27.02.2014
Chronique - Économie de la connaissance
http://www.lemonde.fr/idees-chroniques/
http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/03/03/les-filles-osez-les-sciences_4373701_3234.html


extraits :
« 58 filles sur 400 élèves en première année de Polytechnique à la rentrée 2013… Dans cette institution où la première femme professeur est arrivée en 1992, soit 198 ans après la création de l'Ecole, en 1794, la jupe n'a pas investi les salles de cours.
Et l'X n'est pas la seule institution scientifique où les filles sont sous-représentées. Les listes des lauréats 2013 aux concours des ENS scientifiques font état de la même catastrophe. Une fille sur 21 y a été reçue en physique-chimie ; une sur 28 en maths-physique-informatique ».

« Au collège, les filles sont les meilleures. Quelque 88,9 % d'entre elles décrochent le brevet, contre 83,4 % des garçons. En fin de lycée, elles sont plus nombreuses à ne pas avoir été écartées des filières générales. Parmi les candidats qui se présentent à un bac, 86,7 % des filles l'obtiennent contre 82,3 % des garçons. Alors, pourquoi ne valorisent-elles pas cette avance ? » …

 Une étude intitulée
« Bibliometrics : Global Gender Disparities in Science "- Bibliométrie : les disparités mondiales de genre dans les sciences, publiée en décembre 2013 dans Nature, a montré que, pour 100 travaux de recherche, 22 sont signés par des femmes aux Etats-Unis, 20 au Royaume-Uni, 18 en Chine, 12 en Allemagne et 10 au Japon. La France fait mieux, avec 25, [mais on est loin de la parité] et en 2014, on ne forme que 27 % de femmes ingénieurs

Il y a urgence à ce que les filles investissent la filière scientifique ».

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01 juin 2010

Les X, enfants de cadres sup et de profs

« Les X ne sont pas les enfants des dirigeants du CAC 40, détrompez-vous. Les riches ont compris depuis une décennie maintenant : ils envoient leurs enfants à la London School ou dans les universités américaines. Autrement dit, ils fuient un système qui exclut aussi leurs enfants » …  (Le scolaire de la honte, Les Echos)

dans la réponse d’Emmanuel Davidenkoff (L’étudiant)
« Un élève de Polytechnique sur deux est enfant d’enseignant. Il n’en revient pas, Eric Le Boucher, dans les Echos, et dénonce un système scolaire qui « s’est mis à ne bien travailler que pour lui-même ».

« il devrait se réjouir, Eric Le Boucher, que les enseignants envoient leurs enfants à Polytechnique et à HEC. Ils y apprendront le « b-a, ba » du « New Management » et les subtilités des produits financiers dérivés. Suis-je sot. Ils sont en train de faire entrer le loup dans la bergerie. Il doit s’agit, là aussi, d’un subtil complot. Conçu par quelque trotskiste expert en entrisme (pléonasme, je sais). Un prof, sans doute ».

Les élèves de l'X ont en majorité un parent professeur !
Sur son blog, Véronique Soulé commente la charge d'Eric Le Boucher contre les enseignants.

Elle cite plusieurs études dont celle de M. Euriat et C.Thélot (Revue française de sociologie) sur la période 1989-1993 : 33% des Polytechniciens avaient une mère enseignante, 23% un père, et 15% leurs deux parents. Dans cette même période, 64,5% des Polytechniciens avaient un père cadre supérieur.
La formule idéale ? Un père cadre sup et une mère enseignante.

Au delà du recrutement des grandes écoles, les parcours professionnels après Polytechnique ont-ils été étudiés ?

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