17 janvier 2017

Morsel, L'histoire du MA 1 sport de combat

 

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- L’histoire (du Moyen Age) est un sport de combat...

Réflexions sur les finalités de l’Histoire du Moyen Age
destinées à une société dans laquelle même les étudiants d’Histoire s’interrogent
Joseph Morsel, Christine Ducourtieux, 2007

http://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00290183/document


- Entretien à distance, Historiens & Géographes, Chronique internet 403 et 404
http://aphgcaen.free.fr/chronique/404/morsel.htm

http://clioweb.free.fr/chronique/aphg403.pdf
http://clioweb.free.fr/chronique/aphg404.pdf


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01 avril 2014

Jacques Le Goff (1924-2014)

 

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Jacques Le Goff est mort mardi 1er avril à Paris, à l'âge de 90 ans.
Jacques Le Goff, Une vie pour l'histoire - La Découverte 2010

Hier, France-Culture diffusait un Lundi de l'Histoire sur Sienne 1338,
avec Patrick Boucheron, l’auteur, et Jean-Claude Schmitt
http://www.franceculture.fr/emission-les-lundis-de-l-histoire-la-peur-au-moyen-age-2014-03-31


Dans la nécrologie du Monde, Ph-J Catinchi cite : 
Marchands et banquiers du Moyen Age (QSJ, 1956)
Les Intellectuels au Moyen Age (Petite Planète, 1957).
Le manuel de 4e
La Civilisation de l'Occident médiéval (Arthaud)
Son "inclassable" Saint Louis (1996)
Son "chef-d'œuvre" La Naissance du purgatoire (Gallimard, 1981)
Il mentionne les très nombreux articles regroupés en recueils :
Pour un autre Moyen Age (1977), L'Imaginaire médiéval (1985), Histoire et mémoire (1988) 

Sur le site de l'EHESS, la liste de ses publications avant 1997


Jacques Le Goff est devenu directeur d'étude à la VIe section (anthropologie historique de l'Occident médiéval) en 1962. « Il ne lui aura manqué qu'une place à l'Institut ou une chaire au Collège de France ».

« La profonde humanité de l'homme, sa cordiale disponibilité quand bien même les problèmes de santé le retenaient chez lui, sa bienveillance souriante ont donné à cet ogre historien une bonhomie hors norme ».

Le Monde : http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/04/01/jacques-le-goff-mort-d-un-ogre-historien_4393772_3382.html
Libération
: http://www.liberation.fr/culture/2003/11/19/monument-historique_452342
Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/culture/2014/04/01/03004-20140401ARTFIG00187-jacques-le-goff-mort-de-l-ogre-de-l-histoire.php


08.04.2014 :
Hommage dans l'émission La Grande Table du 02.04.2014,
avec Jean-Claude Schmitt et Patrick Boucheron
http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-0

A Voix Nue rediffuse à partir du 07.04.2014 une série d'entretiens d'E Laurentin avec Jacques Le Goff
http://www.franceculture.fr/emission-a-voix-nue-0



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source Ebay - clic droit pour agrandir

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04 janvier 2013

Le temps des laboureurs



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Mathieu Arnoux, Le temps des laboureurs.
Travail, ordre social et croissance en Europe (XIe-XIVe siècle)
Albin Michel, collection L’évolution de l’humanité, 16 octobre 2012
http://www.albin-michel.fr/Le-Temps-des-laboureurs-EAN=9782226209092

Du XIe au XIIIe siècle, l’Europe connut une phase sans égale de croissance et de développement. C’est alors que furent créés les paysages qui sont encore ceux de nos campagnes. Plus que le temps des chevaliers et des seigneurs ou des moines et des prêtres, ce temps fut celui des laboureurs et des vilains, dont le travail seul fut à l’origine de cette prospérité. Pour un temps, la société reconnut sa dette à l’égard de l’ordre des paysans, donnant à leurs peines valeur d’engagement mystique et d’accomplissement spirituel. Ce livre examine les conditions sociales et économiques de ce processus, et montre que les travailleurs des campagnes ne furent pas seulement la main-d’oeuvre de la société seigneuriale mais aussi, et peut-être surtout, les acteurs de ce changement, qu’ils voulurent et dont ils tirèrent profit. Épris d’ordre et prêts à la révolte, unis sous les figures d’Adam, cultivateur du Paradis, et du Laboureur, dont la silhouette pacifique traverse alors toute la littérature européenne, les paysans furent à l’origine d’un développement véritablement durable. Construit avec leurs mots, ce livre leur rend la parole.

Sommaire de l'ouvrage :
http://afhe.hypotheses.org/1437

 

- Mathieu Arnoux était l'invité d'Emmanuel Laurentin dans La Fabrique du 1er janvier 2013 :
http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-01.01.2013-ITEMA_20435400-0.mp3


- Comment le paysan devint un héros.
Samuel Leturcq, historien - Le Monde
http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/10/18/comment-le-paysan-devint-un-heros_1777069_3260.html



bayeux-labour

Tapisserie de Bayeux (changée en Lisieux par les illustrateurs du Monde)


Le Monde des livres
a présenté l'ouvrage le 18.10.2012,
avec en illustration un """extrait-de-la-tapisserie-de-lisieux""" (sic et resic)
http://s1.lemde.fr/image/2012/10/18/534x0/1777120_7_1bb3_extrait-de-la-tapisserie-de-lisieux_178e2a81ff97c6f13d0d89d0f0793bf0.jpg

L'histoire est partout, le sens historique nulle part disait en substance P. Nora au Mémorial de Caen

 


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12 mars 2011

1881 - séductions du Moyen-Age

Ernest Lavisse, à propos de l'Ecole des Chartes :
«  Si l’on n’a pas l’esprit assez cultivé pour mettre cette époque à sa place dans l’histoire générale, on est exposé à tomber dans le préjugé en faveur du Moyen Age si répandu parmi les chartistes »


p 13-14 -
« Plus ancienne et déjà vénérable, l’Ecole des Chartes a sauvé l’étude de l’histoire de France. Les chartistes ont publié des documents d’une importance capitale. Quelques-uns les ont commentés en étudiant.  a ce propos. les plus difficiles questions de l’organisation sociale; d’autres ont écrit l’histoire de grands personnages et, par la même occasion, celle des mœurs et des coutumes à telle ou telle époque : d’autres enfin ont retrouvé les secrets de nos histoires provinciales.  Quand on voudra se mettre à étudier sérieusement notre histoire, il faudra se mettre a !’école des chartistes.

Mais j’exprimais le regret que les élèves des Hautes études et des Chartes reçussent une culture trop particulière. Il n’est pas bon d’enfermer un jeune homme, au sortir du collège, dans une partie de l’histoire, dans le Moyen Age surtout car l’étude de cette époque est pleine de séductions que le vulgaire n’y soupçonne point. Elle attire les esprits les plus divers : érudits qui aiment les problèmes difficiles, philosophes qui se plaisent à scruter la pensée humaine en un moment où elle est compliquée et confuse, artistes séduits par l’éclat de tant de couleurs et la variété de tant de lignes, politiques même qu’intéresse le spectacle d’une société produite par le chaos, et qui a fini par trouver ses règles et les mettre en codes. Mais cette étude si séduisante est pleine de dangers. Si l’on n’a pas l’esprit assez cultivé pour mettre cette époque à sa place dans l’histoire générale, on est exposé à tomber dans le préjugé en faveur du Moyen Age si répandu parmi les chartistes. On court risque aussi de se perdre dans des détails ou de se confiner dans des recoins: car les recoins sont nombreux, les détails infinis, et l’effet accoutumé d’un apprentissage où l’étude des moyens techniques d’investigation tient une large place, est d’ôter à l’esprit le sentiment des proportions. 

On arrive à grossir ce qui est petit, à estimer comme une découverte quelque nouveauté misérable, a tenir pour médiocre ce qui est connu, à laisser les grands chemins pour les sentiers, les sentiers pour les impasses et Charles Martel pour Childebrand. Il ne faut point manier pour le seul plaisir de les manier les instruments de la découverte historique. Si l’on a porté le microscope sur un grain de poussière, il faut l’y laisser le temps de constater que c’est bien un grain de poussière, pas une minute de plus.
 
Il y a donc de graves défauts dans ces écoles où se forment les professeurs d’histoire et les historiens. Ajoutez-y celui-ci, qu’elles ont très peu d’élèves. Chaque année, l’École normale donne quatre ou cinq professeurs, l’École des Chartes une quinzaine d’archivistes, l’École des Hautes études quatre ou cinq jeunes gens capables d’entreprendre des travaux d’érudition; et, parmi les professeurs, plusieurs se contenteront d’être des professeurs; parmi les archivistes, plusieurs se contenteront d’être des gardiens d’archives. Ces trois écoles réunies ne donnent pas assurément une demi-douzaine d’historiens par année. Comment s’étonner que l’obscurité dure sur tant de points de notre histoire nationale ? »

Ernest Lavisse, L’enseignement historique en Sorbonne et l’éducation nationale, Leçon d’ouverture au cours d’histoire du moyen âge, à la Faculté des Lettres de Paris en décembre 1881 - Extrait de la Revue des Deux Mondes livraison du 15 février 1882 -
Version texte (à corriger) au format word : http://clioweb.free.fr/textes/gallica/lavisse-1881.doc

lavisse

Ernest Lavisse , source Académie française 
 

 

 

 

 

 

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