10 septembre 2012

Le triste bilan

 

Numérique : Le triste bilan des années Chatel et du plan de 2010 - (source : Le Café peda - tw LA et JMC)

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/09/07092012Article634825950381420493.aspx


Le rapport de l'IGEN cité et commenté par François Jarraud :
http://cache.media.education.gouv.fr/file/2012/05/8/Rapport_IGEN-IGAENR_2012-082_plan_developpement_usages_du_numerique_225058.pdf


F. Jarraud conclut : « Pour développer le numérique il faut déjà que ceux qui sont censés le faire sur le terrain y trouvent leur compte  matériellement, professionnellement et intellectuellement dans l'exercice de leur métier. Dès que le numérique sera au service des enseignants, le paysage pourra changer. En attendant les intéressés bricolent leurs propres outils... »

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21 avril 2012

Le numérique en rapports



 
Éric Bruillard, Discours généraux sur les TIC en éducation :
beaucoup de slogans peu étayés, en quête de débats
. Revue de l'EPI, oct 2011
http://www.epi.asso.fr/revue/articles/a1110e.htm
Les autres articles parus en octobre : http://www.epi.asso.fr/epinet/epinet138.htm


Le numérique à l'Ecole
, ce sont 4 rapports conséquents en moins d'un an et demi :
celui du député ump  Jean-Michel Fourgous (15 février 2010),
celui du Haut Conseil de l'Éducation (avril 2010),
celui du Conseil d'Analyse Stratégique (18 avril 2011 ; Auverlot et al., 2011)
et celui des députés Patrick Bloche et Patrice Verchère (22 juin 2011) - Révolution numérique et droits de l'individu.
Y ajouter le Plan de développement des usages du numérique à l'École - MEN 25.11.2011


Eric Bruillard fait une lecture sans concession du contenu de ces rapports,
et de l'écho qu'en donnent la presse et les médias :
. reprise des mêmes chiffres non vérifiés,
. silence sur les sources primaires utilisées,
. incapacité de mettre en contexte les expérimentations vantées...
. pauvreté de l'argumentaire médiatisé (le poids serait-il le seul avantage du cartable électronique Véolia ?)
Une même rhétorique répétitive, le cliché d'un retard français, sert à légitimer des plans d'équipement qui concernent davantage les marchands que le travail en classe.

Qu'apportent les technologies éducatives à la formation intellectuelle des élèves ?
La question centrale est passée sous silence.
Pour ne pas fâcher ?
Parce que c'est une question impossible (SPL)?

La Corée du Sud est souvent évoquée, à cause de Pisa. Une allusion à un usage des robots en classe est une parfaite illustration des travers de ces rapports, avec des citations qui hésitent entre contresens et faux-sens.

« On reproche fréquemment aux élèves de ne pas vérifier leurs sources. Les auteurs de rapports et les journalistes ne font pas mieux ... Le problème, ce n'est pas seulement les erreurs et les approximations ; c'est plus encore le mode de pensée en action ».
 

« Ces discours et leur circulation constituent un formidable plaidoyer CONTRE les TIC à l'école, attestant du risque important qu'elles véhiculent quant au développement d'un embryon d'esprit critique. En tous cas, cela montre que l'éducation a du pain sur la planche pour enseigner aux élèves à utiliser les TIC autrement, pour les armer afin qu'ils comprennent ce qui peut être masqué et développent des compétences pour acquérir une maîtrise éclairée de ces technologies ».

Dans le domaine des technologies éducatives, les chercheurs semblent peu audibles.
Mais existe-t-il une volonté de les entendre ?

EPI


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12 novembre 2009

Mission Fourgous

Mission Fourgous.

10/11/2009 : Caroline Jouneau-Sion
J’ai été auditionnée cet après midi par la mission Fourgous, composée d’élancourtois et d’élancourtoises charmants, parmi lesquels le député, et de Pascal Cotentin, CTice de l’académie de Versailles et directeur du CRDP. Bon accueil, j’y ai dit en substance (mais sans regarder ma feuille, ni réciter, je le jure !) : http://www.clionautes.org/spip.php?article2672 en soulignant ce que nous pouvions apporter, en échange de temps davantage que d’argent (mais aussi, quand même !)
J’ai fait de mon mieux grâce aux échanges que nous avons eus sur les différents canaux de communication des Clionautes. Alors merci à toutes celles et ceux qui ont contribué aux échanges !

18/10/2009 - Claude Robinot, H-Français

11/11/2009 - Claude Robinot
Merci à Caroline  pour le travail accompli, mais je ne serai pas aussi consensuel et enthousiaste que certains. Je ne me retrouve pas totalement dans la synthèse présentée, je suis même en désaccord avec certains points. C’est normal, c’est la loi du genre lorsqu’il s’agit de rapporter des positions divergentes.

« Certains élèves sont très doués en informatique alors que l’enseignant l’est rarement :
il faut envisager un changement de posture dans lequel l’enseignant n’est plus l’omniscient. »
C’est un faux problème, je n’ai jamais été gêné parce qu’un élève faisait plus rapidement que moi des copier-coller ou toute autre opération sur l’outil.  J’aurai été mal à l’aise si l’élève en savait plus que moi en histoire-géo et en pédagogie !  Est-ce qu’un(e) prof d’EPS est remis en cause si un élève cours plus vie que lui où lance le poids plus loin ? Dans les deux cas l’enseignant à encore des choses à leur apprendre.  Je ne vois pas en quoi les performances informatique d’un élève (à moins qu’il soit malveillant) remette en cause l’autorité du prof en matière de contenu et de pédagogie.  Les élèves savent bien que les réseaux et les connections ne marchent pas toujours comme on le veut. Ils sont capables de faire la part des choses (ou aussi de profiter de la situation).  Le problème ce n’est pas toujours l’outil, s’est le rapport à l’autorité.
«  L’ordinateur accentue les inégalités sociales ». Certainement mais je ne serai pas aussi péremptoire. C’est le rapport à l’école et au savoir (y compris numérique) qui accentue les inégalités sociales. Encore un fois la possession d’un ordinateur familial ne fait plus la différence, c’est l’usage culturel et familial qui en est fait qui creuse les écarts. Je remarque que les élèves qui sont les victimes potentielles de la fracture numérique possèdent tous des téléphones portables hypersophistiqués avec lesquels ils sont très habiles et communiquant.
La posture vis à vis de l’école est plus déterminante que la possession de l’outil, sinon il suffirait de laisser des postes en libre-service à l’usage des élèves. Je vous laisse imaginer le résultat.

« Les TICE ne sont efficaces que lorsqu’ils mettent l’élève en position de construire son propre savoir. Mais ces outils peuvent aussi être utilisés dans une attitude magistrale et frontale dans laquelle ils n’ont que peu d’effet sur les apprentissages. »
C’est un point de vue que je ne partage pas présenté comme une évidence alors qu’il ne reflète qu’un choix pédagogique (respectable) mais qui n’est pas le mien.
Il y a des usages des tice avec les élèves dans une salle et en autonomie qui ne construisent rien du tout. J’ai assisté à des séances ou vu des exercices qui se présentaient comme tice et qui ne demandaient aux élèves que des opérations mécaniques dépourvues de sens. Remplir un questionnaire devant un ordinateur n’est pas le nec plus ultra des tice surtout lorsqu’il n’y a pas de problématique à la séance ou de création de sens.
Il y a aussi de très bonnes séances tice ! bien sûr celles où l’usage des tice est indispensable, celles qu’on n’aurait jamais pu faire sur papier ou « off line ». Là, l’outil prend toute sa pertinence.
J’ai été très frappé par le collègue qui a entendu dire par ses élèves que c’était « la 5 heure de la journée qu’ils allaient en salle info » qu’ils avaient l’impression (à tort ou à raison) d’être livrés à eux-mêmes.
« L’attitude magistrale frontale », (avec cette connotation négative dans l’expression) recouvre aussi des postures très différentes.  Il existe des profs monologueurs qui ne voient rien et n’entendent rien. J’espère qu’ils ne sont pas trop nombreux. La plupart du temps, il s’agit de magistral-dialogué entrelardé d’activités  élèves.  Je suis désolé mais ce rapport pédagogique permet aussi d’aider les élèves à construire des apprentissages et des savoirs. Je l’ai pratiqué avant les tices, je l’ai pratiqué avec les tice.
le problème n’est pas de condamner le diaporama, le problème est de savoir ce qu’on en fait. Comment est construite la leçon ? Quels objectifs ? quelle problématique, quelle part d’activité des élèves ?  J’ai besoin d’une connexion ? D’un tbi ?  d’un chariot multimédia ? Toutes ces questions je me les suis posées en faisant des cours dit « magistraux ». Et lorsque j’étais content (pas toujours) c’est parce que j’avais réussi à transmettre à mes élèves, des connaissances et des savoirs faire et du plaisir d’être là (pas toujours non plus).

Pour le reste je suis d’accord, il y a des propositions intéressantes j’espère qu’il en restera quelque chose.

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