01 juin 2021

Marc Ferro et la Résistance

 

« Je me suis caché longtemps d'être un Résistant intérieur à la Libération »
 Marc Ferro et la Résistance

 
A Voix Nue 2e épisode – 11 au 15 déc 2006 - 11.05.2021 - :

https://www.franceculture.fr/emissions/series/marc-ferro-lhistoire-par-les-images


« J'ai été envoyé au Vercors. Été 44. J'avais fait de la résistance en ville,
qui était pour moi beaucoup plus dangereuse parce que là, si on était arrêtés, on était fusillés.
Au Vercors, j'avais un fusil, des grenades, un uniforme
et une solidarité avec les camarades de mon unité et un commandement.
Et  le Vercors, c'était une zone libre au milieu de la France occupée,
c'était une zone libre où il y avait des panneaux de la République, des affiches signées Alger, etc.

Mais ça n'a pas duré longtemps puisqu'au bout de huit jours où j'y étais,
il y avait l'attaque des Allemands ».

Il explique pourquoi il n'a pas écrit sur l'histoire de la Résistance.
Il évoque « l’ingratitude de De Gaulle vis-à-vis des Résistants de l'intérieur »
et la carrière des « officiers naphtaline » après la Libération.

Marc Ferro (1924-2021)
   https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Ferro


Dans les pas du maquisard Ferro
   https://blogs.mediapart.fr/nounours-du-vercors/blog/230421/dans-les-pas-du-maquisard-ferro

 

ferro-parallèles

Mes histoires parallèles, 2011
http://clioweb.canalblog.com/tag/Ferro


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24 avril 2021

Marc Ferro (1924-2021)

 

marcferro

Marc Ferro (1924-2021)
  https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Ferro

Ouvrages publiés

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Ferro#%Oeuvres


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- Marc Ferro, A Voix Nue 11 au 15 déc 2006
   https://www.franceculture.fr/emissions/marc-ferro-a-voix-nue

1. « Un peu comme les romans au 19ème siècle apprenaient sur la société française,
les films apprennent sur la société du 20ème siècle »

2.  « Je me suis caché longtemps d'être un Résistant intérieur à la Libération »

3.  « Je suis resté attaché à la terre, aux gens, mais j'ai rompu avec la politique algérienne »

4.  « C'est aux Annales que j'ai appris mon métier et une nouvelle manière de faire l'histoire »

5.  « La France n'est pas une société coloniale, mais elle a un héritage de type colonial »


- Marc Ferro, ogre sans fin
 
portrait par Isabelle Veyrat-Masson   
publié le 10 oct 2008 dans Libération
  
  http://clioweb.free.fr/dossiers/historiens/MarcFerro-libe-2008.pdf

  https://www.liberation.fr/culture/2008/10/10/ogre-sans-fin_114187/


- Comment on raconte l'histoire aux enfants : à travers le monde entier
    
       
Payot, coll. « Aux origines de notre temps », 1981

                    ferro-raconte-histoire
        https://www.persee.fr/doc/hedu_0221-6280_1982_num_14_1_1122



- Dans les pas du maquisard Ferro

https://blogs.mediapart.fr/nounours-du-vercors/blog/230421/dans-les-pas-du-maquisard-ferro

- Marc Ferro, la passion de l’histoire,
    
Michel Vuillermet Arte 1999

https://www.arte.tv/fr/videos/025880-000-A/marc-ferro-la-passion-de-l-histoire/


- Marc Ferro, Mes histoires parallèles, + La Fabrique en mai 2011

http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/05/16/21154156.html


-
Contributions de Marc Ferro dans les revues numérisées par Persée
https://www.persee.fr/authority/30157


- « Entretien avec Marc Ferro », Alain Blum, Cahiers du monde russe 58/1-2 | 2017

http://journals.openedition.org/monderusse/10062

dont   Travaux de Marc Ferro sur la Russie et l’URSS 

1917 - « Au‑delà de la question des modes de pensée et de représentation,
comment caractériser les effets de 1917 sur le temps long, en termes sociaux et politiques
dans la Russie contemporaine et dans l’Europe et le monde en général ?  »

- Histoires parallèles, Arte 1989-2001

  https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_parallèle


- Marc Ferro, Cinéma et HistoireCanal-U.tv  08.12.2015

https://www.canal-u.tv/video/ehess/cinema_et_histoire_entretien_avec_marc_ferro.26503

- « Guerre et images de guerre - Entretien avec Marc Ferro »,

Anne-Claude Ambroise-Rendu, Isabelle Veyrat-Masson,
Le Temps des médias, 2005/1 (n° 4)
https://www.cairn.info/revue-le-temps-des-medias-2005-1-page-239.htm


- Marc Ferro (éd.), Le livre noir du colonialisme. XVIe – XXIe siècle :
de l'extermination à la repentance, Robert Laffont, 2003

CR - Hélène Blais - « Revue d’histoire moderne & contemporaine » 2005/5 n° 52-4bis

http://www.rhmc.fr/numero_revue/2005-5-revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-supplement-2005-4bis/

- La République et la colonisation,
   notes prises lors d'une conférence à l'IUFM de Caen
   au moment du lancement de Liberté pour l'histoire (texte dans Libération)
    http://clioweb.free.fr/dossiers/colonisation/ferro.htm

- Marc Ferro, La grande guerre 1914-1918

            ferro-gguerre-ML-2204

Un livre excellent (Marie Lavin, FB 22.04),
une reliure indigne du livre de poche.

Joffre : « Je les grignote »

http://clioweb.canalblog.com/archives/2018/11/08/36851140.



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23 avril 2021

Marc Ferro, dans les pas du maquisard

 

vercors44


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Dans les pas du maquisard Ferro

https://blogs.mediapart.fr/nounours-du-vercors/blog/230421/dans-les-pas-du-maquisard-ferro

 

« Sur mes sentiers professionnels, dans les sous-bois de l'Histoire, j’ai croisé un mec balèze !
Un de ces héros de la résistance qui m’ont fait grandir et m’ont appris à savoir dire non.
Je veux parler de Marc Ferro, l’historien bonhomme, et maquisard du Vercors ».

C’était en 2004. Je réalisais un documentaire sur la Résistance pour France 3 ...

Vercors 44 - Le Rêve des hommes jeunes
© Patrice Morel, France 3 Auvergne Rhône-Alpes, La Maison du doc - source NM

 

 

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08 novembre 2018

Joffre : Je les grignote


>> Twitter : JLMelenchon


Je les grignote

Pourtant, les chefs militaires ne furent pas unanimes : French et Castelnau critiquaient ouvertement cette volonté de mener une offensive à tout prix. Ils savaient que bien des commandants d'armée pensaient comme eux, mais ils n'osaient pas s'opposer à la volonté du vainqueur de la Marne que séduisaient à cette date l'allant et l'optimisme de Foch, champion de l'offensive à tout prix, toujours confiant et sûr de vaincre.

Le général Fayolle a rendu compte d'une de ces discussions, à Saint-Pol, le 29 novembre 1914 : « jamais je n'ai entendu autant de bêtises... Attaquez, attaquer, c'est bien vite dit. Autant vaudrait renverser à coups de poing un mur en pierre de taille (...), la seule façon de réussir à leurs yeux, c'est de faire tuer du monde ».

Pour justifier ces attaques répétées et cette éternelle confiance, Joffre expliquait : « Je les grignote. Mais, selon Liddell Hart, un critique militaire anglais, ces tentatives n'étaient pas plus effectives que le grignotement d'un coffre-fort d'acier par une souris. Mais les dents qui s'y usaient étaient les forces vives de la France ».

En fait, conçues pour la défensive, les tranchées causèrent de lourdes pertes à l'assaillant. Elles brisèrent des attaques françaises lancées quelquefois à six contre un en Champagne et même à seize contre un, lors d'un assaut des Anglais, près de Lille. A la date du 7 avril, Poincaré notait dans Les Tranchées : « Les communiqués sont toujours d'une lugubre monotonie. Nous enlevons ou perdons une tranchée au Bois Brûlé, au Bois le Prêtre, sur les flancs de l'Hartmannswiller, et c'est tout, mais les hommes tombent et la mort poursuit impitoyablement son cuvre fatale ». Il en allait de même du communiqué allemand, qui, devant les attaques inlassables des Français et des Anglais, répétait chaque jour : « A l'ouest, rien de nouveau.

« Décidées à la fin de 1914, ces tentatives obéissaient à l'Instruction générale du 8 décembre. Celle-ci prévoyait que l'offensive revêtirait la forme de deux attaques principales. L'une partant d'Arras, en direction de Cambrai et de Douai; l'autre à l'est de Reims, en direction d'Attigny et de Rethel. Ce plan répondait à des nécessités géographiques que Henri Bidou a bien analysées : rejeter l'ennemi sur la base étroite des Ardennes, opérer ensuite sur les communications, ce qui peut se faire par une attaque sud-nord le long de la Meuse ou par une attaque en Lorraine ; le principal était apparu en août 1914 et ce fut la manœuvre de Foch en 1918,


Les illusions de l'année 1915: Artois-Champagne-Artois.

De décembre 1914 jusqu'à la bataille de Verdun, en février 1916, toutes ces tentatives échouèrent au prix de pertes effroyables. A chaque essai, se croyant fort de sa supériorité numérique et évaluant mal les aptitudes défensives de l'adversaire, le commandement allié se nourrissait de l'espoir d'une illusoire percée. Il est vrai que les contre-offensives de diversion opérées par les Allemands échouaient tout autant. Au bois de la Gruer comme aux Éparges, sur l'Argonne, les adversaires attaquèrent chacun leur tour, aussi vainement. Il en fut de même de l'assaut mené par les Allemands lors de la deuxième bataille d'Ypres, en avril, et illustré par la première utilisation des gaz. Cette bataille fit plus de cent mille victimes. Mais cette offensive n'était pas très ambitieuse. A l'inverse, celles que menèrent les Franco-Britanniques au printemps et surtout à l'automne entendaient déboucher sur la victoire. Chaque fois une raison inattendue les détrompa ».

A la fin de 1916, Joffre est promu maréchal et remercié.
La direction des opérations passa à d'autres chefs.

Marc Ferro, La Grande Guerre 1914-10918, 1ere édition Gallimard idées 1969, 2eme Folio, 1990

 

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16 mai 2011

Marc Ferro : Mes histoires parallèles

- Marc Ferro : « C'est vous qui dites que je suis un historien engagé ! »

L'historien Marc Ferro a publié il y a quelques jours un ouvrage intitulé « Mes histoires parallèles » aux éditions Carnets nord. Issu d'entretiens menés par l'universitaire Isabelle Veyrat-Masson, ce livre revient sur le parcours d'un homme souvent cité en parangon de ce que peut être l'engagement en Histoire.
Pour Rue89, cet héritier de Braudel et de l'Ecole des Annales explicite cette étiquette souvent mal comprise et revendique justement une démarche à l'opposée du militantisme. Amitiés à l'extrême-droite et refus des lois mémorielles inclus. Entretien avec Chloé Leprince pour Rue 89

« Jusqu'à Braudel, l'Histoire était au service d'une cause, à la défense du roi, du prince, du parti…Ernest Lavisse écrit L'Histoire de France en donnant toujours raison à la France ; les communistes, à Lénine. Il y avait toujours un militant derrière l'historien. C'était une prise de position plus ou moins subtile, plus ou moins profonde, plus ou moins juste. Jamais scientifique.
L'Ecole des Annales, avec Marc Bloch et Lucien Febvre, a tout changé en ne voulant plus d'une Histoire patriotique, au service de l'Eglise, ou autre… Le stade ultime de cette « dé-idéologisation » de l'Histoire, c'est à Braudel qu'on le doit : il a fait une Histoire qui n'était plus une Histoire de personnages historiques (la France, Louis XIV, Staline…) mais une Histoire naturelle des conflits dans les sociétés. Pure de toute idéologie partisane ».

« ... Un historien ne peut être que contre les lois mémorielles : elles entachent sa liberté de recherche... Et la tache s'étend, à la manière d'une peau de panthère...  L'Assemblée nationale a un droit sur l'histoire du pays puisqu'elle représente la nation ; mais elle n'a pas à faire des lois sur le passé. Elle peut décider d'une fête des harkis mais je ne suis pas obligé d'y aller ! »
http://www.rue89.com/entretien/2011/05/01/ferro-cest-vous-qui-dites-que-je-suis-un-historien-engage-201982

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- Gérard Jorland, «Marc Ferro - Autobiographie intellectuelle» (éd. Perrin).
Ecouter l'auteur dans La Fabrique 13/05/2011
l'émission au format mp3 (E Laurentin accueille en même temps François Dosse pour son ouvrage sur Pierre Nora) :
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-13.05.2011-ITEMA_20285195-0.mp3

- 4ème de couverture -
Parmi les historiens français, la place de Marc Ferro est singulière, à la croisée d'une histoire à la portée de tous et d'une histoire savante. Créatif et généreux, il incarne la volonté de comprendre notre époque.

D'emblée, son contact avec l'Histoire fut violent : en perdant sa mère dans le plus grand cataclysme de notre histoire contemporaine, il en découvre l'impact personnel et immédiat. Entré dans la Résistance, Marc Ferro figure parmi les survivants du maquis du Vercors. Professeur en Algérie, témoin engagé des «événements», il mesure le ressentiment des Arabes contre les colons. Ses travaux renouvellent les idées reçues et l'encouragent à procéder à une contre-histoire, par les images, les faits divers, les tabous, tous sujets que l'histoire traditionnelle avait ignorés. Bientôt, il anime Histoire parallèle, la première grande émission d'histoire critique à la télévision.

Travailleur infatigable, Marc Ferro a publié de nombreux ouvrages sur la révolution russe, les deux guerres mondiales, la
colonisation, le cinéma, qui construisent une approche sensible de notre époque, offrant à ses élèves, à ses lecteurs très nombreux, un décryptage sans cesse renouvelé de notre temps. Son itinéraire de chercheur nous est relaté ici à travers les articles majeurs qui ont jalonné son oeuvre et qui sont présentés, chacun dans son contexte, par Gérard Jorland, philosophe ami de l'historien.

ferro

source de la photo : http://lettre.ehess.fr/2182

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