16 août 2014

Les défenseurs de la paix 1899–1917

 

Les défenseurs de la paix 1899–1917. Approches actuelles, nouveaux regards - (source JMG, IHA)

Le colloque international qui a eu lieu en janvier 2014 à l'IHA est en partie disponible en vidéo à l'adresse :
http://www.dhi-paris.fr/fr/home/manifestations/podcast/les-defenseurs-de-la-paix.html
(dont
dessiner le refus de la guerre 1914–1918
La doctrine solidariste de Léon Bourgeois
La SFIO face à la loi de trois ans: Conjuguer antimilitarisme et défense de la patrie
Bertrand Russell, un apôtre du pacifisme

Trois textes prolongent ce colloque :
Rémi Fabre, 1914 sonne comme un échec des pacifismes en France - L'Humanité,  17 Janvier, 2014
http://www.humanite.fr/tribunes/1914-sonne-comme-un-echec-des-pacifismes-en-france-557169

Rémi Fabre, Les pacifismes avant 1914 - BNF
Le pacifisme juridique et bourgeois - Les "sans-patrie" : hervéistes, syndicalistes-révolutionnaires et anarchistes - Les pacifismes socialistes et les tentatives de synthèse de Jaurès - Été 1914 : des pacifismes impuissants
http://expositions.bnf.fr/guerre14/arret/02_1.htm

Rémi Fabre, Jean Jaurès n'était pas un pacifiste intégral, entretien, Réforme, 31.07.2014
http://www.reforme.net/une/societe/jean-jaures-netait-pacifiste-integral
Jaurès au congrès de Bâle (24.11.1912), pages 10-11
http://issuu.com/lepoint2013/docs/le__point_292


- Paul d'Estournelles, Ferdinand Buisson et Léon Bourgeois animent un pacifisme juridique dont l'influence est réelle mais limitée (conférences de la Paix de La Haye en 1899 et 1907)

- L'antimilitarisme est plus virulent et plus bruyant. Il dénonce l'armée comme machine à abrutir, comme instrument pour briser les grèves. En 1908, lors du congrès de Marseille, la CGT envisage la grève générale révolutionnaire comme réponse à une déclaration de guerre. De 1905 à 1912, Gustave Hervé joue le rôle de général de l'anti-patriotisme.

- Au sein du Parti socialiste,
Marcel Sembat et Albert Thomas sont membres de La Paix par le droit.
Edouard Vaillant plaide pour la grève générale.
Jean Jaurès est un orateur hors pair, un théoricien et un stratège dans la lutte pour la paix. Dans L’Armée nouvelle (1910), il préconise le remplacement de l’armée de caserne dominée par la caste militariste des officiers par une armée démocratique fondée sur des milices et l’exercice périodique de tous les citoyens. Pour lui, « un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène ».
« Si le pacifisme de Jaurès n’a donc rien d’absolu, il trouve dans L’Armée nouvelle, comme dans tous ses discours et interventions de l’époque, des accents d’une rare éloquence pour avertir des dangers d’une grande guerre européenne, dont il a de façon frappante pressenti l’horreur, la dimension cataclysmique. Et il ne manque pas de développer la stratégie que doivent mener les socialistes et les travailleurs de tous les pays pour, selon la formule du congrès de Stuttgart, "maintenir la paix par tous les moyens". Une stratégie qui passe par la combinaison des moyens démocratiques et des moyens révolutionnaires, et par le rassemblement de toutes les forces du camp de la paix, du pacifisme juridique au syndicalisme révolutionnaire ».


rappels : Le Nathan de terminale en 1962 détaille sur 4 pages les tentatives de paix de 1916 et 1917 :
http://clioweb.free.fr/dossiers/14-18/paix-14-18.pdf
Y ajouter les Quatorze Points de Wilson : http://clioweb.canalblog.com/tag/14points

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28 mars 2012

Non à la MHF - réunion 29.03

 

CFDT-CFTC-CGT Archives de France

 NON À LA MAISON

DE L’IDENTITÉ NATIONALE !

 

Reunion publique
Bourse du Travail de Paris, salle Ambroise Croizat,

3, rue du Château d’Eau 75010 Paris – Métro République
Jeudi 29 mars 2012, 20 h


Ont d’ores et déjà annoncé leur participation :
Karine GLOANEC MAURIN et Alain VAN DER MALIERE, PS, représentant François HOLLANDE
Benoît SCHNECKENBURGER, FdG, représentant Jean-Luc MELENCHON
Jacques BOUTAULT, EELV, représentant Eva JOLY
Gaël QUIRANTE, NPA, représentant Philippe POUTOU
Arlette FARGE, historienne, directrice de recherche à l’EHESS
Nicolas OFFENSTADT, historien, Université Paris 1
Jean BOLLACK, philosophe, Université Lille 3
Otar IOSSELIANI, cinéaste
Didier ALAIME, secrétaire général de la CGT Culture
Michel THIBAULT, représentant de la CFDT-Archives
Béatrice HEROLD, représentant de la CFTC-Archives
Wladimir SUSANJ, secrétaire général de la CGT-Archives

 

Le 19 mars dernier, l’intersyndicale CFDT-CFTC-CGT des Archives de France s’est adressée, par une lettre ouverte, à Nicolas Sarkozy, dans l’intention de lui remettre la pétition nationale qui a recueilli près de 30 000 signatures contre son projet de Maison de l’histoire de France.
Historiens, chercheurs, étudiants, élus, syndicalistes, salariés, citoyens ont signifié massivement leur refus de création d'une Maison de l’histoire de France irréaliste et sans nécessité.

 Ce projet est illégitime à plus d’un titre

- Illégitime sur le plan scientifique

Une écrasante majorité d’historiens et d’intellectuels a qualifié ce projet de « dangereux », « inutile », « coûteux », de même qu’elle considère que cette Maison de l’histoire de France aura « beaucoup de mal à se remettre de son origine impure et strictement politicienne (…) de son péché originel », (déclarations des historiens Jacques Le Goff, Pierre Nora, Arlette Farge, Nicolas Offenstatdt, Roger Chartier et Daniel Roche au débat sur l’identité nationale de 2009). Interroger l'histoire, valoriser les fonds et collections, font déjà partie des missions propres des Archives nationales.

 - Illégitime sur le choix de l’implantation

Cette Maison de l’histoire de France, si elle voyait le jour, remettrait en cause brutalement l’existence même des Archives nationales parce qu’elle est prévue sur le quadrilatère parisien de cette institution issue de la Révolution Française que sont les Archives nationales. L’installation de la Maison de l’histoire de France, à cet endroit, priverait au bas mot, les Archives nationales, pourtant véritable mémoire de la Nation, de 13 500m², environ le tiers de leur surface.

 - Illégitime sur le plan financier

Il est prévu d’investir pour cette « Maison » 80 millions d’euros en lieu et place des 100 millions d’euros qui sont nécessaires à la rénovation, pourtant prévue depuis 2004, des dépôts du site parisien des Archives nationales. A l’heure où, au nom de la crise, on enjoint à l’État d’être « économe » et aux citoyens de se « serrer la ceinture », on constate que la crise est une notion à géométrie variable.

 C’est pourquoi l'intersyndicale appelle les candidats à l’élection présidentielle ainsi que tous les historiens, syndicalistes, étudiants, salariés, citoyens à la réunion publique du jeudi 29 mars 2012 à la Bourse du travail

 

NON A LA MAISON DE L’HISTOIRE DE FRANCE DE SARKOZY

RENFORCEMENT ET RENOVATION DES ARCHIVES NATIONALES
(CREATIONS D’EMPLOIS STATUTAIRES, RENOVATION/REHABILITATION DES MAGASINS…)

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Posté par clioweb à 07:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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