09 avril 2014

Hommages à Jacques Le Goff

 

Dans l'émission La Grande Table du 02.04.2014,
Jean-Claude Schmitt et Patrick Boucheron ont rendu hommage à Jacques Le Goff
http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-0


A Voix Nue rediffuse à partir du 07.04.2014
une série d'entretiens menés en janvier 2004 par E Laurentin avec Jacques Le Goff et  Jean-Pierre Vernant
http://www.franceculture.fr/emission-a-voix-nue-0

Transcription par Taos Aït Si Slimane : http://www.fabriquedesens.net/A-voix-nue-Jean-Pierre-Vernant-et

Ecouter l’hommage rendu à leurs maîtres, Meyerson et Gernet pour Vernant, Marc Bloch et Maurice Lombard pour Le Goff,
Levi-Strauss et Dumezil pour les deux.


Le Goff rappelle la distance prise avec la Sorbonne des années 45-50 qui était plutôt réfrigérante,

et le rôle joué par le CNRS et par la Veme section.
« après la Libération, les chemins étaient ouverts… il y avait des « gens ouverts, généreux, d’accès très facile »
« des gens comme Jamati étaient des types épatants pour qui l’essentiel de la recherche était d’aider les chercheurs, de leur faciliter le boulot, de leur donner les moyens et pas de gérer l’énorme machine bureaucratisée ».

Dans la seconde, ils évoquent les débats entre Levi-Strauss et Braudel sur le temps et les temporalités.
Temps long/temps courts, opposition entre (sociétés froides qui refusent tout changement / sociétés chaudes qui font le choix du changement)
cf. ce que dit Le Goff sur les sociétés coloniales, où certains voulaient déjà donner l’image d’un arrêt de l’histoire !

-
Jacques Le Goff nous a quittés.
L'hommage de l'éditeur André Versaille : J'ai envie de parler de lui. Non pour m'étendre sur son œuvre qui a nourri tous ceux que l'Histoire passionne (d'autres que moi viennent de le faire dans la presse), mais pour parler de l'homme que j'ai eu la chance de connaître et d'éditer... (source NM)
la suite sur le site http://m.actualitte.com/n/49362


rappel : sur le site de l'EHESS, l
a liste de ses publications avant 1997

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28 décembre 2013

Le médiéviste et le temps présent

 

- Patrick Boucheron : «Un médiéviste est bien armé pour comprendre le présent » - Libération  26.12.2013
http://www.liberation.fr/culture/2013/12/26/un-medieviste-est-bien-arme-pour-comprendre-internet_969055

conjurer

PB vient de publier Conjurer la peur - Sienne, 1338. Essai sur la force politique des images
http://www.fabula.org/actualites/p-boucheron-conjurer-la-peur_59553.php


extraits :
« Curieusement, l'histoire des communes italiennes (et de leur opposition au pouvoir personnel de la seigneurie) ne fait pas partie de notre généalogie politique. Dès qu’on fait une révolution en Europe, on se drape dans une toge gréco-romaine. L’expérience des communes médiévales a été en partie occultée. Ce moment est vu comme incertain, contradictoire, à la manière d’un faux départ. Seule l’historiographie romantique et la Commune de Paris redonneront vie à ce modèle ».

« il serait illusoire de penser que la fresque du bon gouvernement nous donne une idée précise du XIVe siècle, d’abord parce qu’il y a eu des restaurations successives qui ont transformé et réinterprété l’œuvre. Et, même si la matière picturale était intacte, entre elle et nous s’interposerait l’ombre de tous les regards qui se sont posés sur elle. Il nous faut donc décaper toutes les strates d’interprétations ».

« L’art politique n’est évidemment pas à la Fiac, il est dans la rue, dans un espace public .... Curieusement, j’ai l’impression aujourd’hui qu’un médiéviste est mieux armé pour comprendre le Street Art qu’un spécialiste du Caravage, la parenthèse du régime esthétique s’est comme refermée. Idem pour Internet, un médiéviste sait comment se dissémine un texte sans auteur. Il n’y a pas un manuscrit médiéval qui ne soit composite (ou collaboratif). Le Moyen Age est devenu une source d’intelligibilité pour le présent ».

- Patrick Boucheron, L’éloignement hautain de l’oligarchie - entretien - Le Monde 26.12.2013
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/12/26/l-ecart-entre-gouvernants-et-gouvernes-atteint-un-maximum_4340395_651865.html

« L’éloignement hautain de l’oligarchie et des gouvernants est le principal danger des systèmes politiques ».

« Longtemps, en Europe, la nécessité pour les élites de vivre entourées de leur clientèle faisait obstacle à la ségrégation urbaine. Il y avait certes des quartiers pauvres, mais pas de quartiers riches. Au XVe siècle, les Médicis – qui étaient immensément riches – habitaient dans un palais au cœur de Florence qui demeurait ouvert aux clients et aux obligés ».

« Aujourd’hui, les élites sont sur la pente ascendante dangereuse de la toute-puissance. L’écart gouvernants-gouvernés atteint peut-être l’un de ses maxima historiques »


effets4

Ambrogio Lorenzetti, La fresque du bon gouvernement (détail) Web Gallery of Art
http://www.wga.hu/frames-e.html?/html/l/lorenzet/ambrogio/governme/index.html



Rappel :
Joseph Morsel - " L'Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat " (2007)
(avec Christine Ducourtieux pour la médiévistique et l'Internet)
http://clioweb.free.fr/chronique/aphg404.pdf
http://lamop.univ-paris1.fr/W3/JosephMorsel/index.htm


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14 août 2013

Les Médicis, banquiers et mécènes

 

- Les Médicis, banquiers et mécènes - Le Monde 13.08.2013
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/13/les-medicis-banquiers-et-mecenes_3460896_3234.html

[ L'article traite du XIII-XVe, mais commence "les cités italiennes du Haut Moyen Age"... Pourquoi Le Verrochio ?]

Lire plutôt le dossier Florence au temps des Médicis, L'Histoire n°274 -03.2003
Patrick Boucheron, L'irrésistible ascension d'une famille sans pareille

Cosme de Médicis, père de la patrie, ou parrain ?
3 règles d'exercice du pouvoir : affecter la modestie, éliminer ses adversaires sous des prétextes divers, placer ses clients dans tous les rouages.
Laurent est un prince de la Renaissance. Il oublie la discrétion et affiche son pouvoir. Les affaires se dégradent.
Son fils Pierre est chassé de Florence en 1494. Savonarole installe un régime théocratique.
Cosme Ier revient comme duc (puis archiduc) grâce au soutien de Charles-Quint.
Par la suite, les Médicis utilisent le système de cour pour assurer leur pouvoir de princes (cf l'achat du palais Pitti en 1549, 2 reines de France). le système fonctionne jusqu'à la mort sans hériter de Jean-Gaston en 1737. Les Médicis ont rompu avec la source populaire de leur autorité.

Deux Médicis ont été papes au XVIe : Léon X (1513-1521), le temps des grands travaux, du trafic des indulgences et de la révolte de Luther en 1517,
Clément VII (1523-1534), au temps du sac de Rome par les Impériaux (1527)
http://it.wikipedia.org/wiki/Medici
http://en.wikipedia.org/wiki/Medici

Egalement dans cette série sur Les grands argentiers - Le Monde

- Lucius Jucundus, fils d'affranchi devenu banquier - Le Monde 11.08.2013
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/11/lucius-jucundus-fils-d-affranchi-devenu-banquier_3460101_3234.html

- Jacob Fugger "le Riche", premier banquier européen au XVIe siècle. Le Monde 14.08.2013
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/14/jacob-fugger-le-riche-banquier-des-habsbourg_3461170_3234.html

Joël Cornette, Fugger, père et fils - L'histoire 2309, 01.2000
La multinationale Fugger - Les Collections de L'Histoire n°38

http://de.wikipedia.org/wiki/Jakob_Fugger
http://en.wikipedia.org/wiki/Jakob_Fugger
http://en.wikipedia.org/wiki/Fugger
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fugger

- Henri Germain, fondateur du Crédit Lyonnais

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20 octobre 2012

LM historiens : Inquiéter les certitudes

 

Après le Libé des géographes, Le Monde des historiens.


Parmi les articles à lire dans le journal ou sur le web :

- Inquiéter les certitudes
entretien avec Romain Bertrand
http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/10/18/romain-bertrand-inquieter-les-certitudes_1777056_3260.html

- La France est une invention
Joël Cornette et Johann Chapoutot

Joël Cornette : « nous, historiens, nous écrivons toujours pour le présent. L'histoire, même si elle parle du passé, est toujours contemporaine. On n'écrit pas l'histoire en 2012 comme on l'écrivait en 1950. Et cette plasticité incroyable du regard historique apparaît, je crois, dans chacun de nos treize volumes. Et elle justifie pleinement les deux entreprises, qui sont une offre de vérités au pluriel : il n'existe pas une façon mais plusieurs d'aborder l'histoire de France. Cette pluralité est une réponse à ceux qui présentent la nation française comme une vérité univoque, prédestinée de toute éternité. Nous, au contraire, nous privilégions les débats, nous proposons des hypothèses, nous travaillons avec les doutes ».

Johann Chapoutot : « nous sommes aux antipodes d'un roman national repris en choeur par une quantité de polémistes professionnels dont la naïveté, réelle ou feinte, est lassante. Au contraire, nous, notre raison de vivre, c'est l'interrogation permanente ».
http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/10/18/joel-cornette-et-johann-chapoutot-la-france-est-une-invention_1777065_3260.html


- Alain Corbin, Le paysan, le bon grain et l'ivraie
http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/10/18/le-paysan-le-bon-grain-et-l-ivraie_1777055_3260.html


- Samuel Leturcq, Comment le paysan devint un héros
http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/10/18/comment-le-paysan-devint-un-heros_1777069_3260.html


- Patrick Boucheron, Quand l'historien dépasse les bornes
http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/10/18/quand-l-historien-depasse-les-bornes_1777062_3260.html


- Antoine Lilti, Au miroir d'Alexandre (Pierre Briant, Alexandre des Lumières)
http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/10/18/au-miroir-d-alexandre_1777067_3260.html


- Le goût de l'anarchive
http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/10/18/le-gout-de-l-anarchive_1777054_3260.html


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16 octobre 2012

Telerama : P. Boucheron et l'histoire enseignée

 

L’enseignement de l'histoire aujourd’hui
Patrick Boucheron répond aux questions de Gilles Heuré (Télérama 3275 - 20.10.2012)
A venir en ligne sur http://www.telerama.fr/idees/

extraits :
« … le retour à la chronologie n'est pas l'alpha et l'omega de l'enseignement de l'histoire... la nostalgie du Petit Lavisse est toujours mauvaise conseillère ».

L'histoire du monde au XVe et le cours en classe ?
« Je ne veux pas imposer des pratiques universitaires au secondaire mais ne je ne veux pas non plus me désintéresser de la façon de faire passer quelque chose des avancées de la recherche ».

le 2e page, mise en ligne tempo
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/tr-boucheron.jpg

Le Petit Lavisse est souvent pris pour cible. On peut comme ce site web en dénoncer le chauvinisme en 1919. 
Olivier Loubes rappelle que ce n'était pas le seul manuel utilisé, ni le plus vendu à certaines dates. Il montre, à travers six exemples, l'évolution de la pensée des auteurs.  Lavisse, l'instituteur national, dans 1500 ans d'histoires de France, L'Histoire, coll n° 44, jt-sept 2009
http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/03/10/20592929.html


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20 juin 2012

Froisser la frise du temps

 
Patrick Boucheron : Apologie pour une histoire inquiète


Entretien en 3 temps
sur le site http://www.nonfiction.fr/ :
1 - L'urbain et le politique (1/3)
http://www.nonfiction.fr/boucheron-13
2 - Espace, temps, identités : continuités historiques et entretemps (2/3)
http://www.nonfiction.fr/boucheron-23
3 - Histoire, arts, littérature (3/3) - à paraître le 26 juin 2012


Extraits :
L'urbain et le politique (1/3)

«  Il n’est pas simple par exemple, dans la pratique enseignante, de s’opposer à une tradition romantique retravaillée par l’historiographie libérale puis marxiste qui instaure une coupure entre l’histoire de la ville et l’histoire rurale. Marc Bloch disait par exemple qu’au troisième siècle de notre ère, l’érection des murailles isolant la civitas (désignant désormais la cité fortifiée seulement) de ses campagnes séparait l’Antiquité du Moyen Âge. Evidemment, dans cette perspective, faire l’histoire des villes au Moyen Age, ce n’est pas tout-à-fait faire de l’histoire du Moyen Age : c’est faire l’histoire d’un lieu qui s’en extrait, où s’inventerait quelque chose de nouveau. Je n’y crois pas, mais il faut bien reconnaître que cette idée est tenace. Elle est en tout cas fortement enracinée, y compris dans l’enseignement supérieur où il faut expliquer aux étudiants qu’une des spécificités du Moyen Age qu’ils imaginent souvent comme rural et chevaleresque, c’est d’avoir été le grand moment de création des villes et d’invention d’une grande civilisation urbaine, même si elle reposait sur des bases fondamentalement différentes de celles de la cité antique. En quoi l’étaient-elle ? Précisément dans l’indistinction des grandes catégories de l’économique, du politique, du religieux, etc. dont vous parlez. C’est cela, fondamentalement, qui change. Ce qu’on appelle le Moyen Age est aussi le moment où toutes ces catégories n’ont pas le sens séparé qu’on leur donne aujourd’hui ».

... ce qui reste aujourd’hui des communes italiennes … c’est le centrovico monumental.. « Mais paradoxalement, ce qui caractérise le pouvoir communal italien est presque l’inverse de ce qui se donne à voir aujourd’hui de son héritage édilitaire. C’est la dissémination du pouvoir. Un pouvoir qui n’est pas du tout polarisé mais fondamentalement polycentrique … »


Espace, temps, identités : continuités historiques et entretemps (2/3)

« … les Francs de Clovis portent le nom des Francs du IIIe siècle, mais ne sont pas nécessairement en continuité ni biologique ni territoriale avec eux. Il y a dans l’histoire des peuples barbares une appropriation des noms de peuples qui ne suit pas nécessairement les parcours ou les invasions, et donc qui n’implique pas d’héritage ou de migrations. L’histoire fléchée, celle de nos cartes scolaires qui sont zébrées de part en part et que je décris dans L’entretemps, est une manière de dessiner des continuités là où il n’y en a pas. D’où l’attention aux plis, aux discontinuités… L’historien n’est pas là pour jardiner le petit lopin des racines et des identités. Il doit au contraire trancher, creuser, et montrer qu’au cœur de nos vies travaillent des discontinuités, des plis, des inquiétudes… »


Froisser la frise du temps :  « Cela veut dire, simplement, refuser une histoire orientée d’une seule manière irréversible, dans laquelle Rome succède à Athènes, puis les nouvelles Rome à Rome, mais où tous les chemins mènent à Rome (quel proverbe hideux, quand on y songe) et où l’histoire file en abandonnant derrière elle les espaces qui ont simplement connu leur quart d’heure de célébrité warholienne, et sur lesquels on ne reviendra pas. Athènes, dans les manuels scolaires, n’existe qu’au temps de Périclès, d’abord comme un présage, et après comme un remords. Mais Athènes, c’est toujours intéressant, à chaque époque, même aux moments faibles, y compris aujourd’hui : on voit que la manière dont les Grecs tentent d’affronter la crise économique et politique terrible qu’ils subissent est certes travaillée par l’héritage fantasmé de la Grèce ancienne, mais aussi, et surtout, par l’histoire de l’inachèvement de l’État au XIXe siècle ».

Lire enfin la distinction  entre la grammaire des civilisations selon Braudel et les histoires connectées, une histoire en devenir qui suscite de l’envie dans le grand public (Subrahmanyam, Brook, Bertrand)

La 3eme partie sera à lire en ligne le 26 juin

boucheron

Patrick Boucheron
source : Fayard, éditeur de l'Histoire du monde au XVe siècle - 2009


Cet entretien fait partie d'une double série consacrée à l'histoire :

(1ère série) L’histoire publique – L’enjeu de la mémoire
http://www.nonfiction.fr/lhistoire_maintenant

1.    Figures historiques, événements mémorables : entretien avec François Dosse
2.    "L’histoire est une matière d’endoctrinement" : entretien avec Olivier Lévy-Dumoulin
3.    Une historienne dans la cité : entretien avec Annette Wieviorka
4.    Les usages publics du passé en perspectives : entretien avec Sabina Loriga, Isabelle Ullern et Olivier Abel,
5.    Mille ans de mémoires : entretien avec Nicolas Offenstadt (1)

(2e série) Histoire : Épistémologie
http://www.nonfiction.fr/histoire__epistemologie

1.    Questionner, dialoguer, faire de l’histoire : entretien avec Nicolas Offenstadt (2)
2.    Le murmure des sans voix : entretien avec Arlette Farge
3.    Apologie pour une histoire inquiète : entretien avec Patrick Boucheron


Wikipedia liste les publications de Patrick Boucheron : http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Boucheron
Les liens guident vers un entretien publié par Histoire pour tous

La page de Paris I n'indique que les textes en accès ouvert, et utilise une syntaxe bien compliquée.


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13 mai 2012

Léonard de Vinci

 

La Fabrique du 7 au 10 mai 2012, Semaine consacrée à Léonard de Vinci
http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire
http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-leonard-de-vinci-14-2012-05-07

Léonard révinventé
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-07.05.2012-ITEMA_20366319-0.mp3
Disséquer la Sainte Anne de Léonard
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-08.05.2012-ITEMA_20366741-0.mp3
Léonard, homme de guerre
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-09.05.2012-ITEMA_20367037-0.mp3
Léonard, le courtisan
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-10.05.2012-ITEMA_20367351-0.mp3

entendu dans la première émission
« La Renaissance, une tyrannie de l'œil »

Chaque époque découvre ou invente son Léonard.
Son élève Francesco Melzi compila des textes pour tenter de reconstituer le Traité de la Peinture que Léonard de Vinci avait projeté toute sa vie d'écrire. Une édition incomplète par Raphaël du Fresne parut en 1651, en italien, puis en français, avec des illustrations de Nicolas Poussin.
http://www.bldd.fr/Store/

Le XVIIe en fait un peintre au goût du jour
Le romantisme en fait le prophète de la modernité,
l'âge industriel veut voir en lui le précurseur de l'avion, de l'auto, du char.
Bill Gates a acheté le codex et en a fait la matière de ses premiers cédéroms.
aujourd'hui, Léonard serait écologiste (manger léger avec Léonard, faire du commerce équitable avec Léonard...)


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21 mars 2012

Les trois philosophes

 

3philosophes

Giorgione, Les 3 philosophes, 1508-09
Oil on canvas, 124 x 145 cm
Kunsthistorisches Museum, Vienna - Web Gallery of Art
source : http://www.wga.hu/art/g/giorgion/various/threephi.jpg

Giorgio Barbarelli ou Zorzi da Vedelago ou da Castelfranco, dit Giorgione (1477 - 1510)
Giorgione, une biographie - Web Gallery of Art
L'oeuvre : portraits, la Tempête, sujets religieux, autres sujets (The Three Ages, The Three Philosophers) - WGA
Giorgione dans Wikipedia IT : La Maniera Moderna - La Venere dormiente - Wikipedia FR : la Tempête

Les trois philosophes
(avec détails) dans Wikimedia Commons - autres oeuvres dans Commons
Trois philosophes : « Trois hommes d'âge différent, qui méditent, qui commentent et espèrent ».
Aristote, Averroès, l'humaniste ?

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Giorgione, Les trois philosophes (détail) : l'équerre et le compas - WGA

3philosophes-3

Giorgione, Les trois philosophes (détail) - le manuscrit - WGA


Patrick Boucheron, L'énigme des trois philosophes - L'Histoire n°373

Il était l'invité des Nouveaux chemins, sur F-Culture, mardi 20 mars (vers la 49e mn)
http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4406607

Il vient de publier L'entretemps, Conversations sur l'histoire, chez Verdier

lentretemps

source : éditions Verdier

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01 décembre 2010

MHF - P Boucheron - F Mitterrand

La Fabrique (01/12/2010) avec le "débat" Boucheron - Mitterrand est en ligne au format mp3.
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-01.12.2010-ITEMA_20255707-0.mp3

La forme rejoint le constat fait par Alain Garrigou :
L'historien de métier vise la vérité, l'avocat vise l'intérêt de son client, et le politicien cherche les arguments efficaces pour son camp.
http://observatoire-des-sondages.org/

2 exemples ce matin :
vers la 24e, PB cite JP Rioux.
commentaire instantané de FM : "vous voyez bien que DES historiens défendent le projet"

à la fin de l'émission,
PB cite Thomas W. GAEHTGENS, Le musée historique de Versailles (dans Les lieux de mémoire) :  « une représentation de l'histoire soumise à l'ordre du jour politique ne peut que passer de mode »

FM réplique en citant ... P Boucheron (Léonard et Machiavel) sur « la manière qu'ont les hommes de forcer le cours des choses »... « Vous verrez, Patrick Boucheron, vous viendrez à la maison ... »


entendu, à la volée :

vers la 14e mn :
PB - le dernier rapport, celui de JF Hébert est plus ouvert, plus prudent (que celui d'H Lemoine], il tient compte des résistances...
FM - non, il tient compte de ce que dit le ministre

16e : Le conseil scientifique. Qui ? Pour faire quoi ?
29e : une douzaine de personnes, annonce de sa composition avant le 10 janvier 2011

21e - FM - des pétitions, il y en a partout, tout le temps...

27e - à l'origine de cette Maison de l'histoire de France, il y a la vision de l'âme de la France (Max Gallo) face à celle de la construction d'un roman national (Pierre Nora, Le lieux de mémoire)

33e : Le lieu, un choix annoncé par le fait du prince - les Archives nationales
20 000 m2 sont libérés par la construction de Pierrefitte, 10 à 12 000 sont prévus pour la MHF (Maison de l'Histoire est l'expression le plus souvent utilisée dans l'émission)

40e - PB : la RGPP et les exigences de rentabilité à très court terme... Versailles devient une Marie-Antoinetteland...
Le ministre a affirmé que les archives échappaient à la RGPP et aux réductions d'effectifs (37e mn) ; mais les Archives souffrent et ne sont pas suffisamment valorisées ; leur autonomie sera préservée...

41e -  9 musées : Les Eyzies, St Germain en Laye, Cluny, Ecouen, Pau, Fontainebleau, Les Invalides, La Malmaison, Compiègne. Quoi de commun ? des musées du XIXe ? (cf Louis-Philippe et Versailles...).
PB évoque les allers et retours des ministres entre Versailles et le Palais Royal (allusion à Albanel et Aillagon)

47e PB - Faire l'histoire du monde n'est pas mieux en soi que faire l'histoire de France. Dans les ceux cas, ce sont des constructions. L'histoire est une observation méthodique des situations, dans l'inquiétude de celui qui pose le regard sur elles. Si elle doit conforter nos certitudes, nos identités, nos appartenances, je ne suis pas. Si elle réussit à questionner, inquiéter, troubler, critiquer, alors oui je suis preneur.
FM a plusieurs fois pris ses distances avec une histoire étroitement hexagonale ; l'histoire nationale doit prendre place en lien constant avec l'histoire mondiale.

50e - PB - L'Etat est prédateur de ses propres collections.
FM - L'Etat donne à voir ce qui est mal vu... il y a une certaine perte de la chrono ; il faut une galerie chronologique
(avec le trône de Dagobert  ? PB : j'aime le tutu, j'aime le trône, j'aime le Moyen-Age)

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