05 juillet 2016

F. Douglass, discours du 5 juillet 1852

 

douglass-oration-1852

On July 5, 1852, Douglass delivered an address to the ladies of the Rochester Anti-Slavery Sewing Society
http://www.lib.rochester.edu/IN/RBSCP/Frederick_Douglass/ATTACHMENTS/Douglass_Fifth_of_July_Speech.pdf


This speech eventually became known as « What, to the Slave, is the 4th of July ? »
version intégrale du discours
http://clioweb.free.fr/dossiers/colonial/douglass-5jt1852.pdf


Douglass décrit la contradiction colossale entre les principes affirmés en 1776 et l'existence de l'esclavage aux USA en 1852. Il dénonce la responsabilité des religieux dans la légitimation d'une réalité indigne d'un pays se prétendant civilisé.

« Douglass delivered a scathing attack on the hypocrisy of a nation celebrating freedom and independence with speeches, parades and platitudes, while, within its borders, nearly four million humans were being kept as slaves » - The History Place
http://tinyurl.com/douglass-5july-goo
http://en.wikipedia.org/wiki/What_to_a_slave_is_the_4th_of_July ?



Extraits :
« The rich inheritance of justice, liberty, prosperity and independence, bequeathed by your fathers, is shared by you, not by me. The sunlight that brought life and healing to you, has brought stripes and death to me. This Fourth [of] July is yours, not mine »

« What, to the American slave, is your 4th of July ? I answer: a day that reveals to him, more than all other days in the year, the gross injustice and cruelly to which he is the constant victim. To him, your celebration is a sham; your boasted liberty, an unholy license; your national greatness, swelling vanity; your sounds of rejoicing are empty and heartless; your denunciations of tyrants, brass fronted impudence; your shouts of liberty and equality, hollow mockery; your prayers and hymns, your sermons and thanksgivings, with all your religious parade, and solemnity, are, to him, mere bombast, fraud, deception, impiety, and hypocrisy - a thin veil to cover up crimes which would disgrace a nation of savages ».

« Que représente pour l'esclave américain votre 4 Juillet? Voici ma réponse: un jour qui lui montre, plus que tout autre jour de l'année, l'injustice flagrante et la cruauté dont il est en permanence victime. Pour lui, votre célébration est une imposture, la liberté dont vous vous targuez une licence impie, votre grandeur nationale la boursouflure de la vanité. Vos cris de joie sont creux et cruels, votre dénonciation des tyrans une impudence effrontée, vos cris de liberté et d'égalité un vain simulacre, vos prières et vos hymnes, vos sermons et vos actions de grâce, tout votre étalage de religion et vos solennités, ne sont pour lui que fanfaronnade, fraude, tromperie, impiété et hypocrisie – mince voile destiné à dissimuler des crimes qui feraient honte à une nation de sauvages.
 Il n'y a pas sur Terre de nation coupable de pratiques plus choquantes et plus sanglantes que ne l'est le peuple des États-Unis à cet instant même.

Allez partout où vous pourrez, cherchez où vous voulez, parcourez toutes les monarchies et tous les despotismes de l'Ancien Monde, traversez toute l'Amérique du Sud, faites l'inventaire de toutes les injustices, et lorsque vous en aurez fini, placez vos découvertes en regard des pratiques quotidiennes de cette nation, et vous verrez qu'en matière de barbarie répugnante et d'hypocrisie éhontée, l'Amérique est sans rivale ».


Frederick Douglass, "Que signifie le 4 juillet pour l'esclave ?", 5 juillet 1852,
in Frederick Douglass et Henri David Thoreau, De l'esclavage en Amérique, Paris, Edition Rue d'Ulm, 2006
http://www.lesmemoiresdesesclavages.com/livret8.html


« The American Church is not only indifferent to the wrongs of die slave, it actually takes sides with the oppressors ».
« The Church of this country is guilty, when viewed in connection with what it is doing to uphold slavery; but it is superlatively guilty when viewed in connection with its ability to abolish slavery ».
« the anti-slavery movement in this country will cease to be an anti-church movement,
when the church of this country shall assume a favorable, instead or a hostile position towards that movement »
« There are exceptions, and I thank God that there are ».


« Now, take the constitution according to its plain reading, and I defy the presentation of a single pro-slavery clause in it.
On the other hand it will be found to contain principles and purposes, entirely hostile to the existence of slavery.
I have detained my audience entirely too long already. At some future period I will gladly avail myself of an
opportunity to give this subject a full and fair discussion ».

« Allow me to say, in conclusion, notwithstanding the dark picture I have this day presented
of the state of the nation, I do not despair of this country ».

 douglass-1856

Frederick Douglass (1818-1895)
émission Une vie une oeuvre, 19.12.2015
http://tinyurl.com/clio-douglass

 

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03 janvier 2016

Frederick Douglass (1818-1895)

 

douglass-1856

Frederick Douglass en 1856 - source en.wikipedia.org


- Frederick Douglass, le lion d’Anacostia
(1818-1895) 19.12.2015
http://www.franceculture.fr/emission-une-vie-une-oeuvre-1
http://www.franceculture.fr/emission-une-vie-une-oeuvre-frederick-douglass-le-lion-d-anacostia-1818-1895-2015-12-19


- « What, to the Slave, is the 4th of July ? »
On July 5, 1852
, Douglass delivered an address to the ladies of the Rochester Anti-Slavery Sewing Society
(le 5 juillet, pas le 4 juillet)
http://www.lib.rochester.edu/IN/RBSCP/Frederick_Douglass/ATTACHMENTS/Douglass_Fifth_of_July_Speech.pdf

Le texte intégral en pdf :

http://clioweb.free.fr/dossiers/colonial/douglass-5jt1852.pdf
05.07.2016, extraits
http://clioweb.canalblog.com/archives/2016/07/05/34050738.html

Douglass décrit la contradiction colossale entre les principes affirmés en 1776 et l'existence de l'esclavage aux USA en 1852. Il dénonce la responsabilité des religieux dans la légitimation d'une réalité indigne d'un pays se prétendant civilisé.
« Douglass delivered a scathing attack on the hypocrisy of a nation celebrating freedom and independence with speeches, parades and platitudes, while, within its borders, nearly four million humans were being kept as slaves » - The History Place
http://tinyurl.com/douglass-5july-goo


Né en 1817 d’une mère esclave et d’un maître blanc, Douglass connaît vingt années d’esclavage, sur une plantation d’abord, puis en ville, à Baltimore ; il parvient à s’échapper. Surdoué, ayant appris à lire et à écrire, Douglass raconte la violence dont il fut victime. Il donne des conférences très remarquées car il est un orateur exceptionnel. Rapidement, il s’engage en politique auprès des Républicains et conseille Lincoln pendant la guerre de sécession. Il fonde trois journaux, dirige une banque réservée aux esclaves affranchis, s’enrichit, fait faillite...  un self-made man américain jusqu’au bout des ongles, irascible et génial
Il épouse Anne Murray (elle décède en 1882), puis Helen Pitts (1888-1903) en 1884 (elle a pour ancêtres John et Priscilla Alden arrivés en Amérique sur le Mayflower)

http://en.wikipedia.org/wiki/Frederick_Douglass
http://fr.wikipedia.org/wiki/Frederick_Douglass


Agnès Derail : La couleur est une construction, une énorme falsification qui tente de masquer un édifice inique (cf. la "couleur" attribuée à Obama).
On voit ceci déjà déconstruit chez Douglass.

Elle évoque
La Tragédie de Pudd’nhead Wilson et la comédie des deux jumeaux extraordinaires (The Tragedy of Pudd’nhead Wilson and The Comedy Those Extraordinary Twins) est un roman de Mark Twain publié en novembre 1894
Roxana, jeune esclave métisse (un seizième de sang noir) élève et nourrit deux garçons blondinet, le sien et celui de son maître, Percy Driscoll, frère du juge du tribunal du comté. At the beginning of Pudd'nhead Wilson, when the two babies, one "white" and one "black," are born, they are virtually indistinguishable to everybody but Roxana.
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Trag%C3%A9die_de_Pudd%E2%80%99nhead_Wilson_et_la_com%C3%A9die_des_deux_jumeaux_extraordinaires
http://www.eden.rutgers.edu/~c350445/kotake4.html


3 versions de son autobiographie
Vie de Frédéric Douglass esclave américain (A Narrative of the Life of Frederick Douglass, an American Slave) (1845), Internet Archive
The Heroic Slave. Autographs for Freedom. Ed. Julia Griffiths, Boston: Jewett and Company, 1853. p. 174–239.
My Bondage and My Freedom (1855)
Life and Times of Frederick Douglass (1881, revised 1892)

Frederick Douglass, Mémoires d'un esclave. Seconde édition revue et corrigée, Montréal 2007
CR Patrick Cotelette, http://lectures.revues.org/6123


des sites web proposés par F-Culture :
http://www.frederick-douglass-heritage.org/
http://www.loc.gov/collection/frederick-douglass-papers/
http://www.nps.gov/museum/exhibits/frdo/index.html
http://esclavesenamerique.org/auteurs/


Normand Baillargeon, conférence sur Frederick Douglass 02.2009
http://nbaillargeon.blogspot.fr/2009/02/conference-sur-rederick-douglass.html
Normand Baillargeon, Hommage à  Frederick Douglass, 18.12.2013
http://voir.ca/normand-baillargeon/2013/02/18/hommage-a-frederick-douglass/

 

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