21 juillet 2011

Robespierre et Sparte


Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, sur le plan des idées politiques, Lacédémone devance largement Athènes et fait presque jeu égal avec Rome.
Pour Robespierre « Sparte brille comme un éclair dans des ténèbres immenses ». Il trouve à Sparte la vertu, l'égalité, la soumission à la loi, la dévotion à la patrie ou la régénération du citoyen grâce à l’éducation.
Saint-Just, l’ami fidèle, considère lui que « le monde est vide depuis les Romains ». La réaction thermidorienne et le développement de la pensée libérale enterre les lois de Lycurgue. « Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte, déjà Napoléon perçait sous Bonaparte » écrit plus tard Victor Hugo.

A la fin du XIXe, Sparte revient dans le champ de la pensée politique, du fait de l'extrême droite, en Allemagne et en France.

La note 7 mentionne les travaux sur la référence de la Révolution à l'Antiquité, grecque ou romaine.

Maxime Rosso, Les références à Sparte dans les discours et la politique de Robespierre de 1789 à Thermidor, AHRF juillet-sept 2007. http://ahrf.revues.org/11210 

.
Annales historiques de la Révolution française
- Les numéros plus récents sont en accès restreint et payant.
http://ahrf.revues.org/

.
robespierre

source :  Wikimedia Commons
Anonyme, Maximilien Robespierre, vers 1790, Musée Carnavalet
 

Posté par clioweb à 09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,