27 octobre 2010

Retraites, capitalisation et famille

Sevriena, l’entreprise sarkozyste de démolition des retraites. Thierry Brun, Politis 16/10/2010
http://www.politis.fr/Sevriena-l-entreprise-sarkozyste,11865.html

La loi en cours contient quelques articles destinés à booster la retraite par capitalisation... Le groupe Malakoff et de Médéric dirigé par GS mise gros sur l’adoption de la réforme. Il a récemment créé avec la CNP (CA 31,5 Mds d’euros en 2007) une société au nom de Sevriena pour tirer profit de la retraite par capitalisation...

- Le Clan Sarkozy pille les retraites !
Roberto Fiorini cite Mediapart - ttp://robertofiorini.blog4ever.com/

- une compilation sur un site d'Attac (?)
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/retraites-famille.htm

- La retraite rêvée,  Rue 89  03/03/2010

 

 

Posté par clioweb à 08:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


26 octobre 2010

Blois 2010 : Robert Badinter

Lors de la conférence de clôture, à voir et à écouter en différé, Robert Badinter a insisté sur les bonnes relations entre les magistrats et les historiens.

Il a réaffirmé la liberté de l'historien, le respect de sa liberté de recherche. Il n'appartient pas au magistrat de se substituer à l'historien, ni de trancher un différend entre historiens (motifs changé par une cour d’appel à propos d’un procès touchant au négationnisme). En général, en cas de poursuite, la bonne foi de l'historien est volontiers reconnue. Avec une exception : Zeev Sternhell n'a pas eu ce bonheur face à un académicien (Jouvenel) en 1984.

Plusieurs facteurs ont modifié les rapports entre magistrats et historiens en France depuis 1945.
- l'introduction de la catégorie du crime contre l'humanité
- le vote de l'imprescriptibilité en 1964
- le passage du culte des héros à l’accent mis sur le sort des victimes.
- Dans les années 1980, les avocats des victimes ont pu engager des procédures sur des faits qui n'avaient pas été jugés et se constituer en partie civile. Dans ces procès, la justice avait à juger des faits anciens ; elle a fait appel au concours des historiens. Leur faire prêter, à l’audience, le serment du témoin (dire la vérité, toute la vérité) est une absurdité. Le doute scientifique est un élément central du métier d’historien. On aurait dû se contenter de les faire intervenir en experts, en « amis de la cour ».
Leur présence d’historiens au procès Papon a entraîné des débats vifs entre historiens de métier.

La période de Vichy a été très riche en crimes divers ; beaucoup ont été jugés après 1945. Mais du fait de cette évolution, c'est la complicité de génocide qui l'a emporté sur tous les autres aspects, en France et plus encore à l'étranger.

Robert Badinter attribue le statut des juifs à la folie xénophobe et antisémite d'Allibert, le garde des sceaux. Il estime que tous ceux qui vivaient en France en octobre 1940 avaient bien d'autres urgences (occupation, vie quotidienne, prisonniers...). Or, ajoute RB, sans minorer l'étendue des crimes et de la complicité de Vichy, c'est en France que le plus grand nombre de juifs a été sauvé du génocide. Pas à cause de Pétain ou de Laval, mais « grâce à l'immense réseau de protection discrète et invisible qui a permis aux familles traquées d'échapper à la déportation. Je ne leur dirai jamais assez ma reconnaissance »
49e : il dit sa reconnaissance à tous ceux qui lui ont permis de survivre à Cognin, un village de Savoie.
http://www.la-vie-nouvelle.fr/actualite/Le-message-d-avenir-de-Robert-Badinter-2024.html

A mesure que se révélait l'horreur du génocide, on assiste au passage du révisionnisme au négationnisme. La négation du génocide devient insupportable à tous ceux dont les familles ont été victimes de l'entreprise hitlérienne de destruction. D'où le vote de la loi Gayssot. Dans cette loi, la poursuite ne porte pas sur la négation du génocide, mais sur le rejet du jugement de Nuremberg, le rejet de l'autorité de la chose jugée.

La loi de 2005 a soulevé de très vives protestations.
Ce n'est pas au législateur de dire et d'écrire l'histoire.
La dernière mission parlementaire a fortement déconseillé le recours à de nouvelles lois mémorielles ou compassionnelles.

Lire également le dossier RVH dans la Nouvelle République , même si la promotion du journal et la politique politicienne occupent parfois plus de place que l'histoire.

Posté par clioweb à 10:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Les géographes français et la 2 GM

« À l’épreuve de la seconde guerre mondiale : géographes et géographie française »,
L'EHGO organise une seconde journée d'étude sur ce thème
le Mardi 9 novembre 2010 à l'Université Paris Diderot (salle des thèses)
http://calenda.revues.org/nouvelle17760.html
beauguittelaurent (at) parisgeo.cnrs [point] fr

En 2009, 2 thèmes ont été traités :
« Écrire et publier sous surveillance » ;
« Hors des frontières » (Jean Gottmann exilé aux USA, Pierre Deffontaines et ses liens avec les géographes espagnols.
http://clioweb.free.fr/debats/geo-vichy.htm

En 2010 deux nouveaux thèmes seront abordés :
- Les parcours, en France ou à l’étranger, de géographes français durant cette période.
- "La deuxième demi-journée a une prétention plus exploratoire et cherche à mettre en évidence tant les actions relatives à ce qui deviendra après-guerre l’aménagement du territoire que les questions historiographiques et épistémologiques liées aux (dis)continuités observables au cours et de part et d’autre de la période".

Posté par clioweb à 07:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

25 octobre 2010

Blois 2010 en vidéo

Comme les années précédentes, plusieurs tables rondes de la Halle aux Grains sont disponibles sur le site Canal C2. Une initiative appréciée par tous ceux qui n'ont pas pu faire le déplacement de Blois, et ceux qui ont fait la queue sans pouvoir assister aux tables rondes faute de place.  http://www.canalc2.tv/video.asp?idvideo=10044 - liste en colonne de gauche

- La conférence de clôture
Robert Badinter décrit l'évolution des relations entre historiens et magistrats depuis 1945. Il montre comment dans le procès des dirigeants de Vichy, le passage des poursuites pour trahison et entente avec l'ennemi à des procès au nom de la complicité de crime comme l'humanité a changé le regard sur le régime de Vichy. Il évoque aussi les débats entre historiens quant à la participation à ces procès (notamment celui de Papon).

- De l’amnistie à l’imprescriptible, faut-il oublier les crimes ?
Philippe Bilger, Claude Gauvard, Henry Rousso, Maurice Sartre, Laurent Theis

- Etats faillis, défi humanitaire ou menace stratégique ?
Pascal Boniface, Rony Brauman, François Grunewald, Vincent Hugeux, Serge Michaïlof

- L’injustice de la justice, la conférence de Michel Onfray

D'autres sont attendues, comme " Enseigner le droit et la justice ".
Les tables rondes de l'IUT ont été filmées. Peut-être seront-elles mises aussi en ligne.

Lire « L'injustice de la justice par le grisant Michel Onfray »  un article de la Nouvelle République (17/10/2010)

.
- France-Culture. Le lien vers les archives semble revenu ce week-end.   L'interface semi-graphique ne permet d'afficher que 10 titres par page à la différence de l'ancienne qui permettait de balayer  d'un seul coup tous les titres d'une année. Hier une version provisoire affichait encore 50 titres par page.

Pour La Fabrique, on peut remonter jusqu'en 2006 (au lieu de 2004 dans l'interface précédente) mais sans accès aux fichiers audio bien entendu. Lu dans la version temporaire :   "Se répète toutes les semaines tous les Lundi et tous les Mardi et tous les Mercredi et tous les Jeudi et tous les Vendredi jusqu'au Je Juil 21 2011"

.
- Les retours du dimanche
La République des "casseurs",  sur le mouvement social, sa sociologie, et les discours de l'exécutif et des médias.
avec Fabien Jobard, politiste
http://www.franceculture.com/emission-les-retours-du-dimanche.html-0
en mp3, http://media.radiofrance-podcast.net/

Posté par clioweb à 10:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

24 octobre 2010

Le point de fusion des retraites

phynance

un billet de Frédéric Lordon sur la perversité intrinsèque du capitalisme financiarisé
- blog La pompe à phynance (23/10/2010)

Au sommaire :
Une " réforme ", mais pour qui ?
Organisation de la décote et capitalisation rampante
Une riche idée : financiariser les retraites en pleine crise financière !
L'ultime verrou de la financiarisation
Sur-fusion, révolution ?

Extraits :
« L’emprise de la finance a rendu la vie de beaucoup de salariés odieuse. Comme si ça n’était pas suffisant, la capitalisation rampante en fera de même avec celle des pensionnés. La finance renflouée aux frais du public, fauteuse de récession, commanditaire de l’austérité, aussi arrogante que toujours, bonus en bandoulière, attend confiante la chute du pactole des retraites. Est-ce que par hasard ça ne commencerait pas à faire un peu beaucoup ? »

« Ce printemps n’a-t-il pas vu l’opinion britannique s’insurger des pénalités dont le gouvernement étasunien a menacé BP ? C’est qu’en effet le cumul des amendes anticipées et des coûts de nettoyage du Golfe du Mexique a divisé par deux le cours de l’action BP… à la très grande fureur des retraités anglais loin des flaques de mazout – car BP est un poids lourd de l’indice Footsie et l’un des plus importants supports des pensions britanniques ! Sous le prétexte bien fondé des retraites capitalisées, les entreprises n’ont donc plus guère de mouron à se faire : elles peuvent exploiter tout leur saoul, polluer autant qu’elles veulent et pactiser avec n’importe quelle junte… »

« S’ils allaient y voir de plus près, les pauvres pensionnés britanniques en auraient les yeux qui dégringolent des orbites à découvrir les proportions phénoménales dans lesquelles se sucrent les principaux gestionnaires de leurs fonds, le pompon revenant à HSBC qui pour 40 années de versements mensuels de 200£, soit un total de 120.000£ (96.000£ plus les avantages fiscaux) se sert sans mollir une commission de… 99.900£, soit un modeste 80% »

« Quelques décennies d’apprentissage ont enseigné aux libéraux la contre-productivité de la « prise de front ». Désormais bien établie, la stratégie de la paupérisation préalable et délibérée des services publics (lato sensu) se montre autrement plus efficace puisqu’il n’est en effet pas de plus sûr moyen de jeter les usagers dans les bras des opérateurs privés que d’avoir auparavant méthodiquement dégradé les prestations des opérateurs publics. Après le service de l’emploi, le transport ferroviaire, la poste, bientôt l’éducation et puis la santé, la retraite n’échappe pas à cette unité de vue stratégique »

« Le capital, dont Marx rappelait qu’il était incapable de résister à l’appel de « ses intérêts les plus bornés et les plus malpropres », s’est donné avec NS le fondé de pouvoir le plus visible, le plus caricatural et le plus détestable – quand le choix de nos amènes socialistes étaient d’une bien meilleure rationalité stratégique de long terme : ceux-là n’ont-ils pas fait avancer la cause du capital dans une parfaite tranquillité au seul prix d’avoir à trémoler régulièrement « justice sociale » et « égalité » entre deux trains de déréglementation (et ne s’offrent-ils pas d’ailleurs à reprendre du service sur le même mode exactement) ? Mais voilà où mène l’hubris des possédants : à tout vouloir ils risquent aussi de tout perdre ».

La pompe à phynance (23/10/2010)

.
- A lire également, Pourquoi les jeunes sont dans la rue - Mediapart 24/10/2010 
un entretien de Sylvain Bourmeau avec la politiste Camille Hamidi (Lyon 2) rappelle que les oppositions sommaires mises en scène par le pouvoir et les médias dominants (lycéens et casseurs) caricaturent une réalité sociale autrement plus riche et plus complexe.
 

Posté par clioweb à 09:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


Tea Party, une vague de fond ?

Denis Lacorne , Tea Party, une vague de fond - Le Monde Opinions 18/10/20

Extraits :
La mouvement ultraconservateur de la Tea Party est un appel à la rébellion contre l’Etat fédéral. « cette réappropriation d'un passé lointain lancée à tout hasard par Rick Santelli, un journaliste passablement énervé, fut habilement saisi par des militants conservateurs, proches du Parti républicain, qui décidèrent d'utiliser le label de la Tea Party pour signaler leur colère [contre Obama] et contre l'establishment washingtonien ».

« Les plus extrémistes prônent la privatisation du retrait des aides aux chômeurs, la suppression de toute progressivité fiscale, l'abandon du plan de relance voté par le Congrès, la fermeture des ministères de l'éducation et de l'énergie, bref, un chacun pour soi généralisé… »

« Les candidats de la Tea Party sont des amateurs qui ignorent tout de la langue de bois, à leurs risques et périls…
Christine O'Donnell, comme Sarah Palin, s'exprime avec spontanéité sur tout et n'importe quoi, sans faire preuve du moindre recul critique. D'où ces affirmations recueillies par la presse : il faut interdire la masturbation parce que c'est une forme d'adultère ; la preuve que Darwin a tort : on ne voit pas de singes se transformer en êtres humains ; les préservatifs sont inutiles : ils ne protègent pas contre les maladies sexuellement transmissibles ; des scientifiques ont créé des souris qui fonctionnent avec des cerveaux humains...
A force de trop en dire ou de démentir des propos réellement tenus dans le passé, Mme O'Donnell devient la risée des médias, ce qui diminue ses chances de succès lors des élections de novembre ».

« Barack Obama est ainsi décrit comme le traître par excellence, celui qui a rompu avec les Pères fondateurs. Ses origines, disait Glenn Beck, le 28 août sur Fox News, sont celles de tous les progressistes de gauche : "C'est 1848, Karl Marx, le socialisme !" »

Les militants de la Tea Party sont soutenus par des fondations privées comme Citizens for a Private Economy, Americans for Tax Reform, Regular Folks United, Americans for Prosperity ou FreedomWorks. Ces fondations, financées par des partisans de l'ultralibéralisme - comme les milliardaires du Kansas, les frères David et Charles Koch -, utilisent tout le savoir-faire de vieux professionnels de la politique.

Les électeurs américains sauront-ils surmonter « cette maladie infantile de l'ultraconservatisme que le grand historien Richard Hofstadter qualifiait jadis de style paranoïaque en politique américaine » ?

Posté par clioweb à 08:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]

expos : Lénine, Staline et la musique

expos :

- Gérôme, le peintre qui maudissait l'art moderne
La rétrospective au Musée d'Orsay, jusqu'au 23 janvier 2011 - Le Monde culture

.
- Lénine, Staline et la musique
Cité de la Musique, du 12 octobre 2010 au 16 janvier 2011
http://www.cite-musique.fr/minisites/1010_lenine/index.htm
.
Le dossier de presse  (24 pages) est à télécharger  à l'adresse
http://www.citedelamusique.fr/pdf/dp_presse/101004_lenine-staline-musique.pdf

La Fabrique du 18/10/2010 avec Pascal Huynh et Nicolas Werth
http://www.franceculture.com/player?p=reecoute-2948001#reecoute-2948001
La version en mp3 semble foireuse
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-18.10.2010-ITEMA_20247925-0.mp3

« Lénine, Staline et la musique », le choix d'une expo pédagogique - une page web de France-Culture


chagall_violoniste

source : dossier de presse, Cité de la musique


 Au sommaire du dossier de presse :
* Utopies
-- Vers la révolution d'Octobre
  La Russie et les avant-gardes
  Effervescence musicale

-- L'art et la révolution
  La création musicale révolutionnaire
  Hymnes et éducation
  création musicale savante
  protagonistes du renouveau musical
  le courant machiniste
  le voyage en URSS de Prokofiev

-- Révolutions scéniques
  spectacles vivants
  victoire sur le soleil
  l'opéra-studio de Léningrad
  Chostakovitch, le nez
  Meyrehold et la musique
  spectacles révolutionnaires
  mystères et poèmes synthétiques
  vers le réalisme socialiste

** Réalisme socialiste
-- L'idéal soviétique
  La vitrine du régime
  musique légère et patriotique
  nouveaux canons officiels et création indépendante
  (Prokofiev, Chostakovitch, Khatchatourian)
  le rôle des interprètes
  œuvres encensées, œuvres condamnées
  thématiques du réalisme socialiste
   (sabotage industriel, sport, kolkhozes,
   folklore, jeunesse

-- la grande guerre patriotique
  l'identité russe
  les artistes et la guerre
  le blocus de Léningrad

-- Ennemis du peuple
  apothéose de Staline,
  le jdanovisme
  la culture musicale juive
  le goulag

leboulon

source : dossier de presse, Cité de la musique

Posté par clioweb à 06:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

23 octobre 2010

Stagiaire impossible

Appel national de l'AG des stagiaires d'île-de-France -
lu sur le blog du collectif Stagiaire impossible

« Réunis en assemblée générale ce Mercredi 20 Octobre 2010, les stagiaires du premier et du second degré des académies de Versailles, Paris, Créteil, réaffirment leur opposition à la réforme de la formation des enseignants.

Ils revendiquent :
- L’abrogation de la réforme de la formation
- Pas plus d’un tiers de temps de service devant les classes
- Un accompagnement pédagogique concret
- Des conditions claires de titularisation, harmonisées au niveau national
Ils dénoncent les pressions exercées par la hiérarchie à l’encontre des stagiaires.

Sur la base de ces revendications, ils appellent les stagiaires de toutes les académies à se réunir, et à discuter d’une amplification de la mobilisation. L’AG appelle à une manifestation nationale devant le ministère le 17 Novembre.
L’assemblée générale appelle également tous les collègues à soutenir ce mouvement ».

.
- Profs débutants et stagiaires impossibles ? Véronique Soulé, Libération

« Les beaux discours des ministres de l’Education et de l’Enseignement supérieur n’y peuvent rien. La réforme de la formation des enseignants (la suppression de la formation professionnelle en alternance) a été décidée d’abord et avant tout pour économiser 16 000 postes. Conçue à la hâte, elle est mal ficelée et décourageante pour les nouveaux profs.
Le Snes, majoritaire dans le secondaire, a encore dénoncé mercredi « le désastre » tandis que le Sgen-CFDT organisait des « carrefours d’accueil » pour les débutants. Pour beaucoup désormais, si ce n’est pas aujourd’hui, il faudra y revenir après 2012 »

Posté par clioweb à 11:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Retraites

- La France en grève, vue par un journal américain :

marseille_16102010

Combien de manifestants selon la police ? 200 ?

moiatonage

A ton âge je travaillais déjà
Moi, à ton âge, je travaillerai encore
http://www.boston.com/bigpicture/2010/10/france_on_strike.html

.
- « Diriger, c'est conduire un peuple avec son assentiment »
A l'heure du conflit social autour de la réforme des retraites, la philosophe Cynthia Fleury estime qu'il est urgent de réunir les différents acteurs publics pour orchestrer le compromis démocratique

« Comme l'explique très bien Pierre Rosanvallon, à la suite de Montesquieu, il y a une asymétrie de la souveraineté : une souveraineté positive, qui renvoie au Parlement et au gouvernement, et une souveraineté que certains disent négative, c'est-à-dire la rue, qui gouverne par son pouvoir de veto, son pouvoir de sanction.
Les démocraties adultes s'organisent différemment, surtout avec l'irruption des nouvelles technologies et la part croissante de la démocratie participative ».

« Mon travail consiste à réfléchir aux nouveaux outils de la régulation démocratique, à ces fabrications collectives de l'exemplarité. Que vise-t-on ? Pas " le pouvoir au peuple ", cher aux populistes, pas la tyrannie de la majorité, chère aux conservateurs, non, nous visons une fabrication collective, plurielle, de la raison publique et du pouvoir d'Etat ».

« Gouverner, ce n'est pas pratiquer l'autoritarisme. Pour cela, il y a les petits chefs, les petits tyrans qui n'ont rien à voir avec l'art de gouverner. Diriger, c'est conduire un peuple avec son assentiment ... »

«  ...Le renouveau du thatchérisme, posture politique ringarde, ridicule, vieille déjà, serait l'intelligence moderne de la démocratie ?? Je tombe des nues. C'est l'antithèse de la modernité démocratique ... ».
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/10/23/

 

Posté par clioweb à 10:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

22 octobre 2010

MHF : Un projet dangereux

- « ... La « Maison de l'histoire de France » dont Nicolas Sarkozy vient d'annoncer, dans son discours des Eyzies (prononcé en septembre), qu'elle doit prendre place aux Archives nationales est un projet dangereux ». Le Monde Opinions 22/10/2010

« Ce danger découle de trois options hautement contestables : celle d'une France étriquée, celle du discours rétrograde qui sous-tend la Maison de l'histoire de France, et enfin, celle résultant du lieu d'implantation... »

« ... N'y a-t-il pas d'autres lieux pour exposer l'histoire que les hôtels princiers, alors que tant d'espaces du travail rappelleraient plus aisément que l'histoire est aussi faite de vies minuscules, des hommes et des femmes ordinaires dont le quotidien et l'héritage légué à notre époque fut bien autre chose que la seule construction de l'Etat-nation et les souffrances imposées par l'histoire-bataille ? »

« Les soussignés appellent donc à la suspension de ce projet tant qu'il n'est pas repensé dans un esprit d'ouverture en prise avec une recherche historique de notre temps ».
Isabelle Backouche (EHESS),
Arlette Farge (EHESS),
Jacques Le Goff
Gérard Noiriel (EHESS),
Roger Chartier (Collège de France),
Daniel Roche (Collège de France)
Christophe Charle (université de Paris 1),
Nicolas Offenstadt (Paris 1)
Michèle Riot-Sarcey (université de Paris 8).

Dans la Fabrique, le dernier quart d'heure a été consacré  à ce sujet, avec la participation d' Isabelle Backouche et de Vincent Duclert (il a présenté à Blois son dernier ouvrage L'Avenir de l'histoire)
A podcaster et écouter au format mp3

.
- Jean-François Hebert (château de Fontainebleau) a livré son rapport :
Eléments de décision pour la Maison de l'Histoire de France

- Faut-il une «maison de l’histoire de France» ?,
Nicolas Offenstadt, Paris 1, Libération 09/10/2010

 

Posté par clioweb à 12:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,