23 novembre 2016

Lordon : La post-politique est un fantasme

 

phynance

Politique post-vérité ou journalisme post-politique ?
Frédéric Lordon, blog La pompe à phynance, 22.11.2016
http://blog.mondediplo.net/2016-11-22-Politique-post-verite-ou-journalisme-post
http://blog.mondediplo.net/


extraits :
« si l’élection de Trump a révélé « un problème avec les médias », ça n’est que très superficiellement de « ne pas l’avoir vue venir » : c’est plutôt d’avoir contribué à la produire ! »

« C’est dingue de se focaliser uniquement sur les médias »
Tout y est, et notamment que « la presse » ne se reconnaît aucune responsabilité depuis vingt ans dans la consolidation idéologique des structures du néolibéralisme, qu’elle n’a jamais réservé la parole à ceux qui en chantaient les bienfaits, qu’elle n’a jamais réduit à l’extrême-droite tout ce qui, à gauche, s’efforçait d’avertir de quelques inconvénients, de la possibilité d’en sortir aussi, qu’elle n’a jamais fait de l’idée de revenir sur le libre-échange généralisé une sorte de monstruosité morale, ni de celle de critiquer l’euro le recommencement des années trente, qu’elle n’a jamais pédagogisé la flexibilisation de tout, en premier lieu du marché du travail, bref qu’elle n’a jamais interdit, au nom de la « modernité », du « réalisme » et du « pragmatisme » réunis, toute expression d’alternative réelle, ni barré absolument l’horizon politique en donnant l’état des choses comme indépassable — oui, celui-là même qui produit de la Rust Belt dans tous les pays développés depuis deux décennies, et fatalement produira du Trump avec. Mais non, bien sûr, la presse n’a jamais fait ça.


On doit à Katharine Viner, éditorialiste au Guardian, les formidables bases philosophiques de la « post-vérité ». « Pour elle, les médias sociaux enferment leurs adhérents dans des « bulles de filtre »...  Ne serait-ce pas une description de la presse mainstream, qui ne se rend visiblement pas compte qu’elle n’a jamais été elle-même autre chose qu’une gigantesque bulle de filtre ! »

L’éditorialiste-de-la-vérité revendique le tutorat moral de la parole du peuple,  oppose aux dérives supposées la vertu assistée par le fact-checking, mais refuse toute question sur les causes de la situation et la réflexion sur d’autres politiques.


« Car voilà toute l’affaire : la post-politique est un fantasme. Elle est le profond désir du système intégré de la politique de gouvernement et des médias mainstream de déclarer forclos le temps de l’idéologie, c’est-à-dire le temps des choix, le désir d’en finir avec toutes ces absurdes discussions ignorantes de la « réalité », dont il nous est enjoint de comprendre que, elle, ne changera pas. Mais c’est le désir de ce système, et de ce système seulement. Pour son malheur, le peuple obtus continue, lui, de penser qu’il y a encore matière à discuter »

« Lorsque la gauche officielle, celle que lémédia accompagneront jusqu’à la décharge, devient à ce point de droite, qui peut s’étonner que la droite pour continuer d’avoir l’air de droite, c’est-à-dire différente de la gauche, n’ait d’autre solution que d’aller encore plus loin à droite, et que tout le paysage soit alors emporté d’un seul mouvement ? »

« Plutôt l’abîme [Trump, le FN] que la vraie gauche, voilà à la fin des fins le choix implicite, le choix de fait, de lémédia ».

 

02.12.2016 : nouvelle illustration de lémédia confondant démocratie et théâtre d'ombres :

moment-rosselin

http://twitter.com/rosselin/status/804739151614607360

 

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T : tribune de Christine Angot

 

angot-quotidien

Emission Quotidien 22.11.2016 vers la 10e minute

Christine Angot lit la tribune a publiée dans Libération 18.11.2016
http://tinyurl.com/tmc-quot-2211
http://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/videos/quotidien-premiere-partie-22-novembre-2016.html



La tribune dans Libération
http://www.liberation.fr/debats/2016/11/18/donald-par-christine-angot_1529378

« Dans les heures qui ont suivi l’élection, quelques incidents ont eu lieu.
A Durham, dans la nuit, sur un mur d’environ deux mètres de haut, une inscription a été taguée : «Black lives don’t matter and neither does your vote.» «La vie des Noirs n’a pas d’importance, votre vote non plus.»
En Caroline du Nord, un membre LGBT a trouvé inscrit sur sa voiture : «Can’t wait until your "mariage" is overturned by a real president. Gay families = burn in hell. Trump 2016.» «Vivement que votre "mariage" soit annulé par un vrai président. Famille homosexuelle = brûle en enfer. Trump 2016.»

Dans le Minnesota, au collège Maple Grove, des étudiants ont inscrit dans les toilettes : «Fuck Niggers, White only, Make America Great Again.» «On encule les Nègres, Réservé aux Blancs, Rendons à l’Amérique sa grandeur.»

Dans le Delaware, quatre hommes blancs, qui parlaient de l’élection, ont abordé une jeune fille dans une station essence, lui ont dit qu’ils étaient contents de ne plus avoir à faire avec les Noirs, et l’un d’eux lui a dit «How scared are you, you black bitch ?» «Alors t’as peur hein, saleté de pute noire ?» Puis «I should just kill you right now, you’re just a waste of air.» «Je devrais te tuer tout de suite, tu gaspilles de l’air.» Elle s’est effondrée en larmes, sur le sol. Et un autre a pointé une arme sur elle en lui disant «You’re lucky there’s witnessesses or else I’d shoot you right here.» «T’as de la chance qu’il y ait des témoins sinon je t’aurais tiré dessus tout de suite.»

A l’université de Louisiane, une étudiante a été bousculée par deux hommes qui portaient une casquette Donald Trump, sur laquelle était inscrit «Make America Great Again», elle est tombée par terre. Ils lui ont donné des coups de pied, ils lui ont adressé des gestes obscènes, puis ils ont dérobé son portefeuille. A l’université de San Diego, une étudiante musulmane a été attaquée par deux hommes qui parlaient de Donald Trump et des musulmans, ils lui ont volé son sac à dos, son porte-monnaie, ses clés de voiture, puis ils sont partis avec sa voiture.

Dans le Colorado, à Greeley, une jeune fille hispanique est arrivée dans sa classe, elle a été accueillie par des élèves qui lui criaient «You’re still there !» «T’es encore là !» Et ils ont crié sur ses pas pendant qu’elle faisait demi-tour «Trump 2016. Build the wall.» «Trump 2016. Construisons le mur.» Elle a dit que de sa vie elle n’avait jamais éprouvé une telle honte ni une telle colère.

A l’université de Louisiane, à Lafayette, une étudiante musulmane, qui marchait en ville, a été agressée par deux hommes blancs, dont l’un portait une casquette de baseball marquée «Trump», ils sortaient d’un immeuble, ils l’ont frappée avec un objet en métal, elle est tombée, ils ont continué à la taper en lui adressant des commentaires obscènes, puis ils lui ont arraché son voile et son portefeuille.

Au Texas, à Baylor University, une étudiante rentrait chez elle, à pied, elle marchait sur le trottoir, un homme l’a poussée pour qu’elle en descende, et il lui a dit «No Niggers allowed on the pavement.» «Trottoir interdit aux Noirs.» Elle était tellement choquée qu’elle n’a rien répondu.

Dans l’Indiana, à Bloomington, une femme noire a été insultée par des hommes blancs qui étaient dans un camion, ils ont accéléré dans sa direction, et ils ont crié par la vitre «Fuck you nigger bitch.» «Va te faire foutre sale pute noire.» Puis ils lui ont dit «Trump is going to deport you to Africa.» «Trump va te déporter en Afrique.» En trente-trois ans, elle a dit que c’était la première fois qu’elle faisait l’objet d’un racisme aussi flagrant.

A Bloomingdale, en Floride, une femme faisait son jogging, un passant lui a crié «Go back to Africa.» «Retourne en Afrique.»

Dans une école du Minnesota, un graffiti disait «Fuck Niggers - Whites only - White America - Trump». «On encule les Nègres/Réservé aux Blancs / Amérique blanche /Trump».

Tout ça n’empêche pas qu’en France les gens de droite nous disent que cette élection est logique, salutaire, voilà ce qui arrive quand on va trop loin dans le politiquement correct, et les gens de gauche qu’il fallait s’y attendre, que voilà ce qui arrive quand on n’entend pas la souffrance des déclassés. Ils nous disent, les uns comme les autres, qu’il faut respecter la force qui émane de la haine et de la bêtise, qu’il ne faut pas trop la titiller ni la contrarier, que sinon il ne faudra pas venir jouer les étonnés. Ils nous disent qu’il faut s’aplatir devant la bassesse et la flatter. Qu’elle représente une force, et que comme devant toutes les forces il faut plier. Et à l’adresse de ceux qui ne veulent pas plier ils ont une insulte toute trouvée «Fuck l’élite».

Cette chronique est assurée en alternance par Christine Angot, Thomas Clerc, Camille Laurens et Sylvain Prudhomme.

 

 

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NYC : une carte d'identité municipale

 

nyc-id-quotidien

 

IDNYC, une carte d'identité délivrée par la ville de New York, depuis janvier 2015
La ville est dirigée par Bill de Blasio, un maire démocrate.
http://en.wikipedia.org/wiki/City_identification_card


reportage dans l'émission Quotidien 22.11 vers la 6e mn
http://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/videos/quotidien-premiere-partie-22-novembre-2016.html

 

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22 novembre 2016

UK : Enseigner une économie pluraliste


Dans Courrier international 1359, la traduction d'un article
de David Pilling pour le Financial Times, 30.09.2016

Crash and Learn: should we change the way we teach economics ?
A growing student rebellion is challenging the decades-old academic consensus
http://www.ft.com/content/0dc9b416-8573-11e6-8897-2359a58ac7a5


extraits :
1 question d'exam en 1er cycle :
« The Econocracy reproduces a typical exam question set for undergraduates. “Consider a two-period economy in which the representative consumer maximises the lifetime utility function U (C1, C2) = u(C1) + ßu(C2), subject to the lifetime budget constraint (1 + t)C1 + C2/R = W, where 0 < ß < 1, W is the present value of after-tax lifetime income, t is the VAT tax rate and R = 1 + r, where r is the interest rate.” »

« In London, both Goldsmiths College and the University of Greenwich are offering courses with a pluralist bent. University College London is already teaching from the open-source “core” programme, which seeks to make economics more relevant to the real world. At Manchester, too, broader-based modules are being introduced, too late and still too narrow for the students who pushed for change back in 2012, but a breakthrough nonetheless. Post-Crash Economics itself has folded into Rethinking Economics, a registered charity that links more than 40 student groups pressing for curriculum changes in campuses from Italy to Canada and from China to Brazil. »

the Post-Crash Economics Society itself has folded into Rethinking Economics, a registered charity that links more than 40 student groups pressing for curriculum changes in campuses from Italy to Canada and from China to Brazil.
http://www.post-crasheconomics.com/
http://www.rethinkeconomics.org/


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21 novembre 2016

USA : Obama et son bilan

 

The Political Scene. Obama Reckons with a Trump Presidency -
Inside a stunned White House, the President considers his legacy and America’s future. David Remnick The NewYorker 28,11,2016
http://www.newyorker.com/magazine/2016/11/28/obama-reckons-with-a-trump-presidency


extraits d'un très long article (60 000 signes) du New Yorker

« Obama was “cautiously optimistic.”
There were reasons to be so. His Presidency, after all, had seemed poised for a satisfying close. As recently as early 2015, the Obama Administration had been in a funk. He had underestimated ISIS; Putin had annexed Crimea; Syria was a catastrophe. His relations with the Republicans in Congress, especially since the crushing 2014 midterms, were at an impasse. Then, in a single week in June, 2015: the Supreme Court ended years of legal assaults on Obamacare; the Court ruled in favor of marriage equality; and, at a funeral following the murder of nine congregants at a black church in Charleston, Obama gave a speech that captivated much of the country. Rather than focus on the race war that the killer had hoped to incite, he spoke of the “reservoir of goodness” in the living and the dead and ended by singing “Amazing Grace.”»

« A sense of energy and accomplishment filtered back into the Administration. Long before Election Day, books were being published about its legacy: an economy steered clear of a beckoning Depression, the rescue of the automobile industry, Wall Street reform, the banning of torture, the passage of Obamacare, marriage equality, and the Lily Ledbetter Fair Pay Act, the end of the war in Iraq, heavy investment in renewable-energy technologies, the appointment of Sonia Sotomayor and Elena Kagan to the Supreme Court, the killing of Osama bin Laden, the Iran nuclear deal, the opening of Cuba, the Paris agreement on climate change, two terms long on dignity and short on scandal. Obama’s approval ratings reached a new high. Clinton’s election as the first female President would complete the narrative, and Obama, his aides suggested, would be free to sit in the healing sun of Oahu and contemplate nothing more rigorous than the unrushed composition of a high-priced memoir. »

During the campaign, « Obama and his staff spoke to the networks and the major cable outlets, the major papers and the mainstream Web sites, and, in an attempt to find people “where they are,” forums such as Bill Maher’s and Samantha Bee’s late-night cable shows, and Marc Maron’s podcast. But they would never reach the collective readerships of Breitbart News, the Drudge Report, WND, Newsmax, InfoWars, and lesser-knowns like Western Journalism—not to mention the closed loop of peer-to-peer right-wing rumor-mongering.

« Until recently, religious institutions, academia, and media set out the parameters of acceptable discourse, and it ranged from the unthinkable to the radical to the acceptable to policy,” Simas said. “The continuum has changed. Had Donald Trump said the things he said during the campaign eight years ago—about banning Muslims, about Mexicans, about the disabled, about women - his Republican opponents, faith leaders, academia would have denounced him and there would be no way around those voices. Now, through Facebook and Twitter, you can get around them. There is social permission for this kind of discourse »

« What I’m suggesting is that the lens through which people understand politics and politicians is extraordinarily powerful. And Trump understands the new ecosystem, in which facts and truth don’t matter. You attract attention, rouse emotions, and then move on. You can surf those emotions. I’ve said it before, but if I watched Fox I wouldn’t vote for me!” »

« Perhaps the more acute personal sadness for White House staffers was the vision of Obama and Trump sitting side by side in the Oval Office. A President who fought with dignity to rescue the country from economic catastrophe and to press for progressive change—from marriage equality to the alleviation of climate change—was putting on a mask of generous equanimity for a visitor whom he had every good reason to despise, an ethically challenged real-estate brander who had launched his political career by promoting “birtherism,” and then ran a sexist and bigoted campaign to galvanize his base »

« ... The federal government is an aircraft carrier, it’s not a speedboat. And, if you need any evidence of that, think about how hard we worked over the last eight years with a very clear progressive agenda, with a majority in the House and in the Senate, and we accomplished as much domestically as any President since Lyndon Johnson in those first two years. But it was really hard. »

« Trump had triumphed in rural America by appealing to a ferment of anti-urban, anti-coastal feeling. And yet Obama dismissed the notion that the Republicans had captured the issue of inequality. “The Republicans don’t care about that issue,” he said. “There’s no pretense that anything that they’re putting forward, any congressional proposals that are going to come forward, will reduce inequality. . . . What I do concern myself with, and the Democratic Party is going to have to concern itself with, is the fact that the confluence of globalization and technology is making the gap between rich and poor, the mismatch in power between capital and labor, greater all the time. And that’s true globally ».

« Here was the hopeful vision of diversity and dignity that Obama had made his own, and hearing these words I couldn’t help remembering how he began his victory speech eight years ago. “If there is anyone out there who still doubts that America is a place where all things are possible,” he said, “tonight is your answer.” A very different answer arrived this Election Day. America is indeed a place where all things are possible: that is its greatest promise and, perhaps, its gravest peril ».

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Bazille, la jeunesse de l'impressionnisme

 

bazille-atelier

L'Atelier de Bazille (1870), huile sur toile, 98 × 128 cm, Paris, musée d'Orsay
http://fr.wikipedia.org/wiki/Frédéric_Bazille



Frédéric Bazille (1841-1870)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Frédéric_Bazille


- L’exposition Frédéric Bazille, la jeunesse de l’impressionnisme
Montpellier juin-oct 2016
http://museefabre.montpellier3m.fr/EXPOSITIONS/Frederic_Bazille_la_jeunesse_de_l_impressionnisme

Guide d'accrochage
http://museefabre.montpellier3m.fr/content/download/11143/86101/file/GUIDE_ACCROCHAGE_BAZILLE_160X160_PL_BD.pdf

Montpellier, Max Leenhardt, La peinture en Provence, Bazille, Paris et les impressionnistes, Le groupe Bazille, l'héritage dans la peinture contemporaine, paysages d'eau douce, paysages de mer


- Frédéric Bazille, la jeunesse de l’impressionnisme
expo Orsay 15.11.2016 - 05.03.2017
http://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/expositions/au-musee-dorsay/presentation-generale/article/frederic-bazille-44076.html?cHash=9f789d0e1c

Présentation détaillée
http://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/expositions/au-musee-dorsay/presentation-detaillee/article/frederic-bazille-44076.html
De Montpellier à Paris, sur le motif, amitiés d'atelier, trophées de chasse, Bazille et la musique, jeune fille au piano, Aigues-Mortes, Peindre des figures au soleil, le nu moderne, fleurs, peintre d'histoire, dessinateur, La gloire commence à peine

L'expo sera ensuite présentée à la National Gallery of Art, à Washington du 9 avril au 9 juillet 2017


rappel :
Frédéric Bazille (1841-1870)
http://clioweb.canalblog.com/archives/2016/08/29/34249187.html


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Subrahmanyam, L'Europe et l'Inde XVI-XVIIIe

 

L'Europe et l'Inde XVI-XVIIIe
cours de Sanjay Subrahmanyam, Collège de France
http://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france?p=4
http://www.college-de-france.fr/site/sanjay-subrahmanyam/


(1/6) diffusion par France-Culture du cours de 2015-2016
05.09.2016
Que savent les Européens de l’Inde en 1500 ?

2/6 Comment la représentation de l’Inde évolue-t-elle en Europe ?
Qu'est ce qui change avec l'arrivée des jésuites ?

3/6 Que pouvons-nous apprendre des collections consacrées à l’Inde au XVIIe siècle ?

4/6  L'Inde et l'Europe, le collectionneur, James Fraser par Sanjay Subrahmanyam
Que peut nous apprendre un collectionneur écossais qui « a su vraiment entrer dans la vie indienne » dans la 1re moitié du XVIIIe siècle ?

5/6 Entre conquête et représentation, 1750-1800
Comment un projet de conquête peut-il être aussi une façon de représenter l’Inde pour les Européens dans la 2e moitié du XVIIIe siècle ?

6/6 Quelle est la perception des Européens par les Indiens à l’époque moderne ?

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20 novembre 2016

Masha Gessen : Manuel de survie

 

nyrb-6rules-2016

 

Autocracy: Rules for Survival,
Masha Gessen, The NY Review of Books, 10.11.2016    
http://www.nybooks.com/daily/2016/11/10/trump-election-autocracy-rules-for-survival/

Rule #1: Believe the Autocrat. He means what he says.
Rule #2: Do not be taken in by small signs of normality...
Rule #3: Institutions will not save you.
Rule #4: Be outraged.
Rule #5: Don't make compromises.
Rule #6: Remember the future. Nothing lasts Forever.


USA - Manuel de survie pour les anti-Trump
Traduction par Guillaume Prodovnik (en ligne)
http://www.podrovnik.com/autocratie-les-regles-de-survie/
Traduction Courrier International, 18.11.2016 (abonnés)
http://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-manuel-de-survie-pour-les-anti-trump

Spécialiste du régime de Vladimir Poutine, Masha Gessen, la journaliste américaine d’origine russe,
dispense ses conseils pour préserver sa santé mentale et sa dignité sous un régime autocratique.

Règle n°1: Prenez au sérieux ce que dit l'autocrate. Il pense ce qu'il dit.
Règle n°2: Ne vous laissez pas berner et abuser par quelques signes de normalité
Règle n°3: Les institutions ne vous protégeront pas
Règle n°4: Soyez vigilants. Face à la normalisation prévisible, sachez vous indigner
Règle n°5: Ne faites aucun compromis
Règle n°6: Pensez à l'avenir. Rien ne dure éternellement.



gessen-wp

http://fr.wikipedia.org/wiki/Masha_Gessen

http://www.slate.com/authors.masha_gessen.html
http://www.slate.fr/source/50873/masha-gessen

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Grande Collecte Afrique-France

 

collecte-AfriqueFrance

archives, mémoire, transmission, histoires, souvenir...
parcours individuels ou travaux des historiens sur le temps des colonies ?



La Grande Collecte devient annuelle, du 18 au 20 novembre

- Le communiqué des archives :
« Collecter et de numériser des documents traitant des relations entre l’Afrique et la France du XIXe au XXe siècle. La Grande Collecte 2016 embrassera tous les aspects de cette communauté de destin : échanges commerciaux, scientifiques ou culturels, collaboration économique, colonisation et décolonisation, immigration, mais aussi événements politiques, militaires et diplomatiques. Les personnes ou les familles conservant des documents datant de cette époque, tels que des journaux intimes, des carnets, des correspondances, des photographies, des tracts ou des affiches, sont invitées à les faire connaître auprès des services partenaires afin de les sauver de l’oubli. L’opération permettra ainsi d’enrichir deux siècles d’histoire franco-africaine, en mettant en lumière l’action des populations civiles et la réalité des parcours individuels ».
http://www.lagrandecollecte.fr/lagrandecollecte/fr/theme2016
Serait-ce un retour discret de l'apport positif de la présence française Outre-Mer (loi du 23 février 2005) ?


- La CFDT-Culture interroge la nature de l’opération, le choix de la date, le choix du thème et celui du public visé.
« Peut-on à la fois affirmer qu’il n’y a plus de place pour les archives publiques et, en même temps, attirer des documents de toute sorte, d’un intérêt forcément inégal, disparates, dans un état de classement voire d’identification problématique ? »
http://www.cfdt-culture.org/wp/2016/07/archivesgrandecollecte2016/


- La Guerre du Cameroun. L’invention de la FrançAfrique
« Le Cameroun a été le laboratoire de la FrançAfrique » Le Monde 18.11.2016
Entretien avec trois historiens qui publient un ouvrage collectif sur la guerre totale et secrète
menée par la France au Cameroun dans les années 1950 et 1960.
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/18/le-cameroun-a-ete-le-laboratoire-de-la-francafrique_5033354_3212.html


cameroun

La Guerre du Cameroun. L’invention de la FrançAfrique,
de Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa,
préface d’Achille Mbembe, La Découverte 12 euros


cameroun-1901-1960

http://www.zum.de/whkmla/region/centrafrica/xcameroon.html

KamerunKarte1912

http://www.deutsche-schutzgebiete.de/webpages/Kamerun_Karte_1912.jpg

 

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19 novembre 2016

Roger Salengro (1880-1936)

 

 popu-19111936

 

Roger Salengro, victime de la calomnie, se suicidait il y a 80 ans
Camille Lestienne, Le Figaro 16.11.2016
Les archives du Figaro - Dans la nuit du 17 au 18 novembre 1936, Roger Salengro, ministre de l'Intérieur du gouvernement de Léon Blum, se donne la mort, épuisé par des semaines d'une campagne calomnieuse menée par l'extrême droite.
http://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2016/11/16/

Roger Salengro, un maire brisé par la calomnie
http://www.lavoixdunord.fr/75681/article/2016-11-18/roger-salengro-un-maire-brise-par-la-calomnie

 

salengro

Roger Salengro (1880-1936)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Salengro


En 1915, il est capturé par les Allemands alors qu’il rampe pour aller chercher
dans le no man's land le corps de son ami le sergent Demailly, tué la veille.
En 1918, il revient très affaibli par la captivité, notamment dans un camp disciplinaire en Prusse

En 1925, il devient maire de Lille (il succède à Gustave Delory), puis député SFIO en 1928.
En 1936, il devient ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Léon Blum.
C'est lui qui annonce la signature des accords Matignon en juin 1936 et qui présente la loi sur la dissolution des ligues, le 18 juin 1936.
http://clioweb.canalblog.com/archives/2016/06/08/33931220.html
http://clioweb.canalblog.com/tag/frontpopulaire


En juillet, L’Action française et Gringoire, deux journaux d’extrême droite lancent contre lui une campagne de calomnies et l’accusent d’avoir déserté.

Le 18 novembre 1936, il met fin à ses jours.

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