26 mai 2017

27 mai 2017 : Journée de la Résistance

JNR2017

Journée nationale de la Résistance : 27 mai 2017

Cercle d'étude de la déportation et de la shoah
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article530

 

Samedi 27 mai 2017, 16 h00, rassemblement à devant le 48, rue du Four

Mardi 30 mai 2017, jardin du Luxembourg, 16 H
Cérémonie en hommage aux lycéens et étudiants Résistants morts pour la France

 

mrn-jnr2017

http://www.musee-resistance.com/wp-content/uploads/2017/04/JNR-2017-3-volets.pdf


Centre socio culturel

12 rue Censier - 5e - du 15 mai au 3 juin
Exposition de l’ACER « Les brigades internationales de l’Espagne à la Résistance »

Nouveau Patronage Laïque Jules Vallès
72 avenue Félix Faure - 15e
- du 3 au 30 mai - Exposition du Musée de Châteaubriant
« La négation de l’Homme dans les camps nazis 1933-1945 »

Bourse du travail, Salle Eugène et Germaine Hénaff
29, boulevard du Temple - 3e - MERCREDI 31 mai
Rencontre-débat sur le thème « Force et modernité des valeurs de la Résistance »
avec
Robert Endewelt, Georges Duffau-Epstein, et Charles Riondet

Exposition de l’association Ceux de Rawa-Ruska et leurs amis
« STALAG 325 ».

Centre Culturel Auguste Dobel du CRE RATP
9 rue Philidor - 20e
Exposition du MRN « La Résistance dans les transports parisiens ».


http://fr-fr.facebook.com/Journ%C3%A9e-nationale-de-la-R%C3%A9sistance-1563103140629638/

 

 

comité parisien

Comité Parisien de Libération :
de gauche à droite : Armand Meynial-Obadia (secrétaire), Albert Rigal (PCF), Léo Hamon (Ceux de la Résistance),
Henri Rol-Tanguy ( Cdt FFI de la Région parisienne), André Carrel (Front national de lutte et pour la libération et l’indépendance de la France),
Roger Deniau (Libération Nord), André Tollet (Président du CPL, union des syndicats), Marie Hélène Lefaucheux (OCM) et Georges Marrane (PCF) - Collection MRN

 

 

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La Commune 1871-1971



Commune_colloque1971

Le programme du colloque du centenaire - archives privées UH

 



La Commune de 1871.
Actes du colloque universitaire pour la commémoration du centenaire

Le mouvement social 1972-2
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5621229g/f363.image
cliquer à gauche pour lire la table des matières

liste des auteurs : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56175790/texteBrut

table des matières :

L'EVENEMENT DE 1871.

I) Tradition et création dans le mouvement révolutionnaire français au XIXe siècle.
L'An II, par Albert Soboul 15
1848, par R. Gossez 33
1871, par Jacques Rougerie 49

II) Problèmes de sources.
Etude critique du rapport Appert, essai de "contre-rapport", par Jean Maitron 95

III) Province.
Les Communes provinciales, propositions pour une étude, par Maurice Moissonnier 123


LA COMMUNE ET LE PROBLEME DE L'ETAT
Pouvoir, Pouvoirs, Etat en 1871?, par Jean Bruhat 157
L'avis du sociologue, Etat ou Non-Etat?, par Henri Lefebvre 173
La Commune de Paris dans les ouvrages de Lénine postérieurs à octobre 1917, par V. Kumanyov 191

ECHOS, INTERPRETATIONS, LEGENDE.
La Commune comme symbole et comme exemple, par Georges Haupt 205
La Commune et les peuples slaves, par V.A. Diakov 247
Echos de la Commune de Paris dans la presse arménienne, par A. Ioanissian 260
La Commune de Paris et la société géorgienne, par I. Tabagua 263

LA TRADITION CULTURELLE DE LA COMMUNE EN FRANCE AU XIXe SIECLE.
Roman, Théâtre et Chanson: Quelle Commune?, par Madeleine Rebérioux 273
La Commune et le roman français, par A. Roche et G. Delfau 293

Censure, théâtre et Commune (1871-1914), par J. Parrain 327
Conclusion générale de Monsieur le professeur Ernest Labrousse

 

 

commune-coll-1971

La Commune de 1871 : colloque universitaire pour la commémoration du centenaire,
tenu à Paris les 21, 22 et 23 mai 1971 : Actes - Les éditions ouvrières, 1972

 

La Commune, Le mythe et le fait, Jeanne Gaillard Annales ESC 1973
« Une révolution est vivante tant qu'elle est considérée avec l'esprit de famille »
http://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1973_num_28_3_293384

La Commune de 1871. Colloque de Paris (mai 1971) [compte-rendu]
Revue belge de philologie et d'histoire Année 1976 Volume 54 Numéro 1 p. 282
http://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1976_num_54_1_5558_t1_0282_0000_2


colloque de Narbonne, 24-26 mars 2011 ;
Jacques Rougerie, Regards sur la Commune de 1871 en France. Nouvelles approches et perspectives.
http://www.commune-rougerie.fr/mise-en-perspective,fr,8,88.cfm

Rougerie mentionne :
Le Quillec, Bibliographie critique de la Commune de Paris 1871, 2è édi., La Boutique de l’Histoire, 2006, 649 p.
Guide des sources de la Commune de Paris et du mouvement communaliste 1864-1880, t. 1, Documentation française, 2007

 

rappel : http://clioweb.canalblog.com/tag/commune

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25 mai 2017

La fabrique de la géo urbaine radicale

 

Cécile Gintrac, « La fabrique de la géographie urbaine critique et radicale », EchoGéo 39 | 2017
http://echogeo.revues.org/14901


- L’apport des sciences studies pour étudier la science en action
- Passer des courants de pensée aux communautés épistémiques

- Trois groupes se réclamant de la géographie urbaine critique
    Le GESP (Grupo de Estudos sobre São Paulo) un groupe de recherche marxiste-lefebvrien
    INURA (International Network for Urban Research and Action) : un altermondialisme urbain
    Kritische Geographie Berlin, la géographie critique hors les murs de l’université

- Redessiner la géographie critique urbaine
  . L’ancrage normatif des déclarations d’intention
  . Les fondements théoriques communs
  . Les savoirs produits
  . Transdisciplinarités
  . Contre le productivisme universitaire, pour des pratiques collectives
  . Un engagement politique à géométrie variable
- Conclusion


« Les groupes de géographie critique ... restent indéniablement peu visibles à l’échelle internationale »

« La géographie critique urbaine présente bel et bien un socle commun : un ancrage normatif assumé, des référentiels théoriques communs (Harvey, Lefebvre, Smith, Soja), une grille d’analyse de la ville centrée sur les formes de domination et le souci de penser l’engagement et les conditions de production de la recherche ».

Das cette science en train de se faire apparaît « un véritable souci réflexif et collectif du positionnement : quel engagement ? Quelle modalité de production de la recherche ? Quelle éthique de recherche ? La structure en groupe de recherche auto-organisé permet de poser ces questions, même si cela ne garantit pas toujours de trouver des réponses définitives ».


également sur le web

Villes contestées : pour une géographie critique de l’urbain,
Cécile Gintrac et Matthieu Giroud, Les Prairies ordinaires 2014
http://cybergeo.revues.org/26826

Villes contestées rencontre avec les auteurs 20.01.2015
http://cafe-geo.net/villes-contestees/

Occupy Gezi à Istanbul, Cécile Gintrac, 06.2013
de la contestation de l’urbanisme néolibéral à celle d’un Etat sécuritaire
http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/357/files/2013/06/Istanbul-1.pdf


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24 mai 2017

Th Pesquet : Cities from space

 

 

pesquet-4villes

cities from space : Paris Le Havre
                                  San Diego Venise


Photos mises en ligne par Thomas Pesquet et son équipe,
http://thomaspesquet.esa.int/

Thomas Pesquet,  album « Cities from space », Flickr
144 photos au 25 mai 2017
http://www.flickr.com/photos/thom_astro/albums/72157680054921404

La liste des photos en ordre alphabétique
(penser à zoomer pour obtenir 1 meilleure définition)
http://clioweb.free.fr/images/pesquet/flickr22.htm

les photos dans l'ordre de l'album Flickr (via PL)
http://clioweb.free.fr/images/pesquet/flickr2.htm


- Thomas Pesquet,  album 
« France »
95 photos / 25 mai 2017
http://www.flickr.com/photos/thom_astro/albums/72157678307919346
une sélection France (50 photos)
http://www.flickr.com/photos/149093907@N06/galleries/72157674580897534/

La liste des photos en ordre alphabétique
(penser à zoomer pour obtenir 1 meilleure définition)
http://clioweb.free.fr/images/pesquet/flickr11.htm

dans l'ordre de l'album Flickr (via PL)
http://clioweb.free.fr/images/pesquet/flickr1.htm

61 photos sur une carte :
http://www.francetvinfo.fr/sciences/espace/thomas-pesquet/carte

 

Twitter : http://twitter.com/Thom_astro/

Paris
http://twitter.com/search?l=&q=Paris%20from%3AThom_astro&src=typd
12 déc
31 déc
11 février Oleg grand paris
8 avril
20 avril : http://www.flickr.com/photos/thom_astro/34106127281/

1mai
http://twitter.com/search?l=&q=Paris%20from%3AThom_astro&src=typd
22 mai, sans nuages
http://pbs.twimg.com/media/DAbDpUFWAAItxvO.jpg


New York 7 mai
http://twitter.com/search?l=&q=New%20York%20from%3AThom_astro&src=typd

San Francisco 10 mai
http://twitter.com/search?l=&q=%22san%20francisco%22%20from%3AThom_astro&src=typd

Le Caire :
http://twitter.com/search?l=&q=Cairo%20from%3AThom_astro&src=typd

 

pesquet-cities

Thomas Pesquet, photos depuis l'ISS - La réponse de Google images peut varier lors d'une autre recherche

dans cette copie d'écran,  Varsovie  Porto  Lyon  Cannes  Rome  Acapulco
Kiev  Cannes  Dublin  Palerme  Hendaye  Genève
Mumbai  Paris  New Delhi  Cologne  Homs  St-Jean-de-Luz  Stockholm
Biarritz  Venise  Larnaca  Prague  Rome  Denver  San Diego
http://clioweb.free.fr/images/pesquet/flickr22.htm


 
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23 mai 2017

Un passeport vers la précarité

 

« Aujourd’hui, en France, même le diplôme universitaire le plus élevé est un passeport vers la précarité »

Collectif des docteurs sans poste  Le Monde 18.05.2017  http://lemde.fr/2rOxR18
http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/18/aujourd-hui-en-france-meme-le-diplome-universitaire-le-plus-eleve-est-un-passeport-vers-la-precarite_5129776_3232.html



Dans une tribune au « Monde », un collectif regroupant deux cents titulaires du plus haut diplôme français dénonce la précarité à laquelle ils sont voués, faute de postes dans le secteur public, mais aussi dans le privé.


« Si vous vouliez trouver du travail, c’est un BTS qu’il fallait faire, pas une thèse. » Cette phrase a été adressée à l’un d’entre nous par sa conseillère Pôle emploi : elle figure parmi les témoignages collectés sur le site Doc en stock, destiné à rendre visible la précarité subie par des milliers de titulaires d’un doctorat privés d’emploi stable.

Selon le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Cereq), le taux de chômage des docteur.e.s avoisine aujourd’hui 10 %. C’est trois fois plus qu’en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis, qui forment pourtant davantage de docteur.e.s que la France. Nous souffrons surtout de l’incertitude liée à notre situation : une récente note d’information ministérielle souligne que moins d’un.e docteur.e sur deux dispose d’un poste fixe dans les cinq ans suivant sa soutenance de thèse.

Si l’enseignement supérieur et la recherche demeurent la « voie royale » aux yeux de beaucoup de docteur.e.s, elle ressemble à un parcours du combattant. Malgré des besoins en hausse dans les universités en raison de l’augmentation du nombre d’étudiant.e.s, les recrutements de titulaires ont baissé de près d’un quart en dix ans.

Manque de transparence
Alors qu’on dénombre dans chaque discipline des dizaines de candidats légitimes pour chaque poste, le manque de transparence des processus de recrutement suscite l’amertume de nombreux postulants : critères de sélection informels, faible durée des auditions, absence d’information ou d’explication des décisions, etc.

Pour consolider notre expérience tout en subvenant à nos besoins, nous assumons malgré tout une grande partie des activités académiques. Les mieux lotis décrochent des contrats de recherche (post-doc), dont la durée (d’un mois à trois ans) et les conditions d’emploi sont très variables, et les modalités d’attribution souvent discrétionnaires.

Côté enseignement, c’est pire : il faut avoir un travail pour travailler à l’université ! Une fois docteur.e.s, nous devons justifier d’un autre employeur pour espérer faire des « vacations » : des cours payés à la tâche avec plusieurs mois de décalage et qui n’ouvrent pas droit à des allocations-chômage. Les universités se délestent ainsi des cotisations sociales, tandis que ces revenus sont imposables.

Pour avoir le droit d’exercer notre métier, nous sommes nombreux à occuper en parallèle un emploi « alimentaire » sans rapport avec nos qualifications, ou à créer une microentreprise, paravent gestionnaire qui fait reposer sur nous le poids des charges administratives et fiscales. L’ubérisation de l’université est déjà bien avancée !


Atomisation
Ces situations peuvent durer des années. L’âge moyen du recrutement s’élève à 34 ans, environ cinq ans après la soutenance de thèse (laquelle a souvent déjà pris autant de temps). Durant cette période, nous écrivons gratuitement des articles et participons à des colloques – souvent à nos frais – pour espérer accéder à un poste de titulaire. Ce système ne peut se perpétuer que par la mise en concurrence et l’atomisation des conditions de travail, qui créent de la précarité à tous les niveaux, sous couvert « d’autonomie des universités ». Quant à celles et ceux d’entre nous qui s’orientent vers d’autres secteurs, ils se heurtent à un cruel manque de reconnaissance.

Dans la fonction publique, il n’existe pratiquement pas de voies d’accès réservées aux titulaires d’un doctorat. Ce type de recrutement, pourtant encouragé par la loi, se heurte à la frilosité des administrations et des grands corps de l’Etat. A quoi bon disposer d’un diplôme de niveau bac +8 s’il faut encore prendre une année supplémentaire, sans revenu, pour passer des concours auxquels d’autres se préparent en master ? Forts de leur goût pour l’enseignement, de nombreux docteur.e.s passent néanmoins le capes ou l’agrégation, mais ce choix suppose de renoncer à la recherche.

Le doctorat n’est malheureusement pas mieux reconnu dans le secteur privé. D’après le rapport 2014 sur « l’état de l’emploi scientifique en France » [du ministère de l’enseignement supérieur], les nombreux postes consacrés à la recherche au sein des entreprises sont majoritairement occupés par des diplômé.e.s d’écoles d’ingénieurs (55 %) ou des titulaires d’un master universitaire (16 %) plutôt que par des docteur.e.s (12 %).


Argent et compétence gâchés
Pendant que les entreprises nous négligent, le montant du crédit d’impôt recherche dont elles bénéficient a quintuplé en dix ans, pour atteindre près de 6 milliards. Deux fois le budget total du CNRS. Sans parler du détournement massif par certaines grandes entreprises de cette niche fiscale, censée encourager leurs dépenses de recherche & développement. Autant d’argent et de compétences gâchés. En France, seul un.e docteur.e sur quatre est employé.e dans le secteur privé, contre un.e sur trois aux Etats-Unis. Confrontés à l’absence de débouchés professionnels, nous sommes de plus en plus nombreux à être contraints de nous expatrier.

Ce tableau noir, c’est la vie quotidienne de toute une génération de docteur.e.s à l’avenir en suspens, avec tout ce que l’absence de contrat stable implique comme difficultés pour se loger ou pour fonder une famille, à souvent plus de 30 ans.

Ces situations ont des causes structurelles, dont nous ne sommes pas les seules victimes : baisse des moyens consacrés aux services publics, dérégulation du marché de l’emploi, multiplication des contrats temporaires sans couverture sociale…

L’université subit elle aussi les conséquences des réformes néolibérales qui produisent de la misère et détruisent le lien social. Aujourd’hui, en France, même le diplôme universitaire le plus élevé est un passeport vers la précarité ».

Envoyer un message au collectif  : docsansposte@precairesesr.fr

 

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Pierre Laborie sur l'événement

 

« L’événement, c’est ce qui advient à ce qui est advenu... »
Entretien avec Pierre Laborie par Pascale Goetschel  et Chrtistophe Granger, Sociétés et représentations, 2011
http://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2011-2-page-167.htm

 

« L’événement n’est pas réductible à ses données factuelles, aussi indispensables soient-elles à établir » .
« L’événement n’est pas seulement « ce qui arrive »,  c’est aussi ce qui se passe après et sur ce qui vient de se passer ».
« L’événement n’est pas simplement ce qui advient mais ce qui advient à ce qui est advenu »

« Certains événements existent plus par ce qu’ils deviennent que par ce qu’ils ont été dans le temps même de leur existence manifeste, matérialisée et datée. Certains, d’ailleurs, semblent ne jamais devoir finir ».

Dans cet entretien de 2011, Pierre Laborie aborde les modes de construction de l’événement, et tout spécialement sur les phénomènes de réception, les imaginaires sociaux et l’imbrication des temporalités qui en forment les principaux ressorts. Il évoque trois statuts de l’événement et deux manières de faire de l’histoire : avec ou sans acteurs sociaux ?

extrait :

1944, les Français et la Résistance

« En 1944, il y a eu, indiscutablement, un phénomène d’identification collective à l’idée de Résistance et à ce qu’elle représentait dans le contexte précis de la Libération. Ensuite, par un glissement banal mais loin d’être innocent, on a prêté au phénomène une signification autre. On est passé de l’identification symbolique à une prétention d’une autre nature : des Français qui se reconnaissaient en 1944 dans la Résistance pour de multiples raisons compréhensibles, en raison de ce qu’ils venaient de vivre et de subir, on a fait des Français qui se pensaient, se disaient et se revendiquaient résistants. Affirmation caricaturale venue en droite ligne de l’extrême droite nostalgique de Vichy et qui constituait un des thèmes favoris de ses sarcasmes.

Dans l’explication de la brève identification collective à la Résistance, le rapport au futur fournit une des clés. Par opposition à Vichy, tourné vers le passé, la Résistance apportait un ton et des paroles neuves, une possibilité d’imaginer l’« à-venir » autrement. Les jours heureux du programme du CNR participent de cette construction du futur, de la part du rêve, d’une illusion lyrique proche de celle de l’été 1936. À l’inverse, l’explication habituelle, pseudo-psychologisante, cherche les raisons de cette identification dans les zones d’ombre du passé et dans le refus de les assumer. Elle avance que l’appropriation de la Résistance par les Français, une fois libérés, se situe aux limites de l’imposture, qu’elle visait surtout à faire oublier les cadavres dans les placards, à effacer le sentiment de honte, à se donner facilement bonne conscience ».

Construction et réception de l’événement, XXe siècle
Pierre Laborie et Ariette Farge, EHESS 2001-2002
http://annuaire-ehess.revues.org/15579



Pierre-Laborie-actu

Pierre Laborie, source Côté Toulouse

 

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22 mai 2017

Les femmes et le monde des Annales

 

Natalie Zemon Davis, « Les femmes et le monde des Annales »,
Tracés. Revue de Sciences humaines  32 | 2017
http://traces.revues.org/6902

résumé :

Cet essai analyse le rôle marginalisé des femmes dans les études historiennes des Annales de la première génération, en commençant par le travail de l’ethnographe et historienne juive autrichienne Lucie Varga et l’aide non rémunérée de Suzanne Dognon-Febvre et de Simone Vidal-Bloch.

Il explore ensuite la formation supérieure et les carrières des femmes qui avaient un lien avec les Annales depuis leur fondation en 1929 jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale : les deux autrices qui y ont publié des articles – Varga et Thérèse Sclafert, spécialistes d’histoire économique –, les autrices des ouvrages recensés ou des recensions – Yvonne Bézard, histoire économique, Marie-Louise Sjœstedt, linguistique, Germaine Rouillard, égyptologie – sans oublier Eugénie Droz, spécialiste de la Renaissance, éditrice d’un livre de Febvre.

L’École pratique des hautes études se révèle pour ces femmes un cadre accueillant pour l’acquisition de formation supérieure, sans conduire à un poste universitaire. Elles suivent des trajectoires professionnelles de bibliothécaire, d’archiviste, d’éditrice ou d’enseignante pour les élèves de Sèvres. Le texte se conclut sur une réflexion sur le tribut intellectuel payé dans leur travail respectivement par Lucien Febvre et Franck Borkenau à leurs épouses, Varga et Dognon.

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21 mai 2017

La Commune 20-21 mai 2017

 

samedi 20 mai 2017 14 h 30
La montée au Mur des Fédérés
entrée Père-Lachaise rue Rondeaux
http://www.commune1871.org


8771

Mur des Fédérés - 20 mai 2017 - photo NM - UH

 

murfederes-20052017

Mur des Fédérés - 20 mai 2017 - photo NM - UH

 

8787

Mur des Fédérés - 20 mai 2017 - photo NM - UH


+ photos Pierre Rambault - facebook

 

commune-mur-2011

La Commune comme espérance - Ami(e)s de la Commune photo 2011


- La montée au Mur des fédérés 2017
Mathilde Larrere, tweets 20 mai 2017, 10h01
http://twitter.com/LarrereMathilde/status/865839935588364288

http://twitter.com/LarrereMathilde/status/865912275798040577

L'ile des pins, Nlle Calédonie
http://twitter.com/UrssafPDL/status/865885923598372864



Mathilde Larrère, Storify
Place à la Commune ! 10.03.2016
http://storify.com/LarrereMathilde/vers-la-commune-avant-le-18-mars

18 Mars 1871 Place à la Commune - 18.03.2016
https://storify.com/LarrereMathilde/18-mars-1871-place-a-la-commune

L'élection de la Commune de Paris - 25.03.2016
http://storify.com/LarrereMathilde/l-election-de-la-commune-de-paris

La Semaine Sanglante - 21.05.2016
http://storify.com/LarrereMathilde/la-semaine-sanglante


Laure Godineau Le retour d'exil, un nouvel exil ? Le cas des communards.
Matériaux pour l'histoire de notre temps, n°67, 2002.
Pour une histoire de l'Exil français et belge
http://www.persee.fr/doc/mat_0769-3206_2002_num_67_1_402380

 

commune-monument-montparnasse

La Commune comme espérance - photo Commons

Dimanche 21 mai 11h

monument aux Fédérés
(petit) cimetière Montparnasse rue Emile Richard
depuis 2013, l’Association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 organise cette cérémonie tous les 2 ans.
http://www.commune1871.org

 

 

mur-federes-1871-2016

Le Mur des Fédérés 1871-2008
Ami(e)s de la Commune, bulletin n° 34
http://www.commune1871.org/bulletins/pdf/Bulletin_34.pdf



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20 mai 2017

Mondes sociaux, un chercheur

 

cazals-barthas

 Rémy Cazals, Carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier (1914-1918), Maspéro / La Découverte 1978



Un.e chercheur.e

Le carnet de recherche Mondes sociaux propose
plusieurs portraitsde chercheurs et de chercheuses.
Il a été cité récemment à propos de l'oeuvre du regretté Pierre Laborie.
http://sms.hypotheses.org/category/un-chercheur



16/03/2015
Rolande Trempé, une historienne dans son siècle

01/07/2015
Jean-Pierre Amalric, un historien ¿ olé-olé ?


14/01/2015
Bernard Maris. Un humaniste, un penseur critique de l’économie dominante

24/09/2013
Un historien de « plein air » : Rémy Cazals

09/04/2013
Guy Jalabert : une géographie entre industrie et ville

08/04/2013
François Morin, un économiste éclairé

 

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19 mai 2017

L’histoire économique est-elle morte ?

 

Tracés, revue des sciences humaines
Hors-série 2016. Traduire et introduire
http://traces.revues.org/6509

3 dossiers :
. Autour de l’anthropologie linguistique de Charles Goodwin
. L’histoire économique est-elle morte ?
. L’Italie des biens communs


L’histoire économique est-elle morte ?
How dead is Economic History?

« The Poverty of Clio (2011) de Francesco Boldizzoni, instruit un procès à charge contre la cliométrie, sous-discipline de l’économie qui applique la théorie économique à l’étude des sociétés passées ».

Francesco Boldizzoni, La vérité en esclavage : science et idéologie
Clément Dherbécourt et Éric Monnet, Les angles morts de The Poverty of Clio
Claire Lemercier, L’histoire économique au futur
http://traces.revues.org/6592
« Il ne s’agit pas seulement de montrer que la réalité est plus complexe que l’idéal-type néoclassique, mais plutôt d’organiser la diversité du réel autrement qu’en lui opposant un idéal-type de la réciprocité »

Juliette Rouchier, Accuser ou réunir ? Dépasser les conflits qui s’exportent de l’économie à l’histoire
Francesco Boldizzoni, Pour une histoire interprétative

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