05 mars 2015

Facebook, inculture ou pudibonderie ?

 

origine-buffard

Courbet, L'origine du monde
un rappel : Orsay n'aime pas les photographes, sauf Shakira
http://pascal.buffard.art.over-blog.com/ 2012



Facebook, inculture ou pudibonderie ?

L’incapacité de Facebook à distinguer l’art du cochon pourrait bien lui causer du tort - 20minutes 05.03.2015
http://www.20minutes.fr/societe/1555091-20150305-comment-origine-monde-pourrait-mettre-facebook-embarras

Un internaute porte plainte contre Facebook après la censure de son compte.
Le TGI de Paris devra décider s'il est compétent.
 
En 2012, Facebook a fermé Facebook France, espérant éviter des poursuites.
Et l'avocate de la FMN s'abrite derrière la gratuité et derrière les conditions générales d'utilisation : l'internaute est supposé savoir qu'en cas de litige, seul un tribunal de l'Etat de Californie, où siège l'entreprise, est compétent

La pudibonderie prend ses aises aux USA : les séries TV usent et abusent de scènes de cadavres tournées dans une morgue, mais toute allusion à la vie et au corps, en dehors de l'exploitation commerciale et publicitaire, est brutalement censurée. 
C'était déjà le cas en 2011 pour un artiste danois.
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/16/l-origine-du-monde-de-courbet-interdit-de-facebook_1481226_651865.html
Et récemment, aux USA, il a fallu un intense lobbying pour que des photos de mères en train d'allaiter soient enfin admises.
http://www.liberation.fr/societe/2015/02/26/photos-d-allaitement-les-brelfies-nouvelle-tendance_1209694


L'annonce de cet article de 20 minutes accroît la diffusion du tableau de Courbet sur Twitter.

- Courbet, L'origine du monde, Le tableau et ses caches,
L'église de village sous la neige, le premier cache
Terre érotique, le cache commandé en 1955 à André Masson
http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/courbet/originedumonde.htm
http://ainsi-va-wikipedia.blogspot.fr/2008/01/lorigine-du-monde.html

L'émission Les regardeurs du 24.05.2014
http://www.franceculture.fr/emission-les-regardeurs-l-origine-du-monde-de-gustave-courbet-1866-2014-05-24
La radio à l'assaut de la peinture Turner, Manet, Gauguin...
http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_13090.xml


Pour voir ou revoir l'oeuvre de Courbet
Web Gallery of Art :
http://www.wga.hu/frames-e.html?/html/c/courbet/index.html

Wikipedia et Commons :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Courbet

http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paintings_by_Gustave_Courbet
http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:1860s_paintings_by_Gustave_Courbet
(L'origine n'est pas classé dans les nus, mais dans une rubrique distincte)

 

courbet-censure

http://rusoch.fr/lang/fr/cult/marochnoe-xanzhestvo.html

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L. Belot, La déconnexion des élites

 

belot-deconnexion

Laure Belot, La déconnexion des élites, Comment Internet dérange l’ordre établi, Les Arènes

 

Table des matières : http://ladeconnexiondeselites.fr/
présentation : http://www.dailymotion.com/video/x2gxf0j
https://twitter.com/curieusedetout

A partir d'une enquête et d'un article dans le Monde 26.12.2013,
Laure Belot a rédigé un livre dont elle fait en ce moment la promotion.
Elle était l'invitée des Matins de France-Culture
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/12/26/les-elites-debordees-par-le-numerique_4340397_651865.html
http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-pourquoi-nos-elites-n'ont-elles-pas-cru-aux-pouvoirs-d'internet-2015-03-05

« Le fait est que la société avance vite… bien plus vite que certaines élites, littéralement débordées»
Les fondateurs de Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft (GAFAM) font partie des vingt-cinq plus grosses fortunes de la planète.
Une réalité économique qui ne se vérifie pas en France.

Elle reprend une à une les professions qui se sont vu « bypassées » par Leboncoin, Expedia et les autres...
Elle s'interroge aussi sur le contrôle de ces Big Data


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04 mars 2015

JF Cerisier et l'Ecole numérique


 
Concertation Numérique pour l'Education

Numérique éducatif : faut-il désespérer des politiques publiques ?
Lire l'excellente analyse de Jean-François Cerisier (Labo TECHNE, U. Poitiers)
http://www.forum.ecolenumerique.education.gouv.fr/debat/33/avis/971
extraits :
. Enseigner avec le numérique est une impérieuse nécessité sociale. La pédagogie avec le numérique est à inventer.
. L’attention aux usages réels et pertinents est un meilleur indicateur d’efficacité que le temps passé devant un écran.

. L’équipement massif en tablettes (avec ou sans environnement scolaire) est une solution périmée. Il faut mieux préférer le BYOD
(Bring Your Own Device), et prévoir les conditions techniques d’un usage scolaire en réseau de matériels hétérogènes.

. Pour l’Etat comme pour les collectivités, la question centrale, c’est la conduite du changement 

 

Faire entrer l’École dans l’ère du numérique ?
Par un achat massif de tablettes numériques ?
Par une politique systémique et ambitieuse ?

Jean-François Cerisier cite des expériences, en cours ou terminées : « Un collégien, un ordinateur portable » dans les Landes ,  « Ordina 13 » dans les Bouches-du-Rhône lancés dès 2009, « One Laptop Per Child » initié par le Media Lab du MIT en 2005, projet TED en Saône-et-Loire, Edutablettes 86 dans la Vienne, Living Cloud du LPII...

Selon lui, un équipement national massif en tablettes tactiles est une fausse bonne idée * . La tablette a des avantages, mais c’est avant tout un outil de consultation, « un piètre outil quand les apprentissages reposent justement en grande part sur l’activité productive des élèves ».


« L’enseignement du numérique est une impérieuse nécessité sociale ».

Le numérique bouleverse le rapport des jeunes au monde. L’Ecole doit changer radicalement pour « faire face à cette nouvelle donne culturelle et remplir son rôle sans rien abandonner de sa mission ». Il lui faut «  imaginer ce que pourrait être un enseignement efficace du numérique. Les questions sont nombreuses. Elles s’expriment en termes de contenus, de méthodes, de stratégie et de moyens. Elles ont déjà suscité beaucoup de travaux et d’autres sont en cours ». Les ressources sont aussi à inventer, sans chercher à plagier et « enrichir » l’actuel manuel papier.

JFC plaide en faveur du BYOD (Bring Your Own Device). Il rappelle que le « digital native », la maîtrise supposée innée de la technique par les adolescents, est un mythe. Mais les élèves sont de plus en plus équipés, de plus en plus habiles dans le maniement des outils numériques et de plus en plus nombreux à apporter leurs équipements au collège ou au lycée. Les stratégies publiques d’équipement ne peuvent ignorer cette situation avec ses implications techniques, pédagogiques et sociales : par exemple, garantir l’équité entre les élèves, assurer la connectivité de tous les équipements dans un environnement sécurisé...

La partie principale de l’iceberg n’est peut-être ni le recours au numérique pour des apprentissages tiers, ni l’apprentissage du numérique mais l’impact du numérique sur la forme scolaire et sur le rapport de l’élève à l’École », une Ecole à refonder de toute urgence.

L’Etat a un rôle central à jouer pour piloter ces mutations, avec une politique réaliste mais audacieuse et pérenne. Il doit mobiliser et soutenir les acteurs, impulser et financer des dynamiques de recherche-innovation. Pour ce saut qualitatif indispensable, la logique de marché ne suffit pas ; mais « l’institution scolaire doit devenir un bon client, c’est-à-dire un client qui sait exprimer clairement ses besoins..., un client qui sait évaluer l’efficacité et l’efficience des services et des biens qu’il acquiert afin de mieux piloter ses futurs investissements ».


Il termine par un éloge de la politique de la Région Poitou-Charentes (valable jusqu’au 1er janvier 2016 :-)
« Certains territoires ont bien compris que de telles stratégies étaient pertinentes à la fois pour contribuer à l’évolution et l’amélioration des services éducatifs dont ils ont la charge et pour créer de véritables filières eEducation avec de significatives retombées en termes de création de richesse et d’emplois. C’est d’ailleurs le cas de la Région Poitou-Charentes qui a inscrit la eEducation comme l’une de ses stratégies de spécialisation intelligente et qui travaille efficacement à l’animation de cette filière. Le laboratoire TECHNE est bien sûr pleinement associé à cette démarche ».

* sur l'usage scolaire des tablettes, trois points de vue d'utilisateurs :
. Numérique et Péd@gogie Spécial Tablettes
Denis Sestier et ses collègues, académie de Caen
http://histoire-geographie.discip.ac-caen.fr/spip.php?article274

. L’usage des tablettes en sortie sur le terrain
http://www.cndp.fr/agence-usages-tice/temoignages/l-usage-des-tablettes-en-sortie-sur-le-terrain-1252.htm

. Les tablettes, un vrai « plus » pour l’organisation d’un débat en classe
http://www.ludovia.com/2014/11/ce-les-tablettes-apportent-lorganisation-dun-debat-en-classe/

 


Une copie de la contribution de Jean-François Cerisier
Numérique éducatif : faut-il désespérer des politiques publiques ?
Jean-françois Cerisier #971, le 23/02/2015 - 18:35 http://www.forum.ecolenumerique.education.gouv.fr/debat/33/avis/971
(l'adresse ne répond plus le mardi 7 avril 2015)


Que retient-on de ces trente dernières années de notre histoire des technologies éducatives ? Posez-vous la question et complétez cette expérience introspective en interrogeant votre entourage ! Je l’ai fait. Les réponses varient bien sûr selon les âges et le positionnement socioprofessionnel de chacun. Pourtant, c’est presque toujours aux différents plans d’équipement que l’on se réfère et non aux transformations des pratiques pédagogiques ou à l’évolution des missions, objectifs et responsabilités que l’immanence des technologies numériques impose à l’École. Alors qu’un nième plan d’équipement est annoncé par le chef de l’Etat lui-même, on peut s’interroger sur son intérêt et espérer que la concertation nationale sur le numérique pour l’éducation qui prendra fin le 9 mars prochain donnera un deuxième souffle à la « stratégie pour faire entrer l’École dans l’ère du numérique ». Initiée par Vincent Peillon en 2012, elle misait sur une approche ambitieuse et systémique qui articule les différentes dimensions éducatives mais aussi les différents acteurs publics et privés concernés .

Parmi d’autres, les travaux de recherche conduits par les chercheurs du laboratoire TECHNE questionnent la pertinence des politiques publiques dans ce domaine. Les problématiques relatives à l’équipement systématique des élèves avec des matériels informatiques mobiles ne sont pas nouvelles. On se souvient bien sûr des projets « Un collégien, un ordinateur portable » dans les Landes et « Ordina 13 » dans les Bouches-du-Rhône lancés dès 2009. Plus tôt encore, il y avait eu les programmes internationaux « Magallanes » et, surtout, « One Laptop Per Child » initié par le Media Lab du MIT en 2005 et qui perdure aujourd’hui encore. Des chercheurs de TECHNE ont été impliqués dans tous ses projets. Aujourd’hui, nous travaillons dans le cadre du projet TED, en Saône-et-Loire, mais aussi du projet Edutablettes 86 dans la Vienne et nous venons de démarrer l’accompagnement scientifique du projet Living Cloud du Lycée Pilote Innovant International (LPII) en janvier. Les questions de recherche qui motivent notre participation à tous ces projets sont diverses mais, portent d’une façon ou d’une autre sur l’appropriation des matériels et des ressources par les élèves et les enseignants. En règle générale, nous ne cherchons pas à évaluer l’impact des programmes d’équipement sur les apprentissages des élèves mais à comprendre ce que les différents acteurs font des matériels et ressources disponibles, pourquoi ils le font et comment et en quoi la médiation opérée par les technologies numériques modifie les activités et leurs acteurs. Le numérique joue plusieurs rôles à l’Ecole et la réflexion gagne à les distinguer clairement. Le numérique représente un moyen d’apprentissage, un objet d’apprentissage mais aussi le contexte actuel de l’École.

Enseigner avec le numérique constitue une obligation de moyens
Le plus souvent, c’est la mobilisation du numérique pour des apprentissages tiers, c’est-à-dire dans toutes les disciplines et pour tous les thèmes qui est mise en avant. C’est bien sûr légitime et, de ce point de vue, l’École se trouve à l’évidence devant une situation d’obligation de moyens. Comment pourrait-elle ne pas recourir aux technologies numériques quand elles augmentent l’efficacité et parfois l’efficience des dispositifs d’apprentissage ? La question centrale est celle de l’activité des élèves, exprimées en termes d’ensembles de tâches à réaliser, scénarisés par les enseignants avec l’ensemble des ressources dont ces derniers disposent : équipements, services et documents numériques, bien sûr, mais aussi locaux, mobiliers, compétences professionnelles …

Pour l’essentiel, les pratiques pédagogiques avec le numérique restent à inventer alors que les orientations données aux enseignants par l’institution se précisent sans constituer pour autant un cadre d’action clair et rassurant. Si cette ingénierie pédagogique relève bien des compétences et responsabilités des enseignants, ceux-ci l’exercent dans un contexte très incertain et changeant. Les enseignants ont besoin de plus de formation et l’on attend beaucoup des ÉSPÉ à cet égard. Ils ont aussi besoin de plus d’accompagnement et d’une véritable dynamique collective pour développer ces nouvelles pratiques à l’articulation de la pédagogie de terrain, des attentes institutionnelles et des apports de la recherche. Il leur faut pouvoir agir au sein d’un cadre organisationnel exigeant mais bienveillant, favorable à la prise d’initiatives. Cela va de l’existence d’un projet d’établissement structuré et porté par l’équipe de direction jusqu’à l’accompagnement soutenu des corps d’inspection relayant une politique nationale et locale réaliste mais audacieuse, entreprenante mais suffisamment pérenne dans ses grandes orientations.

La fréquence d’utilisation n’est pas un indicateur d’efficacité permanent
Si l’efficacité de l’instrumentation numérique de certaines activités d’apprentissage institue la responsabilité de l’École à s’approprier ces technologies (au même titre que bien d’autres artefacts), elle n’en fait pas pour autant la réponse unique à tous les besoins d’apprentissage. De ce fait, la fréquence d’utilisation du numérique ne constitue pas un (bon) indicateur de son efficacité. Y recourir parcimonieusement pour des activités qui en exploitent réellement le potentiel est bien préférable à la fuite en avant du tout numérique. Il convient de se méfier du stéréotype qui pourrait s’installer et qui exigerait des enseignants qu’ils mobilisent fréquemment les technologies numériques pour être considérés comme de bons enseignants. On observe aujourd’hui beaucoup de pratiques pédagogiques où le numérique instrumente des activités préexistantes, sans que cette médiation instrumentale soit véritablement mise à profit pour en améliorer l’efficacité. Il faut probablement accepter l’idée qu’il s’agit d’une étape inéluctable compte tenu de ce que l’on sait des processus d’appropriation. Pour autant, il nous appartient de réduire ces phases d’appropriation qui sont très inconfortables pour les enseignants et potentiellement nuisibles aux apprentissages des élèves.

L’enseignement du numérique est une impérieuse nécessité sociale
Apprendre avec le numérique n’est finalement que la partie émergée de l’iceberg, celle que l’on appréhende le mieux mais aussi celle qui masque d’autres dimensions de la plus grande importance. L’École porte aussi la responsabilité de la formation des jeunes au numérique. Différents travaux montrent depuis une dizaine d’années combien le prêt-à-penser qui leur attribue de grandes compétences numériques est faux. Le mythe du digital native, par lequel Marc Prensky a très judicieusement attiré l’attention du plus grand nombre sur l’ampleur des transformations opérées par la disponibilité permanente des technologies numérique a vécu. Les adolescents développent des compétences numériques dont certaines ébahissent parfois (légitimement) leurs aînés. Ils le font essentiellement par l’expérience, seuls ou dans l’interaction avec leurs pairs. Pour autant, ce contexte ne leur permet pas de construire toutes les compétences requises aujourd’hui pour devenir des citoyens autonomes et responsables, termes centraux du projet et des promesses de l’École républicaine. Des activités d’apprentissage explicites sont indispensables. Comment se résoudre à ce que seuls les jeunes ayant la chance de grandir dans un environnement familial particulièrt favorable puissent espérer accéder à cette émancipation citoyenne ?
Le principe de nécessité posé, reste à imaginer ce que pourrait être un enseignement efficace du numérique. Les questions sont nombreuses. Elles s’expriment en termes de contenus (quel socle de connaissances et de compétences numériques), de méthodes (quelle didactique ? code / pas code … ), de stratégie et de moyens (qui le fait et quand, quelle évaluation et quelle prise en compte dans les cursus … ). Elles ont déjà suscité beaucoup de travaux et d’autres sont en cours. L’équation à résoudre est simple. Peut-on renoncer à enseigner le numérique dès aujourd’hui au motif que les différentes recherches et expérimentations de terrain n’ont pas encore permis de s’accorder sur la conduite à tenir. À ce compte, je pense que l’École n’aurait jamais dû décider l’enseignement de la lecture … Il faut se lancer !

Il faut refonder l’Ecole sans attendre pour l’adapter aux évolutions sociétales
Finalement, la partie principale de l’iceberg n’est peut-être ni le recours au numérique pour des apprentissages tiers, ni l’apprentissage du numérique mais l’impact du numérique sur la forme scolaire et ces corollaires que sont les contrat didactique et pédagogique qui organisent le rapport de l’élève à l’École. L’immanence du numérique, particulièrement vraie pour les plus jeunes de plus en plus équipés de matériels personnels, mobiles, puissants et connectés, bouleverse leur rapport au monde et singulièrement à l’institution scolaire. Ces transformations portent sur les principales dimensions qui définissent l’École : leur rapport à l’information et aux savoirs, au temps et à l’espace, à autrui, aux normes sociales et aussi et peut-être surtout à la possibilité d’agir, seul ou collaborativement. L’Ecole, comme toutes les autres institutions (à commencer par la famille) est mise sous pression et l’on ne saurait imaginer qu’elle puisse résister sans une adaptation assez radicale qui lui permette de faire face à cette nouvelle donne culturelle pour remplir son rôle sans rien abandonner de sa mission. Si l’on prend en considération les autres évolutions sociétales d’ampleur auxquelles l’Ecole doit faire face, et en particulier à l’augmentation des inégalités sociales, c’est à une véritable refondation de l’Ecole qu’il est nécessaire de procéder. L’Etat s’y est engagé dans le discours par la loi du 8 juillet 2013 pour la refondation de l’Ecole. Le chantier semble piétiner

L’équipement massif en tablettes est une solution périmée
La question de l’équipement ne saurait se réduire à celle de l’actualité commerciale des fabricants, intégrateurs ou distributeurs de matériels. Le deuxième marché que constitue l’éducation pour les tablettes a déjà généré des projets de grande ampleur. Pour autant, nos travaux montrent que les programmes d’équipement systématique des élèves et de leurs enseignants avec des tablettes tactiles, que celles-ci soient livrées avec un environnement scolaire complet (SQOOL, Bic Education … ) ou non (Edutablettes 86, Living Cloud … ), représentent une option pédagogique très spécifique dont l’intérêt est très limité.

La qualité des tablettes et des environnements (applications, services et ressources) qu’elles embarquent éventuellement n’est pas en cause. Les tablettes présentent des caractéristiques très intéressantes qui ne sont pas toujours exploitées : démarrage très rapide, encombrement et masse très faibles, interface tactile, mobilité, connectivité, équipement natif avec micro, caméras, gyroscope, GPS …  ). D’autres sont une gêne, voire un obstacle pour certaines activités. Il est difficile de tracer une figure géographique avec un doigt, de produire un texte avec un clavier virtuel … Bref, la tablette est un assez bon équipement de consultation de documents mais n’est qu’un piètre outil de production quand les apprentissages reposent justement en grande part sur l’activité productive des élèves. De ce point de vue, un plan d’équipement systématique des élèves et des enseignants serait un contresens pédagogique. S’il fallait généraliser un équipement individuel, on gagnerait à envisager des matériels plus polyvalents comme des portables éventuellement dotés d’une dalle tactile ou d’une interface leap motion.
Le BYOD vient renouveler fondamentalement le débat sur l’équipement des élèves
L’équipement des élèves ne pose pas seulement la question du choix des bons matériels, tablettes ou autres, mais celle de l’opportunité de les équiper alors que les élèves sont de plus en plus nombreux à s’équiper eux-mêmes. Cette situation n’est pas nouvelle. L’École a déjà dû faire face à ce type de question à partir de la fin des années 70 avec l’arrivée des calculatrices. Doit-on équiper les élèves systématiquement lorsqu’ils le sont déjà tous ou qu’ils le seront presque tous sous peu ? Doit-on leur proposer un deuxième équipement ? Si l’on observe les données d’équipement, telles qu’elles sont publiées régulièrement, notamment par le CREDOC, on constate que l’équipement des adolescents s’accroît rapidement et que l’âge moyen du premier équipement personnel diminue. Les lycéens et le collégiens sont nombreux à apporter leurs équipements à l’École. C’est le BYOD (Bring Your Own Device).
Les stratégies publiques d’équipement ne peuvent ignorer cette situation avec ses implications techniques, pédagogiques et sociales. Il semble essentiel de prendre en compte ces équipements personnels autant qu’il est possible de le faire et de les compléter par des équipements plus spécialisés, notamment pour faciliter les interactions entre les élèves et les activités collaboratives, tout en ayant le souci de mettre des matériels à la disposition des élèves qui ne sont pas équipés à titre personnel. Cette approche qui s’impose à l’Ecole sans qu’elle l’ait choisi, n’est pas une solution de facilité. Mettre en œuvre le BYOD pose à la fois des questions techniques pour assurer la connectivité de tous les équipements dans un environnement sécurisé, des questions de responsabilité portant à la fois sur l’intégrité des matériels et sur la nature des usages réalisés depuis l’enceinte de l’établissement, des questions sociales pour garantir l’équité entre les élèves et des questions pédagogiques. Prendre en compte un  parc d’appareils disparates suppose non seulement une ingénierie technique complexe et nouvelle mais aussi une transformation de l’attitude des enseignants quant à la conduite des activités qu’ils organisent. Il leur faudra apprendre à travailler avec des groupes classes où tous les élèves seront équipés de façon différente. Il faudra sans doute aussi imaginer l’équipement de quelques salles et/ou classes mobiles afin de pouvoir organiser les activités qui requièrent un matériel particulier configuré de façon spécifique (EXAO, laboratoires de langue … ).

Les ressources numériques restent encore à inventer  
Les ressources et services numériques actuellement disponibles restent finalement assez insatisfaisants. L’exemple du manuel scolaire est emblématique. Il reste pourtant une ressource centrale plébiscitée par les enseignants pour l’organisation des activités d’apprentissage et par les élèves et leur parents à la recherche de documents structurants. Pour autant, les manuels numériques actuels ne conviennent pas. Il ne suffit manifestement pas, même si c’est important, de découper un manuel en « granules », voire de l’enrichir avec des enregistrements sonores, des vidéos, des animations ou même des QCM et autres tâches du même ordre pour disposer de ressources pleinement exploitables dans ce nouveau contexte technopédagogique. On lit tous les jours ou presque dans la presse, les attentes des éditeurs qui ont raison de souligner qu’ils agissent dans le cadre d’un marché en cours de maturation et donc très incertain. Pour autant, un saut qualitatif est indispensable et la logique de marché a fait la preuve qu’elle n’était pas suffisante pour y parvenir. L’institution scolaire doit devenir un bon client, c’est-à-dire un client qui sait exprimer clairement ses besoins avant de faire confiance aux capacités d’innovation des entreprises, un client qui sait évaluer l’efficacité et l’efficience des services et des biens qu’il acquiert afin de mieux piloter ses futurs investissements. Autrement dit, il ne suffit pas de contribuer au financement des projets éditoriaux des entreprises du domaine. Il est indispensable de contribuer, financièrement mais pas seulement, à l’élaboration de dynamiques de recherche-innovation qui associent les usagers, les entreprises, les services et grands établissements de l’Etat, les collectivités territoriales et les laboratoires de recherche.

L’intelligence territoriale doit prolonger l’action structurante de l’État
Finalement, c’est la question de la conduite du changement ou, pour le dire autrement, des conditions de l’innovation qui est soulevée. Les observations sont concordantes, l’appropriation efficace des technologies numériques par les acteurs de l’Ecole suppose :
- de la confiance pour libérer les initiatives ;
- de l’exigence pour la qualité de ces initiatives ;
- un pilotage politique fort ;
- une mobilisation coordonnées de tous les acteurs ;
- une démarche systémique qui articule les problématiques pédagogiques et éducatives avec les questions de filières eEducation, de création de richesse et d’emplois.
Certains territoires ont bien compris que de telles stratégies étaient pertinentes à la fois pour contribuer à l’évolution et l’amélioration des services éducatifs dont ils ont la charge et pour créer de véritables filières eEducation avec de significatives retombées en termes de création de richesse et d’emplois. C’est d’ailleurs le cas de la Région Poitou-Charentes qui a inscrit la eEducation comme l’une de ses stratégies de spécialisation intelligente et qui travaille efficacement à l’animation de cette filière. Le laboratoire TECHNE est bien sûr pleinement associé à cette démarche.  

C’est ainsi et ainsi seulement que nous pourrons dépasser les échecs et les désillusions que nous connaissons depuis 30 ans. Rien ne condamne le numérique éducatif à la malédiction des Danaïdes et la promesse de la corne d’abondance continue de nous faire rêver.

Jean-françois Cerisier #971

 


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03 mars 2015

Numérique et Education : encore 5 jours



num-conc

Concertation nationale sur le numérique pour l’éducation
http://www.forum.ecolenumerique.education.gouv.fr/


Encore 5 jours pour partager des idées, enrichir la réflexion et « éclairer plus largement les décisions et les choix politiques »


5 thèmes sont proposés. Le nombre de contributeurs est très inégal (188 pour le premier, 41 pour le dernier)

188 Le numérique, les apprentissages et la réussite de tous les élèves
188 Le numérique, renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives
 85  Le numérique et les compétences de demain
 63  Le numérique et la réduction des inégalités
 41  Le numérique, un facteur d’ouverture de l’école à son territoire et à son environnement
http://www.forum.ecolenumerique.education.gouv.fr/


Cette concertation mérite d'être questionnée
- sur le fond : les professeurs sont consultés lors des changements de programme. Les avis sont filtrés par la hiérarchie. En HG, si ces avis avaient été pris en compte en 2010, cela aurait éviter bien des désagréments.
Aucune distinction n'est faite entre les niveaux ni entre les enseignements, généraux ou techniques. Les enjeux seraient-ils les mêmes en primaire et dans un lycée, général ou professionnel ?

- sur la forme :
La forme retenue pour cette concertation est-elle la plus adaptée ? N'incite-t-elle pas à l'empilement des points de vue ? Aucune table des matières ne permet d'avoir une vue rapide des angles choisis par les contributeurs. D'autres formes n'auraient-elles pas été plus propices à une discussion collective et constructive ?


Une synthèse est promise.
Les contributions aux deux premiers thèmes illustrent un virage actuel : la parole des internautes s’efface de plus en plus derrière celle des structures et des institutions qui ont une plus grande force de communication. Les points de vue semblent dépendre beaucoup du statut de celui qui écrit. Près de deux cents contributeurs, ce n’est pas négligeable. Mais si ce chiffre est rapporté au nombre des enseignants, que dire de la représentativité de cet échantillon ?

Parmi ces contributeurs, quelques syndicats et associations sont très visibles
. L’UNSA occupe beaucoup d'espace avec des extraits de ses 10 propositions (Partir des besoins, former les cadres..)
. « Numérique à l’école : ce qu'en dit le SNUipp-FSU » (l’Etat prescrit, mais qui doit payer ? Faciliter l’accès aux enseignants - un observatoire de l'équipement et des pratiques)
. Pour l’association Pagestec : les profs de techno sont les mieux placés.
(« Continuer à promouvoir la formation aux usages des TIC dans les autres disciplines,
afin de compléter, consolider les enseignements dispensés en cours de Technologie »)

. Les CEMEA vantent la primauté du projet et abordent les intentions pédagogiques
. Quelques vendeurs proposent leur solution clé en mains (Cybelibris)
Les antis savent se servir  d’internet pour crier qu'il faut débrancher l’Ecole.
Parmi ces contributeurs semblent manquer les didacticiens, les documentalistes, les éditeurs de manuels, etc.

Les militants sont présents :
Frédéric Pierron : « des logiciels libres, des ressources libres pour des hommes libres »
http://www.forum.ecolenumerique.education.gouv.fr/debat/33/avis/310


Les médias préfèrent dénigrer le travail de nos devanciers ; aujourd'hui, ils utilisent le numérique pour stigmatiser l'Ecole.
Quant au ministère de l'Education nationale, s'il avait l'habitude de tirer des bilans sérieux des politiques mises en place et la volonté d’en tirer des leçons, cela se saurait.


Numérique éducatif : faut-il désespérer des politiques publiques ?
Lire l'excellente analyse de Jean-François Cerisier
http://www.forum.ecolenumerique.education.gouv.fr/debat/33/avis/971

aussi
Michel Guillou : « Engager sans tarder le chantier de la modification radicale des programmes, de la maternelle à la terminale, de l’évaluation et des examens »
Yann Houry : « Renouveler et diversifier les pratiques pédagogiques, oui, mais progressivement »


L’attention aux facteurs externes, aux conditions de travail est légitime

- Comment utiliser de manière active des ordis dans une classe à 36 élèves ?
L’exemple des séries techniques serait à prendre en compte : les effectifs sont adaptés à l’équipement en machines, les programmes intègrent les usages attendus de l’informatique... Dans les séries générales, quand les effectifs le permettent, en géographie, pourquoi consacrer du temps à faire de la carto par ordi quand l’épreuve de bac demande un croquis ou un schéma réalisé à la main avec des crayons de couleur ?

- « Embaucher les AED TICE » - « un lieu avec des formateurs experts »
Comment faire marcher efficacement un réseau sans recruter et payer des professionnels ?
(L’éducation est un domaine où des techniciens passent parfois plus de temps à filtrer et compliquer les accès qu’à faciliter le travail des profs et des élèves. Une contribution demande une réflexion sur le temps perdu lors de ces accès).

- « Le téléphone portable dans la classe »
La question de l’évolution des matériels est posée. Quel rôle peuvent occuper les smartphones actuels, souvent plus efficaces que des PC vieillissants ?


Sur le fond, celui des usages scolaires du numérique au quotidien, il est bien sûr impossible d’échapper aux divergences profondes sur le choix des pédagogies possibles.
La concertation est globale. Elle n'incite pas à distinguer les usages selon les niveaux, primaire ou secondaire.
Il est aussi difficile d’aller au coeur de l’apprentissage : repérer et identifier ce qui marche et a déjà marché, de définir les conditions d’une généralisation.

Il faut espérer que les remontées des rencontres organisées dans les académies compléteront cet aperçu. Le numérique est à la mode. Sans besoin de tsunami ou de révolution, un usage maîtrisé des ordis devrait pouvoir faciliter le travail scolaire et améliorer la formation de la prochaine génération d’élèves.

Notes personnelles prises à la volée :
1 - Apprentissages : http://clioweb.canalblog.com/archives/2015/03/03/31638077.html

2 - Pratiques pédagogiques : http://clioweb.canalblog.com/archives/2015/03/03/31638049.html

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Numerique : pratiques pédagogiques

 

Concertation Numérique et Education
2 - Le numérique, renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives
http://www.forum.ecolenumerique.education.gouv.fr/debat/le-num%C3%A9rique-renouvellement-et-diversification-


Notes prises à la volée, faute de table des matières

Ninon Louise LePage #1010
Guillou : Mettre au défi les collectivités territoriales de modifier réellement les pratiques en classe
Le C2i2e pour former, valoriser et mutualiser
primaire indispensable formation
logiciels libres
de Vanssay : Le numérique un levier pour les pédagogies actives et inversement
des postes de technicien
équipement et formation de masse
association Pagestec; profs de technologie
Nous sommes assurément ceux qui globalement ont le plus de compétences et de connaissances dans ce domaine par rapport aux collègues des autres disciplines.
Nous possédons des salles déjà bien équipées, avec à 62 % de 10 à 15 ordinateurs et à 72 % avec des vidéoprojecteurs.
Continuer à promouvoir la formation aux usages des TIC dans les autres disciplines, afin de compléter, consolider les enseignements dispensés en cours de Technologie
guillou : Engager sans tarder le chantier de la modification radicale des programmes, de la maternelle à la terminale, de l’évaluation et des examens
olivier Fourrier la classe inversée, une Révolution intérieure
Les besoins : connection, tableau numérique, vidéo projecteur, site du prof, ordinateurs ou tablettes élève individuels...
Simplifier l'accès et faire gagner du temps à tous
Grenoble nous faisons souvent fausse route à mettre en avant ici ou là, des expérimentations qui ne se généralisent jamais et ne servent qu'à flatter notre égo
Embaucher les AED TICE
stabilité et maintenance
#657 pérenniser les utilisations
#465 Bonafous Faire des choses simples mais efficaces avec trois fois rien
éviter les pièges psychosociaux du numérique?
#45 Yann Houry : Renouveler et diversifier les pratiques pédagogiques, oui, mais progressivement
inviter les enseignants à participer à la rédaction du cahier des charges des outils numériques.
251 Beaubois : ma classe idéale Evernote
761 Landes, le bilan
261 Guillou téléphones mobiles et règlements
Le snuipp-fsu
681 Cemea, sous le numérique, la pédagogie, la primauté du projet - Gautelier
496 Franc, pédagogie et homologie pédagogique
Pourquoi pas des jeux sérieux
2000 j'ai fondé cyberlibris
651 Replacer la pédagogie au coeur des décisions
Constituer rapidement un réseau d'expert Conseiller numérique
quelle valorisation de carrière ?
802 Gautelier, référence à la refondation de l'école
un lieu avec des formateurs experts
956 Et si on faisait parler les jeunes? Les concernés...
des vidéos ludiques
"La e-éducratie" ou la démocratie participative au secours de l'école?
Le numérique au service d’une pédagogie active et transversale via une correspondance entre élèves et professionnels des médias. Notre association qui réunit enseignants, journalistes et concepteurs du web y croit. Globe reporters
976 Devalpo, le numérique, une aventure pédagogique
l'exemple de l'ISN (séries scientifiques), et la formation ?
559 Pourquoi tant de réticences
514 Des cours participatifs et collaboratifs
Et le travail des enfants ? quel temps disponible ?
154 une utopie ?
624 de la fumée
986 redonner du temps et du corps aux disciplines
899 Provoquer la réflexion individuelle et collective sur les pratiques de chacun
"2015 : L'année du téléphone portable dans la classe" http://www.wapeduc.net
569 - 5 défis pour le numérique :programmes, formation, missions, matériels, collecte des données
Muniga mes travaux sont consultés / téléchargés par des millions d’internautes
créer des vidéos http://www.educanon.com/welcome
309 BDP, le logiciel des pedas innovantes
UNSA 10 proposition(s) : former, accompagner, reconnaître le travail, rejeter la fermeture, donner le temps
10 de Vanssay passer de M@gistère aux MOOCs
205 Steger 3 préconisations : un vidéoprojecteur, un smartphone, une formation continue
Une très sérieuse formation continue qui permette à nos collègues sortant des ESPE d'utiliser les ENT de façon optimale, d'expérimenter une pédagogie ouverte et différenciée (lutte contre l'échec scolaire et le décrochage), de comprendre la réalité augmentée, les puces RFID et les imprimantes 3D, (avant d'être dépassés) et qui leur ouvre les portes des riches apports des théories des sciences de l'éducation.

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Numérique : apprentissages

 

Concertation Numérique et Education
Le numérique, les apprentissages et la réussite de tous les élèves
http://www.forum.ecolenumerique.education.gouv.fr/debat/le-num%C3%A9rique-les-apprentissages

 

Notes prises à la volée, faute de table des matières

982
Arnaud Mondorge Je travaille comme éducateur spécialisé - TICE: Ce n'est qu'un support...il n'est rien sans un accompagnement adapté des jeunes en grande difficulté face à l'apprentissage.
Pérenniser les postes d'informaticien, Un CDI, un vrai statut informatique et un vrai salaire.
Michel Guillou L’Internet à très haut débit, partout sur le territoire, sur chaque terminal de chaque classe, de la maternelle à l’Université, en rendant les acteurs responsables de leurs actes.
Frédéric Pierron #310 Former des citoyens et pas des consommateurs en choisissant bien les outils et les contenus
1. Pas de tablette, qui est un produit marketing dont nos enfants disposeront chez eux.
2. Des logiciels libres sur un système d'exploitation libre : un PC + Linux
3. La formation à l'informatique, au codage, au comment ça marche le plus rapidement possible
Frédéric Juppont Utiliser le numérique à bon escient
Boulle Imposer l'utilisation des formats ouverts
Association Pagestec
Yann Houry Ma conclusion ne porte pas sur la nécessité de bénéficier d'un vrai réseau ou d'un solide cloud, mais d'éduquer les élèves, de leur faire confiance, de regarder ce qu'ils font au lieu de tout couper, de séparer, de filtrer à tort et à travers...
différencier la pédagogie
Faire simple, efficace... et sans risque.
Pramil Défi proposé : Faire confiance aux enseignants sur le terrain
Apprentissage par le numérique ou formation aux informations numériques ? travail en binôme
#142 Le numérique est-il Charlie ?
Ne pas faire d'économie sur le dos des personnels
La sphère privée et la sphère du travail confondues
gtouze Faciliter les échanges entre enseignants et élèves plutôt qu'entre administration et parents
Créer (enfin !) un corps de professeur d'informatique dans l'enseignement secondaire
Je suis enseignant en DUT
Loeuw Des outils, c'est bien, un lieu pour travailler, c'est mieux !
Renforcer les liens entre enseignants, développeurs et chercheurs
S'assurer de la fonctionnalité de ce qui existe déjà + mettre à la même enseigne tous les établissements.
numérique à l’école : ce qu'en dit le SNUipp-FSU
L'entrée du numérique à l'école ne se décrète pas. Elle se prépare et s'accompagne.
pour une véritable étude des impacts du numérique sur les attitudes et les apprentissages.
Pour une utilisation responsable du numérique
De grâce, n'en faites pas des consommateurs.
 Module 1 : Initiation et/ou perfectionnement à l’informatique et à Internet (TIC).
 Module 2 : Spécialisation dans le domaine de l’éducation (TICE).
 Module 3 : Mise en pratique des acquis des modules 1 et 2.
polard Le numérique: URGENCE OU PAS?  l'on oublie qu'à 30 élèves on ne peut pas enseigner ?
#290 j'ai fondé en 2000 Cyberlibris.
bécourt Vers une simplification des échanges entre les différents services de l'education nationale.
la réussite de tous, oui mais !!!
Il faudrait donc enfin se mobiliser essentiellement sur ces fameux "élèves en difficultés" et effectivement utiliser avec eux ces nouveaux outils.
Devalpo Des élèves acteurs de leur formation Globe Reporters.
Christian Gautellier Président du collectif Enjeux e-médias :une éducation triple A, aux médias, à l’information et au numérique,
Ne re-inventons pas l'eau chaude
Penser à la qualité et l'efficacité pédagogique des ressources
En tant qu'éditeur de logiciels (outils et contenus),
introduire le numérique dans les examens nationaux : mission impossible?
Un « assistant numérique » pour les profs.
les problématiques à prendre en compte
un administrateur réseau par établissement
Oui au numérique mais n'oublions pas l'essentiel
Créer un lieu central de formation pour les professeurs des écoles et d'accueil des classes de maternelles et primaires et ses antennes régionales
Repenser la formation : le C2i2e
un outil
quels besoins dans le monde du travail ?
Cerisier : faut-il désespérer des politiques publiques ?
bertrand dijon Pour une pédagogie participative et sociale
Classe inversée, MOOC, flipped class, blinded learning…
Markovic L'important ce n'est pas la machine mais le contenu
la mode ? le mirage ?
desaulnes interdire le wifi dans les établissements scolaires : pour développer un numérique non pathogène.
Et si le numérique était la pire des solutions ?
de la conception à la réalisation d'un projet: un diagnostic = le réel et tous les paramètres et la participation nationale
PC 31 Je suis absolument CONTRE le numérique en primaire.
Tessé, Favoriser la constitution d'un écosystème de Ressources Éducatives Libres.
UNSA 10 Partir des besoins émanant des équipes pédagogiques
Il est temps de remettre de l'ordre dans cette grande institution
L’informatique…un outil ou un objet d’enseignement ? Vaste débat !

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02 mars 2015

Google +, un échec ?

 


La direction de Google s’est enfin décidée à reconnaitre l’échec de sa plateforme sociale et à morceler les fonctionnalités les plus populaires

[Malgré sa puissance financière et technique] « Google n’a pas réussi à faire de Google+ une grande plateforme sociale ».
La marque « Google+ » s’efface au profit de services isolés (Stream/Communities, Photos avec Picasa, G Talk/Hangouts) qui ont réussi à trouver leurs publics. Mais nous vous y trompez pas, ces services ne sont que des « danseuses » pour Google qui voulait initialement associer chaque contenu et interaction à un profil. De ce point de vue là, l’opération est une réussite, car de milliards de comptes ont été créés, et, car le système d’authentification de Google remporte un vif succès »

http://www.mediassociaux.fr/2015/03/02/google-suit-la-tendance-en-morcelant-google/

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L'historienne et Twitter

 

Twitter, academia and me, Laura O’Brien U of Sunderland,   .ac.uk
http://frenchhistorysociety.co.uk/blog/?p=348
http://twitter.com/lrbobrien

Twitter pour l’historien ?
a steady stream of news, « advertising seminars, lectures and jobs, announcing a new book or article, or seeking help, advice or just some much-needed support from other historians »
Un conseil : éviter de se répandre en « teaching frustrations on social media »

Laura O’Brien a publié The republican line - Caricature and French republican identity, 1830–52
http://www.manchesteruniversitypress.co.uk/cgi-bin/indexer?product=9780719089350


Le blog de la Society for the Study of French History
mentionne aussi
Constance Bantman on anarchist networks 1880-1914 (mp3)
http://frenchhistorysociety.co.uk/blog/?p=314

Le Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BAVCC) in Caen
http://frenchhistorysociety.co.uk/blog/?p=259


Conférences annuelles SSFH :
http://frenchhistorysociety.co.uk/conference.htm
2015 : Turning Points in French History
2014 : History and the Senses
2013 : Solidarities, Entanglements and Conflict in French History.
2012 : France and Its Neighbours: Towards a Transnational History
2011 Celebrating France

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01 mars 2015

Pelloux sur les rencontres de Caen

 

Canal Plus, Le grand journal, 27.02.2015 vers la 8e minute
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-le-grand-journal/pid5411-le-grand-journal.html
http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid1830-c-zapping.html?vid=1223615


Patrick Pelloux
« J'ai été catastrophé par l'annonce » du Mémorial de Caen d'annuler les 5eme Rencontres du dessin de presse.

« C'est un manque total de courage. Si ce directeur a si peur que cela, il peut même éventuellement changer de direction.
Quand on décide de faire un colloque sur la liberté de la presse, après ce qui s'est passé en France, [il faut aller jusqu'au bout].
Il y a 70 ans, des jeunes se sont battus sur les plages pour libérer l'Europe du nazisme.
Alors qu'on est frappé par une nouvelle forme de nazisme, il est hors de question d'abandonner l'idée d'un colloque sur la liberté de la presse à Caen.

Des menaces précises, on en reçoit tous, tous les jours ; il y a possibilité de porter plainte, de faire appel à la sécurité publique.
On défend trop de choses maintenant. Ce directeur, son musée ne lui appartient pas, il appartient à la France. Il faut que ce colloque ait lieu, avec le plus grand retentissement possible. C'est devenu un symbole, il faut le faire.

Dans les salons du livre qui ont lieu en ce moment, j'encourage les organisateurs à mettre en place des débats sur la liberté de parole »

[ 18.03.2015 : « Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur »
clame Le Figaro qui semble aujourd'hui bien loin de Beaumarchais
A Caen, la liberté d'expression ne semble pas appréciée par tous. :-):-) ]

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Les Françaises 1939-1945

 

femmes39-45

Évelyne Morin-Rotureau (sous la direction de) Les Françaises au cœur de la guerre, 1939-1945


- Code de la famille en 1939, entreprise nataliste pétainiste, ordre des médecins, qui, avec Carrel, insiste «sur les fondements biologiques de la différence des sexes, fondatrice de l’ordre social», presse féminine (Votre Beauté) qui accuse les femmes d’être largement responsables des «malheurs de la patrie», les politiques réactionnaires s’en prennent aux femmes et à leur émancipation en marche.

On aurait pu espérer qu’en réaction à ces politiques réactionnaires, les préjugés sexistes déserteraient le camp des défenseurs de la liberté. Vain espoir : tous s’opposent à la féminisation des combats...

Le livre collectif entend mettre fin à l’effacement mémoriel
CR Libération livres,
http://www.liberation.fr/livres/2015/02/25/les-femmes-pendant-la-guerre-omission-terminee_1209799


- Les représentations des femmes dans la Seconde Guerre mondiale
Mémorial de Caen, Vendredi 6 mars 2015
dont
« Amours, guerres et sexualités : une exposition »
« La représentation de la femme dans le film de fiction dela 2 GM »
http://www.mnemosyne.asso.fr/mnemosyne/

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