Gilles de Gouberville 1521-1578,

Gouberville, Mises et receptes, edition Robillard de Beaurepaire, 1892

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k200077f/f880.item



Gouberville menacé à Vire,

14 mai 1562 , p 782

http://clioweb.free.fr/dossiers/normand/Goub-782-vire-14mai1562.jpg

« ... Ce fait, nous allasmes à Vire pour fère et délivrer les lettres d'adjudication, où nous arrivasmes apprès soleil couché. Ceulx de la ville s'assemblèrent chez le lieutenant pour sçavoir qui nous estyons. Ils pensoyent que nous eussions des haquebutes et pistoletz. Nous fusmes parler aud. lieutenant; il y avoyt bien deux centz personnes assemblés en la rue pour ferrer mes chevaulx. x s.

Le vendredi XVe, nous disnasmes à Vire et nous cousta xxm s. pour homme et cheval. Nous partismes entre douze et une, et vinsmes repaistre nos chevaulx à la Blanche-Maison, et boyre checun ung coup; pour ma part, vu s. ni d. Nous vinsmes coucher à la Barge, à Bayeulx il estoit jour failly quand nous y arrivasmes. Avant que partir de Vire, nous baillasmes les lettres d'adjudication au frère du sr de Broyns ».


 
Protestants tués à Valognes

7 et 8 juin 1562, p 789

http://clioweb.free.fr/dossiers/normand/Goub-789-Valognes-8juin1562.jpg


« Le lundi VIIIe, je ne bougé de céans »

« Led. jour, la relevée, on me dist que, her soyer, sur les cinq heures, il y avoyt heu à Vallongnes une si grande esmotion populayre qu'on avoyt tué le sr de Hoesville, le sr de Cosqueville, maistre Gilles Mychault, médecin, Gilles Louvet, tailleur, Robert de Verdun et Jeban Giffart dict Pont-1'Évesque, et plusieurs blessés, et les maisons de Cosqueville pillées et destruyctes, et que les corps des detfuncts estoyent encor en la rue ce jourd'huy apprès mydi, où les femmes de Vallongnes venoyent encor donner des coups de pierre et de baston sur lesd. corps, et fut dict aussy que la maison de maistre Estienne Lesney, esleu aud. Vallongnes, s'' de Haultgars, avoyt esté pillée et destruycte, Charlot partit sur les deux heures pour aller à Vallongnes sçavoir an certain ce que dessus et revinst apprès soleil couché, et me dist que tout ce que dessus estoyt vray, et que le peuple de Vallongnes estoyt grandement courroussé.

Le mardi IV, il est le terme des haultz jours des forestz, Charlot fut à Vallongnes, pour une assignation qu'il avait faicte donner devant les esleuz aulx asseyeurs de la taille de Digoville qui avoyent assis sa mère en cest an. à leur taille. Pour la grand esmotion qui fut dymenche à Vallongnes, je n'y fus poinct, car je pensoys bien qu'il n'y auroyt poinct de jurisdiction. Apprès desjeune", je m'en allé à Gouberville, Simonnet avec moy ».

 

-  émission Les inconnus de l'histoire, Jean Montalbetti, France-Culture janvier 1982


15.01.1982 - 1/2 - http://bit.ly/2vZKxc8 -
rediffusion 19.08.2017 format mp3
(clic droit, enregistrer)
notes personnelles (transcription en cours)

21.01.1982 - 2/2 - http://bit.ly/2gWoDw8
rediffusion 26.08.20107 format mp3 (clic droit, enregistrer)
notes personnelles (transcription en cours)


avec « Mademoiselle Foisil » (formule utilisée par Pierre Chaunu), Emmanuel Le Roy Ladurie.
des analyses à nuancer et à compléter avec l'excellent travail de Marcel Roupsard

La seconde émission évoque le début des guerres de religion.
vers la 56e mn, Le Roy Ladurie évoque une pratique des paysans de la Manche :
ils appellent leurs ânes des « ministres ».
Vers 1956, le terme aurait pu être inspiré par Pierre Poujade.
Ce serait plutôt le résultat du discours des curés du XVIe
pour discréditer les huguenots et la RPR, la « religion prétendue réformée »

 

 

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