29 juillet 2020

Gisèle Halimi (1927-2020)

 

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Gisèle Halimi (1927-2020)
photo 2008 Commons : https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Gisèle_Halimi

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- Militante déterminée de la cause des femmes,
   la célèbre avocate est morte à l’âge de 93 ans
  https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2020/07/28/l-avocate-gisele-halimi-defenseuse-passionnee-de-la-cause-des-femmes-est-morte_6047506_3382.html


- Gisèle Halimi (1927-2020)
https://maitron.fr/spip.php?article76597

Avocate, elle s’illustre dans le combat contre la torture en Algérie
notamment à travers la défense de Djamila Boupacha, une jeune militante du FLN violée et torturée par des militaires français.

A partir du manifeste des 343, porté par des militantes du MLF avec le soutien de Simone de Beauvoir,
Gisèle Halimi fonde l’association Choisir.
Elle défend Marie-Claire Chevalier et fait du procès de Bobigny « un procès de la loi de 1920 »
une loi liberticide votée par un bloc national et clérical
qui a perturbé la vie de deux générations de couples.

En 1978, elle s’engage dans la lutte contre le viol

Elle se bat en veur de la parité homme/femme en politique.
En 1995, elle préside avec Rosine Bachelot l’Observatoire pour la parité


- Gisèle Halimi : « J’avais en moi une rage, une force sauvage, je voulais me sauver »
   Annick Cojean – Le Monde 22.09.2019
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/22/gisele-halimi

« 70 ans de combats. 70 ans d’énergie, de passion, d’engagement au service de la justice et de la cause des femmes ».

« Je ne serais pas arrivée là si… » L’avocate revient sur ses combats, dès l’enfance, pour sa dignité et sa liberté de femme,
sur ses engagements féministes et sur les grands procès de sa carrière.

« Les femmes sont folles de ne pas se faire confiance, et les hommes sont fous de se priver de leur apport.
J’attends toujours la grande révolution des mentalités.
Et je dis aux femmes trois choses : votre indépendance économique est la clé de votre libération.
Ne laissez rien passer dans les gestes, le langage, les situations, qui attentent à votre dignité.
Ne vous résignez jamais ! »

En 1972, vous avez fait du procès de Bobigny un grand procès politique de l’avortement [et de la loi du 31 juillet 1920]…

 « L’histoire était exemplaire, comme son héroïne, Michèle Chevalier, la mère si courageuse et si intègre
de la jeune Marie-Claire, violée à 16 ans et accusée de s’être fait avorter.

Alors, oui, j’ai choisi d’en faire un procès politique et de m’adresser,
au-dessus de la tête des magistrats, à l’opinion publique et au pays.
Les accusées reconnaissaient les faits, ne s’en excusaient pas, ne les regrettaient pas.
Et, avec leurs témoins, elles faisaient le procès d’une loi et d’un système ineptes.

Pendant que je plaidais, j’entendais la foule, aux portes du tribunal,
crier avec Delphine Seyrig : « Libérez Marie-Claire ! » ou « Nous avons toutes avorté ! »
Ça porte, vous savez.
Comme la colère que je ressentais devant ces hommes qui allaient nous juger
et qui ne savaient rien de la vie d’une femme ».

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Posté par clioweb à 08:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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