Les politiques de mémoire, nouveau paradigme international
Sébastien Ledoux, Université Paris I
http://cvuh.blogspot.com/ (20 octobre 2018,27 mn en mp3)


En France, les « politiques de mémoire » se sont imposées progressivement dans les années 1980,
et remplacent les expressions liées au « souvenir ».
Elles induisent une action normative, elles imposent ce dont il faut se souvenir.

Elles prétendent éviter le retour des catastrophes liées à la violence de masse.

Il est difficile de les critiquer :
Elles humanisent l'histoire.
Elles s'appuient sur la compassion, elles aident à la reconnaissance des victimes, voire à la réparation des préjudices.

Mais leur efficacité reste à prouver, tout comme celui du « Plus jamais ça » d'après 1918. (cf. Lefranc et Ginsburger)


Elles incitent à une lecture nostalgique du passé d'avant la catastrophe.
Elles ont disqualifié l'histoire sociale et supplanté les histoires populaires.
Elles discréditent toutes les luttes sociales.
Elles dépolitisent le présent, empêchant ainsi toute réflexion et toute action en vue d'une réelle émancipation future.


rappels :

Le  « devoir » de mémoire, une formule et son histoire
Sébastien Ledoux, CNRS editions, 01.2016
http://clioweb.canalblog.com/tag/ledoux

CR Corinne Benestroff
Questions de communication 29 | 2016
https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/10652

CR Christian Delacroix, Histoire@Politique 22.09.2017
https://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=22&rub=comptes-rendus&item=640


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