Le Monde 20.10.2018 - L’éducation nationale se prépare à enseigner la Shoah sans « grands témoins » rescapés
Du côté des survivants d’Auschwitz, dont une quinzaine seulement peut encore témoigner, comme des enseignants, on prépare « l’après »
http://www.lemonde.fr/education/article/2018/10/20/l-education-nationale-se-prepare-a-enseigner-la-shoah-sans-grands-temoins-rescapes_5372189_1473685.html

Le Monde 20.10.2018 - « Je ne crois pas que l’enseignement de la Shoah changera radicalement avec la disparition des témoins ».
Pour Annette Wieviorka, depuis quelques années, les historiens s’intéressent davantage aux individus. On parle d’histoire par le bas. Pour ce type d’histoire, les témoignages sont indispensables. Ils n’exonèrent pas les historiens d’un travail critique »
http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/10/20/je-ne-crois-pas-que-l-enseignement-de-la-shoah-changera-radicalement-avec-la-disparition-des-temoins_5372256_3224.html


sur le témoin, l'historien et le professeur d'HG,
écouter et lire Annette Wieviorka
http://clioweb.canalblog.com/archives/2010/04/07/17491914.html
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article36

Elle a publié L'ère du témoin


E'
écoutEn 2006, il était possible de l'écouter ou de la voir
(6 heures d'entretiens avec JB Peretie pour l'INA.
En ce moment le fichier n'est plus en ligne.  Pour de bonnes raisons ?
http://entretiens.ina.fr/memoiredelaShoah
http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/aw-ina.pdf

 

dans l'entretien de l'INA :
chap 46 : Les déportés, témoins ou profs d'histoire ?

« Ce qui est important dans la visite d’un déporté... cela fait dialoguer des générations éloignées...

« Quand on fait venir Stéphane Hessel dans sa classe, on est honoré par sa présence... Mais je pense que cela ne remplace pas un cours d'histoire. Le vrai problème, c'est que si les enseignants ont une petite paresse à aborder cette question, ou une petite frayeur à l'aborder, et qu'ils se défaussent sur le témoignage du déporté, ils ne font pas face à ce qui est leur travail, qui est quand même de donner un cours d'histoire à des élèves. Et un ancien déporté ne peut pas donner un cours d'histoire ».

« Il y a toujours la possibilité de raconter sa vie en recontextualisant sans cesse. Parce qu'en fait, nous sommes très peu originaux, nous sommes le produit à la fois de notre famille, de l'époque où nous vivons, des événements qui se déroulent autour de nous. S'ils avaient cette capacité, ils pourraient effectivement faire une leçon d'histoire... Mais très peu le font. Pourtant, ils n'hésitent pas à se présenter comme possédant la science... »


rappels :
Témoignages et vidéos en ligne

. Nombreuses webographies sur le site Cercleshoah.org

et sur ce blog :
http://clioweb.canalblog.com/archives/2018/09/25/36735482.html

 

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