30 août 2018

DisinfoLab : recherche et données personnelles

 

Affaire DisinfoLab : quelles retombées potentielles sur la recherche publique et la science ouverte ?
Calimaq, Scinfolex 21.08.2018
http://scinfolex.com/2018/08/21/affaire-disinfolab-quelles-retombees-potentielles-sur-la-recherche-publique-et-la-science-ouverte/

extraits :

« Pour mémoire, l’affaire éclate le 8 août dernier lorsque l’ONG belge EU Disinfolab publie les résultats d’une étude des tweets émis à propos de l’affaire Benalla. Elle entend démontrer qu’une forte proportion des messages (44%) a été publiée par une petite minorité hyperactive (1% des utilisateurs) dont 27% seraient liés à un « écosystème russophile ».
Face aux protestations et à la remise en cause de ces résultats, l’ONG diffuse en ligne plusieurs fichiers dans un souci de transparence et à des fins de « vérification méthodologique » : un listant 55 000 comptes ayant tweeté sur l’affaire, un pointant 3890 utilisateurs jugés « hyperactifs » et un dernier – celui qui a fait le plus réagir – classant ces comptes par affiliation politique : LR/souverainistes, Rassemblement national, France insoumise, médias/LREM ».

Les accusations de fichage politique ont commencé à fuser...

Pour Lionel Maurel L’essentiel est ailleurs. « Le RGPD contient un régime dérogatoire destiné à favoriser les activités de recherche basées sur des informations à caractère personnel. L’affaire Disinfolab va sans doute constituer le premier « crash test » pour ce corpus de règles, avec l’enjeu pour la CNIL de commencer à délimiter la portée exacte de ces dérogations ».

« Les scientifiques devraient se montrer proactifs en la matière, s’emparer du sujet et définir collectivement des règles éthiques et des bonnes pratiques visant à organiser concrètement l’équilibre entre les droits des chercheurs et ceux des personnes ».


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Posté par clioweb à 07:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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