09 août 2018

Vire - Pierre Janvier est décédé

 

pierrejanvier

Pierre Janvier est décédé

Ouest-France

+ La Voix-du-Bocage


Figure de Vire, Pierre Janvier est décédé ce dimanche 5 août, à l’âge de 90 ans.
Les funérailles ont été célébrées mercredi 8 août en l’église Notre-Dame.


« Un homme bon, brave et courageux »,
ce sont les mots de la nièce de Pierre Janvier, Colette Laurentin,
pour décrire l’homme au destin lié à celui de la ville de Vire

Nés en mars 1928 au 36 de la rue du Calvados,
Raymond et Pierre Janvier subissent à cette adresse les bombardements du 6 juin 1944.
La famille en sort indemne alors qu’au 34 et au 38, on dénombre 18 morts.

Au début des années 1950, dans un immeuble reconstruit, ils s’installent comme droguistes.
Dans ce magasin, on trouvait de tout...

Les frères étaient fiers d’avoir été baptisés par l’abbé Daligault,
un résistant déporté à Dachau, fusillé peu de temps avant la libération du camp nazi.
Ils étaient de vrais gaullistes, désolés de la compétition entre Chirac et Balladur en 1995

Pierre est resté célibataire.
Raymond s’est marié en 1966, une fille est née de cette union. Lui est décédé le 6 juin 2011

Pierre et son frère sont souvent intervenus au lycée Curie vers 1995 pour témoigner
sur leur jeunesse dans un pays occupé et sur une Libération qui n'a pas épargné les Normands.

Le témoignage de Pierre Janvier sur les bombardements de Vire le 6 juin 1944

http://clioweb.free.fr/dossiers/vire/janviers.htm

Les bombardements de Vire, transcription d'une émission de Vire-FM en 1984 :
http://clioweb.free.fr/dossiers/vire/vire6644.htm

 

 

pjanvier2015


Vire, cérémonie du 8 mai 2015 devant la Porte Horloge

Le sous-préfet et le maire saluent les portes-drapeaux,
dont Pierre Janvier au centre de la photo

 

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Posté par clioweb à 08:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Arlette Farge : le murmure des sans voix

 

farge-nonfiction

 

« Poursuivant un parcours entamé par l’étude de la petite délinquance et de la vie fragile
avant d’entreprendre plus récemment l’exploration des sons et des voix ouvrières de la capitale,
Arlette Farge n’a eu de cesse d’aborder les corps populaires
selon tous les angles offerts par les archives de la police et de la justice royales,
imprégnées du grouillement des rues de Paris décidément bien éloignées des salons et des antichambres versaillaises.

C’est donc un peu dans la fraîcheur pleine de vie de ces sources de la modernité populaire
que nous poursuivons, avec Arlette Farge,
nos considérations inactuelles sur la pratique des archives, Non-Fiction 22 mai 2012
http://www.nonfiction.fr/article-5834-archives__entretien_avec_arlette_farge__13.htm

l’engagement dans le passé du sujet historien Non-Fiction 29 mai 2012
http://www.nonfiction.fr/article-5835-le_sujet_de_lhistoire__entretien_avec_arlette_farge__23.htm

et l’écriture de l’histoire » Non-Fiction 5 juin 2012
http://www.nonfiction.fr/article-5836-ecrire_lhistoire__entretien_avec_arlette_farge__33.htm

« Nous, historiens, nous ne disons pas la vérité : on doit s’approcher le plus possible de la véridicité, car la vérité de l’histoire n’existe pas. L’histoire, c’est la sédimentation de travaux qui ont été produits les uns après les autres, et il est tout à fait possible que dans dix ans ou dans cent ans, les gens écriront tout-à-fait autre chose avec les mêmes sources. Et c’est tant mieux ! Je suis très heureuse d’avoir des étudiants, mais je vois bien que, par exemple sur le sujet des émotions, on assiste à un énorme tournant, et que ce qui se dit aujourd’hui n’est plus tout-à-fait ce que je disais. Ce n’est pas que ce que j’écris sera caduc, mais cela fera partie d’un feuilletage qui aura permis d’autres interrogations. Et c’est ce qui me passionne, au fond ».


- Arlette Farge, Le goût de l'archive.
CR Alain Corbin Annales ESC 1991
http://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1991_num_46_3_278966_t1_0595_0000_000

 

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