Robert Darnton, "L'âge d'or des livres pirates", in L'Histoire, n°443, janvier 2018
http://www.paris-iea.fr/fr/les-publications/l-age-d-or-des-livres-pirates
http://www.lhistoire.fr/parution/mensuel-443

L'article de Darnton prend appui sur les archives de la STN (société typographique de Neufachatel)
avec 50 000 lettres et les livres de comptes de la Société.

L’éditeur est un marchand en gros de livres, ceux qu’il imprime, ceux qu’il vend (obtenus par troc). La plupart des livres qui se vendaient étaient des contrefaçons, des versions pirates d’ouvrages autorisés.
voir la liste des best-sellers sur le site http://www.robertdarnton.org

Deux secteurs coexistent :
les livres populaires (almanachs, livre de dévotion, bibl bleue) pour un public villageois (quand il sait lire),
les livres philosophiques souvent interdits et les pamphlets...

 

favarger-1778

JF Faverger, tout de France des librairies et imprimeurs, 1778
http://www.robertdarnton.org/literarytour/maps

Darnton s’appuie aussi sur le carnet de voyage de jean-François Faverger et sa correspondance avec la STN.
En 1778 il effectue un tour de France des libraires et des imprimeurs.
http://www.robertdarnton.org/literarytour/favarger


« Les Lumières se sont répandues dans un monde capitaliste
où les gens faisaient de l’argent en vendant les ouvrages de Voltaire et de Rousseau... »

RD milite en faveur d’une histoire de la lecture, d’une sociologie des lecteurs et des modes d’appropriation des textes.
Les livres philosophiques sont lus par une élite cultivée.
Mais les gens du peuple ont accès aussi aux livres, et il existait des lectures publiques.

Comment ces ouvrages étaient-ils lus ? au pied de la lettre ? avec distance ?  
La lecture est-elle capable d’entraîner des révolutions ?

http://robertdarnton.org/publications