12 octobre 2017

dialogiques - écrans interactifs

 

Au cœur de nos mémoires : les écrans interactifs

« Phénomène socioculturel de grande ampleur, la généralisation des écrans interactifs affecte
de plus en plus les formes coutumières de sociabilité qui président à nos traditions.
De quelle humanité à venir laisse présager cette révolution de la connaissance
et son incidence sur les mémoires
comme sur le lien de l’individuel au collectif ? »
Ch-E Leroux, Dialogiques 12.10.2017
(les supports seront mis en ligne par le conférencier )

Thème du trimestre : Penser dans un monde nouveau
1. La prose du monde : mondialisation, mondialisme, mondialité
2. Au cœur de nos mémoires : les écrans interactifs
3. Court terme, précarité, urgence : après nous le déluge
4. La longue mémoire des sagesses d’antan

Bienvenue aux participants de cette conférence-débat du 12 octobre 2017

ci-dessous, un choix d'adreses en web,
en lien avec des pistes d'analyse :
http://clioweb.free.fr/debats/1temp/ecrans-interactifs.pdf

 

net1


Un passé qui dérange, Courrier International 05.10.2017

« Google nous rend-ils encore plus bêtes ? » - Books magazine 2009
Nicholas Carr : « Is Google Making Us Stupid ? What the Internet is doing to our brains »

Internet, entre l’extase et l’effroi, Le Monde diplomatique 1996
http://www.monde-diplomatique.fr/mav/HS1/

François Jarrige a publié :
Technocritiques Du refus des machines à la contestation des technosciences 2014
La modernité désenchantée – Relire l’histoire du XIXe siècle français 2015
http://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/lhomme-contre-les-machines


net2


Comment le web change le monde - L’alchimie des multitudes Francis Pisani 2008
http://clioweb.free.fr/chronique/aphg403.pdf

Olivier Ertzscheid, blog Affordance.info - http://affordance.typepad.com/

SavoirsCom1 Politiques des communs de la connaissance, Lionel Maurel, Callimaq
http://www.savoirscom1.info

Postures d’opposition à Wikipédia en milieu intellectuel en France
Alexandre Moatti, in Wikipedia, Objet Scientifique Non Identifié (actes d’un colloque de 2012)
http://books.openedition.org/pupo/4079

Débogage d'un mythe sur le numérique à l'école,
Xavier de la Porte, La vie numérique 04/01/2017

La Silicon Valley, les parents, leurs enfants et le numérique,
Yann Houry, Un Centaure à l’école


 

net3


Grandir connectés, les adolescents et la recherche d'information
Anne Cordier (université de Rouen)
http://cfeditions.com/grandirConnectes/

Une approche de l’illettrisme en France,
JP Pélissier et D Rebaudo, Histoire et mesure 2004
http://histoiremesure.revues.org/816

Plan de Caen en 1705, Nicolas de Fer
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Caen_Plan1705.jpg

Digital History: A Guide to Gathering, Preserving, and Presenting the Past on the Web
by Daniel J. Cohen & Roy Rosenzweig 2005
http://chnm.gmu.edu/digitalhistory/

 

net4

Les historiens et l’informatique : un métier à réinventer
Genet, Jean-Philippe , Zorzi, Andrea (dir.) EFR 2011
http://clioweb.free.fr/debats/genet-numerique.htm

14-18 : 3 femmes et une herse, Lectures pour tous 15.07.1917
http://clioweb.canalblog.com/tag/womenatwork

L’Image partagée. La photographie numérique, André Gunthert, Textuel, 2015
http://imagesociale.fr/limage-partagee

RVH Blois 2018 : Puissance des images
http://www.rdv-histoire.com/

 

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Courrier : Le prix du souvenir

 

Mémoire. Daivd Rieff : « Le prix du souvenir est parfois trop élevé »
Clarin (Le clairon), Buenos Aires 18.08.2017
Courrier international : Histoire 05.10.2017
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/ci/rieff-clarin.pdf
début : http://5h40.info/memoire-le-prix-du-souvenir-est-parfois-trop-eleve/


extraits :

Auteur d’un essai remarqué, le politologue et ancien reporter de guerre David Rieff plaide pour une culture de l’oubli consécutive aux grandes tragédies. Le journal argentin Clarín l’a interviewé.

Q - « Votre ouvrage In Praise of Forgetting [“Éloge de l’oubli”, 2016, non traduit en français] conteste l’idée de George Santayana [philosophe américain d’origine espagnole, 1863-1952] selon laquelle les peuples qui ne se rappellent pas le passé sont condamnés à le répéter. Personnellement, vous sentez-vous plus proche de ceux qui, à la lumière de l’expérience sud-africaine par exemple, estiment qu’il faut continuer à vivre ?

R - David Rieff : Tout dépend de la situation, du moment, du contexte. De mon point de vue, si l’impératif moral du souvenir cause trop de souffrance pour qu’il vaille d’être respecté, on pourrait même envisager un “impératif éthique de l’oubli”. Le titre [de l’ouvrage] tient plus de la provocation, de l’invitation à la réflexion. Il est faux de dire que le souvenir serait naturel et que l’oubli ne le serait pas. La mémoire collective est une construction, et une construction changeante. Mais je ne dis pas non plus que ceux qui se rappellent le passé sont condamnés.

Q - Une société n’a-t-elle pas le droit de définir ce qu’elle-même juge nécessaire de se rappeler ?

R - La mémoire n’est pas l’histoire. Il faut faire la distinction entre le souvenir individuel, le travail de la recherche historico-judiciaire et les opinions tolérées dans une société. En matière de mémoire ou d’oubli, il s’agit toujours d’une décision. Je passe beaucoup de temps en Afrique du Sud et, dans ce pays, ceux qui ont sympathisé avec la dictature jugent que l’oubli est la meilleure solution ; les victimes, évidemment, sont en faveur de la mémoire. Là est l’une des grandes questions du livre : combien sommes-nous prêts à payer pour la mémoire ? Dans certains contextes, je pense que nous devons payer, mais dans d’autres, le prix est trop élevé ».


David Rieff a publié en 2016 In Praise of Forgetting
http://www.nytimes.com/2016/06/12/books/review/in-praise-of-forgetting-by-david-rieff.html

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