Lucien Febvre, Combats pour l'histoire 1952
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Sur Bloch (et la Méditerranée de Braudel)
Lucien Febvre, Vers une autre histoire, 1949 Combats pour l'histoire p 477sq

extraits :
« Tout le monde s’y est mis. Il y a eu ces méthodologistes impénitents qui découvrirent, aux environs de 1880-1890, que l’histoire, après tout, n’était qu’une méthode. La méthode historique. Laquelle n’était rien d’autre que la méthode critique. Et donc pas le moins du monde un monopole des historiens. D’où suivait que l’histoire, s’évanouissant, perdait tout contenu et toute réalité. Ce qui, entre parenthèses, dispensait les historiens de se poser la redoutable question : « Qu’est-ce que l’histoire ? »»

« Le problème d’organiser en fonction de leur importance présumable le chaos des événements. De mettre un peu d’ordre dans la masse confuse et indistincte des notions et des faits, des permanences, des cohérences et des contingences qui, sans plus d’exigences critique ni de discrimination, se réclament de l’histoire. Le problème n’est pas résolu. Mais le voilà posé à jamais sur le terrain des réalités ».

« Le livre de Fernand Braudel est le livre d’un homme seul.
Mais qu’on y réfléchisse : combien la mise en pratique des enquêtes collectives par les historiens serait-elle de nature à faciliter cette organisation de l’histoire dont nous sommes si préoccupés ? »


Lucien Febvre. Sur une forme d'histoire qui n'est pas la nôtre : L’histoire historisante
http://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1948_num_3_1_1593
Combats pour l'histoire, 1952 p 141 sq

« Introduction à l’Histoire, Méthode de l’histoire, Théorie de l’histoire, Défense de l’histoire... - Mais qu’est-ce donc que l’histoire ?
Je vais vous le dire... Vous recueillez les faits. Pour cela vous allez dans les Archives. Ces greniers à faits. Là, il n’y a qu’à se baisser pour en récolter. De pleines panerées. Vous les époussetez bien. Vous les posez sur votre table. Vous faites ce que font les enfants, quand ils s’amusent avec des « cubes », et travaillent à reconstituer la belle image qu’on a brouillée pour eux... Le tour est joué. L’histoire est faite. Que voulez-vous de plus ? — Rien. Sinon : savoir pourquoi. Pourquoi faire de l’histoire ? Et donc, qu’est-ce que l’histoire ?
Vous ne me le dites pas ? Alors je m’en vais ».

« Horreur, s'écriait Albert Dastre ; quand on ne sait pas ce qu'on cherche, on ne sait pas ce qu'on trouve ! »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Dastre

 

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