oradour-2017

Cérémonie du 10 juin 2017 : France 3 Limoges, vers 2 h - http://bit.ly/2so8oQk

 

« Se souvenir, ce n'est pas seulement se rendre dans des lieux de pèlerinage, c'est vouloir comprendre »
E. Macron à Oradour

« Oradour, ce n'est pas seulement un drame de guerre, ce n'est pas seulement une épouvantable tragédie,
Oradour est un scandale, un scandale absolu » a déclaré Emmanuel Macron,
pour qui « ce qui se produisit ce jour-là est exactement ce que la France a toujours voulu combattre »
http://yhoo.it/2t6g5ao

 


Oradour 10 juin 2017 : le discours d’E Macron
Le texte du discours est en ligne sur le site web de l'Elysée.
http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-du-president-de-la-republique-hommage-a-oradour-sur-glane/


extraits :

« Le massacre d'Oradour c'est le triomphe de l'arbitraire, c'est la cruauté sans partage, c'est la pitié oubliée, c'est la piété bafouée. Oradour c'est la sauvagerie brutale, c'est l'appétit effréné du sang et de la mort.

Si le récit de ce massacre et la vue de ces ruines nous donnent encore aujourd’hui une indicible nausée, c'est parce que nous savons intimement, au creux de nos tripes, au cœur de notre conscience que ce qui se produisit ce jour-là est exactement ce que la France, l’Histoire de France, les héros de la France ont toujours voulu combattre.

Le martyre d'Oradour concentre tous ce qui nous révulse, tout ce qui nous révolte. Il attente à des hommes, à des femmes, à des enfants mais il attente aussi à la conscience française. C’est tout ce contre quoi nous avons bâti nos valeurs, notre culture, notre civilisation.

Notre conscience ici s'insurge parce qu'a été piétiné ce qui nous construit en profondeur, le respect de la vie humaine. Nous ne serions pas le peuple que nous sommes si nous ne donnions à l'autre un statut sacré. C'est parce que nous lui conférons cette dignité suprême que nous sommes soucieux collectivement de protéger, éduquer, soigner, secourir, défendre, aider l’autre.

La France est ce pays où depuis des siècles, nous faisons de la vie de l'autre un sanctuaire : droit, justice, dignité sont le cœur de notre effort commun. Cet effort parfois échoue. L’Histoire en déjoue les intentions. Alors nous essayons encore. Nous y travaillons sans relâche ;

Ce jour du 10 juin 1944, c'est tout ce que nous haïssons qui s’est abattu sur le village d’Oradour. La vie humaine fut comptée pour rien, l'innocence fut assassinée, la souffrance des victimes fit le plaisir des bourreaux. La mort devint un jeu, le néant un but.

« Plus jamais ça », ont crié des générations de survivants aux guerres atroces du XXème siècle ; « Plus jamais ça », ont crié les familles d'Oradour, de Tulle, de Maillé, d’Ussel et de tant d’autres lieux de supplices ; « Plus jamais ça » ont clamé les rares rescapés des camps de la mort.

Mais nous savons bien que tout recommence et que tout peut recommencer. Et ce sera votre responsabilité à vous jeunes gens de toujours y veiller, parce que jamais vous n'oublierez, parce que nous savons bien en effet qu'à nos portes cela continue... »


« Les ruines d’Oradour ne font hélas pas rempart contre cette barbarie qui toujours couve »


« Je vous ai dit que ce soir vous seriez davantage que des témoins : j'aimerais que vous soyez devenus des consciences. Puisse cette journée vous rappeler sans cesse que la paix, le respect, la tolérance, l’humanité ne sont jamais acquis. Ce sont des gains fragiles sur la violence et le néant. Vous en êtes les dépositaires, prenez en soin ».

« Il est des mots aujourd'hui en France dont certains moquent l’innocence un peu naïve : humanisme, tolérance, bienveillance, espérance, revendiquez-les, défendez-les, faites-en vos drapeaux contre les drapeaux noirs et le relativisme corrosif dont notre monde souffre tant ».

« Se souvenir ce n'est pas seulement se rendre dans des lieux de pèlerinage indiqués par les professeurs ou les guides touristiques. C'est vouloir comprendre pourquoi nous sommes là. C’est saisir ce qui nous lie et qui nous unit. C’est revivre ce que nous avons affronté, surmonté, vaincu pour être ce que nous sommes : une nation ».

« vous rapporterez, je l'espère, le goût et l'énergie d'édifier sur ses ruines encore chaudes un monde meilleur, de défendre, dans ce monde qui vacille, qui parfois doute, qui aujourd'hui encore trébuche, cette histoire dans laquelle se trouve notre destin, de défendre nos libertés toujours, les droits pour lesquels nos aïeux se sont battus et sont tombés, de défendre la sève de la République française et du rêve européen »

A comparer avec d'autres discours,
dont ceux de François Hollande et Joachim Gaück en septembre 2013
http://www.anfmog.fr/allocutions.html

 

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