La gauche veut relancer la refonte du lycée
Aurélie Collas Le Monde 15.09.2016
http://www.lemonde.fr/education/article/2016/09/15/bilan-mitige-et-incomplet-pour-la-reforme-du-lycee-de-2010_4997837_1473685.html

« Faut-il réformer le lycée ? A huit mois de l’élection présidentielle, la question s’invite déjà dans une campagne qui n’a pas commencé. François Hollande a donné le ton en déclarant, à Orléans, le jour de la rentrée scolaire, que le lycée devait être « la prochaine étape de nos réformes ».

« Le lycée a connu sa dernière réforme en 2010, sous l’impulsion de Luc Chatel, ministre de l’éducation de Nicolas Sarkozy. Ce chantier, modeste, est venu remplacer le projet avorté de « lycée modulaire » de son prédécesseur, Xavier Darcos. Faisant du primaire et du collège sa priorité, la gauche n’est pas revenue sur cette réforme toujours critiquée, se contentant d’y apporter quelques retouches : un allégement de certains programmes, le rétablissement de l’enseignement de l’histoire et de la géographie en terminale scientifique (S), de nouvelles options… »


- S’attaquer à la « réforme » du lycée, un pari politique risqué
Mattea Battaglia Le Monde 15.09.2016
http://www.lemonde.fr/education/article/2016/09/15/s-attaquer-a-la-reforme-du-lycee-un-pari-politique-risque_4998021_1473685.html

Hollande candidat pourrait envisager la scolarité jusqu'à 18 ans, promettre plus d'interdisciplinarité...
3 types de difficultés l'attendent, selon François Dubet : le poids des disciplines scolaires, le coût du lycée, le bac.
Depuis 1973, tous les ministres « ont entonné, peu ou prou, le même refrain : casser les hiérarchies internes du lycée, faire évoluer des programmes encyclopédiques, alléger les horaires, bousculer les pratiques… » Pour des résultats insignifiants.


- François Hollande et la délicate reconquête du vote enseignant
Mattea Battaglia Le Monde 07.09.2016
http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/09/07/francois-hollande-et-la-delicate-reconquete-du-vote-enseignant_4993670_823448.html

Un immense gâchis - «  Des " années Sarkozy ", les profs n'ont pourtant oublié ni le ton (" L'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ", avait assuré l'ancien président en 2007) ni la " purge " des 80 000 postes supprimés en cinq ans. Que la gauche ait rétabli une dynamique, une écoute, un élan, tous - ou presque - le reconnaissent. Un budget aussi : l'un des seuls qui ne soit pas à l'économie. Et pourtant, " un sentiment de gâchis, de malaise s'est installé ", affirme Laurent Escure, de l'UNSA Education ».

« Peu de spécialistes de l'école croient vraiment à la tentation du FN chez les enseignants. Mais le risque de l'abstention, lui, est pris très au sérieux. Voire d'une " sur-abstention, conclut M. Dabi, comme en 2002, quand les enseignants avaient fait payer à Lionel Jospin les années Allègre ».


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